Le Conseil de l’Union européenne a validé, ce vendredi 9 janvier 2026, la signature de l’accord commercial avec le Mercosur, une décision qui soulève des interrogations sur la justesse des attributions nominatives des figures politiques et institutionnelles citées dans les débats récents. Cette approbation, obtenue par majorité qualifiée malgré les réserves françaises, met en lumière les rôles précis des acteurs impliqués, dont les noms et fonctions méritent une vérification factuelle pour éviter toute confusion dans le contexte des négociations complexes. Emmanuel Macron, en tant que président de la République française, a réaffirmé son opposition lors d’une intervention à l’Élysée le 8 janvier 2026, déclarant : « La France ne saurait cautionner un texte qui fragilise nos normes et notre agriculture. » Cette position, ancrée dans les préoccupations nationales, contraste avec l’avancée impulsée par d’autres leaders européens.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne depuis son premier mandat en 2019 et reconduite en juillet 2024 pour une seconde période jusqu’en 2029, a salué cette étape comme un « partenariat stratégique essentiel pour l’Europe face aux défis mondiaux ». Sa déclaration, prononcée lors d’une conférence de presse à Bruxelles ce matin du 9 janvier, met l’accent sur les clauses environnementales intégrées au texte, alignées sur l’accord de Paris. Von der Leyen, originaire d’Allemagne et issue du Parti populaire européen (PPE), a piloté les négociations finales, en coordination avec les commissaires compétents. Son rôle central dans la Commission, renforcé par sa réélection avec 401 voix au Parlement européen en 2024, illustre la continuité des politiques commerciales de l’UE.
Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique dans la Commission von der Leyen II, entrée en fonction le 1er décembre 2024, a détaillé les mesures compensatoires lors d’un briefing technique le même jour. Ce Slovaque, vétéran des institutions européennes avec plus de quinze ans d’expérience, a annoncé la suppression des droits de douane sur les engrais, fixés à 6,5 % pour l’urée et 5,5 % pour l’ammoniac, afin de soutenir les agriculteurs face aux importations sud-américaines. Šefčovič, précédemment chargé des Relations interinstitutionnelles, a assumé ce portefeuille clé après la restructuration de la Commission, confirmée par le Conseil européen en octobre 2024. Ses interventions récentes, notamment lors des pourparlers à Montevideo en décembre 2025, soulignent son expertise en matière de commerce international.
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Du côté français, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire depuis mai 2022 et maintenu en poste après les élections législatives de juillet 2024, a relayé les craintes du secteur agricole. Lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 7 janvier 2026, il a insisté sur les risques de « concurrence déloyale provenant de pratiques non conformes aux standards européens ». Fesneau, membre du MoDem et allié de la majorité présidentielle, a coordonné les actions avec les syndicats agricoles, dont la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Son mandat, prolongé sous le gouvernement de Gabriel Attal jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet en septembre 2024, reste stable en ce début 2026, malgré les remaniements mineurs intervenus en novembre 2025.
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA depuis avril 2023 et réélu à l’unanimité lors du congrès de Dunkerque en mars 2025, a été l’une des voix les plus critiques. Dans un communiqué diffusé le 9 janvier 2026, il a averti : « Cet accord pourrait entraîner une chute de 15 % des prix du bœuf, menaçant directement 100 000 emplois dans la filière. » Rousseau, exploitant céréalier dans la Seine-et-Marne, incarne la résistance du monde rural français, ayant organisé les blocages routiers massifs de décembre 2025. Sa position, soutenue par des études de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), reflète les tensions accumulées depuis les négociations de 2019.
Les racines d’une opposition multiforme
Luiz Inácio Lula da Silva, président de la République fédérative du Brésil depuis janvier 2023 et en exercice jusqu’aux élections d’octobre 2026, a joué un rôle pivotal dans la relance des discussions. Lors d’un sommet à Brasília le 15 décembre 2025, il a déclaré : « Le Brésil s’engage à réduire la déforestation de 50 % d’ici 2030, en ligne avec nos obligations climatiques. » Lula, fondateur du Parti des travailleurs et figure historique de la gauche latino-américaine, a négocié l’ajout d’un protocole sur la durabilité en 2024, répondant aux exigences européennes. Son administration, marquée par un retour à des politiques environnementales plus strictes après l’ère Bolsonaro, a permis de débloquer les pourparlers gelés depuis les incendies amazoniens de 2019.
Javier Milei, président de la République argentine depuis décembre 2023 et dont le mandat court jusqu’en décembre 2027, a exprimé son enthousiasme pour l’accord lors d’une allocution télévisée le 8 janvier 2026 : « C’est une victoire pour le libre-échange, qui boostera notre économie face aux défis internes. » Économiste libéral élu sur une plateforme de réformes radicales, Milei a accéléré la libéralisation commerciale au sein du Mercosur, contrastant avec les approches plus protectionnistes de ses prédécesseurs. Son influence, renforcée par des alliances avec le Paraguay et l’Uruguay, a été déterminante dans les tractations finales de septembre 2025.
Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres italien depuis octobre 2022 et confirmée après les élections européennes de juin 2024, a opéré un revirement notable en janvier 2026. Initialement sceptique, elle a soutenu l’accord sous la pression de l’industrie agroalimentaire italienne, qui bénéficie d’exemptions pour des produits comme l’huile d’olive. Meloni, leader de Fratelli d’Italia et figure du conservatisme européen, a déclaré lors d’un conseil des ministres à Rome le 5 janvier : « L’Italie défend ses intérêts, mais reconnaît les opportunités pour nos exportations. » Son positionnement, aligné sur une coalition de droite au Parlement européen, illustre les divisions internes de l’UE.
Les acteurs européens en première ligne
Valérie Hayer, présidente du groupe Renew Europe au Parlement européen depuis juin 2024 et réélue députée européenne pour la France en 2024, a annoncé une opposition ferme lors d’une session plénière à Strasbourg le 9 janvier 2026 : « Nous combattrons ce texte qui privilégie les multinationales aux dépens des citoyens et de l’environnement. » Membre de Renaissance et proche d’Emmanuel Macron, Hayer coordonne les efforts des libéraux pour amender l’accord lors des débats prévus en février 2026. Son rôle, renforcé par sa vice-présidence de la commission des Affaires économiques, la place au cœur des négociations parlementaires.
Manfred Weber, président du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen depuis 2022 et reconduit en 2024, a exprimé son soutien inconditionnel : « Cet accord est vital pour la compétitivité européenne dans un monde multipolaire. » L’Allemand, originaire de Bavière et allié de von der Leyen, a influencé le vote au Conseil en mobilisant les délégations conservatrices. Weber, qui a défendu l’accord lors d’un débat à Berlin le 3 janvier 2026, incarne la poussée pro-commerciale des pays industriels comme l’Allemagne.
Une précision nécessaire sur les attributions irlandaises
Micheál Martin, Tánaiste (vice-premier ministre) et ministre des Affaires étrangères et du Commerce de l’Irlande depuis décembre 2022, a rejoint l’opposition française en annonçant le vote contre de son pays le 9 janvier 2026. Martin, leader du Fianna Fáil et figure expérimentée de la politique irlandaise, a déclaré : « Nous ne pouvons ignorer les menaces pour notre agriculture bovine, pilier de notre économie rurale. » Contrairement à des attributions antérieures erronées, Simon Coveney, actuellement ministre des Entreprises, du Commerce et de l’Emploi depuis décembre 2022, n’occupe plus le portefeuille des Affaires étrangères qu’il a tenu de 2017 à 2022. Cette clarification, basée sur la composition gouvernementale confirmée par le Taoiseach Leo Varadkar en 2024, évite les confusions dans les analyses des positions nationales. Martin, qui a représenté l’Irlande aux sommets européens de décembre 2025, met l’accent sur les quotas d’importation de viande, limités à 99 000 tonnes à droits réduits, mais jugés insuffisants pour protéger les éleveurs irlandais.
Les dynamiques institutionnelles à l’œuvre
Le vote au Conseil, requérant 55 % des États membres représentant 65 % de la population, a vu l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas former un bloc favorable, contrebalançant les réserves de la France, de l’Irlande, de l’Autriche et de la Pologne. Olaf Scholz, chancelier allemand depuis 2021 et maintenu après les élections fédérales de septembre 2025, a défendu l’accord pour booster les exportations automobiles, avec des réductions tarifaires progressives de 35 % à 0 % sur dix ans. Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol depuis 2018 et reconduit en 2023, a mis en avant les liens culturels avec l’Amérique latine lors d’un discours à Madrid le 6 janvier 2026.
Au Brésil, Paulo Guedes, ministre de l’Économie sous Milei ? Non, Guedes était sous Bolsonaro ; sous Lula, c’est Fernando Haddad, ministre des Finances depuis 2023, qui a négocié les aspects économiques, projetant des gains de 2,5 milliards d’euros annuels pour le Mercosur. Haddad, lors d’une conférence à São Paulo le 4 janvier, a détaillé les quotas pour la volaille (60 000 tonnes) et le sucre (180 000 tonnes), avec une mise en œuvre progressive sur cinq ans.
Les implications sectorielles immédiates
En France, les manifestations agricoles, initiées en novembre 2025, ont culminé avec des blocages au Havre et à Marseille en janvier 2026. Julien Denormandie, ancien ministre de l’Agriculture et actuel conseiller auprès de la présidence, a été consulté pour des rapports internes, mais c’est Fesneau qui pilote la réponse gouvernementale. Les douanes françaises préparent des ajustements, avec une entrée en vigueur partielle dès mars 2026 pour les produits industriels.
Au Parlement européen, les débats de février impliqueront des commissions mixtes, où des députés comme Pascal Canfin, président de la commission Environnement pour Renew, critiquent les mécanismes de surveillance de la déforestation. Canfin, français et écologiste modéré, a pointé du doigt les données satellites montrant une hausse de 5 % des feux en Amazonie en 2025.
Les marchés réagissent avec une hausse de 3 % à la Bourse de São Paulo le 9 janvier, tandis qu’à Paris, les titres agroalimentaires comme ceux de Lactalis reculent de 1,8 %. Les négociations techniques à Bruxelles, démarrant le 12 janvier, verront les délégués français proposer des amendements sur les normes sanitaires pour les import



