Un appel à renforcer la souveraineté nationale
Le président Joseph Aoun a récemment réaffirmé sa vision d’un Liban souverain et indépendant, lors de plusieurs discours marquant le début de son mandat. Au cœur de ses déclarations, il insiste sur l’importance de rétablir l’autorité de l’État sur tout le territoire, de protéger les frontières, et de réduire les influences extérieures sur les institutions libanaises. Ses propos, rapportés par Al Sharq (25 janvier 2025), reflètent une détermination à « bâtir un État sur des institutions solides et légitimes, où le droit et la justice prévalent sur la politique de compromis et de partage confessionnel ».
Les bases d’un État souverain selon Joseph Aoun
Dans un discours prononcé en présence de hauts responsables libanais et de représentants internationaux, le président a déclaré : « La souveraineté d’un État ne peut être négociée. Elle repose sur l’unité de ses institutions, la primauté du droit, et la capacité à protéger ses citoyens, sans dépendre d’intérêts étrangers. » (Al Sharq, 25 janvier 2025).
Il a souligné que l’un des piliers fondamentaux pour restaurer la souveraineté est la mise en œuvre effective de réformes politiques et institutionnelles, tout en insistant sur le besoin de « mettre fin à la culture de l’impunité et de la corruption » dans les affaires publiques.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Une souveraineté fragilisée par des défis internes et externes
Le président Aoun a exprimé des préoccupations spécifiques quant aux défis qui entravent l’exercice de la souveraineté libanaise. Il a notamment évoqué :
- L’influence militaire non étatique
Dans un contexte où le Hezbollah conserve une force militaire indépendante de l’État, Joseph Aoun a souligné l’urgence de « restaurer l’autorité de l’État sur toutes les armes présentes sur le territoire libanais », selon Al Liwa’(25 janvier 2025). Il a également appelé au respect de la Résolution 1701 des Nations unies, qui prévoit le désarmement des milices et le déploiement exclusif de l’armée libanaise dans le sud du pays. - Les ingérences étrangères
Le président a critiqué les ingérences répétées d’acteurs régionaux et internationaux dans les affaires libanaises. Il a déclaré : « Le Liban ne doit pas être un champ de bataille pour des puissances extérieures. La neutralité est la clé pour préserver notre stabilité et garantir une coexistence pacifique entre toutes les communautés. » (Ad Diyar, 25 janvier 2025). - Les violations israéliennes
Concernant les violations israéliennes répétées de l’espace aérien et territorial libanais, Joseph Aoun a affirmé : « Ces provocations sont une menace directe à notre souveraineté. L’armée libanaise reste prête à défendre chaque centimètre de notre territoire. » Il a également insisté sur la nécessité d’un soutien international pour forcer Israël à respecter les engagements pris dans le cadre des accords de cessez-le-feu.
Réformes institutionnelles : un fondement pour la souveraineté
Joseph Aoun a présenté un plan ambitieux pour renforcer les institutions étatiques et rétablir la confiance des citoyens dans l’appareil gouvernemental. Dans un discours rapporté par Al Quds (25 janvier 2025), il a déclaré : « Un État fort repose sur des institutions indépendantes et transparentes. Nous devons rompre avec les pratiques clientélistes et confessionnelles qui ont affaibli notre administration publique. »
Parmi les réformes prioritaires, il a mentionné :
- La modernisation de l’armée libanaise, avec un soutien accru des partenaires internationaux.
- L’amélioration de la gestion des frontières, afin de lutter contre la contrebande et les flux illégaux d’armes.
- La numérisation des services publics pour réduire la corruption et augmenter l’efficacité administrative.
Une lutte déclarée contre la corruption
Le président a été ferme sur la nécessité de lutter contre la corruption systémique qui mine les ressources de l’État. Lors d’une allocution récente, il a déclaré : « Ceux qui ont pillé les fonds publics devront rendre des comptes. La justice doit être égale pour tous, sans considération pour le rang ou l’appartenance confessionnelle. » (Al Akhbar, 25 janvier 2025).
Joseph Aoun a également appelé les institutions judiciaires à jouer un rôle actif dans cette bataille, en mettant en place des enquêtes indépendantes sur les détournements de fonds et les abus de pouvoir.
La souveraineté économique : un levier pour l’indépendance
La dimension économique de la souveraineté a occupé une place centrale dans les discours de Joseph Aoun. Il a insisté sur l’importance de développer les ressources nationales, notamment dans le secteur énergétique, pour réduire la dépendance du Liban à l’égard des aides internationales. Selon Al Sharq (25 janvier 2025), il a affirmé : « L’exploitation de nos ressources offshore en gaz et en pétrole est une priorité nationale. Cela nous permettra de financer nos besoins, de réduire notre dette, et de garantir une stabilité économique à long terme. »
Le président a également plaidé pour une coopération renforcée avec les institutions internationales, tout en insistant sur la nécessité de protéger les intérêts souverains du Liban dans ces partenariats.
Un appel à l’unité nationale
Joseph Aoun a conclu ses déclarations en appelant à l’unité nationale comme condition indispensable pour défendre la souveraineté. « Le Liban est fort par la diversité de son peuple. Mais cette force ne peut s’exprimer que si nous sommes unis derrière un objectif commun : bâtir un État fort et indépendant », a-t-il affirmé lors d’une conférence à Beyrouth.
Perspectives et enjeux futurs
Le discours de Joseph Aoun sur la souveraineté trace une vision ambitieuse, mais il reste à voir si cette vision pourra être réalisée dans un environnement marqué par des divisions internes et des influences extérieures. Selon Al Joumhouriyat (25 janvier 2025), les réformes envisagées devront s’accompagner d’un effort concerté pour mobiliser la société civile et garantir l’adhésion de toutes les forces politiques.



