Vendredi, le président français Emmanuel Macron a entamé une série de rencontres de haut niveau au Liban pour tenter de débloquer la situation politique et accélérer la formation du nouveau gouvernement. Au palais de Baabda, il a tenu une réunion bilatérale avec le président du Parlement, Nabih Berri, abordant les questions urgentes liées à la formation gouvernementale. Selon la chaîne MTV, Berri a assuré à Macron que des « développements positifs » étaient attendus dans les prochains jours.
Cette rencontre s’inscrit dans une mission plus large de la France, qui cherche à rétablir la stabilité au Liban, tant sur le plan politique qu’économique. La crise actuelle, caractérisée par l’effondrement financier et l’impasse institutionnelle, reste au centre des préoccupations internationales.
Discussions clés et promesses de coopération
Selon l’Agence Nationale d’Information (ANI), l’échange entre Macron et Berri a porté sur plusieurs points :
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
- La formation rapide du gouvernement : Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’un cabinet capable de mener des réformes.
- Le cessez-le-feu et la pression sur Israël : Macron a évoqué l’importance de maintenir le calme à la frontière sud et de faire pression sur Israël pour qu’il se retire des territoires libanais dans les délais prévus.
- Reconstruction et soutien international : La France a promis d’intensifier ses efforts pour mobiliser l’aide internationale en faveur des projets de reconstruction.
Le site d’information al-Modon a précisé que l’accent avait été mis sur la coopération entre toutes les parties politiques libanaises pour surmonter les divergences et accélérer la mise en place d’un gouvernement opérationnel.
Rencontre avec Nawaf Salam et dynamique de formation
Après les discussions avec Nabih Berri et d’autres dirigeants, Emmanuel Macron s’est entretenu avec Nawaf Salam, le Premier ministre désigné. Cette rencontre au Palais des Pins a permis d’approfondir les discussions sur les priorités du futur gouvernement et les blocages potentiels.
Les sources proches du dossier ont confirmé que la formation du cabinet inclurait des représentants de certains blocs politiques, notamment le mouvement Amal, tandis que le Hezbollah resterait en retrait. Ce choix stratégique reflète les tensions internationales et régionales entourant le rôle du Hezbollah, tout en permettant une certaine inclusion politique pour garantir une stabilité intérieure.
« Amal devrait être représenté dans le gouvernement, mais le Hezbollah n’y figurera pas », ont rapporté des observateurs politiques libanais.
Une médiation française face à un contexte délicat
La visite de Macron intervient alors que le Liban traverse une des périodes les plus difficiles de son histoire moderne. Les négociations gouvernementales sont freinées par des désaccords entre les principaux blocs politiques, notamment sur la répartition des portefeuilles et les priorités à donner aux réformes. Les pressions exercées par la France visent à briser cette impasse.
La France joue également un rôle dans la résolution des différends frontaliers entre le Liban et Israël, notamment à travers le suivi de l’accord de cessez-le-feu et le tracé des frontières maritimes. Macron a réaffirmé l’engagement de Paris à accompagner le Liban dans ces dossiers stratégiques.


