Depuis l’intensification du conflit en 2024, l’économie libanaise traverse une phase de stagnation inquiétante. Les pertes de production sont massives et touchent de nombreux secteurs économiques, notamment le tourisme, l’agriculture et l’industrie. La Banque Audi estime que les pertes économiques pourraient représenter jusqu’à 40% du PIB du Liban, ce qui illustre l’ampleur des dégâts infligés au pays.
Une économie paralysée par le conflit
Le conflit a entraîné l’arrêt de plusieurs secteurs stratégiques, plongeant le Liban dans une situation similaire à celle observée en 2006, mais cette fois-ci sur fond de déséquilibres économiques déjà marqués. Les sorties de capitaux, bien que limitées pour l’instant, témoignent de la perte de confiance des investisseurs et exacerbent la situation.
Les projections économiques sont sombres : la croissance pourrait atteindre -8% en 2024 si le conflit perdure trois mois. En cas de guerre prolongée sur un an, cette croissance pourrait chuter à -20% en 2025, selon les estimations de la Banque Audi.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
| Secteurs impactés | Détail des pertes estimées |
|---|---|
| Agriculture | Destruction des infrastructures agricoles et perte de récoltes |
| Tourisme | Chute massive de l’afflux touristique |
| Industrie | Arrêt de production dans les zones de conflit |
| Immobilier | Diminution des investissements et arrêt de projets en cours |
Répercussions monétaires et financières
La pression monétaire devient également plus forte, alors que les réserves de la Banque centrale du Liban (BDL) continuent de s’éroder. En octobre, les réserves ont chuté de 343 millions USD pour atteindre 10,3 milliards USD, une baisse inédite depuis le changement de gouvernance de la BDL en 2023. La Banque Audi prévient qu’une guerre prolongée pourrait entraîner la dévaluation de la livre libanaise et un retour de l’inflation à trois chiffres, ajoutant une pression supplémentaire sur l’économie déjà fragile.
| Indicateurs monétaires | Valeur (octobre 2024) |
|---|---|
| Réserves BDL | 10,3 milliards USD |
| Dépréciation de la livre libanaise | Risque de forte dévaluation si conflit prolongé |
Perspectives de reprise : l’importance d’un climat politique stable
Malgré le contexte difficile, l’espoir d’une reprise existe, conditionné par un retour de la stabilité politique. La Banque Audi estime qu’une reprise de confiance, couplée à un programme de réformes et un cessez-le-feu durable, pourrait permettre une croissance progressive du PIB dans les années à venir. Ce processus dépendra de la capacité des autorités à consolider un climat favorable aux investissements et aux échanges économiques.



