Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a qualifié jeudi l’accord de cessez-le-feu conclu avec Israël le 27 novembre de « mécanisme exécutif pour la mise en œuvre de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU ». Mikati a insisté sur la nécessité de garantir une stabilité à long terme et de relancer le processus politique, notamment à travers l’élection d’un président, une étape cruciale pour sortir de l’impasse institutionnelle actuelle.
Désarmement du Hezbollah : un sujet sensible
Évoquant la question du désarmement du Hezbollah, Mikati a rappelé que celle-ci ne pouvait être résolue qu’à travers un consensus national.
« Nous cherchons à ce que l’État devienne la seule autorité et que l’armée assume une véritable autorité sur le terrain », a-t-il déclaré.
Mikati a également souligné l’importance de protéger l’armée libanaise, qui joue un rôle clé dans la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu.
Les obligations du Liban sous la Résolution 1701
La Résolution 1701, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, appelle au désarmement de tous les groupes armés au Liban et au renforcement de l’autorité de l’État dans le sud du pays. L’accord de cessez-le-feu récemment conclu renforce ces dispositions en spécifiant des mesures concrètes à mettre en œuvre, notamment :
- Démanteler les infrastructures non autorisées impliquées dans la production d’armes, en commençant par la région du sud du fleuve Litani.
- Confisquer les armes non autorisées et éliminer les positions militaires non déclarées dans cette zone.
Ces mesures visent à renforcer le rôle des Forces armées libanaises (FAL) comme principal garant de la sécurité dans le sud du pays, une région historiquement dominée par le Hezbollah.
Les défis de la mise en œuvre
Si le cessez-le-feu et l’accord offrent un cadre pour une application plus stricte de la Résolution 1701, leur mise en œuvre pose de nombreux défis. Le Hezbollah, qui conserve une présence militaire importante au sud du Litani, a historiquement résisté à toute tentative de désarmement, considérant ses armes comme un moyen de défense contre Israël.
Le succès de cet accord dépendra donc de la capacité de l’État libanais à négocier un consensus national tout en maintenant une coopération étroite avec la communauté internationale, notamment les Nations unies.



