Le président français Emmanuel Macron s’est adressé à la communauté française au Liban, exprimant sa solidarité envers les Français expatriés, les Libanais, et les amis du Liban en ce début d’année 2025. À travers un discours empreint de fraternité, il a salué les efforts collectifs pour tourner une page difficile de l’histoire libanaise, marqué par des crises politiques, économiques et sociales.
Un message d’espoir et de résilience
Emmanuel Macron a souligné l’importance de l’élection récente de Joseph Aoun à la présidence et de la désignation de Nawaf Salam comme Premier ministre. Il a qualifié cette période de « printemps » pour le Liban, symbolisant une nouvelle opportunité pour le pays de retrouver sa souveraineté et sa prospérité. Le président a également salué la résilience des Libanais face aux défis, citant notamment les épreuves traversées depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020.
La solidarité de la France envers le Liban
Macron a rappelé les engagements de la France depuis l’explosion de 2020, notamment l’organisation de conférences internationales pour le soutien humanitaire, la reconstruction d’infrastructures et l’aide aux hôpitaux et écoles. Il a également évoqué l’action continue des diplomates, ONG et associations françaises sur le terrain, affirmant que « la France n’a jamais lâché le Liban ».
Le président a mis en avant les efforts déployés par les autorités françaises pour assurer la sécurité des Français au Liban, particulièrement lors des récents bombardements israéliens. Il a exprimé sa reconnaissance envers les équipes diplomatiques et militaires françaises mobilisées pour protéger les expatriés et soutenir les forces de la FINUL.
Soutien à la souveraineté et à la prospérité
Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de garantir la souveraineté du Liban, notamment par le redéploiement des forces armées libanaises sur l’ensemble du territoire, et en s’assurant que le monopole des armes reste entre les mains de l’État. Il a également plaidé pour des réformes structurelles, essentielles pour relancer l’économie libanaise.
Une conférence internationale pour la reconstruction sera organisée à Paris, avec la participation de partenaires régionaux et internationaux, afin de financer la reconstruction et accompagner les réformes nécessaires.
Un appel à l’unité
Le président a rappelé l’importance de préserver l’unité et l’identité unique du Liban, où coexistent différentes confessions et communautés. Il a souligné que le Liban porte en lui un message universel de coexistence et de résilience, qui dépasse les divisions internes.
Une promesse renouvelée
Macron a conclu en réitérant l’engagement de la France à accompagner le Liban dans ce nouveau chapitre, affirmant que « tout est à nouveau possible ». Il a exprimé son souhait de transformer cet espoir naissant en un succès durable pour le Liban et ses citoyens.
En clôturant son discours, Emmanuel Macron a rendu hommage à la relation historique entre la France et le Liban, unissant les deux pays dans une amitié solide et durable. « Vive la France, vive le Liban et vive l’amitié franco-libanaise ! » a-t-il déclaré.
Le discours aux Français du Liban
Content de vous retrouver. Bonjour! Mesdames et Messieurs les ministres. Mesdames et Messieurs les parlementaires. Madame la Députée, Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur l’Ambassadeur, Madame, merci de nous accueillir. Monsieur le Consul général, Chers compatriotes, chères Libanaises, chers Libanais, chers amis du Liban. D’abord, vous m’avez beaucoup manqué, beaucoup. Mais je vais revenir plus souvent. Mais nous attendions tous et nous nous battions tous pour que quelque chose se passe. Et en ce début d’année, il est encore temps de vous présenter tous mes vœux à vous, à vos familles, pour l’année qui s’ouvre et de présenter tous mes vœux au Liban et à tous ceux qui en partagent la cause. Oui, nous nous parlons et nous nous retrouvons à un moment où le Liban tourne une page de son histoire. Et c’est pourquoi je voulais être à vos côtés, aux côtés des Libanaises et des Libanais, pour redire l’amitié et le soutien de la France. La France, comme vous le savez, a toujours cru dans le Liban, uni, souverain, maître de son destin. Et aujourd’hui, les vents ont tourné et depuis le 9 janvier, avec l’élection de Joseph Aoun, puis quelques jours plus tard, la désignation d’un Premier ministre Nawaf Salam. L’espoir est là et comme je le disais tout à l’heure, en plein milieu de l’hiver, en ce début d’année, c’est comme un printemps qui s’impose et ce sont les Libanaises et les Libanais qui l’ont fait. Alors il nous faut saisir cette occasion formidable.
L’espoir est là. L’espoir Espoir revient. Et en effet, après tant d’années de crise, le retour de la guerre des bombardements ces derniers mois, c’est la possibilité de la restauration d’un Liban souverain, d’un Liban et d’un Etat au service de tous les Libanais qui revient. C’est ce Liban que nous aimons et dans lequel nous croyons. Cet espoir, c’est aussi le nôtre et je crois pouvoir dire qu’il est partagé par tous les amis du Liban qui sont là aujourd’hui. Celui d’un nouveau chapitre. Celui d’un nouveau pacte. Celui que nous appelions de nos vœux et qui est en train d’arriver. Je l’ai, je le sens en étant parmi vous ce soir. Et je l’ai senti ce matin à Gemmayzeh, dans les rues, auprès des gens qui ont tenu pendant des années si difficiles. Avec toujours le même sourire et la même générosité. Alors oui, ces dernières années ont été difficiles. Ce n’est pas à vous que je vais le dire. Et au moment où je veux être à vos côtés, célébrez l’espoir qui revient où nous voulons soutenir ce nouveau chapitre. Je veux commencer par vous dire la fraternité, la solidarité et l’amitié de la France à l’égard de tous nos compatriotes qui ont partagé ces années si difficiles du Liban et des Libanaises et des Libanais qui ont vécu ces dernières années ici, la crise économique et sociale, la crise politique et puis le terrible été 2020.
Nous nous en souvenons en effet deux jours après l’explosion du port de Beyrouth. J’étais venue à vos côtés. Nous étions ensemble. J’avais pris l’engagement que la France serait toujours là et qu’elle ne lâcherait rien. Et nous avons tenu parole. Vous n’avez rien lâché. La France n’a rien lâché. Et c’est aussi pour cela que nous sommes là aujourd’hui, ce soir et que ce souffle d’espoir a pu arriver parce qu’aucun d’entre nous n’a rien lâché. Et je veux dire que, en m’adressant à vous aujourd’hui, je n’oublie aucune des victimes, aucun des blessés, aucune des familles du 4 août et que nous continuerons de nous battre pour que justice et transparence soient faites. C’est essentiel. Et puis, aux drames, aux difficultés économiques s’est doublée la crise politique, l’incapacité à élire un président, l’instabilité qui allait avec les désordres de la région. Et puis, ces derniers mois, le retour de la guerre. Et chers compatriotes installés à Beyrouth, dans le sud ou à l’est du pays, je sais combien vous avez été ces derniers mois, si durement touchés par les bombardements israéliens, et combien aussi je veux que vous le sachiez. Votre sécurité a été notre préoccupation constante avec l’ensemble du gouvernement. Nous avons veillé à une mobilisation totale et je veux ici remercier notre ambassadeur Hervé Magro. Je veux le saluer. Et avec lui, toutes les équipes de l’ambassade, du consulat général, les chefs d’îlot pour leur mobilisation. Au plus près de vous, évidemment, votre député des Français, chers amis de l’étranger et vos représentants élus, vous toutes et tous.
Vous avez été formidablement mobilisés dans ce moment, Je le sais, C’est difficile. Vous aviez peur ou les murs ici tremblaient ou les drones encore longtemps ont continué. Je vous ai fait une trêve aujourd’hui, si j’ai bien compris, à voler ou le pire est advenu où les déplacés qui vivaient le drame et la misère étaient là aussi, bousculant la capitale et où beaucoup ont vécu le pire pendant cette période. Nous avons déployé des moyens en renfort. Cette ambassade a porté assistance à nos compatriotes tout au long de la crise, a facilité le retour de ceux qui souhaitaient rejoindre la France. Avec la mise en place de vols commerciaux supplémentaires, le recours à des moyens aériens militaires en répondant à près de cinq zéro zéro zéro appels téléphoniques. Et je veux vous le dire ce soir, je sais combien. Aussi oserais je dire que j’ai ressenti la même chose. Ont été heurtés de l’interruption des vols. Il y a des règles. Elles se sont imposées comme une mécanique, mais on avait tendance quand même à faire différemment normalement. Alors on s’est battu. Je remercie les ministres, toutes les équipes et je voulais vous dire que début février, les vols d’Air France reviendront. Mais en évoquant évidemment la mémoire de cette période. J’ai une pensée singulière pour nos deux compatriotes décédés à la suite de ces frappes dans l’effondrement de leur habitation.
Je pense à eux, à leurs proches. Pour nos compatriotes déplacés qui durant deux mois ont dû trouver des solutions d’hébergement alternatives, loin des zones de combats qui, pour certains d’entre eux, ont perdu leurs logements, détruits par les bombardements. Vous avez été notre préoccupation de chaque instant. Vous qui avez été sous les bombes, vous qui avez eu peur pour vos proches, vos enfants, vos amis libanais. Mais vous n’avez rien lâché. Rien. Et la France? Le gouvernement de France non plus. Et vous le savez, la France s’est mobilisée dès l’explosion du 4 août. Nous avons tenu nos engagements, ceux que j’avais pris auprès de vous, ici même et en août et début septembre 2020. Nous avons soutenu dans la santé, par le soutien aux hôpitaux, dans l’éducation, par la reconstruction des écoles via les bourses pour des milliers d’étudiants libanais, La reconstruction aussi des logements et des commerces. Nous avons essayé de parer au plus urgent, là où les institutions ne pouvaient plus répondre aux besoins les plus concrets. Et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à ces fonctionnaires soucieux de l’intérêt général qui, au Liban, ont eu la lourde tâche de faire tourner les administrations alors qu’ils n’avaient parfois pas les moyens de leurs actions. Et je veux ici remercier toutes les équipes à Paris, ici et à l’ambassade, l’ensemble des services, l’AFD, tous vos partenaires, l’œuvre d’Orient, Monseigneur, vous étiez à nos côtés, tout ce qui a été fait aussi aux côtés des écoles, avec la mission qu’a pilotée Charles et tous nos partenaires qui sont là, je le sais, ô combien nous les avons recroisés.
Ce qu’a fait Aliph pour la restauration du patrimoine, c’est toute cette espèce d’entraide formidable et de mobilisation de la France par ses services, par ses opérateurs, par ses partenaires, par toutes les ONG et les associations en soutien. Nous en avons vu beaucoup ce matin et je crois que nous avons collectivement fait œuvre utile. Mais nous avons été là et nous avons tenu. Nous avons depuis le 4 août 2020, organisé quatre conférences pour le Liban. Nous nous sommes battus pour que la solidarité soit là pour mobiliser la communauté internationale et encore en octobre dernier, pour le soutien humanitaire et militaire dans le moment le plus terrible. Tous mes déplacements. J’ai mobilisé et appelé l’attention de tous pour le Liban, les Libanaises et les Libanais. Et donc, vous le voyez, personne, aucun d’entre nous n’a cédé. Nous n’avons rien lâché. Irréductible, parce que nous avons continué de croire que cet espoir était possible. Et c’est pourquoi aussi nous nous sommes battus ces derniers mois. Nous nous sommes battus pour obtenir le cessez le feu dès le premier jour. Nous avons Mobiliser tout le réseau diplomatique, multiplier les efforts. Nous avons tenté, en marge de l’Assemblée générale avec le président Biden, de conclure une première fois.
Je veux remercier les ministres Jean-Noël Barrot et Sébastien Lecornu, qui se sont déployés à plusieurs reprises ici même, et encore il y a quelques semaines, pour être à vos côtés, pour mobiliser là aussi notre appareil diplomatique, pour venir soutenir nos soldats et la FINUL. Et monsieur le ministre, mon général, puisque le CEMA est aussi à nos côtés, merci d’avoir été en effet aux côtés de tous nos soldats intégrés dans la FINUL, elle qui a été prise à partie si attaquée, sur laquelle on a directement tiré. Nous sommes fiers d’y contribuer. Elle est restée et elle restera. Et puis, oui, par cette mobilisation diplomatique inédite, nous avons obtenu par ce parrainage avec les États-Unis d’Amérique. Enfin, le cessez le feu, les États-Unis et les Français étant embarqués dans cette. Ce mécanisme de suivi qui nous a permis d’obtenir ce résultat et les 60 jours et toutes les avancées et nous continuerons de nous battre. Je vais y revenir. Et puis, parallèlement, nous avons inlassablement travaillé depuis deux ans à appuyer les efforts pour sortir de la crise politique et je veux ici saluer la mobilisation de mon envoyé personnel, Monsieur Jean-Yves Le Drian. Dont les multiples voyages, le travail avec les équipes diplomatiques et nos partenaires de la région et américains a permis de dégager les voies du nouvel équilibre politique qui se dessine aujourd’hui. Alors oui, nous y sommes, l’espoir renaît. Le printemps est un peu là et donc il nous faut maintenant nous tourner vers l’avenir.
Et au fond, quand on regarde devant, c’est une nouvelle période qui s’ouvre avec beaucoup d’espoir, celle qui nous permet de croire et d’œuvrer pour un Liban plus souverain, plus prospère et plus uni. Et c’est cela ce que nous allons faire. Forts de ces années où nous avons ensemble tenu et où nous n’avons rien lâché. Un Liban plus souverain, c’est d’abord aller au bout du cessez le feu. Il faut que les forces armées libanaises recouvrent la totalité de leur territoire. Il faut que la sécurité. Il faut que la sécurité revienne partout. Et nous allons donc nous battre pour obtenir, diplomatiquement, comme convenu, le retrait des forces israéliennes, le redéploiement des forces armées libanaises, le réengagement plein et entier de la FINUL dans la complétude de ce mandat, avec une posture et une position pleinement engagés. C’est cela dont le Liban a besoin pour être pleinement souverains, c’est à dire maîtres chez lui, dans ses frontières, par ses forces armées. La deuxième condition de cette souveraineté, c’est que le monopole des armes soit dans les forces armées libanaises et nulle part ailleurs. Le président Aoun l’a dit avec une grande clarté dans son premier discours Aucune concession, aucun mauvais compromis, aucune compromission, rien ne justifie. Ce sont les termes mêmes des résolutions onusiennes que tout le monde convoque à tout bout de champ. Rien ne justifie que quelque groupe que ce soit puisse détenir des armes et concurrencer les forces armées libanaises, seule légitime la souveraineté du Liban.
C’est cela la troisième chose, c’est un gouvernement. Et je vous parle aujourd’hui, à l’issue de ces rendez vous avec le président Aoun, le Premier ministre sortant, Najib Mikati. Je veux saluer son travail et sa mobilisation durant ces années. Le président Berri et puis le Premier ministre désigné Nawaf Sallam. Je suis convaincu que les prochains jours permettront de donner un gouvernement au Liban. J’en suis convaincu. La souveraineté, donc, vous l’avez compris, et la France s’engagera pour soutenir les forces armées libanaises mobilisées, le soutien international, continuer la formation, obtenir la mise en œuvre de ce qui a été signé lors du cessez le feu et aussi et surtout garantir à l’égard de tous les partenaires de la région. Que cette souveraineté soit respectée et que les choix faits par les uns ou les autres ne viennent pas bousculer le Liban à nouveau. Le deuxième combat, c’est celui de la prospérité. Elle redevient possible. Elle redevient possible par l’espoir qui s’installe et la mobilisation à nouveau de tous. Et donc pour cela, nous allons nous battre. Et d’abord pour la reconstruction. C’est pourquoi j’ai pris l’engagement auprès du président Aoun d’organiser à Paris, pour le Liban, une conférence pour la reconstruction en mobilisant tous les partenaires internationaux. J’ai commencé à en discuter avec le prince héritier d’Arabie saoudite. Nous allons mobiliser évidemment toute la région, l’Union européenne qui sera là au rendez vous, aux côtés de la France, les Etats-Unis et tous les amis du Liban.
Ils sont nombreux, nous le savons, pour pouvoir financer cette reconstruction indispensable, celle de tant de villages, de tant d’habitations détruites. Mais dans le même temps, et je sais combien le président et le Premier ministre y sont sensibles, vigilants et me l’ont dit. Ce sera avoir des mécanismes de suivi et de distribution exemplaires et transparents ne cèdent en rien aux mécanismes de corruption et ne permettant pas d’aller refinancer ceux là même qui déstabilisaient. Et ils le feront. Et puis, la prospérité, au delà de la reconstruction, c’est l’agenda de réforme extraordinaire dont le pays a besoin, celui que j’évoquais déjà pour les forces armées, celui de la restauration d’une justice pleine et entière, transparente, qui reprend son travail. J’évoquais le port et le 4 août, mais c’est bien au delà. C’est celui de la lutte contre la corruption, c’est celui de la réforme de l’énergie, c’est celui de la réforme du système bancaire, enfin, qui permettra aux capitaux de revenir et du redémarrage des grands projets et des grandes infrastructures dont le pays a besoin. C’est au fond le changement de votre quotidien. C’est le retour. Pas d’un Liban rêvé et impossible, d’un Liban familier, celui d’il y a quelques années, sans ces dérèglements et ceux qui commençaient à monter de manière sourde.
Le président et le Premier ministre sont les hommes de la situation. Et je suis convaincu qu’ils pourront, avec notre aide, notre soutien et nous serons là, mener ces indispensables réformes. Et puis enfin. C’est un Liban uni, celui qui, en quelque sorte, permit de rassembler tous selon leurs confessions, leurs groupes, leurs convictions. Mais qui le fait dans ce qui est le projet même du Liban? Ce en quoi nous croyons, ce que nous avons toujours défendu, celui d’une citoyenneté qui est plus grande que l’appartenance à quelque groupe que ce soit, quel qu’en soit le fondement. Ce qui fait que le Liban est plus grand que lui même, c’est que son projet a quelque chose d’universel, qui n’est pas réductible à une religion, à un groupe, mais qui est la possibilité de vivre ensemble là où tout désignait comme étant séparé. C’est un rêve qui conjure toutes les fatalités. Message. Du lieu très Saint Père. Promesse plus grande qu’elle même. J’aime à le dire, mais c’est ce que ce Liban centenaire porte en lui, et c’est en effet ce qu’il porte dans toute la région. Et c’est aussi pour cela que nous nous battons pour ce Liban chéri. Et donc, vous le voyez, les mois, les années qui viennent, nous n’aurons pas simplement à tenir comme je l’avais promis en 2020, parce que vous avez tenu, parce que nous avons tenu, mais nous aurons à faire grandir l’espoir et à faire que ce printemps de début janvier 2025 soit une saison qui ne s’arrête pas et que les espoirs nés ces derniers jours puissent pleinement continuer de s’épanouir parce que le pays le mérite.
Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que j’étais venu vous dire ce soir. J’ai en mémoire ces heures passées à vos côtés le 6 août, puis le 1ᵉʳ septembre 2020. Cette volonté que nous portions, cet espoir. Un moment déçu mais qui ne nous a rien enlevé de l’esprit de conquête et de combat. Et ce que nous portions alors, c’est ce qui est en train, je l’espère, d’advenir. Une promesse tenue. Une promesse en train de se tenir. Celle d’un Liban souverain, libre, indépendant, plus prospère et plus uni. Je me souviens comme d’hier. Ma sœur, nous étions avec vous par chez vous, de la petite Tamara qui avait perdu sa maman quelques semaines plus tôt et elle me remettait une broche qui figurait ce Liban et qui évoquait la mémoire de sa maman partie quelques semaines avant. Ce Liban n’a jamais quitté mon cœur. Et vous avez tenu. Avec ce même sourire, cette même lucidité. Et nous en sommes là. Et donc tout est à nouveau possible pour le faire vivre. Et comme nous avons été là dans ces heures si difficiles, la France sera là, aux côtés des Libanaises et des Libanais, dans ces heures d’espoir, pour qu’elles deviennent des heures de succès. Alors faisons le ensemble. Vive la France, vive le Liban et vive l’amitié! Franco-libanaise! Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. C’est ça, la France.



