Liban/Crise des Ordures: Les FSI font de nouveau usage de la violence contre les manifestants

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Série d’incidents aujourd’hui au centre-ville de Beyrouth entre forces de sécurité intérieure, manifestants, et même individus  se réclamant du président de la chambre des députés, Nabih Berry, alors que se déroule une session du dialogue national au sein du Parlement. Plusieurs centaine voir un millier de personnes sont actuellement réunis Place Riad el Solh pour protester contre l’usage de la violence fait à l’encontre des manifestants

Des Forces de l’Ordre qui répondent violemment

Photo circulant sur les réseaux sociaux Facebook.

À l’origine, la manifestation avait pour objectif de bloquer les routes d’accès au Parlement ou s’étaient réunis les responsables politiques des différents partis pour discuter des moyens de sortir de la crise politique que connaît le Liban. Il s’agissait de la deuxième réunion du genre. Des incidents, au début circonscrits, ont eu lieu avec les forces de sécurité, les organisateurs ont annoncé l’interpellation de 42 de leurs membres, alors que de source médiatique, on peut constater sur les images transmises par les chaines de télévision libanaises que non seulement des jeunes mais également des personnes retraitées même les journalistes de presse ont reçu des coups de matraque de la part des forces de sécurité. La plupart des personnes interpellées ont été depuis libérée, à l’exception de 2 d’entre eux.

Très rapidement, face à la violence policière, les grévistes de la faim qui campent devant le ministère de l’environnement ont décidé de bloquer les routes du centre-ville. C’est alors qu’on surgit des individus en vêtements civils mais se réclamant du président de la chambre des députés qui ont commencé à tabasser les activistes du mouvement YouStink et à détruire les tentes des grévistes de la faim. Alors que la police a indiqué être intervenus afin de protéger les grévistes de la faim, les organisateurs accusent les forces de l’ordre de ne rien avoir fait pour contenir les assaillants. A l’origine de ces nouveaux incidents, les slogans hostiles à Nabih Berry, accusé de corruption par les manifestants.

Le mouvement Amal du président de la chambre des députés a démenti de son côté être à l’origine de ces incidents, dans un communiqué publié en fin d’après-midi. Pour rappel, des incidents avaient déjà eu lieu entre Forces de Sécurité et éléments infiltrés cette fois-ci coté manifestants lors des manifestations du 22 aout dernier. Avaient été déjà accusés, des proches du président de la chambre Nabih Berry.

Les manifestations se poursuivent ce soir à l’appel du mouvement #YouStink, place Riad el Solh qui protestent contre les violences policières de ce jour. Selon les informations disponibles, nombreux sont les manifestants qui accusent les forces d’avoir fait usage de la force y compris contre les manifestants. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs été arrêtées.

Un dialogue Inter Libanais toujours stérile

Du côté du dialogue interne libanais, la séance a été marquée par la sortie rapide du député Walid Joumblatt, “pour des raisons personnelles”, a-t-il d’abord indiqué. Le député Michel Aoun, représenté par le Ministre des Affaires Etrangères, Gébran Bassil, a de son côté demander le recours au vote populaire pour sortir de la crise politique et a conditionné sa participation aux prochaines sessions à l’acception à un recours au vote populaire. Choses refusée par le président de la chambre qui estime inconstitutionnelle toute modification pouvant permettre le recours à une telle procédure. Crise en perspective donc… Les participants au dialogue national ont également déclaré leurs surprises quant aux incidents qui ont eu lieu hors du périmètre du parlement, indiquant avoir été coupés de toute information extérieure

La prochaine session aura lieu le 22 septembre.

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