vendredi, février 20, 2026

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L’expansion territoriale d’Israël : Une histoire de provocations et de réponses militaires avec annexions de territoires

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Depuis 1948, Israël a connu une série de conflits majeurs qui, selon certaines analyses, se soldent systématiquement par une expansion de son territoire. Dès sa création, l’État hébreu fut confronté à une coalition d’États arabes opposée à la partition de la Palestine. Dans la guerre d’indépendance, Israël remporta des succès militaires lui permettant d’étendre ses frontières au-delà des limites fixées par le plan de partage des Nations Unies. En 1956, lors de la crise de Suez provoquée par la nationalisation du canal par l’Égypte, Israël, allié à la France et au Royaume-Uni, intervint militairement. Même si la pression internationale força un retrait, cette opération permit de démontrer la capacité d’Israël à répondre à des provocations extérieures et à asseoir sa position sécuritaire. En 1967, la Guerre des Six Jours éclata après une accumulation de tensions, notamment la fermeture du détroit de Tiran et le renforcement des forces arabes aux frontières d’Israël. La riposte fulgurante d’Israël aboutit à la conquête de territoires stratégiques tels que la Cisjordanie, la Bande de Gaza, le Sinaï et les hauteurs du Golan, transformant ces zones en leviers de négociation ultérieure. La guerre du Kippour de 1973, lancée par l’Égypte et la Syrie dans le but de récupérer des territoires perdus, se termina par une contre-offensive israélienne qui, malgré des pertes initiales, renforça la position d’Israël et permit d’exiger des concessions lors des négociations de paix. Plus récemment, l’attaque du 7 octobre 2023 par des groupes radicaux issus du monde arabo-islamique illustra à nouveau cette dynamique. Selon certains observateurs, cette provocation a servi de déclencheur à une riposte militaire massive de la part d’Israël, entraînant l’anéantissement de la bande de Gaza et des forces adverses et la prise de nouveaux territoires. Paradoxalement, une fois le conflit terminé, des acteurs arabes réclament souvent un retour au statu quo ante, bien que ce soit toujours trop tard, Israël ayant payé le prix de la guerre et revendiquant en contrepartie les gains territoriaux obtenus. Dans ce contexte, la stratégie israélienne apparaît comme une logique de provocation-riposte, où chaque affrontement est envisagé non seulement comme une nécessité sécuritaire, mais également comme une opportunité d’agrandir le territoire national et de renforcer les défenses. Que ce soit via les Palestiniens et le Hamas, par l’intermédiaire des forces irano-hezbollahiennes ou par l’émergence de tout extrémisme islamique, les provocations semblent involontairement alimenter le cycle de conflits qui profite finalement à Israël. Cette dynamique, selon certains analystes, illustre une incapacité des islamistes et des arabo-extrémistes à concevoir une stratégie offensive similaire, se limitant à des actions qui, en fin de compte, renforcent la position israélienne sur le terrain. Ainsi, l’histoire des guerres d’Israël révèle une logique implacable : chaque provocation se transforme en occasion pour l’État hébreu de consolider et d’étendre son territoire, un calcul stratégique qui, malgré les revendications ultérieures de retour au statu quo, continue de modeler le paysage géopolitique de la région.

L’Analyse Stratégique des Conflits et l’Expansion Territoriale d’Israël

Depuis 1948, Israël a été entraîné dans une succession de guerres provoquées par des actions de groupes et d’États issus du monde arabo-islamique. Chaque conflit, qu’il s’agisse de la guerre d’indépendance, de la crise de Suez, de la Guerre des Six Jours ou de la guerre du Kippour, a servi de catalyseur à une riposte militaire dont le résultat fut souvent une expansion du territoire israélien. En effet, dès les premiers affrontements, Israël n’a jamais engagé des opérations militaires sans viser en retour une contrepartie tangible sous forme de gains territoriaux. Les provocations lancées par des acteurs comme le Hezbollah et le Hamas – dont les méthodes reposent sur un recours à la violence indiscriminée, la violation des droits humains et la manipulation idéologique – ont, à chaque fois, alimenté un cercle vicieux. Ce cycle se résume ainsi : la provocation initiale entraîne une réponse militaire israélienne, laquelle se solde par l’annexion ou la sécurisation de nouveaux territoires. Paradoxalement, lorsque le monde islamique ou les États arabes réclament par la suite le retour au statu quo ante, la réalité stratégique est déjà inscrite dans le calcul sécuritaire d’Israël, qui ne fait pas la guerre sans obtenir une contrepartie. Cette logique de provocation et de riposte est illustrée par les raisons souvent avancées pour critiquer les méthodes de groupes radicaux comme le Hezbollah et le Hamas, dont le recours à des tactiques extrêmes ne fait qu’alimenter la dynamique conflictuelle. Le tableau ci-dessous synthétise ces arguments :

RaisonExplication
Recours à la violence indiscriminéeUtilisation de tactiques terroristes visant des civils innocents, ce qui viole le droit international et provoque des souffrances.
Violation des droits humainsLes attaques entraînent des pertes civiles massives et compromettent les droits fondamentaux, affectant gravement la vie des populations.
Entrave aux perspectives de paixLes actions violentes sapent les processus diplomatiques et empêchent la mise en place de solutions négociées et durables.
Déstabilisation régionaleLe recours à la violence favorise un climat d’instabilité, incitant à des représailles et exacerbant les conflits dans la région.
Légitimation d’actes terroristesLeurs méthodes extrêmes offrent un modèle à d’autres groupes extrémistes, renforçant la dynamique du terrorisme à l’échelle internationale.
Manipulation idéologique et politiqueL’exploitation du conflit pour promouvoir des agendas extrémistes divise les sociétés et complique les efforts de réconciliation.

Ainsi, la logique de provocation et de réponse militaire se manifeste de façon claire : les acteurs du monde islamique, en s’engageant dans des provocations violentes, fournissent involontairement à Israël l’opportunité de renforcer sa sécurité et d’étendre ses frontières. Lorsque les adversaires réclament ensuite le retour à une situation antérieure, cette demande intervient trop tard, Israël ayant déjà consolidé ses gains stratégiques. En somme, chaque affrontement devient une pièce d’un vaste calcul géostratégique où l’expansion territoriale et la consolidation des défenses nationales se confirment comme les objectifs ultimes de la riposte israélienne.

En conclusion, le monde arabo-perso-islamique demeure incapable de saisir la logique stratégique qui lie provocations, réponses militaires et annexions de territoires. Leur approche, essentiellement impulsive et idéologique, se focalise sur des réactions immédiates plutôt que sur une analyse globale du calcul sécuritaire. Israël, en revanche, ne peut accepter un retour ex-ante au statu quo demandé après coup, car une fois la guerre engagée et le coût de celle-ci payé, les gains territoriaux et la consolidation de sa défense en découlent inévitablement. Cette temporalité, toujours décalée par rapport aux exigences de rétablissement d’un ancien équilibre, ne tient pas compte du fait que chaque conflit est conçu pour répondre à une menace perçue et pour renforcer durablement la sécurité de l’État. Ainsi, alors que l’adversaire réclame un retour en arrière, Israël poursuit une stratégie de contre-attaque qui, en transformant chaque provocation en opportunité, lui permet d’avancer inexorablement et d’affermir sa position géostratégique.

Bernard Raymond Jabre

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Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre, Etudes scolaires à Jamhour puis à l’Ecole Gerson à Paris, continua ses études d’économie et de gestion licence et maitrise à Paris -Dauphine où il se spécialise dans le Master « Marchés Financiers Internationaux et Gestion des Risques » de l’Université de Paris - Dauphine 1989. Par la suite , Il se spécialise dans la gestion des risques des dérivés des marchés actions notamment dans les obligations convertibles en actions et le marché des options chez Morgan Stanley Londres 1988 , et à la société de Bourse Fauchier- Magnan - Paris 1989 à 1991, puis il revint au Liban en 1992 pour aider à reconstruire l’affaire familiale la Brasserie Almaza qu’il dirigea 11 ans , puis il fonda en 2003 une société de gestion Aleph Asset Management dont il est actionnaire à 100% analyste et gérant de portefeuille , de trésorerie et de risques financiers internationaux jusqu’à nos jours.

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