L’attaque israélienne contre les dispositifs de communication sans fil, notamment les « pagers » ou « bipers », a provoqué une onde de choc à travers le Liban, causant une véritable tragédie humanitaire. Près de 3 000 citoyens libanais ont été touchés par cette agression, certains ayant perdu la vie, tandis que d’autres luttent actuellement contre des blessures graves. Cet acte de violence, qui a utilisé des moyens de communication comme armes de destruction, a été largement condamné par des figures politiques et religieuses.
Le patriarche maronite, le cardinal Mar Béchara Boutros Raï, a exprimé sa profonde douleur face à cette catastrophe dans un communiqué officiel. Il a dénoncé fermement l’utilisation de dispositifs de communication, initialement conçus pour des fins civiles, comme des instruments de mort indiscriminée. Le patriarche a également étendu sa condamnation à toutes les formes d’attaques contre les civils, tant libanais que palestiniens, soulignant la situation tragique des populations innocentes prises dans les conflits de la région.
Le patriarche Raï a imploré le divin pour qu’il accorde sa miséricorde aux victimes, qu’il console leurs familles et qu’il octroie aux blessés un prompt rétablissement. Ce message de compassion s’accompagne également d’un appel au rétablissement d’une paix juste et durable pour la région, alors que le spectre de l’escalade des violences continue de planer.
Contexte de l’attaque des « bipers »
Cette attaque israélienne contre les « bipers » s’inscrit dans une série d’agressions visant le Liban et ses infrastructures de communication. Les « pagers » étaient utilisés par de nombreux citoyens pour la communication quotidienne, et leur ciblage a amplifié la gravité de l’attaque. Il s’agirait d’un attentat sophistiqué où des interférences technologiques ont transformé ces appareils en armes, causant des explosions massives qui ont tué et blessé des centaines de personnes.
Cet attentat a non seulement touché les infrastructures civiles, mais il représente également une nouvelle escalade dans l’utilisation de la technologie à des fins militaires. Cette méthode, qui cible directement les civils, montre un mépris flagrant pour le droit international et les conventions humanitaires.
L’attaque a relancé le débat sur la sécurité des infrastructures de communication au Liban et dans la région, avec des appels à renforcer la résilience face à ce type de menaces. Tandis que les efforts se poursuivent pour soigner les blessés et restaurer un semblant de normalité, le Liban reste en état d’alerte face à la possibilité d’une nouvelle escalade.



