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Liban : Trois Casques bleus grièvement blessés dans une attaque au missile contre une base de la FINUL au sud du pays

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Beyrouth, le 7 mars 2026. Dans la soirée du vendredi 6 mars, alors que les échanges de tirs s’intensifiaient le long de la frontière sud, une base de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) située à Al-Qawzah, dans le sud du pays, a été touchée par deux missiles au milieu de tirs nourris. Trois Casques bleus ont été blessés, dont deux soldats ghanéens grièvement atteints, l’un d’entre eux ayant dû être transféré d’urgence vers un hôpital de Beyrouth pour y recevoir des soins spécialisés. Un troisième militaire a été traumatisé. L’attaque a également détruit complètement le mess des officiers, réduit en cendres par l’incendie qui s’en est suivi.

L’incident, survenu en pleine période de tensions régionales exacerbées, a immédiatement suscité une vive réaction internationale. La mission FINUL a souligné dans un communiqué officiel que « parmi les tirs intenses de cette soirée, trois Casques bleus ont été blessés à l’intérieur de leur base à Al-Qawzah ». L’organisation a rappelé que « il est inacceptable que des Casques bleus accomplissant des tâches mandatées par le Conseil de sécurité des Nations unies soient pris pour cible » et a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête sur les circonstances exactes de l’attaque. L’armée ghanéenne, dont le bataillon constitue une composante essentielle de la FINUL dans cette zone, a confirmé les faits avec précision : « Le quartier général du bataillon ghanéen de la FINUL au Liban a été touché par des attaques de missiles vendredi, laissant deux soldats grièvement blessés tandis qu’un troisième a été traumatisé. Le mess des officiers a également été touché et a brûlé complètement. »

Le président libanais Joseph Aoun a condamné sans détour les frappes israéliennes sur le Liban, estimant qu’elles avaient « atteint le point d’un assaut direct contre la FINUL ». À Paris, le président Emmanuel Macron a qualifié l’attaque d’« inacceptable » et réitéré l’engagement français en faveur de la stabilité libanaise. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a pour sa part protesté officiellement auprès du siège des Nations unies à New York, exigeant que toutes les parties au conflit garantissent la sécurité des forces de maintien de la paix.

Cet événement, survenu précisément dans la fenêtre temporelle comprise entre 18 heures le 6 mars et les premières heures du 7 mars, s’inscrit dans un contexte d’escalade militaire qui a marqué l’ensemble de la journée du vendredi. Dès le début de soirée, des échanges de tirs intenses ont été signalés dans le sud du Liban, zone traditionnellement sensible où la FINUL déploie ses observateurs conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité. La base d’Al-Qawzah, située dans le secteur ouest du secteur d’opérations de la FINUL, abrite notamment le bataillon ghanéen chargé de patrouiller et de surveiller la ligne bleue. Les tirs qui ont touché la position se sont produits au milieu d’une intensification générale des opérations, sans que l’origine précise des missiles – échanges croisés ou frappe ciblée – ait pu être établie à ce stade de l’enquête onusienne.

Parallèlement à cet incident, les opérations militaires se sont poursuivies avec une intensité particulière dans l’est du pays. Dans la région de la Bekaa, près de Nabi Sheet, des affrontements directs ont opposé des combattants du Hezbollah à des troupes israéliennes tentant une opération héliportée. Selon l’agence de presse nationale libanaise ANI et un communiqué du Hezbollah, quatre hélicoptères israéliens ont été observés s’infiltrant depuis la direction syrienne en fin de soirée. Après leur atterrissage, un groupe de combattants a engagé le combat avec les forces israéliennes au niveau du cimetière de Nabi Sheet. « L’affrontement a dégénéré après que les forces ennemies ont été exposées », a indiqué le mouvement, précisant que les troupes israéliennes ont alors lancé d’intenses frappes avant d’entamer leur évacuation. Un second communiqué a fait état de tirs de roquettes effectués par le Hezbollah lors du retrait adverse.

L’agence ANI a confirmé que des « affrontements ont lieu dans la chaîne de montagnes de l’est le long de la frontière libano-syrienne pour repousser des tentatives israéliennes d’atterrissage ». La localité de Nabi Sheet, située dans le district de Baalbek et considérée comme un fief du Hezbollah, a par ailleurs été la cible d’au moins treize frappes aériennes israéliennes au cours de la journée de vendredi, causant au moins neuf morts selon le ministère libanais de la Santé. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie déclarée par Tsahal visant des infrastructures militaires du parti chiite, notamment des centres de commandement et des entrepôts de drones.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, zone densément peuplée connue sous le nom de Dahiyeh, les raids aériens se sont également poursuivis tard dans la soirée. Des témoins ont rapporté des explosions répétées et des colonnes de fumée s’élevant au-dessus des quartiers de Haret Hreik et des environs. L’armée israélienne a revendiqué le ciblage de sites appartenant au conseil exécutif du Hezbollah, à son unité navale et à des installations liées aux Gardiens de la révolution iraniens. Ces frappes s’ajoutent à celles qui ont marqué la nuit précédente et le début de la journée, portant à plusieurs dizaines le nombre total d’interventions aériennes sur la capitale et ses environs immédiats au cours du seul vendredi.

Le ministère libanais de la Santé a publié un bilan cumulé en fin de journée vendredi, faisant état d’au moins 217 morts et 798 blessés depuis le début de l’escalade le lundi 2 mars. Ces chiffres, qui intègrent les victimes des opérations du 6 mars, reflètent la violence des échanges sur plusieurs fronts : banlieue sud de Beyrouth, Liban-Sud et Bekaa orientale. Aucun bilan distinct n’a été communiqué pour la seule période comprise entre 18 heures et minuit, mais les autorités sanitaires ont indiqué que les hôpitaux de Beyrouth et de la région sud continuaient de recevoir des blessés tout au long de la soirée.

Sur le plan humanitaire, les déplacements de population se sont poursuivis à un rythme soutenu. Plus de 95 000 personnes ont trouvé refuge dans des abris officiels, selon les décomptes des autorités, tandis que des centaines de milliers d’autres ont fui les zones les plus exposées vers le nord du pays, les montagnes ou les quartiers centraux de la capitale. Des scènes d’exode ont été observées tout au long de la journée du vendredi, avec des familles entières quittant la banlieue sud après les ordres d’évacuation israéliens réitérés. Des écoles, des centres communautaires et des installations sportives ont été transformées en refuges de fortune, où les déplacés s’entassent dans des conditions précaires.

Le Premier ministre Nawaf Salam, à la tête du gouvernement depuis février 2025, a multiplié les déclarations pour alerter sur la gravité de la situation. « Notre pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice que nous n’avons ni cherchée ni choisie », a-t-il souligné, avertissant qu’« une catastrophe humanitaire est imminente ». Le chef du gouvernement a appelé la communauté internationale à intervenir pour faire cesser les hostilités et apporter un soutien concret aux populations affectées. Le président Joseph Aoun, de son côté, a coordonné des contacts avec les chancelleries étrangères, insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté libanaise et la sécurité des forces de maintien de la paix déployées sur le territoire.

Dans un autre registre, les autorités judiciaires libanaises ont procédé vendredi à l’arrestation d’Aly Berro, journaliste travaillant pour la chaîne Al-Manar affiliée au Hezbollah. L’opération, menée sur mandat du procureur général Jamal Hajjar, intervient dans un contexte de tensions internes où le gouvernement exige le désarmement du parti chiite et le respect des résolutions internationales. Aly Berro avait été convoqué à plusieurs reprises sans s’y présenter, notamment pour des propos publics jugés insultants envers les plus hautes autorités de l’État.

Au matin du samedi 7 mars, la situation sur le terrain demeurait tendue. Des patrouilles de la FINUL continuaient de circuler dans le sud, tandis que les observateurs onusiens surveillaient de près la ligne bleue. Les blessés ghanéens recevaient des soins appropriés, l’un d’eux étant toujours hospitalisé à Beyrouth. Dans la Bekaa, les équipes de secours s’activaient autour des sites touchés à Nabi Sheet, où les frappes de la veille avaient laissé des destructions importantes. Les autorités libanaises rapportaient un calme relatif dans la capitale, mais les sirènes d’alerte restaient prêtes à retentir en cas de nouvelle escalade.

Les opérations militaires israéliennes, menées sous le nom de code visant à neutraliser les capacités du Hezbollah, ont touché plus de 500 sites depuis le début de la semaine, selon les déclarations de Tsahal. Le mouvement chiite, de son côté, a revendiqué une série d’attaques à la roquette et au drone contre des positions israéliennes dans le nord de l’État hébreu et le Golan, affirmant avoir visé des bases militaires et des infrastructures radar. Ces échanges croisés ont maintenu la région sous haute tension tout au long de la soirée du 6 mars et dans la nuit.

Sur le plan logistique, les hôpitaux libanais, déjà sous pression après plusieurs jours de conflit, ont activé leurs plans d’urgence. Des convois d’aide médicale ont été organisés vers le sud et la Bekaa, tandis que les organisations humanitaires internationales coordonnaient l’acheminement de tentes et de produits de première nécessité vers les centres d’accueil. Le nombre exact de familles déplacées continue d’évoluer heure par heure, les autorités estimant que plus de 100 000 personnes ont quitté leurs foyers depuis le début de la semaine.

La FINUL, forte de plusieurs milliers de soldats issus de pays contributeurs dont le Ghana, la France et l’Italie, maintient sa présence malgré les risques accrus. La résolution 1701, adoptée en 2006 après la précédente guerre, prévoit précisément un déploiement de Casques bleus pour faire tampon entre les forces israéliennes et libanaises et accompagner le déploiement de l’armée régulière libanaise dans le sud. L’attaque du 6 mars soir interroge directement le respect de ce mandat international.

Au lever du jour ce samedi 7 mars, les routes menant vers le nord restaient encombrées de véhicules chargés de bagages. Dans les abris de Beyrouth, des familles racontaient les heures d’angoisse passées à guetter les explosions. Les services de secours libanais continuaient de déblayer les décombres dans les zones touchées la veille, notamment à Nabi Sheet où neuf corps avaient été extraits des ruines. Les blessés légers des affrontements de la nuit étaient pris en charge dans les centres médicaux locaux.

Les autorités portuaires de Beyrouth signalaient une activité normale malgré les tensions, tandis que l’aéroport international continuait d’opérer sous haute surveillance. Aucun vol n’avait été annulé dans la matinée, mais les compagnies aériennes recommandaient la prudence aux passagers. Dans les villages du sud, les habitants restés sur place décrivaient une nuit ponctuée de survols et de détonations lointaines.

Le ministère libanais de la Santé a maintenu ses équipes en alerte maximale, coordonnant avec les hôpitaux de la capitale le transfert des cas les plus graves. Le bilan des 217 morts et 798 blessés depuis le lundi précédent incluait des civils de tous âges, des combattants et, désormais, des membres des forces de paix internationales. Les chiffres précis pour la seule nuit du 6 au 7 mars n’avaient pas encore été actualisés au petit matin, les opérations de recensement se poursuivant sur le terrain.

Les Casques bleus ghanéens blessés ont été pris en charge selon les protocoles de la FINUL. L’un des deux soldats grièvement atteints, stabilisé à l’hôpital de Beyrouth, faisait l’objet d’une surveillance médicale constante. Le troisième militaire, victime d’un choc traumatique, recevait un soutien psychologique adapté. L’armée ghanéenne a annoncé que des dispositions étaient prises pour un éventuel rapatriement sanitaire si l’état des blessés l’exigeait.

Dans la région de Baalbek-Hermel, les équipes de la protection civile libanaise ont quadrillé les zones frappées à Nabi Sheet, relevant les dommages causés aux habitations et aux infrastructures. Neuf corps avaient été identifiés et remis aux familles dans la soirée du vendredi. Les recherches se poursuivaient pour d’éventuels disparus sous les décombres.

La banlieue sud de Beyrouth présentait au matin du 7 mars un paysage marqué par les impacts. Des bâtiments partiellement effondrés côtoyaient des rues jonchées de débris. Les services municipaux avaient commencé à dégager les voies principales pour permettre la circulation des secours. Des habitants ayant choisi de rester malgré les ordres d’évacuation décrivaient une nuit d’angoisse entrecoupée de sirènes et d’explosions.

Les autorités libanaises ont réactivé les cellules de crise au sein du gouvernement de Nawaf Salam. Le Premier ministre a présidé une réunion de coordination avec les ministres concernés, notamment ceux de la Défense et des Affaires étrangères, afin d’évaluer les besoins immédiats en matière d’aide humanitaire et de sécurité. Des contacts ont été maintenus avec les ambassades accréditées à Beyrouth pour faciliter l’acheminement de l’assistance internationale.

Au petit matin, la FINUL a renforcé ses patrouilles dans le secteur sud, veillant à ce que les positions de ses contingents restent sécurisées. L’enquête sur l’attaque d’Al-Qawzah se poursuivait, avec la collecte de témoignages et l’analyse de fragments de munitions. Aucune partie n’avait revendiqué la responsabilité des tirs au moment où ces lignes étaient écrites.

Les routes du sud restaient sous surveillance étroite. Des convois de l’armée libanaise circulaient pour assurer la protection des civils encore présents dans les villages frontaliers. Dans les centres d’accueil de la capitale, les distributions de nourriture et de médicaments se sont déroulées sans interruption, soutenues par des organisations locales et internationales.

Le bilan humain global, tel que communiqué par le ministère de la Santé en fin de journée vendredi, continuait de servir de référence au matin du 7 mars. Les hôpitaux de la Bekaa et du sud rapportaient une activité soutenue, avec des interventions chirurgicales en urgence pour les blessés des frappes de la veille. Les services d’ambulance opéraient à plein régime pour transférer les cas complexes vers Beyrouth.

Dans la matinée du samedi, la situation demeurait stable mais fragile. Aucun nouvel incident majeur n’avait été signalé entre minuit et 9 heures, mais les forces en présence maintenaient une vigilance maximale. Les observateurs de la FINUL continuaient de consigner les mouvements aériens et les tirs sporadiques. Les autorités libanaises appelaient au calme et à la retenue, rappelant que la souveraineté nationale et la protection des populations civiles restaient les priorités absolues.

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