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Netanyahu rejette tout État palestinien dans le cadre du plan de paix américain pour Gaza

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Le 30 septembre 2025, dans une vidéo diffusée sur sa chaîne Telegram entre lundi et mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a catégoriquement écarté toute perspective d’un État palestinien dans le cadre du plan de paix pour Gaza présenté la veille par le président américain Donald Trump. « Pas du tout, et cela n’est pas écrit dans l’accord. Une chose a été clarifiée : nous nous opposerons fermement à un État palestinien », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’armée israélienne resterait présente dans la majeure partie de la bande de Gaza, précisant : « Nous récupérerons tous nos otages, vivants et bien portants, tandis que l’armée restera dans la plupart de la bande de Gaza ». Cette position ferme intervient alors que le plan américain, dévoilé le 29 septembre lors d’une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, propose un cadre en 20 points pour mettre fin au conflit qui sévit depuis près de deux ans, suite à l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas. Selon les dernières données de l’ONU, plus de 66 000 Palestiniens ont été tués depuis le début des hostilités, avec des destructions massives affectant plus de 80 % des infrastructures, incluant des hôpitaux, des écoles et des réseaux d’approvisionnement en eau et en électricité.

Le plan, qualifié par Donald Trump de « complet et réaliste », intègre des mesures immédiates comme une cessation des combats liée à la libération des otages, ainsi que des perspectives à long terme pour la stabilité. Netanyahu, lors de l’annonce, avait initialement salué le document comme une « opportunité historique pour la paix et la sécurité d’Israël », affirmant une adhésion totale. Cependant, sa déclaration subséquente souligne des réserves sur les aspects politiques, notamment l’absence explicite d’un engagement envers une souveraineté palestinienne, alignée sur les positions de son gouvernement de coalition.

Les détails du plan américain dévoilé

Le document rendu public le 29 septembre s’articule autour de 20 points précis, combinant des actions urgentes et des stratégies durables. Il exige la libération immédiate par le Hamas de tous les otages – vivants ou décédés – dans un délai de 72 heures, en échange de laquelle Israël libérera 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et 1 700 détenus arrêtés depuis octobre 2023, dont toutes les femmes et tous les enfants. La démilitarisation de Gaza est au cœur du plan, présentée comme une « zone déradicalisée et exempte de terrorisme qui ne menace pas ses voisins ». Une amnistie est offerte aux membres du Hamas acceptant une coexistence pacifique et le démantèlement de leurs armes, avec un passage sécurisé pour ceux choisissant de quitter le territoire vers des pays d’accueil.

L’aide humanitaire serait activée sans délai post-acceptation, avec des volumes au moins égaux à ceux de l’accord du 19 janvier 2025, couvrant la réhabilitation des systèmes d’eau, d’électricité, d’assainissement, des hôpitaux et des boulangeries, ainsi que l’importation d’équipements pour dégager les décombres. La distribution s’effectuerait sans ingérence des parties via les Nations unies, leurs agences, le Croissant-Rouge et d’autres entités internationales neutres. Le poste-frontière de Rafah rouvrirait dans les deux sens selon les protocoles de janvier 2025.

Gaza passerait sous une gouvernance transitoire gérée par un comité technocratique palestinien apolitique, incluant des experts locaux qualifiés et internationaux, chargé des services publics quotidiens. Ce comité serait supervisé par un « Board of Peace » international présidé par Donald Trump, avec des membres comme l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Ce conseil piloterait le financement et le cadre de la reconstruction jusqu’à l’achèvement des réformes de l’Autorité palestinienne (AP), inspirées du plan Trump de 2020 et de la proposition saoudo-française. Une fois ces réformes réalisées, l’AP pourrait reprendre le contrôle sécurisé de Gaza.

Un programme de développement économique Trump est prévu pour revitaliser le territoire, via un panel d’experts ayant œuvré à des villes modernes au Moyen-Orient. Des investissements internationaux seraient évalués pour créer des cadres attractifs en sécurité et gouvernance, générant emplois et opportunités. Une zone économique spéciale offrirait des tarifs préférentiels et des accès négociés avec les partenaires.

Aucun résident ne serait forcé de quitter Gaza, mais les départs volontaires seraient facilités avec droit de retour. Le plan incite toutefois à rester pour bâtir un « Gaza meilleur ». Le Hamas et autres factions renonceraient à tout rôle gouvernant, direct ou indirect. Les infrastructures militaires, tunnels et usines d’armes seraient détruites irréversiblement. Un processus de démilitarisation sous moniteurs indépendants inclurait le déclassement permanent des armes, financé par un fonds international pour rachat et réintégration, avec vérifications.

Des partenaires régionaux garantiraient l’empêchement de la reformation du Hamas ou d’autres groupes armés. En cas de refus ou délai du Hamas, l’aide continuerait dans les zones sécurisées transférées des FDI à des forces intérimaires. Un dialogue interconfessionnel basé sur la tolérance viserait à transformer les narratifs palestiniens et israéliens, en soulignant les avantages de la paix.

Avec l’avancée de la reconstruction et l’exécution des réformes de l’AP, des conditions pour l’autodétermination palestinienne pourraient émerger, reconnue comme aspiration du peuple. Les États-Unis faciliteraient un dialogue israélo-palestinien pour un horizon de coexistence prospère.

L’adhésion israélienne et les clarifications de Netanyahu

Benjamin Netanyahu a qualifié le plan de « victoire pour la sécurité d’Israël » lors de la conférence du 29 septembre, déclarant : « Nous acceptons pleinement ces termes, qui protègent notre nation tout en offrant une paix réelle ». Cette approbation rapide survient au milieu des pressions internes et internationales, incluant des mandats d’arrêt de la CPI de novembre 2024 pour crimes contre l’humanité. Le plan incorpore des éléments protégeant potentiellement Israël via les réformes de l’AP.

Le point 9 référence des obligations du plan 2020, exigeant le retrait des actions contre Israël, les États-Unis et leurs citoyens à la CPI, la CIJ et autres tribunaux. Un porte-parole du département d’État a indiqué le 30 septembre : « Les réformes doivent inclure l’abandon de toutes plaintes internationales contre Israël pour permettre une paix durable ».

L’AP, observateur ONU depuis 2012, a déposé des plaintes sur colonies et opérations militaires. Le plan conditionne la gouvernance unifiée à ces retraits, limitant de facto des prérogatives juridiques.

La déclaration de Netanyahu du 30 septembre clarifie l’opposition à un État palestinien, absent du texte, et affirme une présence militaire prolongée, contredisant partiellement les retraits phasés. Cela reflète les dynamiques de coalition, où Bezalel Smotrich (Finances) a qualifié le plan d’« échec diplomatique » le 30 septembre.

Les réactions du Hamas et de l’Autorité palestinienne

Le Hamas n’a pas répondu officiellement, mais Mahmoud Mardawi a indiqué le 29 septembre l’absence de version écrite. Des sources internes critiquent la démilitarisation et l’exclusion gouvernante comme « capitulation inacceptable ». Trump a donné « trois ou quatre jours » pour répondre, avertissant le 30 septembre : « S’ils rejettent, nous donnerons le feu vert à Israël pour éliminer le Hamas complètement ».

L’AP a surpris en saluant le plan le 30 septembre : « Nous saluons les efforts du président Trump pour mettre fin à la guerre et assurer une aide humanitaire sans restriction, sans déplacement des Palestiniens, avec une libération des otages, un mécanisme de sécurité pour toutes les parties, un retrait israélien complet, la reconstruction de Gaza et un chemin vers une paix juste basée sur la solution à deux États, intégrant Gaza à la Cisjordanie dans un État palestinien conforme au droit international ». Cela vise un rôle central, malgré les réformes incluant retraits de plaintes.

Les dynamiques régionales et les endorsements arabes

Plusieurs pays arabes et musulmans ont soutenu le plan rapidement. L’Azerbaïdjan a salué le 30 septembre : « Nous accueillons favorablement le plan de paix du président Trump pour Gaza ». Recep Tayyip Erdogan a loué les efforts : « Je salue les efforts et le leadership du président américain Donald Trump visant à arrêter l’effusion de sang à Gaza et à parvenir à un cessez-le-feu », insistant sur protections palestiniennes, anti-annexion, retrait complet et unification territoriale.

L’Arabie saoudite, via sa proposition avec la France, a signalé une collaboration. Un communiqué conjoint arabe le 30 septembre : « Nous sommes prêts à travailler avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre à Gaza via un accord complet qui assure une aide humanitaire sans restriction, aucun déplacement des Palestiniens, la libération des otages, un mécanisme de sécurité garantissant la sécurité de toutes les parties, un retrait israélien complet, la reconstruction de Gaza et un chemin vers une paix juste basée sur la solution à deux États ».

Ces soutiens contrastent avec critiques sur l’unilatéralisme, sans consultations palestiniennes approfondies. Des Gazaouis interrogés le 30 septembre expriment scepticisme et espoir : « Nous voulons la paix, mais pas au prix de notre dignité ».

Les enjeux judiciaires internationaux

Les réformes de l’AP exigent l’abandon d’implications contre les États-Unis ou Israël à la CIJ et à la CPI, au milieu des mandats contre Netanyahu de 2024. Un expert de l’ONU a noté le 1er octobre que cela pourrait contourner les accusations, sans arrêter les enquêtes indépendantes.

Tony Blair a réitéré son soutien le 30 septembre : « Ce plan peut apporter un soulagement immédiat et une sécurité durable ». Les sanctions américaines contre la procureure de la CPI post-2024 ont entravé le tribunal, selon des rapports du 30 septembre.

Les implications stratégiques du plan

Ce plan semble donc répondre à deux impératifs : redonner une image positive à Israël dans les opinions publiques internationales, ébranlées par les pertes civiles et destructions à Gaza, et transférer les opérations de lutte contre le Hamas à une force multinationale plutôt qu’à Israël seul, allégeant le fardeau militaire israélien tout en impliquant des partenaires régionaux pour une légitimité accrue. La démilitarisation supervisée et le « Board of Peace » international visent à diluer la responsabilité directe d’Israël dans la gestion post-conflit, favorisant une perception de coopération multilatérale. Cela pourrait atténuer les critiques sur l’occupation prolongée, en déplaçant le focus vers une reconstruction économique attractive, avec zones spéciales potentiellement financées par des investissements arabes et occidentaux.

Les perspectives de mise en œuvre immédiate

Des discussions sur la carte de retrait de la Maison Blanche émergent depuis le 29 septembre, prévoyant un retrait phasé sans abandon initial total. Steve Witkoff a soutenu Blair le 30 septembre : « Il ferait un excellent travail ».

Le Hamas subit une pression, avec Trump exigeant réponse rapide. Médiateurs qataris et égyptiens transmettent le document. Opérations militaires limitées persistent, avec frappes à Gaza le 30 septembre malgré suspension proposée. L’ONU appelle le 1er octobre à aide rapide, notant 2 millions en crise, infrastructures à 80 % détruites.

La zone économique pourrait attirer milliards en investissements, selon panels d’experts. Propositions internationales intègrent pour moderniser gouvernance. Fonds pour réintégration ex-combattants, financé internationalement, avec moniteurs.

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Newsdesk Libnanews
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