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Le point à 18h30: les combats au sud du Liban se poursuivent

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La situation sur le front sud du Liban continue de se détériorer alors que les combats entre le Hezbollah et les forces israéliennes s’intensifient. Mercredi, le Hezbollah a annoncé avoir repoussé deux nouvelles tentatives d’infiltration de l’armée israélienne dans le sud du Liban. Selon un communiqué du mouvement, les combattants du Hezbollah ont activé un dispositif explosif qui a visé des forces israéliennes et engagé le combat alors qu’elles tentaient de pénétrer dans la ville frontalière de Blida, située au sud-est du pays.

Dans un autre communiqué, le Hezbollah a précisé avoir attaqué des soldats israéliens avec de l’artillerie et des armes antichars alors qu’ils tentaient d’avancer vers la zone frontalière d’Al-Labbouneh à 4h55 du matin. Le mouvement affirme avoir repoussé plusieurs tentatives similaires depuis que l’armée israélienne a lancé des opérations terrestres au Liban le 30 septembre.

Cette intensification des hostilités coïncide avec des frappes israéliennes sur plusieurs zones du sud du Liban, notamment dans les districts de Nabatieh et de Tyr. En réponse, le Hezbollah a riposté en lançant des salves de roquettes sur des villes israéliennes telles que Safed, Kiryat Shmona et d’autres localités du nord d’Israël. Les frappes israéliennes ont également ciblé des infrastructures civiles, notamment des routes et des écoles, aggravant encore la situation humanitaire dans les régions touchées.

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Bilan humanitaire et international

Le ministère libanais de la Santé a publié un nouveau bilan de l’agression israélienne sur le Liban, déplorant la mort de 36 personnes lors des frappes de mardi. Cela porte le nombre total de morts depuis le début des hostilités à 2 119, avec plus de 10 019 blessés. Les zones les plus touchées par les frappes israéliennes sont les gouvernorats de Nabatieh, du Sud, de la Békaa et de Baalbek-Hermel. Les frappes israéliennes ont non seulement tué des civils, mais elles ont également détruit des infrastructures critiques, entraînant le déplacement de plus d’un million de personnes à travers le pays.

Face à cette situation dramatique, des efforts internationaux sont en cours pour obtenir un cessez-le-feu. L’Union européenne a annoncé mercredi le lancement d’un « pont aérien humanitaire » pour acheminer des fournitures d’urgence au Liban. La Commission européenne a précisé que trois premiers vols étaient programmés pour transporter des fournitures essentielles depuis l’Italie et Dubaï vers Beyrouth, avec le premier avion attendu dès vendredi. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a affirmé sur X (anciennement Twitter) que l’UE se tenait aux côtés des personnes touchées par la crise au Liban, promettant d’envoyer des kits de secours et des médicaments, avec plus d’aide à venir.

Le Royaume-Uni a également renforcé ses appels à un cessez-le-feu. Le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, David Lammy, en visite dans la région, a averti que la situation au Moyen-Orient était « extrêmement dangereuse » et a appelé les pays de la région à exercer des pressions pour mettre fin aux violences. Lammy, en déplacement en Jordanie et à Bahreïn, a insisté sur la nécessité de parvenir à des cessez-le-feu en urgence à Gaza et au Liban, tout en appelant à la retenue de l’Iran et de ses alliés régionaux.

Efforts diplomatiques en cours

Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a confirmé que des efforts diplomatiques arabes et internationaux étaient toujours en cours pour obtenir l’arrêt des frappes israéliennes. « Les efforts de nos amis, des pays arabes et étrangers, continuent de faire pression pour un cessez-le-feu temporaire », a-t-il déclaré. Il a également évoqué la nécessité de discuter des étapes politiques clés, y compris la pleine application de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah et au respect de la souveraineté libanaise.

Toutefois, Israël, selon des rapports de Channel 12, refuse pour l’instant de participer directement à ces négociations. Le gouvernement israélien aurait appris récemment que les États-Unis et certains pays arabes avaient entamé des discussions avec l’Iran pour proposer un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban et au Yémen. Pour l’instant, Israël n’est pas officiellement impliqué dans ces pourparlers, et certains responsables israéliens ont déclaré qu’ils n’accepteraient un cessez-le-feu que sous leurs conditions, notamment un retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani et le démantèlement des infrastructures militaires du groupe.

Ces efforts diplomatiques surviennent alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est rendu mercredi en Arabie saoudite pour discuter des moyens de mettre fin aux frappes israéliennes au Liban et à Gaza. L’Iran, qui soutient à la fois le Hamas et le Hezbollah dans ce qu’il appelle l' »Axe de la Résistance », a dénoncé les frappes israéliennes comme des « crimes de guerre » et a réitéré son soutien aux groupes armés dans la région. Lors de sa visite à Beyrouth la semaine dernière, Araghchi avait appelé à un cessez-le-feu simultané au Liban et en Palestine, soulignant que l’attaque du Hamas le 7 octobre marquait un tournant dans la résistance légitime des Palestiniens.

Les enjeux sécuritaires et humanitaires autour de l’aéroport de Beyrouth

Dans ce contexte de violence croissante, la question de la sécurité de l’aéroport international de Beyrouth, seul aéroport fonctionnel du Liban, reste un enjeu central. Situé à proximité des banlieues sud de la capitale, régulièrement visées par les frappes israéliennes, l’aéroport a échappé jusqu’à présent à toute attaque directe. Cependant, des inquiétudes persistent. Le ministre libanais des Transports, Ali Hamieh, a déclaré avoir reçu des « assurances » internationales que l’aéroport ne serait pas ciblé, bien qu’il ait souligné qu’il existe une grande différence entre de simples assurances et des garanties fermes.

Les États-Unis, de leur côté, ont mis en garde Israël contre toute attaque directe de l’aéroport de Beyrouth ou des routes qui y mènent. Cette mise en garde survient après des frappes israéliennes à proximité de l’aéroport, ravivant les craintes que cette infrastructure vitale pour le Liban puisse être directement touchée. Des frappes sur des infrastructures aussi critiques risqueraient de plonger le pays dans une crise encore plus profonde, en coupant ses principaux liens avec le monde extérieur, alors que plus d’un million de personnes sont déjà déplacées à l’intérieur du pays.

En dépit des tensions et des violences en cours, le Liban et ses alliés régionaux et internationaux continuent d’œuvrer pour préserver la fonctionnalité des infrastructures essentielles, notamment l’aéroport, les ports et les passages frontaliers terrestres. « Nous sommes en pleine coordination avec l’armée libanaise et les agences de sécurité compétentes pour garantir la sécurité des ports, car leur fermeture signifierait que nous sommes en état de siège », a ajouté Hamieh.

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Newsdesk Libnanews
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