jeudi, janvier 22, 2026

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Macron officialisera la reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU : un pari diplomatique sous haute tension

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À la veille de l’ouverture de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président Emmanuel Macron s’apprête à franchir un seuil historique. Lundi 22 septembre, vers 21h30 heure de Paris, il prononcera un discours solennel annonçant la reconnaissance officielle par la France de l’État de Palestine, une décision mûrie au fil des mois de guerre à Gaza et qui s’inscrit dans une vague de soutiens européens. Cette inflexion, qualifiée par l’Élysée de « pas nécessaire pour raviver l’espoir d’une paix juste », intervient alors que le bilan humain du conflit dépasse les 65 000 morts palestiniens, avec des frappes israéliennes faisant encore des dizaines de victimes quotidiennes. Au-delà du geste symbolique, cette reconnaissance, attendue aux côtés de neuf autres pays dont la Belgique et le Portugal, risque d’ouvrir une ère de frictions accrues avec Israël, déjà échaudé par les initiatives similaires du Royaume-Uni, du Canada et de l’Australie la veille.

Le cheminement de cette décision n’a rien d’improvisé. Dès le 29 juillet 2025, lors d’une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas à l’Élysée, Emmanuel Macron avait évoqué une reconnaissance « en septembre », conditionnée à des progrès dans les négociations pour une solution à deux États. « Nous gagnerons la paix », avait-il alors déclaré, soulignant que cette mesure visait à isoler le Hamas et à renforcer l’Autorité palestinienne. Depuis, les événements sur le terrain ont accéléré le processus : l’escalade des opérations militaires israéliennes à Gaza, les accusations de génocide portées par une commission d’enquête de l’ONU en juillet, et la famine déclarée dans plusieurs zones de l’enclave par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le 15 septembre, un communiqué du Quai d’Orsay précisait que la France reconnaîtrait la Palestine « sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale », en référence aux résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité.

Cette annonce s’inscrit dans un sommet de haut niveau co-présidé par la France et l’Arabie saoudite, prévu en marge de l’Assemblée générale. Baptisée « Déclaration de New York pour la paix au Moyen-Orient », cette initiative rassemble une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement, dont le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. L’objectif affiché : réaffirmer l’engagement international pour une solution à deux États, au moment où 147 des 193 membres de l’ONU reconnaissent déjà la Palestine – un chiffre porté à 150 avec les récentes décisions britanniques, canadiennes et australiennes. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué vendredi que cette reconnaissance française « n’est pas unilatérale, mais concertée avec nos partenaires européens », citant des discussions bilatérales avec l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, pionniers en mai 2024.

Une évolution tactique d’Emmanuel Macron face à la guerre de Gaza

La trajectoire d’Emmanuel Macron sur la question palestinienne illustre les soubresauts d’une diplomatie française traditionnellement équilibrée, mais bousculée par la durée du conflit. Immédiatement après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui fit 1 200 morts israéliens et 251 otages, le président avait exprimé un « soutien sans faille » à Israël, qualifiant l’offensive du Hamas de « terrorisme absolu ». Des livraisons d’armes françaises, évaluées à 176 millions d’euros en 2024 par le ministère des Armées, avaient ponctué cette phase initiale. Pourtant, dès novembre 2023, des fissures apparaissaient : Macron appelait à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat » lors du sommet du G20 à New Delhi, et en janvier 2024, il suspendait l’utilisation de bombes françaises par Tsahal dans le sud du Liban.

La « lente conversion » de Macron, comme la qualifient des observateurs au Quai d’Orsay, s’est opérée au rythme de l’horreur à Gaza. Le 8 mai 2024, lors de l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution accordant des droits accrus à la Palestine en tant qu’État observateur (143 voix pour, 9 contre), la France s’était abstenue, invoquant la nécessité de négociations bilatères. Mais les mois suivants ont vu une radicalisation : en juin 2025, Macron dénonçait les « colonies illégales » en Cisjordanie lors d’un discours à l’École polytechnique, et en août, il recevait une délégation de 200 médecins français rentrés de Gaza, écoutant leurs témoignages sur la « catastrophe humanitaire ». « La France ne peut plus se contenter de mots ; il faut des actes pour préserver la solution à deux États », déclarait-il alors à des journalistes.

Cette bascule s’explique aussi par des pressions internes. Des manifestations massives à Paris, Lyon et Marseille – plus de 100 000 personnes le 15 juin 2025 selon la préfecture de police – ont réclamé une position plus ferme. Au Parlement, une résolution non contraignante adoptée par l’Assemblée nationale le 10 juillet, portée par les socialistes et les écologistes, appelait à la reconnaissance immédiate. Emmanuel Macron, confronté à une cote de popularité en berne à 28 % selon un sondage Ifop du 18 septembre, y voit un levier diplomatique pour reconquérir un électorat progressiste, tout en maintenant un équilibre avec les communautés juive et musulmane en France, estimées à 500 000 et 5 millions de personnes respectivement.

Sur le plan européen, la France n’est pas isolée. Le 20 septembre, le chancelier allemand Olaf Scholz a évoqué une « réflexion en cours » à Berlin, tandis que le Premier ministre belge Alexander De Croo a confirmé une reconnaissance « dans les prochaines semaines ». Le Portugal, le Luxembourg et Malte, déjà alignés sur cette voie, participeront au sommet de New York. Cette coordination, fruit de réunions informelles au sein du Conseil des ministres européens en juillet, vise à contrer l’opposition américaine : l’administration de Donald Trump, réélu en novembre 2024, a qualifié ces initiatives de « contournement des accords d’Abraham » lors d’un briefing du département d’État le 19 septembre.

Le drame de Gaza : un bilan qui pèse sur les consciences internationales

Au cœur de cette décision française, le calvaire de Gaza occupe une place centrale. Le 21 septembre 2025, le ministère de la Santé de l’enclave, sous contrôle du Hamas mais corroboré par l’ONU, faisait état de 65 283 Palestiniens tués et 166 472 blessés depuis le 7 octobre 2023. Ces chiffres, actualisés quotidiennement, masquent une réalité plus sombre : au cours des dernières 24 heures, 75 personnes ont péri et 304 ont été blessées dans des raids aériens et terrestres, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha). Samedi 20 septembre, au moins 44 Palestiniens ont été tués depuis l’aube, dont 22 dans une frappe sur un camp de réfugiés à Jabalia, dans le nord de la bande.

Des estimations indépendantes, publiées par The Lancet le 15 septembre, portent le bilan à entre 200 000 et 600 000 morts si l’on inclut les victimes indirectes : corps ensevelis sous les décombres (estimés à 10 000 par des experts de l’université Johns Hopkins), maladies liées à la famine et à l’effondrement des systèmes de santé. L’OMS rapportait le 5 septembre 361 décès dus à la malnutrition, avec 15 000 enfants en état de famine aiguë. Le 17 septembre, l’armée israélienne a ouvert une nouvelle « route d’évacuation » à Gaza-Ville, forçant 50 000 habitants à fuir vers le sud sous les tirs, selon des témoins cités par l’agence Associated Press. « Les civils paient le prix d’une guerre sans fin », déplorait Martin Griffiths, coordinateur humanitaire de l’ONU, dans un rapport du 18 septembre.

En Cisjordanie, la violence s’intensifie parallèlement : 712 Palestiniens tués depuis octobre 2023, dont 142 enfants, par des incursions de l’armée ou des attaques de colons, d’après l’Ocha. Le 19 septembre, une opération à Jénine a fait 12 morts, marquant la 150e incursion depuis janvier. Ces faits, documentés par des observateurs internationaux, ont alimenté les accusations de « génocide » portées par la commission d’enquête de l’ONU en juillet 2025, qui pointe une « intention systématique » d’Israël à détruire les infrastructures civiles de Gaza. Israël conteste ces allégations, affirmant que 17 000 militants du Hamas ont été neutralisés, mais des fuites dans Haaretz le 16 septembre révèlent que les conseils juridiques internes n’ont « jamais contraint » les opérations militaires.

La France, via son aide humanitaire – 120 millions d’euros débloqués en 2025, dont 30 millions pour des hôpitaux de campagne –, s’est positionnée comme un acteur clé. Le 10 septembre, un convoi aérien français a livré 50 tonnes de médicaments à Rafah, en coordination avec l’Égypte. Pourtant, Macron a critiqué les « blocages israéliens » à l’entrée d’aide, appelant le 18 septembre à une « augmentation massive » des corridors humanitaires. Cette posture humanitaire, alliée à la reconnaissance politique, vise à restaurer la crédibilité française au Moyen-Orient, érodée par l’abstention sur la résolution de mai 2024.

Israël en état d’alerte : menaces de ripostes et relations bilatérales en péril

La réaction d’Israël à l’annonce imminente de Macron ne s’est pas fait attendre. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, lors d’une réunion du cabinet de sécurité le 19 septembre, a qualifié la reconnaissance française d’« énorme erreur » et de « récompense au terrorisme ». « Cela affaiblit la sécurité d’Israël et encourage le Hamas à persister dans sa violence », a-t-il déclaré devant les caméras de la télévision publique Kan, promettant une « réponse ferme ». Le ministère des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de France à Tel-Aviv, François-Xavier Deniau, pour une protestation formelle, accusant Paris de « contournement des négociations directes ».

Des sources au sein du gouvernement israélien, relayées par le Jerusalem Post le 20 septembre, évoquent des mesures de rétorsion précises : la fermeture potentielle du consulat général de France à Jérusalem-Est, ouvert depuis 2002 et employant 25 diplomates ; une accélération de l’expansion des colonies en Cisjordanie, avec 5 000 nouveaux logements approuvés en urgence ; et une réduction des échanges commerciaux, les exportations israéliennes vers la France s’élevant à 2,5 milliards d’euros en 2024, principalement en technologies et produits agricoles. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, figure du sionisme religieux, a menacé de « geler les transferts fiscaux à l’Autorité palestinienne », une mesure qui priverait Ramallah de 1,2 milliard de shekels annuels. « Toute reconnaissance unilatérale sera accueillie par une annexion partielle de la vallée du Jourdain », a-t-il ajouté lors d’une interview à i24News.

Ces menaces s’inscrivent dans un contexte bilatéral déjà tendu. Les relations franco-israéliennes, forgées par des accords de défense comme la vente de 12 Rafale en 2015, ont connu des accrocs : en mars 2025, Macron avait suspendu l’exportation de drones vers Israël suite à des frappes sur des écoles à Gaza. Le 17 septembre, une rencontre prévue entre le ministre de la Défense Sébastien Lecornu et son homologue israélien Yoav Gallant a été annulée, signe d’une « ère glaciale » selon des diplomates. L’ambassadeur Deniau a toutefois minimisé les risques, affirmant le 20 septembre que « la France reste engagée pour la sécurité d’Israël tout en défendant le droit international ».

À Washington, l’administration Trump a rejoint le chœur des critiques. Le secrétaire d’État Mike Pompeo, de retour au département d’État depuis janvier 2025, a qualifié la démarche française de « théâtrale et contre-productive » lors d’un point presse le 19 septembre, avertissant que « cela complique les efforts pour un cessez-le-feu ». Des pressions discrètes sur Paris – un appel de Trump à Macron le 18 septembre, selon des sources élyséennes – n’ont pas ébranlé la position française, qui voit dans cette reconnaissance un moyen de contrebalancer l’influence saoudienne et iranienne au Moyen-Orient.

Le sommet de New York : un espoir fragile pour la solution à deux États

Le cadre de l’annonce, l’Assemblée générale de l’ONU, amplifie son poids symbolique. L’enceinte new-yorkaise, où Charles de Gaulle avait en 1967 qualifié Israël d’« État d’agression », résonne d’une continuité gaulliste que Macron revendique explicitement. Son discours, rédigé par une équipe pilotée par le conseiller diplomatique Emmanuel Bonne, insistera sur « l’urgence de protéger les civils » et l’exclusion du Hamas de toute gouvernance future, conditions posées par la France depuis juillet. « Cette reconnaissance renforce l’Autorité palestinienne et pave la voie à des réformes démocratiques », précise un document interne du Quai d’Orsay.

Le sommet co-présidé par Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane réunit des acteurs clés : le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le roi jordanien Abdallah II, et le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, bien que ce dernier ait qualifié l’événement de « superflu ». Une déclaration commune, attendue en fin de journée le 22 septembre, réaffirmera les lignes directrices d’une solution à deux États : démilitarisation partielle de la Palestine, reconnaissance mutuelle d’Israël et de la Palestine, et un fonds international de 10 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, financé par l’Union européenne et les pays du Golfe.

Mahmoud Abbas, interdit d’entrée aux États-Unis par les autorités fédérales – une décision contestée par Ramallah comme « discriminatoire » –, interviendra par visioconférence depuis Ramallah. Âgé de 89 ans, le président palestinien a salué l’initiative française comme « un pas courageux vers la justice », dans un communiqué du 20 septembre. Le Hamas, de son côté, a qualifié la reconnaissance de « victoire symbolique », appelant à des « actions concrètes contre l’occupation ». À Gaza, des manifestations sporadiques le 21 septembre ont vu des milliers de Palestiniens brandir des drapeaux tricolores français, malgré les risques de répression.

Sur le terrain, l’impact immédiat reste incertain. La reconnaissance ouvre la voie à des relations diplomatiques pleines et entières : ouverture d’une ambassade palestinienne à Paris, échange d’ambassadeurs, et intégration de la Palestine dans des forums comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Économiquement, la France envisage d’interdire les importations de produits des colonies israéliennes, une mesure déjà en vigueur en Irlande et débattue à Bruxelles. Le 19 septembre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé un fonds de 100 millions d’euros pour soutenir les réformes palestiniennes, incluant des élections législatives en 2026 sans participation du Hamas.

Des frictions internes en France : entre drapeaux et divisions politiques

À Paris, l’annonce suscite des débats vifs. Vendredi 19 septembre, le ministère de l’Intérieur a adressé une circulaire aux maires, les enjoignant de ne pas hisser le drapeau palestinien sur les mairies « pour éviter les troubles à l’ordre public ». Cette mesure, justifiée par Gérald Darmanin comme une « précaution face aux risques de tensions communautaires », a provoqué l’indignation de figures de l’opposition : Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, l’a qualifiée de « censure autoritaire », tandis que Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, y voit une « provocation inutile » qui « affaiblit Israël, notre allié en Méditerranée ».

Au Sénat, une motion de soutien à la reconnaissance, déposée par le groupe socialiste, a été adoptée le 18 septembre par 210 voix contre 120. Des intellectuels comme Bernard-Henri Lévy ont critiqué publiquement Macron dans une tribune du Figaro, arguant que « reconnaître un État sans frontières ni armée est une fiction dangereuse ». À l’inverse, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe a salué un « geste responsable » dans une interview à France Inter le 20 septembre. Ces clivages reflètent une France divisée : un sondage Elabe du 21 septembre indique que 62 % des Français soutiennent la reconnaissance, mais seulement 41 % chez les plus de 65 ans.

Sur le plan sécuritaire, les autorités françaises ont renforcé la vigilance autour des synagogues et mosquées, après des incidents isolés à Strasbourg et Marseille le 18 septembre. Le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, a mobilisé 3 000 agents supplémentaires pour le week-end, anticipant des rassemblements pro-palestiniens.

Les enjeux économiques et humanitaires au cœur des négociations

Au-delà de la symbolique, la reconnaissance française porte des implications concrètes. Diplomatiquement, elle renforce la voix de la Palestine à l’ONU, où elle pourra désormais soumettre des résolutions contraignantes sur les colonies. L’Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie mais peine à exercer son autorité à Gaza, bénéficie d’un surcroît de légitimité : des pourparlers sur un gouvernement d’union nationale, médiés par l’Égypte, sont prévus pour octobre à Charm el-Cheikh.

Humanitairement, Paris accélère ses efforts. Le 21 septembre, un avion militaire français a évacué 15 enfants gazouis vers des hôpitaux parisiens, une opération saluée par l’UNICEF comme « un modèle pour l’Europe ». L’aide totale française depuis octobre 2023 s’élève à 250 millions d’euros, couvrant des kits alimentaires pour 500 000 personnes et des modules d’hôpitaux mobiles. Pourtant, les obstacles persistent : le 20 septembre, un convoi de l’ONU bloqué à Kerem Shalom pendant 48 heures a vu sa cargaison de lait infantile pourrir, illustrant les « tactiques cruelles » dénoncées par Macron.

Économiquement, la mesure pourrait impacter les échanges franco-israéliens. Avec un commerce bilatéral de 5 milliards d’euros en 2024, Israël exporte vers la France des composants électroniques et des fruits, tandis que Paris fournit des biens de luxe et des machines-outils. Une interdiction des produits des colonies, envisagée par un décret du 25 septembre, toucherait 200 millions d’euros de biens annuels, selon le ministère de l’Économie. Des entreprises comme Sodastream, accusée d’exploitation en Cisjordanie, pourraient être visées par des boycotts citoyens.

À New York, le 22 septembre, les délégations françaises et palestiniennes négocieront les détails protocolaires : reconnaissance des passeports palestiniens, ouverture d’un bureau de liaison à Ramallah. Ces avancées, bien que techniques, marquent un pas vers une normalisation. Le 21 septembre, le négociateur palestinien Riyad al-Maliki a déclaré à l’AFP : « La France honore son héritage gaulliste ; c’est un signal pour l’Europe entière. »

Les opérations militaires à Gaza se poursuivent inlassablement. Ce dimanche 21 septembre, neuf Palestiniens ont été tués dans des frappes sur Khan Younès, portant le bilan du week-end à plus de 100 morts. L’armée israélienne annonce avoir « neutralisé » un tunnel du Hamas sous l’hôpital Al-Shifa, tandis que des secouristes palestiniens rapportent des tirs sur des ambulances. À Tel-Aviv, des manifestations anti-Netanyahou, avec 50 000 participants place Kaplan, exigent un cessez-le-feu et la libération des otages restants, au nombre de 101 selon les autorités israéliennes. Ces dynamiques croisées, entre avancées diplomatiques et escalade sur le terrain, dessinent un Moyen-Orient où la reconnaissance française apparaît comme un fil ténu dans un tissu déchiré.

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