dimanche, février 22, 2026

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Israël et le Hezbollah : Ce que l’on sait sur l’accord de cessez-le-feu

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Après plus d’un an de conflits intermittents, Israël et le Hezbollah ont accepté un accord de cessez-le-feu marquant un tournant dans la situation au Liban. Cet accord, qui prévoit une trêve de 60 jours, vise à réduire les tensions et à donner un répit aux populations civiles touchées par le conflit. Cependant, plusieurs aspects de cet accord, notamment la liberté d’action militaire d’Israël et la mise en œuvre de la trêve, soulèvent encore des interrogations sur sa durabilité.

Les principaux éléments de l’accord de cessez-le-feu
L’accord, approuvé par le cabinet de sécurité israélien, prévoit plusieurs engagements importants de part et d’autre. Le Hezbollah, groupe militant chiite soutenu par l’Iran, s’engage à déplacer ses forces militaires au nord du fleuve Litani, conformément aux exigences de la résolution 1701 de l’ONU. Cette mesure vise à désengorger la frontière sud du Liban et à réduire les tensions militaires dans la région.

En retour, Israël a accepté de se retirer progressivement du sud du Liban, permettant à l’armée libanaise et à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) d’assurer la sécurité de la région. Le retrait israélien et le déploiement de l’armée libanaise devraient permettre de stabiliser les zones frontalières et de protéger les civils vivant dans ces régions.

L’accord, qui dure 60 jours, stipule que le Hezbollah doit se déplacer au nord du Litani dans ce délai. Israël, de son côté, s’engage à retirer ses forces, mais il conserve le droit de répondre militairement si le Hezbollah viole l’accord en cherchant à se réarmer ou en lançant des attaques contre Israël.

Liberté d’action militaire : Israël conserve son droit de survoler le Liban
L’un des aspects les plus sensibles de cet accord concerne la liberté d’action militaire d’Israël. Bien que le cessez-le-feu implique un retrait israélien du sud du Liban, Israël conserve son droit de survoler l’espace aérien libanais. Cela permet à Israël de surveiller les mouvements du Hezbollah et d’autres groupes militants potentiels, tout en maintenant la pression sur les infrastructures militaires du Hezbollah.

Israël justifie cette liberté de survol comme une nécessité pour sa sécurité nationale, car il considère le Hezbollah comme une menace majeure. Dans le cadre de cet accord, Israël continue de se réserver le droit de mener des frappes militaires contre des cibles stratégiques au Liban, notamment des entrepôts d’armements et des installations liées à la production de missiles.

Le rôle de la communauté internationale et les défis de la mise en œuvre
L’accord a été soutenu par les États-Unis, la France et d’autres acteurs internationaux, qui ont joué un rôle crucial dans la médiation entre Israël et le Hezbollah. Les Nations Unies, à travers la FINUL, superviseront la mise en œuvre du cessez-le-feu, en particulier le retrait des forces israéliennes et le déploiement de l’armée libanaise. Cette supervision est essentielle pour garantir que les termes de l’accord soient respectés et pour éviter toute escalade militaire.

Cependant, la mise en œuvre de cet accord ne sera pas sans défis. Le Hezbollah, bien qu’ayant accepté l’accord, reste méfiant à l’égard des intentions israéliennes, en particulier en ce qui concerne la liberté d’action militaire d’Israël. Le groupe a exprimé ses doutes quant à la sincérité de l’engagement israélien à respecter la trêve, et des tensions subsistent quant à la capacité du gouvernement libanais à imposer un contrôle strict sur toutes les factions présentes dans le sud du pays.

Un cessez-le-feu de 60 jours : Un espoir fragile pour la paix ?
Bien que l’accord de cessez-le-feu soit un pas vers la réduction des violences, il reste fragile. Les 60 jours qui suivent son entrée en vigueur seront cruciaux pour tester la volonté des deux parties de respecter les termes du cessez-le-feu. La situation au Liban est complexe, avec des factions internes qui pourraient tenter de perturber l’accord, et des tensions continues entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, qui exerce une forte influence dans le sud du pays.

Le Hezbollah, bien qu’ayant accepté l’accord, conserve une grande partie de son pouvoir militaire et politique au Liban. Si la trêve est violée, il est probable que les hostilités reprendront rapidement. Le soutien de la communauté internationale, et particulièrement des États-Unis et de la France, sera essentiel pour garantir que la trêve dure au-delà des 60 jours initialement prévus.

Une pause fragile ou un tournant pour la paix ?
L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah représente une pause bienvenue après des mois de violence, mais il reste incertain si cette trêve marquera le début d’une paix durable. Si le Hezbollah respecte les termes de l’accord, et si Israël maintient sa liberté d’action tout en évitant une escalade, il pourrait ouvrir la voie à une gestion plus pacifique du conflit. Toutefois, les défis restent considérables, notamment avec la question du désarmement du Hezbollah et la stabilité interne du Liban.

Ce cessez-le-feu de 60 jours est un espoir fragile pour la paix au Liban, mais il repose sur une mise en œuvre rigoureuse et un engagement sincère de toutes les parties impliquées. Le suivi de l’accord par la communauté internationale sera essentiel pour éviter que la situation ne dégénère à nouveau.

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Newsdesk Libnanews
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