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« Nos exigences ne sont pas négociables » (Mohammed Raad)

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Dans l’ombre des tractations politiques qui paralysent la formation du gouvernement, le Hezbollah garde une position inflexible. « Nos exigences ne sont pas négociables », affirme Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah, dans des propos rapportés par Al Akhbar (06/02/2025)​.

Un avertissement sans détour

Alors que Nawaf Salam tente d’imposer un gouvernement composé de technocrates indépendants, le Hezbollah refuse de céder sur un point clé : la nomination du cinquième ministre chiite« Ce gouvernement ne verra pas le jour si nos revendications ne sont pas respectées », prévient Mohammad Raad. « Nous avons une responsabilité envers notre communauté et nos alliés. Nous ne pouvons pas accepter une marginalisation de notre rôle dans l’exécutif. »

Cette déclaration intervient alors que le tandem Hezbollah-Amal bloque toujours la nomination d’un ministre chiite qui ne serait pas directement validé par leurs instances. Nawaf Salam, lui, insiste pour désigner une personnalité indépendante, ce qui constitue une ligne rouge pour les formations chiites.

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Le spectre d’une crise prolongée

Le Hezbollah, par la voix de Mohammad Raad, considère que ce blocage est justifié. « Certains veulent imposer un gouvernement qui ne reflète pas les équilibres du pays. C’est inacceptable », martèle-t-il. « Ceux qui pensent pouvoir nous contourner se trompent. »

D’après Al Quds (06/02/2025), cette posture radicale vise à forcer Nawaf Salam à revoir ses ambitions à la baisse, sous peine d’un échec pur et simple​. Dans l’entourage du Hezbollah, on estime que le Premier ministre désigné n’a pas les moyens d’aller au bout de son projet sans leur accord.

« Nous avons vu d’autres Premiers ministres avant lui essayer la même méthode. Ils ont tous échoué. », ironise un cadre du parti dans Al Liwa’ (06/02/2025)​.

Une impasse qui inquiète les partenaires internationaux

La déclaration de Mohammad Raad vient confirmer les pires craintes des diplomates occidentaux. Selon Al Sharq Al Awsat (06/02/2025), la France et le Qatar espéraient encore un compromis, mais le Hezbollah envoie un message clair : il n’y aura aucun assouplissement​.

« Nous avons trop cédé ces dernières années », justifie Raad. « Le Liban a besoin d’un gouvernement qui reflète la réalité du Parlement, pas d’un projet imposé de l’étranger. »

Quel avenir pour Nawaf Salam ?

Face à ce mur d’intransigeance, Nawaf Salam se retrouve dans une position délicate. S’il persiste à refuser la pression du Hezbollah, il risque de ne jamais voir son gouvernement validé. Mais s’il accepte les exigences du parti, il compromet son engagement à un cabinet indépendant, ce qui pourrait lui coûter le soutien des réformateurs et des partenaires internationaux.

L’heure tourne, et les négociations semblent se diriger vers une impasse durable. Le Hezbollah, à travers Mohammad Raad, a planté le décor : sans compromis de Nawaf Salam, il n’y aura pas de gouvernement.

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Newsdesk Libnanews
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