Israël envisage d’intensifier son offensive militaire au Liban tout en poursuivant des efforts diplomatiques pour trouver une solution durable au conflit avec le Hezbollah. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, a annoncé que l’armée israélienne élabore des plans pour étendre son intervention au sol dans le sud du Liban. En parallèle, des négociations diplomatiques avancent sous la médiation des États-Unis, visant un cessez-le-feu durable entre le Liban et Israël. Ces efforts sont soutenus par une coordination étroite entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président élu américain Donald Trump, qui s’engage à garantir la sécurité et la stabilité pour le Liban.
Israël a intensifié ses frappes ciblant le Hezbollah, couvrant un large périmètre du sud du Liban jusqu’à la vallée de la Bekaa, ainsi que Beyrouth et certaines régions en Syrie. « Nous continuerons de frapper les cibles du Hezbollah selon un plan clair », a affirmé Herzi Halevi. Il a également précisé que l’armée se prépare à étendre ses opérations terrestres au Liban si cela s’avère nécessaire, tout en laissant la porte ouverte à des options diplomatiques pour réduire les tensions.
En parallèle, une entente entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump semble se dessiner pour éviter toute escalade majeure avant le 20 janvier, jour de l’investiture du président américain. Netanyahu a exprimé son soutien aux efforts de Trump pour résoudre les conflits régionaux, y compris ceux au Liban et à Gaza, bien qu’il n’ait pas garanti un engagement ferme. Trump a, quant à lui, déclaré son intention de « mettre fin aux souffrances et aux destructions au Liban » et de travailler pour assurer « la sécurité et la stabilité du peuple libanais ».
La médiation américaine, menée par Amos Hochstein, avance également dans les discussions. Hochstein, qui a récemment rencontré des responsables israéliens, est attendu à Beyrouth dans les jours à venir pour proposer une solution diplomatique. Après une série de réunions qualifiées de « positives » avec les autorités israéliennes, il est en route vers Washington pour combler les dernières divergences entre le Liban et Israël. Selon des sources américaines, ces discussions se rapprochent d’un accord de trêve qui pourrait devenir durable, dans l’optique d’établir une paix solide et continue.
La Résolution 1701 de l’ONU, adoptée en 2006, reste au centre des négociations. Elle exige un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban, ainsi que le déploiement de l’armée libanaise dans cette région. Toutefois, les points de friction portent sur les modalités de mise en œuvre de cette résolution, en particulier en ce qui concerne le contrôle du Hezbollah dans le sud. Les récentes avancées diplomatiques semblent toutefois ouvrir la voie à un compromis.
Hochstein devrait revenir à Beyrouth avec une proposition finale, intégrant des mécanismes de sécurité renforcés pour surveiller la frontière et prévenir de nouvelles hostilités. La possibilité d’un accord de trêve prolongée, voire d’un cessez-le-feu permanent, se dessine, selon les acteurs impliqués dans les négociations.



