samedi, janvier 31, 2026

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Revue de presse: Budget 2026 sous tension, crise sociale au Parlement et effet de souffle régional

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La « révolution des retraités » déborde l’hémicycle et impose une négociation

La séquence autour du vote de la loi de finances 2026 s’est transformée en crise de contrôle de l’espace public. Annahar du 30 janvier 2026 relate qu’en soirée, les militaires retraités ont franchi le périmètre de protection du Parlement et l’ont directement encerclé, dans une scène décrite comme une « révolution des retraités militaires ». 

L’épisode n’est pas présenté comme une simple manifestation. Le récit d’Annahar du 30 janvier 2026 insiste sur le caractère inattendu et sur la perte, « pour la première fois de cette manière », de la maîtrise ordinaire du dispositif par le président du Parlement Nabih Berri. Dans la même édition, Annahar du 30 janvier 2026 montre que la protestation s’agrège à d’autres catégories, dont des enseignants du public, avec des slogans centrés sur les droits sociaux et le pouvoir d’achat, au moment où l’État discute de hausses de rémunération et de mécanismes de compensation. 

La crise a aussi produit une négociation en temps réel. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte que le vice-président du Parlement Elias Bou Saab est sorti au-devant des protestataires et a conduit un groupe à l’intérieur, tandis que la discussion se focalisait sur une hausse réclamée, sur un calendrier et sur une notion de « justice » entre secteurs. Le même texte fait état d’un engagement répété par le Premier ministre Nawaf Salam, enregistré au procès-verbal, et d’une échéance fixée à la fin février pour arrêter une formule sur les salaires. 

Dans Al Sharq du 30 janvier 2026, la tension se lit dans le ton des échanges. Le journal rapporte une réaction de Nawaf Salam face aux députés, avec une phrase qui fixe une ligne politique simple: si l’exécutif ne respecte pas l’engagement avant la fin février, il doit être « comptable » de son échec. Cette formulation renvoie la pression de la rue vers l’intérieur de l’État, et transforme la promesse sociale en test de crédibilité.

Le budget comme révélateur d’un État contraint, entre recettes, dépenses et méthode contestée

Au-delà de la rue, la discussion parlementaire a exposé les fragilités de la fabrication budgétaire. Annahar du 30 janvier 2026 souligne que la loi de finances s’inscrit dans une continuité de manquements institutionnels, avec l’absence de « clôture des comptes », et un débat qui, selon le journal, manque de données précises sur l’évolution des finances publiques et sur ce qui a été réalisé en 2025 en dépenses et recettes. Le même article présente cette situation comme une prolongation d’une « infraction constitutionnelle », ce qui installe une contestation sur la forme autant que sur le fond. 

Sur le fond, l’exécutif et le président du Parlement ont cherché à éviter une escalade financière. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte des propos attribués au ministre des Finances Yassine Jaber, qui met en garde contre des augmentations « arbitraires » pouvant, selon lui, déstabiliser le pays. Le même passage décrit une décision de Nabih Berri d’interrompre la retransmission en direct, après avoir perçu un risque lié à la poursuite d’un débat jugé trop « populiste ». 

Al Sharq du 30 janvier 2026 confirme ce moment de rupture. Le journal rapporte que Yassine Jaber refuse de s’engager sur des chiffres qu’il ne peut pas garantir, et demande un délai jusqu’à la fin février pour chiffrer le coût réel des ajustements de salaires et de retraites. Dans le même compte rendu, la hausse évoquée pour le secteur public est discutée sans clarté sur sa base de calcul, ce qui nourrit l’hostilité des protestataires. 

Al Binaa du 30 janvier 2026 ajoute un élément clé: le Parlement a finalement validé la loi de finances 2026 par 59 voix pour, 34 contre, et 11 abstentions, après trois jours de débats. Le journal rapporte aussi une lecture politique du vote, en notant la composition des camps, avec des soutiens venant de blocs différents et un refus porté notamment par les députés des Forces libanaises, malgré la participation de ministres du parti au gouvernement. 

Salaires, retraites, et « couperet » social: le compromis repoussé à fin février

Le cœur de la crise reste la question des rémunérations. Al Akhbar du 30 janvier 2026 décrit une scène où les retraités militaires, soutenus par des militaires en service, ont forcé une réouverture de la négociation, après un sentiment de tergiversation sur les projets de hausse. Dans ce récit, la hausse salariale est présentée comme une revendication immédiate, mais aussi comme un conflit de confiance entre gouvernants et gouvernés. 

Al Binaa du 30 janvier 2026 détaille une formule discutée avec les représentants des retraités, autour d’une augmentation de 50% à partir de la fin février, puis d’ajustements additionnels périodiques jusqu’à un horizon fixé à 2028, dans l’objectif affiché de revenir vers des niveaux antérieurs. Le même texte précise que les protestataires conditionnent leur retrait de la rue à la mise en œuvre, et menacent d’un retour si le gouvernement ne respecte pas l’accord. 

En parallèle, la question des retraites est décrite comme une ligne rouge. Al Akhbar du 30 janvier 2026 évoque des projections sur plusieurs années, où les salariés du secteur public verraient leurs revenus évoluer via des multiplicateurs, tandis que des gains de retraite seraient rognés, avec la suppression progressive d’indemnités et une reconfiguration des compléments. Cette présentation alimente l’idée que l’État cherche un équilibre comptable en déplaçant le coût vers la fin de carrière, donc vers un public déjà fragilisé.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 ajoute une contrainte externe explicite. Le journal évoque la pression liée aux conditions du Fonds monétaire international, avec une menace de suspension des négociations si les exigences ne sont pas respectées, et un discours hostile à toute hausse de dépenses jugée improductive, au profit d’une « rationalisation » et d’une restructuration du secteur public. Dans cette logique, le compromis social devient aussi un compromis diplomatique, puisque l’État tente d’éviter une rupture avec le financeur potentiel, tout en évitant un embrasement interne. 

« Exclusivité des armes »: un débat souverain qui s’impose au sommet de la crise sociale

La particularité du moment est que la crise sociale s’est télescopée avec un débat sur la sécurité et la souveraineté. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 écrit que le dossier de la « restriction des armes », entendu comme le retrait de l’armement du Hezbollah, a dominé le troisième jour de discussions, reléguant le débat sur les chiffres du budget au second plan. Le même article situe ce basculement alors que les heurts se multiplient autour du Parlement entre forces de l’ordre, retraités militaires et employés du secteur public. 

Al Sharq du 30 janvier 2026 rapporte des propos du député Ali Fayyad, qui lie le dossier des armes à des exigences politiques: retrait israélien, arrêt des attaques, libération de prisonniers et retour des habitants dans les villages, tout en accusant l’ennemi de ne pas respecter la résolution 1701 ni un accord de cessez-le-feu. Le même texte décrit une perception d’encerclement politique, avec l’idée que des responsables de l’État « étranglent » l’environnement du Hezbollah. 

À l’inverse, Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 rapporte une intervention qui affirme que le gouvernement a déjà mis en œuvre une première étape d’un plan de restriction des armes au sud du Litani, et demande sa poursuite au nord du Litani, en associant ce débat à une mémoire politique des assassinats et à la question des frontières de l’autorité publique. Le même passage cite aussi une réplique de Nabih Berri, qui conteste l’imputation des assassinats au « оруж de la résistance », ce qui illustre une fracture persistante sur la définition même du problème. 

Dans Ad Diyar du 30 janvier 2026, cette confrontation est décrite comme l’un des facteurs de montée du « risque de guerre civile », au moins dans le registre rhétorique, et comme un élément qui a accentué la tension politique au moment même où le budget était validé. Ainsi, le Parlement discute simultanément de la survie matérielle des agents publics et de la doctrine sécuritaire du pays, ce qui rend tout compromis plus explosif.

Échéance électorale: entre promesse d’un rendez-vous et menace d’un chantage social

Dans ce climat, la question des élections n’est jamais loin. Annahar du 30 janvier 2026 rapporte, sur la base d’informations internes, que l’engagement du gouvernement à organiser les élections dans les délais est lié à une décision interne présentée comme partagée par Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam, avec une date évoquée au 3 mai. 

Le même contexte explique pourquoi les syndicats et collectifs brandissent la carte électorale. Al Sharq du 30 janvier 2026 indique que des enseignants, des retraités militaires et des employés de l’administration ont menacé de ne pas participer aux tâches liées au scrutin s’ils n’obtiennent pas leurs droits, ce qui transforme une revendication salariale en moyen de pression institutionnel. 

La tension est d’autant plus forte que le vote du budget est présenté, dans Al Binaa du 30 janvier 2026, comme un passage voulu avant la visite annoncée d’une délégation du Fonds monétaire international le mois suivant, afin de montrer une série de textes et de « réformes » déjà adoptés. Dans ce cadre, l’État cherche à exhiber une normalité procédurale, tandis que la rue démontre le contraire, et rappelle que la normalité sociale n’est pas rétablie.

Le régional s’invite dans le national: guerre à Gaza et risque d’escalade États-Unis–Iran

Le même jour, l’actualité régionale alimente l’arrière-plan de la crise libanaise. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 publie des éléments sur la guerre à Gaza, en évoquant des appels à rouvrir tous les points de passage et à faciliter l’aide humanitaire, avec une population estimée à 2,4 millions de personnes et 1,5 million de déplacés. 

Sur la Cisjordanie, Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 fournit des chiffres attribués à une instance palestinienne, en parlant de 4723 attaques de colons en 2025, ayant causé 14 morts et le déplacement de 13 communautés bédouines totalisant 1090 personnes. Le journal mentionne aussi, depuis octobre 2023, un bilan de 1110 morts, environ 11 000 blessés et plus de 21 000 arrestations, dans une ambiance où la crainte d’une annexion est explicitement avancée. Ces données nourrissent un sentiment régional d’accélération, et renforcent les débats libanais sur la frontière sud, sur l’armée et sur le rôle des acteurs armés.

Enfin, la tension entre Washington et Téhéran pèse sur tous les calculs. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte que l’Union européenne a décidé de classer le Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, avec une nouvelle série de sanctions, ce qui accroît le niveau de confrontation politique autour de l’Iran. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 présente cette décision comme un élément d’une crise plus large, tout en évoquant des efforts régionaux pour ouvrir une voie diplomatique. 

Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 insiste, lui, sur des scénarios d’explosion et sur la possibilité que des alliés régionaux de l’Iran, dont le Hezbollah au Liban, entrent dans une confrontation en cas de guerre, ce qui élargirait la géographie du choc au-delà de l’Iran. Ce climat explique pourquoi, au Liban, le débat sur le budget ne peut pas être isolé de l’équation stratégique, et pourquoi la question des armes, même traitée au Parlement, reste liée à des dynamiques qui dépassent l’État.

Politique locale: Budget 2026 adopté sous pression sociale, fractures parlementaires et calendrier électoral verrouillé

Un vote arraché dans la rue, avec un Parlement encerclé

La loi de finances 2026 a été adoptée dans un climat de confrontation. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte que les protestations du secteur public et des militaires ont « encerclé » le bâtiment du Parlement. Les manifestants ont brandi des mots d’ordre centrés sur la dignité et le salaire. Ad Diyar du 30 janvier 2026 cite des pancartes avec des messages comme « notre dignité d’abord » et « pas de budget sans équité ».

La pression n’a pas été symbolique. Al Akhbar du 30 janvier 2026 décrit une mobilisation qui s’est consolidée après des réactions négatives à des propos attribués à Nawaf Salam et après une préparation à la grève ouverte chez les enseignants. Le même journal souligne que les militaires en service ont soutenu les retraités. Il présente ces gestes comme un signal politique lourd.

Dans l’enceinte, l’exécutif a dû répondre aux députés. Al Liwa du 30 janvier 2026 rapporte que le ministre des Finances, Yassine Jaber, a lu la réponse du gouvernement aux interventions, à la demande de Nawaf Salam. Le même compte rendu insiste sur les tensions en séance. Il décrit un « tumulte » autour des demandes des enseignants, des retraités et des employés du secteur public.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 précise que le vote final s’est fait après trois jours de débats. Le journal écrit que le gouvernement « a passé l’épreuve du budget » avec 59 députés. Dans la même édition, Ad Diyar du 30 janvier 2026 détaille les blocs qui ont voté pour, et ceux qui ont voté contre, en insistant sur une scène politique traversée par des alliances variables.

Des promesses encadrées, une échéance fixée à fin février

Le cœur de la crise reste l’ajustement des salaires et des pensions. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte que Nawaf Salam a rencontré une délégation des enseignants du cycle de base. Il a dit ne pas vouloir donner « des promesses impossibles à exécuter » ni « des chiffres inexacts » avant l’adoption du budget. Le même texte ajoute qu’il s’est engagé à commencer la correction des salaires avant la fin février.

Dans Ad Diyar du 30 janvier 2026, l’échéance de fin février apparaît comme une ligne politique répétée. Le journal évoque un accord sur un « règlement juste » des salaires avant la fin du mois. Ad Diyar du 30 janvier 2026 décrit aussi l’idée d’un travail technique à mener, avec des tableaux à préparer et un effet budgétaire à mesurer.

Le volet militaire est présenté comme un point d’embrasement. Ad Diyar du 30 janvier 2026 cite Chamel Roukoz, qui insiste sur une hausse de 50% à obtenir avant la fin février, et qui rejette une formule plus basse. Le même passage évoque la promesse d’un retour à la rue si les engagements ne sont pas tenus.

Al Akhbar du 30 janvier 2026 insiste sur le mécanisme de bascule qui a suivi les manifestations. Le journal écrit que Nawaf Salam et Yassine Jaber ont reculé par rapport à un refus initial de toute augmentation. Il ajoute que l’issue dépendra des jours à venir.

La colère sociale s’étend au système de rémunération. Al Akhbar du 30 janvier 2026 fournit un exemple chiffré sur l’écart entre les salaires des autorités de régulation et ceux des retraités militaires. Le journal mentionne des rémunérations annoncées à 7 000 ou 8 000 dollars pour certains responsables, alors qu’un retraité percevrait environ 295 dollars par mois, soit 22% d’un salaire de 2019 selon le même texte.

Les enseignants et les fonctionnaires menacent le fonctionnement de l’État

La crise sociale se transforme en levier institutionnel. Al Sharq du 30 janvier 2026 rapporte que des retraités militaires, des enseignants et des employés de l’administration ont menacé de ne pas participer à des tâches liées aux élections législatives s’ils ne sont pas « indemnisés » et « rétablis dans leurs droits ». Dans le même extrait, le journal indique qu’Elias Bou Saab est sorti à leur rencontre et a fait entrer une délégation au Parlement.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 décrit le même type de pression. Il mentionne une grève totale de la coopérative des employés de l’État dans le Sud, sur fond de dénonciation d’un « abandon » des conditions de vie.

Le blocage des examens officiels apparaît comme une menace directe. Ad Diyar du 30 janvier 2026 cite un responsable syndical qui donne à Nawaf Salam une « dernière chance ». Il affirme que, sans réponse, le chef du gouvernement assumerait la responsabilité d’une fin des examens officiels, et pas seulement d’une simple « boycott ».

Al Binaa du 30 janvier 2026 évoque une réunion de Nawaf Salam avec des enseignants du secondaire public. Le journal rapporte que les discussions ont porté sur l’amélioration des salaires dans le secteur éducatif. Il ajoute qu’une clarification des chiffres est attendue après la fin de l’examen du budget.

Al Liwa du 30 janvier 2026 rapporte, depuis Nabatieh, une liste de demandes des employés de l’administration. Le texte mentionne des revendications portant sur des mois de salaire immédiats, une aide financière, la protection de la pension, et l’intégration de prestations dans la couverture sociale. Le même article indique que ces collectifs étudient des mesures allant jusqu’à la non-participation à l’organisation des élections, et à la perturbation des examens officiels.

Le vote du budget recompose les alliances et expose les contradictions

Le vote du budget est devenu un test politique. Ad Diyar du 30 janvier 2026 écrit que des blocs très différents ont soutenu le texte, dont le duo Amal-Hezbollah, le Parti socialiste progressiste, des députés dits du changement, et des indépendants. Le même article note des exceptions internes, dont une abstention au sein du camp socialiste et un vote contre dans le camp du changement.

Al Akhbar du 30 janvier 2026 décrit une autorité qui tente de « contrôler le rythme politique » sous un compromis. Le journal souligne un contraste entre des discours alarmistes et une gestion serrée du cadre de la séance. Il ajoute que l’image de l’État reste celle d’un État « en crise ».

Le même quotidien insiste sur la dimension de confiance. Al Akhbar du 30 janvier 2026 indique que des prises de position politiques ont présenté le fait de faire tomber le budget comme équivalent à faire tomber la confiance dans le gouvernement, selon une lettre citée dans l’édition. Cette lecture transforme un texte financier en vote de survie politique.

Du côté des arguments, Al Liwa du 30 janvier 2026 publie une défense du budget qui le présente comme « responsable ». Le texte affirme qu’il préserverait une marge financière et qu’il prolongerait un chemin de réforme, tout en rejetant un retour à des politiques décrites comme ayant mené à l’effondrement. Ce même passage montre la logique du camp gouvernemental. Il cherche à installer l’idée du moindre mal.

Le dossier des armes s’impose, au détriment des chiffres

Au milieu de la discussion budgétaire, la question du monopole des armes a pris le dessus. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 écrit que le dossier de la « limitation des armes » a dominé la troisième journée des séances, et qu’il a devancé la discussion des chiffres du budget. Le journal précise que des affrontements ont eu lieu autour du Parlement entre forces de l’ordre et manifestants, au même moment.

Dans la salle, les lignes se durcissent. Al Sharq du 30 janvier 2026 rapporte une intervention du député Ali Fayyad, du bloc du Hezbollah. Il y défend des « constantes nationales » et cite comme priorités le retrait israélien, l’arrêt des attaques, la libération des prisonniers, le retour des habitants, et la reconstruction. Le même extrait rapporte sa critique d’un Israël qui, selon lui, ne respecterait ni la résolution 1701 ni l’accord de cessez-le-feu.

Ce discours s’accompagne d’une dénonciation d’un encerclement interne. Al Sharq du 30 janvier 2026 cite Ali Fayyad qui dit être « inquiet et en colère », et qui accuse des responsables de « serrer l’étau » sur son camp, en évoquant des figures de l’État, dont le ministre de la Justice, le ministre des Affaires étrangères et le gouverneur de la Banque du Liban.

En face, Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 indique que plusieurs députés, surtout parmi les opposants au Hezbollah, ont insisté sur la nécessité d’étendre l’autorité de l’État et de réserver la décision sécuritaire à l’État. Le journal lie ce point à une promesse de stabilité politique et économique.

Cette collision entre social et stratégique pèse sur les négociations salariales. Elle rend chaque geste plus risqué. Elle élargit aussi l’agenda du gouvernement. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 le montre en une phrase. Le débat sur les armes devient une condition implicite de la discussion sur l’avenir.

Le calendrier électoral devient un enjeu de contrôle politique

Le pouvoir cherche à fermer la porte à une prorogation. Annahar du 30 janvier 2026 rapporte que le gouvernement veut « couper court » à toute prolongation et maintenir les élections au 3 mai. Le même article attribue cette ligne à une décision interne présentée comme partagée par Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam.

Ce verrouillage intervient alors que la rue menace l’administration électorale. Al Sharq du 30 janvier 2026 rapporte le discours de protestataires disant qu’ils ne feront pas leur devoir lié aux élections si leurs droits ne sont pas reconnus. Al Liwa du 30 janvier 2026 confirme que des collectifs de fonctionnaires étudient une éventuelle non-participation, en même temps qu’ils parlent des examens officiels.

Ainsi, le calendrier se heurte à la capacité de l’État à organiser le scrutin. La contrainte n’est pas seulement politique. Elle est aussi logistique. Les enseignants et les fonctionnaires tiennent une partie des rouages. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rappelle que la mobilisation se maintiendra « jusqu’à la récupération des droits complets », avec des grèves et des sit-in en hausse.

Un exécutif pris entre promesses sociales et contraintes financières

Les promesses faites à fin février reposent sur des calculs incertains. Ad Diyar du 30 janvier 2026 évoque des doutes sur la capacité du gouvernement à tenir, en mentionnant explicitement les conditions liées au Fonds monétaire international, et la crainte d’une suspension du processus si les exigences ne sont pas respectées.

Le débat sur la méthode budgétaire nourrit aussi la contestation. Ad Diyar du 30 janvier 2026 cite un responsable local qui critique l’adoption du budget sans « clôture des comptes », et qui y voit une manière de « diluer les responsabilités ». Le même passage affirme que des employés ne veulent plus attendre des années, ni des études repoussées.

Al Binaa du 30 janvier 2026 adopte une ligne plus accusatrice sur l’État. Le journal écrit que l’État paierait aujourd’hui moins de la moitié de la valeur des salaires d’avant l’effondrement. Il présente les employés comme ceux qui « paient le prix » de la crise. Le même texte attribue la stabilité du taux de change surtout aux transferts de la diaspora, et non à une réussite publique.

Dans ce contexte, les déclarations politiques visent à canaliser la colère. Al Binaa du 30 janvier 2026 cite une prise de position de Moïn Al-Asaad, qui appelle à une mobilisation populaire contre la corruption et contre ce qu’il décrit comme un pillage des ressources. Cette rhétorique s’insère dans un moment où le vote budgétaire ne clôt pas le conflit. Il l’encadre seulement.

Citation et discours des personnalités politiques: Paroles sous contrainte sociale, souveraineté disputée et rhétorique de crédibilité

Nawaf Salam encadre la promesse sociale et refuse les chiffres non vérifiés

Dans les prises de parole rapportées le 30 janvier 2026, Nawaf Salam cherche à installer un principe de prudence chiffrée. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte qu’il dit ne pas vouloir donner des promesses impossibles à exécuter. Il refuse aussi d’avancer des montants qu’il ne peut pas garantir avant la fin de la séquence budgétaire.

Cette posture s’inscrit dans un contexte de pression directe. Les mots du chef du gouvernement sont relus à travers la rue, et à travers l’hémicycle. Dans plusieurs récits de la journée, l’exécutif est sommé de répondre à une exigence simple. La hausse doit être tangible, datée, et contrôlable. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 indique que Nawaf Salam s’engage à lancer une correction avant la fin février. Cette date devient un repère politique. Elle sert de point de comparaison. Elle sert aussi de test de confiance.

Al Akhbar du 30 janvier 2026 décrit une séance où la demande de délai technique du ministre des Finances, associée à la prudence du gouvernement, nourrit la perception d’une temporisation. Dans cette lecture, la parole de l’exécutif ne vaut que si elle produit une mesure écrite et visible. L’argument du temps, même rationnel, se heurte au vécu social d’une attente déjà longue.

Nabih Berri gouverne la séance par le contrôle du rythme et de la diffusion

Le discours n’est pas seulement un contenu. Il est aussi une mise en scène de l’autorité. Al Akhbar du 30 janvier 2026 présente Nabih Berri comme celui qui maintient la cadence politique du Parlement et qui évite un basculement vers une rupture ouverte, en encadrant les échanges et les débordements. Cette logique apparaît comme une technique de stabilisation. Elle limite l’escalade dans l’hémicycle, même quand la rue force le tempo.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte un épisode qui illustre ce contrôle. Le journal explique que Nabih Berri a interrompu la retransmission en direct pendant la séance, alors que la discussion sur les salaires et sur la question du monopole des armes faisait monter la tension. Le geste est décrit comme une manière de contenir une dynamique jugée dangereuse, en réduisant l’effet immédiat des déclarations sur l’opinion.

Dans ce contexte, la parole parlementaire devient un enjeu de sécurité politique. Contrôler ce qui est entendu, à quel moment, et dans quel format, revient à contrôler la possibilité d’une contagion. La diffusion peut amplifier une colère. Elle peut aussi figer des positions. Le choix de couper une retransmission est donc interprété comme une décision de gouvernance, au même titre qu’un vote.

Elias Bou Saab joue l’intermédiaire, Chamel Roukoz fixe un seuil, la rue transforme la parole en contrat

La journée met en avant une parole de médiation. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte qu’Elias Bou Saab est intervenu comme intermédiaire entre le Parlement et les protestataires. Il met l’accent sur un principe d’équité entre secteurs et sur un engagement gouvernemental daté, avec une échéance à la fin février. Le même texte insiste sur la dimension formelle. Il indique que l’engagement de Nawaf Salam a été répété à l’intérieur et consigné, ce qui vise à lui donner une valeur de preuve politique.

Face à cette parole institutionnelle, la parole des retraités se concentre sur un seuil. Al Binaa du 30 janvier 2026 cite Chamel Roukoz insistant sur une augmentation de 50% comme base minimale. Ad Diyar du 30 janvier 2026 reprend cette ligne, en soulignant le refus d’une logique de mendicité et l’idée que la demande relève d’un droit, pas d’une faveur.

Cette rhétorique crée un rapport de force clair. D’un côté, l’État parle de faisabilité, de tableaux, de coût global et de calendrier. De l’autre, les manifestants parlent de justice et de seuil. Le dialogue ne se fait plus sur le principe d’une hausse. Il se fait sur son ampleur, sa date et sa garantie. Ad Diyar du 30 janvier 2026 décrit un travail technique à préparer et une difficulté de financement, ce qui montre que la promesse n’est pas seulement politique. Elle est budgétaire.

Al Binaa du 30 janvier 2026 évoque aussi une formule progressive, avec une hausse annoncée à partir de fin février et des ajustements sur plusieurs années. Cette perspective transforme la parole en contrat à étapes. Elle donne à la rue une raison de suspendre une partie de la pression, sans l’abandonner. Elle donne aussi au gouvernement une marge, sans lui offrir un répit complet.

Ali Fayyad durcit le discours sur la souveraineté et dénonce une pression politique sur son camp

Le débat de la séance ne se limite pas aux salaires. Il se superpose à un affrontement sur la souveraineté et la sécurité. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte que la tension a fortement augmenté dans l’hémicycle à cause des échanges sur le monopole des armes. Dans le même récit, les positions du Hezbollah sont décrites comme plus élevées en tonalité, avec l’idée que l’environnement du parti serait soumis à une pression politique interne.

L’argument qui revient consiste à conditionner toute évolution interne à des facteurs externes. La question des armes est reliée au retrait israélien, aux attaques, aux obligations de cessez-le-feu et à la protection des habitants. La logique est constante. Une décision interne ne doit pas être isolée du contexte régional. Dans ce registre, le discours vise à déplacer le débat. Il ne s’agit pas, selon cette lecture, d’un dossier administratif. Il s’agit d’un dossier de guerre et de paix.

Ce type de parole a un effet politique direct. Il transforme une discussion sur l’autorité de l’État en discussion sur la survie collective. Il renforce la polarisation. Il réduit l’espace de compromis, car toute concession peut être présentée comme un risque existentiel. Le résultat est un Parlement où la question sociale et la question stratégique s’alimentent mutuellement, au lieu de se neutraliser.

Melhem Khalaf défend l’État comme issue et rejette toute prorogation électorale

Dans le camp opposé, le discours insiste sur la primauté de l’État et du calendrier constitutionnel. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 cite le député Melhem Khalaf plaidant pour les institutions et pour une restauration des droits par l’autorité publique. La même source rapporte qu’il insiste sur l’organisation des élections à leurs dates prévues et qu’il rejette l’idée d’un report.

Ce discours répond à deux anxiétés. La première est sociale. Le pays traverse une crise de revenus et de services. La seconde est politique. Une prorogation électorale peut être perçue comme un verrouillage de la représentation. Dans cette logique, la stabilité ne vient pas d’un arrangement. Elle vient du respect de la règle. La souveraineté n’est pas une force armée. Elle est une institution capable d’appliquer la loi.

Annahar du 30 janvier 2026 publie aussi une parole plus désabusée sur le même sujet. Le journal rapporte un responsable affirmant que beaucoup d’acteurs ne veulent pas d’élections, chacun pour ses raisons, et qu’ils n’osent pas l’assumer clairement. Cette phrase fonctionne comme une accusation de duplicité. Elle suggère un écart entre discours public et calcul réel. Elle nourrit la méfiance de l’opinion.

Abbas Araghchi qualifie la décision européenne de faute stratégique et renvoie la désescalade vers la région

Sur le plan régional, la parole la plus citée concerne la montée des tensions avec l’Iran. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte une réaction du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi après la décision européenne de classer les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Le journal indique qu’il qualifie cette décision de faute stratégique et qu’il accuse l’Europe d’aggraver l’escalade.

Le message vise à délégitimer l’Europe comme acteur de sortie de crise. Il suggère que les efforts d’apaisement se jouent plutôt au niveau régional, via des canaux indirects. Il renforce aussi un récit d’encerclement, en liant sanctions, pressions diplomatiques et risque militaire.

Al Binaa du 30 janvier 2026 reprend, dans le même ensemble, une image d’alerte sur le climat régional, décrivant la zone comme proche d’un basculement. Cette rhétorique de l’urgence alimente ensuite les débats libanais. Elle sert de toile de fond aux discours sur les armes. Elle sert aussi de justification à la prudence budgétaire, puisque tout choc externe peut se répercuter sur les finances et sur la rue.

Une bataille de légitimité: qui dit vrai, qui paie, qui décide

Les citations et discours du 30 janvier 2026 dessinent une bataille sur la légitimité. Le gouvernement parle de faisabilité et de calendrier. Les syndicats et les retraités parlent de dignité et de seuils. Les partis parlent de souveraineté et de sécurité. Les journaux soulignent la crise de confiance.

Al Binaa du 30 janvier 2026 présente une critique dure de l’État, en affirmant que les salaires actuels seraient très inférieurs à leur valeur d’avant l’effondrement et que la stabilité monétaire s’expliquerait surtout par des facteurs externes. Al Akhbar du 30 janvier 2026 insiste sur l’image d’un État en crise, tentant de contenir les effets plutôt que d’imposer une direction. Annahar du 30 janvier 2026 met l’accent sur les failles de méthode et de transparence, ce qui renforce la perception d’un discours officiel difficile à vérifier.

Dans cet ensemble, la parole devient une monnaie. Elle s’évalue. Elle se compare. Elle se note à l’échéance annoncée. La fin février, citée comme repère, n’est donc pas un détail de calendrier. Elle devient le moment où les discours du pouvoir seront confrontés à la réalité de l’exécution.

Diplomatie: Offensive multilatérale sur Gaza, crispation Europe–Iran et diplomatie libanaise sous pression intérieure

Beyrouth cherche à préserver une façade institutionnelle malgré la rue

La diplomatie libanaise du 30 janvier 2026 se lit d’abord dans un contraste. D’un côté, les institutions tentent d’afficher un rythme de travail normal. De l’autre, la rue encercle le Parlement et impose ses propres échéances. Annahar du 30 janvier 2026 rend compte d’une journée de rencontres officielles à Baabda et au Sérail, avec le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam recevant des délégations, au moment où la tension sociale reste élevée.

Dans la logique de l’État, ces séquences servent un objectif. Elles montrent un pouvoir exécutif qui continue à gérer des dossiers, même quand le débat budgétaire et les manifestations absorbent l’attention. Elles envoient aussi un signal aux partenaires extérieurs. Le Liban veut rester lisible et fréquentable. Annahar du 30 janvier 2026 souligne cette mise en scène d’une continuité, alors que les discussions sur les salaires et la loi de finances 2026 ont produit des heurts et des menaces de grèves.

Cette diplomatie intérieure par l’image n’efface pas le réel. Les engagements annoncés pour la fin février sur la correction des salaires sont observés par les acteurs étrangers. Ils sont perçus comme un indicateur de capacité d’exécution. Ils conditionnent aussi la narration gouvernementale vis-à-vis des bailleurs. Ad Diyar du 30 janvier 2026 relie d’ailleurs la séquence budgétaire à la pression des conditions du Fonds monétaire international et à la crainte d’un blocage si l’État ne respecte pas certains critères.

Gaza au Conseil de sécurité, la Chine pousse une ligne humanitaire

La diplomatie multilatérale sur Gaza occupe une place centrale dans plusieurs titres. Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 rapporte une prise de position chinoise au Conseil de sécurité, appelant à un arrêt durable des combats, à l’ouverture des points de passage et à la levée des restrictions sur l’accès humanitaire. Le texte insiste sur une logique de pression politique par le cadre onusien, où la question humanitaire est utilisée comme point d’entrée pour une exigence de désescalade.

Cette approche s’inscrit dans une bataille de formulation. Elle met l’accent sur les passages frontaliers, le flux d’aide et la levée des entraves. Elle cherche à déplacer le débat du terrain militaire vers le terrain du droit humanitaire. Elle vise aussi à mettre en difficulté les États qui justifient des restrictions au nom de la sécurité. Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 présente cette ligne comme une demande de mécanismes concrets, et pas seulement une condamnation de principe.

L’argument humanitaire est repris sous un autre angle dans Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026, qui évoque des appels à rouvrir tous les points de passage vers Gaza et à faciliter l’arrivée de l’aide, en rappelant l’ampleur des déplacements forcés. Dans cette lecture, l’urgence humanitaire devient un fait diplomatique structurant. Elle impose un vocabulaire commun aux capitales. Elle fixe aussi une hiérarchie. Personne ne peut ignorer l’aide, même quand les positions divergent sur l’après-guerre.

Arabie saoudite et architecture politique de l’après-guerre

La discussion diplomatique ne s’arrête pas à l’aide. Elle porte sur le futur politique de Gaza. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte une position saoudienne insistant sur un lien institutionnel et géographique entre Gaza et la Cisjordanie, ainsi que sur un cadre de référence lié au Conseil de sécurité, avec un accent sur le retrait des forces israéliennes et la fin de l’occupation.

Dans le même ensemble, Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte des déclarations de Moussa Abou Marzouk, membre de la direction politique du Hamas, affirmant que toute organisation future de Gaza doit passer par des ententes avec le mouvement, y compris sur la question des armes, et qu’aucune remise d’armement n’a été acceptée. Ces propos révèlent une réalité diplomatique. Le débat sur Gaza n’est pas seulement un débat entre États. Il est aussi une négociation avec des acteurs non étatiques, qui revendiquent un droit de veto sur l’architecture de l’après.

Ce face-à-face indirect produit une tension sur la formulation. Les États qui poussent une solution institutionnelle cherchent à définir un centre de gravité, en reliant Gaza à la Cisjordanie. Les acteurs armés, eux, cherchent à éviter une sortie de scène. Ils lient leur présence à la sécurité, à la résistance et à la représentation politique. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 met en évidence ce conflit de cadres.

Cisjordanie, chiffres et diplomatie de l’alerte

La diplomatie régionale s’appuie aussi sur des chiffres, pour construire une alerte et demander des actes. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 rapporte des données attribuées à une instance palestinienne, selon lesquelles des attaques de colons auraient atteint 4723 incidents en 2025, avec 14 morts palestiniens et le déplacement de 13 communautés bédouines totalisant 1090 personnes.

Le même passage évoque, depuis octobre 2023, un bilan palestinien en Cisjordanie de 1110 morts, environ 11 000 blessés et plus de 21 000 arrestations. La fonction diplomatique de ces données est claire. Elles servent à montrer une tendance et pas seulement des épisodes. Elles alimentent une argumentation sur le risque d’annexion et sur l’érosion d’une solution politique.

Ces chiffres circulent ensuite dans les capitales et dans les enceintes internationales. Ils alimentent des appels à la protection des civils. Ils renforcent aussi les positions de ceux qui disent que l’après-guerre à Gaza ne peut pas être discuté sans la Cisjordanie. Ils servent enfin de toile de fond au débat libanais sur le Sud et sur la souveraineté, puisque la dynamique de violence au cœur du conflit régional rejaillit sur la frontière libanaise.

Europe–Iran, un palier de confrontation qui redéfinit les médiations

Sur un autre front, la diplomatie est dominée par la montée des tensions autour de l’Iran. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte une réaction du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi après la décision européenne de classer les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Le journal indique qu’il qualifie cette décision de faute stratégique et qu’il accuse l’Europe d’aggraver l’escalade.

Cette séquence est importante car elle modifie l’espace des médiations. Quand une décision institutionnelle européenne franchit un seuil politique, elle rend plus difficile le rôle d’intermédiaire. La rhétorique iranienne vise alors à délégitimer l’Europe comme partenaire de désescalade. Elle renvoie la sortie de crise vers des canaux régionaux, où des États du voisinage peuvent offrir des compromis plus discrets. Al Binaa du 30 janvier 2026 fait état de cette logique, en évoquant une volonté de certains pays d’éviter une guerre totale.

Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 évoque aussi des efforts régionaux visant à ouvrir une voie diplomatique, dans un contexte où des décisions européennes renforcent la dimension de confrontation. Le message est que la diplomatie ne disparaît pas. Elle change de forme. Elle devient plus indirecte, plus fragmentée, et davantage dépendante de capitales tierces.

Dans ce cadre, les prises de parole d’opinion participent aussi à la diplomatie par la pression. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 publie une contribution de John Bolton qui insiste sur des leviers indirects possibles, dont l’action contre des flottes servant au contournement des sanctions pétrolières, et sur l’idée d’initiatives liées à la non-prolifération. Même si ce registre n’est pas diplomatique au sens classique, il agit comme un signal. Il dit quels outils certains cercles veulent pousser, et comment ils veulent encadrer l’Iran.

Effet de souffle sur le Liban, diplomatie contrainte par l’équation sécuritaire

Ces tensions extérieures ont un écho direct au Liban, car la question de la sécurité nationale s’invite au Parlement. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte que les échanges sur le monopole des armes ont contribué à faire monter la tension dans l’hémicycle, au point d’affecter le déroulé de la séance. La discussion n’est pas seulement interne. Elle est lue à travers des rapports de force régionaux, notamment quand la confrontation entre Washington et Téhéran est évoquée comme un risque d’escalade plus large.

Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 évoque des scénarios d’explosion et souligne que des alliés régionaux de l’Iran, dont le Hezbollah au Liban, pourraient entrer en confrontation en cas de guerre, ce qui élargirait la géographie du choc. Cette perspective transforme la diplomatie libanaise en exercice d’équilibrisme. L’État doit parler d’économie et de salaires. Il doit aussi gérer une équation stratégique qui le dépasse en partie.

Le même jour, la diplomatie se lit aussi dans le langage de la prudence budgétaire. Les autorités insistent sur la nécessité de ne pas produire de promesses financières impossibles à tenir. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte que Nawaf Salam refuse des chiffres non vérifiés et lie la correction des salaires à un travail technique, avec une échéance annoncée pour la fin février. Cette prudence est aussi un message envoyé aux partenaires extérieurs. Elle dit que l’exécutif veut éviter une décision qui aggraverait le désordre monétaire.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 met toutefois en avant un autre risque. À force de prudence, la diplomatie sociale interne peut échouer. La rue peut imposer sa propre logique et bloquer des rouages essentiels, y compris des échéances nationales. Dans ce cas, le Liban perd un atout diplomatique central. Il ne peut plus promettre une capacité d’organisation et de continuité.

Diplomatie régionale élargie, Syrie et lignes de tension périphériques

La scène diplomatique du jour ne se limite pas à Gaza et à l’Iran. Elle englobe aussi les autres lignes de fracture du Levant. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 relate des tensions en Syrie, dont des frappes d’artillerie israéliennes sur des zones rurales, et des débats en Turquie autour d’allégations de violations de cessez-le-feu.

Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 publie une interview sur les rapports entre les Forces démocratiques syriennes et le pouvoir syrien, avec des accusations de transferts de combattants et la crainte d’un affrontement à dimension communautaire. Ce type de contenu rappelle que la diplomatie régionale repose sur plusieurs dossiers simultanés. Chaque dossier peut servir de monnaie d’échange. Chaque dossier peut aussi provoquer une crise secondaire, qui rejaillit sur le Liban par les frontières, les réfugiés, et la sécurité.

Une diplomatie du quotidien, prise entre engagements publics et fragilité de l’exécution

Au total, la diplomatie qui ressort des sources du 30 janvier 2026 est une diplomatie de contrainte. Le multilatéral sur Gaza pousse des mots d’ordre humanitaires. La région discute l’après-guerre et la place des acteurs armés. L’Europe et l’Iran franchissent un palier qui rend les médiations plus difficiles. Le Liban, lui, tente de rester institutionnel, tout en négociant sous la pression de la rue.

Cette situation produit une règle implicite. Les annonces diplomatiques et économiques sont désormais jugées à l’aune d’une seule question. L’État peut-il exécuter. Les promesses de fin février sur les salaires, rapportées comme repère, ne sont pas seulement une affaire sociale. Elles deviennent un indicateur de gouvernance. Elles pèsent sur la crédibilité internationale du pays, au moment où les crises régionales exigent une cohérence minimale.

Politique internationale: Gaza au centre des négociations, Cisjordanie sous pression et durcissement Europe–Iran

Gaza entre architecture politique et urgence humanitaire

Les sources du 30 janvier 2026 montrent que la question de Gaza est entrée dans une phase où l’après-guerre et la gestion du territoire pèsent autant que les opérations militaires. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte des déclarations de Moussa Abou Marzouk, membre de la direction politique du Hamas, affirmant que toute organisation future de Gaza doit passer par des ententes avec le mouvement, et que la question des armes reste non négociable à ses yeux. La portée de cette position est diplomatique autant que sécuritaire. Elle signifie que toute formule de gouvernance imposée de l’extérieur se heurtera à un refus si elle vise une sortie complète du Hamas du dispositif.

Dans le même ensemble, Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte une position saoudienne qui insiste sur un lien institutionnel et géographique entre Gaza et la Cisjordanie, et sur un cadre de référence lié au Conseil de sécurité. Ce point est central car il dessine une logique de réunification politique. Il conteste l’idée d’un traitement isolé de Gaza. Il suggère aussi que la reconstruction et la gouvernance devraient être reliées à un horizon politique plus large, au lieu d’être réduites à un arrangement local.

Le registre humanitaire reste, lui, un champ de bataille diplomatique. Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 cite un appel chinois au Conseil de sécurité demandant un arrêt durable des combats, l’ouverture des points de passage et la levée des restrictions sur l’accès humanitaire. Le message chinois place la circulation de l’aide comme une condition de désescalade. Il vise à transformer un débat militaire en débat de droit humanitaire, et à imposer des obligations pratiques, pas seulement des déclarations.

Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 reprend aussi des appels à rouvrir tous les points de passage vers Gaza et à faciliter l’arrivée de l’aide, en rappelant l’ampleur des déplacements forcés. Dans cette présentation, l’aide devient un instrument de diplomatie. Elle permet de mesurer la responsabilité des acteurs sur le terrain. Elle sert aussi à alimenter des prises de position publiques, car chaque blocage peut être documenté et politisé.

Cette combinaison entre futur politique et urgence humanitaire crée une tension de fond. Une partie des acteurs insiste sur des mécanismes immédiats, comme l’accès, les couloirs, les passages. Une autre partie insiste sur l’architecture institutionnelle, Gaza reliée à la Cisjordanie, et une gouvernance reconnue. Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 montre que ces deux niveaux sont désormais imbriqués, car la question des armes, et donc du contrôle, revient dès que l’on parle de gouverner.

Cisjordanie, colonisation et diplomatie de l’alerte par les chiffres

Sur la Cisjordanie, l’actualité est décrite comme une montée régulière des violences, avec un impact politique sur la perception d’un possible basculement. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 rapporte des données attribuées à une instance palestinienne selon lesquelles les attaques de colons auraient atteint 4723 incidents en 2025, avec 14 morts palestiniens et le déplacement de 13 communautés bédouines totalisant 1090 personnes. Le chiffre, par sa précision, remplit une fonction diplomatique. Il sert à démontrer une tendance et à soutenir l’idée que la situation ne relève plus d’événements isolés.

Le même passage évoque, depuis octobre 2023, un bilan palestinien en Cisjordanie de 1110 morts, environ 11 000 blessés et plus de 21 000 arrestations. Même si les chiffres sont rapportés comme attribués à une instance palestinienne, leur circulation médiatique contribue à une diplomatie de l’alerte. Ils nourrissent une argumentation sur l’érosion d’un cadre politique, et sur l’augmentation d’une pression démographique et sécuritaire.

Dans cette lecture, la Cisjordanie n’est plus seulement un dossier parallèle. Elle devient une clé de compréhension de Gaza, car les discussions sur l’après-guerre sont ramenées à la réalité d’un territoire où l’autorité, la sécurité et la colonisation produisent une dynamique de confrontation. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 mentionne la crainte d’une annexion comme horizon plausible, ce qui renforce la nervosité régionale et la pression sur les capitales arabes.

Cette dimension pèse aussi sur les discours internationaux. Quand des États ou des organisations demandent que Gaza soit reliée à la Cisjordanie dans une solution institutionnelle, comme l’indique Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 pour la position saoudienne, ils s’exposent à une objection immédiate. La Cisjordanie est déjà sous tension et sous contrôle fragmenté. La question devient alors: quel acteur pourra réellement appliquer une gouvernance, et avec quels moyens.

Europe–Iran, franchissement d’un seuil politique et reconfiguration des médiations

Les sources du 30 janvier 2026 insistent sur un durcissement entre l’Europe et l’Iran, présenté comme un facteur d’escalade. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte une réaction du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après la décision européenne de classer les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Le journal indique qu’il qualifie la décision de faute stratégique et accuse l’Europe d’alimenter la confrontation.

Ce type de position a un double effet. D’abord, il réduit la marge d’un dialogue officiel, car la décision européenne place la relation dans un registre plus punitif. Ensuite, il renvoie la désescalade vers des canaux non européens, souvent régionaux, où des acteurs tentent d’ouvrir des communications indirectes. Al Binaa du 30 janvier 2026 évoque l’idée que des pays cherchent à éviter une guerre totale, ce qui suggère une activité diplomatique de coulisses, faite de messages et de garanties.

Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 évoque aussi des efforts régionaux pour trouver une voie diplomatique dans ce contexte, ce qui confirme que la crise n’est pas seulement une affaire de sanctions. Elle est une question d’équilibre, car toute escalade entre Washington et Téhéran, ou entre l’Europe et l’Iran, a un effet sur plusieurs théâtres, du Levant au Golfe.

Les tribunes et prises de position d’anciens responsables participent à cette pression. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 publie une contribution de John Bolton insistant sur des leviers indirects, dont l’action contre des flottes servant au contournement des sanctions pétrolières, et sur des initiatives liées à la non-prolifération. Même si ce texte relève de l’opinion, il signale une ligne politique dure. Il rappelle que certains cercles cherchent à déplacer la confrontation vers l’économie, la logistique et la circulation maritime.

Dans Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026, le risque est décrit de façon plus large. Le journal évoque des scénarios d’explosion et souligne que des alliés régionaux de l’Iran pourraient entrer dans une confrontation en cas de guerre, ce qui élargirait la géographie du choc. Cette logique explique pourquoi les crises régionales sont traitées comme des crises interconnectées. Un durcissement Europe–Iran peut peser sur Gaza, sur l’Irak, sur la Syrie, et sur les équilibres internes des pays voisins.

Irak, rivalités internes et perception d’un veto extérieur

L’Irak apparaît dans les sources comme un espace où la politique intérieure est traversée par des signaux venus de l’extérieur, notamment des États-Unis. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 rapporte un débat irakien autour d’un refus américain visant la candidature de Nouri al-Maliki, présenté comme un veto de Donald Trump. Le texte met en avant un dilemme entre souveraineté politique et pression internationale, dans un pays où les équilibres internes restent fragiles.

Ce type de récit souligne un mécanisme fréquent dans la région. Les acteurs locaux sont obligés de lire leurs propres alliances à travers les réactions des grandes puissances. La question n’est pas seulement de savoir qui gouverne. Elle est de savoir quel gouvernement est acceptable pour les partenaires extérieurs, et à quel prix. Dans ce cadre, la politique irakienne devient un indicateur de la tension États-Unis–Iran, car l’Irak est souvent l’un des terrains de compétition entre les deux.

Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 publie aussi une tribune qui met en garde contre une gestion opportuniste des bascules géopolitiques, et réclame des dirigeants capables d’éviter que l’État devienne un champ de bataille par procuration. Même si le texte relève de l’analyse, il révèle une inquiétude de fond. La région est perçue comme soumise à des forces qui dépassent les institutions locales. Cela nourrit un discours de souveraineté, mais aussi un discours de résignation.

Syrie, lignes de friction et risques de chevauchement des conflits

La Syrie apparaît dans les sources comme un espace de tensions persistantes, avec des acteurs multiples et des risques de débordement. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026 relate des tensions en Syrie, évoquant des frappes d’artillerie israéliennes sur des zones rurales, ainsi que des débats en Turquie autour d’allégations de violations de cessez-le-feu. Ce type de contenu rappelle que le théâtre syrien reste un carrefour, où plusieurs puissances testent leurs lignes rouges.

Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 publie une interview sur les rapports entre les Forces démocratiques syriennes et le pouvoir syrien, avec des accusations de transferts de combattants et la crainte d’un affrontement à dimension communautaire. Là encore, le registre est celui d’une fragilité structurelle. Le risque n’est pas seulement militaire. Il est politique et social, car il touche à la relation entre communautés, territoires et autorités.

Dans ce contexte, la Syrie est aussi un indicateur des rapports entre Ankara, Moscou, Washington et Téhéran. Même quand les articles se concentrent sur des incidents, ils renvoient à une structure plus large. La Syrie reste une scène où les compromis sont instables, et où des événements périphériques peuvent provoquer une crise plus large. Al Quds Al-Arabi du 30 janvier 2026, en évoquant des frappes et des tensions, illustre cette volatilité.

Ukraine et énergie, la guerre comme toile de fond durable

L’actualité internationale ne se limite pas au Moyen-Orient. Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 évoque les effets de frappes russes en Ukraine et des équipements énergétiques destinés à soutenir le chauffage, ce qui illustre la persistance de la guerre et ses impacts civils. Cette mention rappelle que l’énergie reste un axe géopolitique majeur, avec des répercussions sur les marchés et sur les décisions des États.

Même dans les journaux centrés sur le Levant, la guerre en Ukraine apparaît comme un arrière-plan qui pèse sur les capacités économiques, sur les prix et sur les marges diplomatiques. La logique est celle d’un monde fragmenté, où plusieurs foyers de crise se superposent. Les États cherchent à hiérarchiser, mais ils subissent des chocs simultanés. Le traitement d’Al-Araby Al-Jadeed du 30 janvier 2026 souligne cette dimension humaine et matérielle.

Une région structurée par la simultanéité des crises

Au fil des sources du 30 janvier 2026, un schéma revient. Gaza est un dossier humanitaire, mais aussi un dossier de gouvernance. La Cisjordanie est un dossier de sécurité, mais aussi un dossier politique, où les chiffres deviennent des arguments diplomatiques. L’Europe et l’Iran franchissent un palier de confrontation qui renvoie la désescalade vers des canaux régionaux. L’Irak et la Syrie apparaissent comme des terrains où les rivalités se déplacent, se superposent et se répondent. L’Ukraine rappelle enfin que la guerre et l’énergie restent des variables globales.

Ce schéma explique pourquoi les articles associent souvent, dans une même édition, des sujets qui semblent éloignés. Ils sont reliés par une même logique. L’ordre international actuel, tel qu’il ressort de ces journaux, se construit dans la gestion de crises simultanées, où chaque décision dans une capitale peut produire des effets en chaîne dans une autre.

Économie: Budget 2026, promesse de surplus, crise des salaires et bataille sur l’argent disponible

Un budget voté avec l’objectif affiché d’éviter le déficit, mais sans vision économique partagée

Le vote de la loi de finances 2026 a été présenté par plusieurs responsables comme un exercice de gestion sous contrainte. Dans Al Binaa du 30 janvier 2026, des députés jugent que le texte augmente surtout les recettes via de nouveaux impôts, au lieu de s’appuyer sur des revenus attendus de secteurs comme les propriétés maritimes et fluviales, les carrières et les concasseurs. La même source fait apparaître un reproche récurrent. L’État n’apporte pas de stratégie, mais additionne des mesures de rendement.

Asharq Al-Awsat du 30 janvier 2026 rapporte aussi des critiques centrées sur le manque de vision. Des députés décrivent la loi de finances comme un ensemble de chiffres, sans trajectoire claire, et demandent ce qu’elle changera dans la vie des ménages. Dans cette lecture, le débat budgétaire ne se limite plus à la technique. Il devient une discussion sur la finalité. Est-ce un budget qui réduit la douleur sociale ou un budget qui l’organise.

Cette contestation est renforcée par un argument de méthode. Ad Diyar du 30 janvier 2026 met en avant le lien entre la transparence et la confiance, en soulignant que l’absence de clarté alimente la défiance à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Dans ce cadre, la question économique centrale n’est pas seulement le niveau des recettes. C’est la crédibilité de l’État au moment d’exécuter ce qu’il annonce.

Promesse de surplus et question de la soutenabilité

Une ligne politique ressort des déclarations rapportées. Le gouvernement cherche à dire qu’il peut tenir un cadre sans déficit. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte une déclaration annonçant un excédent inscrit dans la logique budgétaire, et une hausse des recettes, avec une référence à un surplus équivalant à 4% du produit intérieur brut sur l’année précédente, et un engagement à éviter tout déficit pendant l’exécution de la loi de finances 2026. La même déclaration insiste sur un point. Ni la Banque du Liban, ni les acteurs internationaux, ne financeraient l’État par des prêts, même en cas de besoin, ce qui oblige à penser l’équilibre sans recours au crédit.

Cette promesse de discipline est immédiatement contestée par une autre lecture. Al Akhbar du 30 janvier 2026 souligne un décalage entre l’ampleur de besoins sociaux, notamment en logement, et ce qui est alloué dans le budget, en liant cette faiblesse à une manière de gérer la catastrophe par des chiffres réduits. Le journal mentionne aussi, dans le même raisonnement, l’existence d’un surplus déclaré par le ministre des Finances, ce qui nourrit une question de priorités.

Dans cette confrontation, l’enjeu économique devient double. D’une part, prouver que les recettes existent. D’autre part, prouver qu’elles sont dirigées vers les urgences et non vers des ajustements d’apparence. La crédibilité ne dépend donc pas seulement du solde final. Elle dépend de la structure des dépenses et de la capacité à répondre aux chocs.

Salaires, retraites et coût social de la stabilisation

La séquence budgétaire est indissociable de la crise des revenus publics. Les journaux décrivent une pression intense des retraités militaires, des enseignants et des fonctionnaires, avec une exigence de hausse rapide. Dans cette perspective, l’économie quotidienne des ménages est au centre. Les revendications se fondent sur la perte de valeur des salaires depuis le début de l’effondrement. Le débat sur la hausse devient un débat sur la survie. Il devient aussi un débat sur la stabilité monétaire, car une augmentation mal financée peut être présentée comme un risque.

Les critiques portent sur un point précis. Les hausses d’impôts ne s’accompagnent pas d’une hausse salariale visible. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte des prises de parole de députés estimant que le budget est incapable de s’inscrire dans une politique de relance et qu’il repose sur des taxes, sans amélioration des revenus des agents publics. La critique est économique et politique. Une pression fiscale accrue sans compensation salariale peut réduire la demande, accroître la colère, et fragiliser la capacité de l’État à appliquer sa propre loi.

Dans le même temps, le gouvernement cherche à tenir une ligne de prudence. Cette prudence est liée à une contrainte financière structurelle. Le pays ne dispose pas de financement classique. Il dépend de recettes internes, d’aide extérieure ciblée, et d’une économie largement dollarisée de fait. Ce contexte pèse sur les arbitrages. Il explique pourquoi la discussion sur les salaires se fait avec des échéances et des formules graduelles.

Dépôts, loi d’organisation financière et test de liquidité

Le dossier des dépôts et de la restructuration financière reste une clé de l’activité économique. Plusieurs sources évoquent un projet de loi d’organisation financière, présenté comme un outil pour débloquer le dossier des dépôts. Al Sharq du 30 janvier 2026 cite le secrétaire général de l’Association des banques du Liban, Fadi Khalaf, affirmant que le succès du projet sera mesuré par sa capacité à assurer la liquidité nécessaire à son exécution. Il insiste sur une idée simple. Un texte n’est pas une déclaration d’intention. Toute promesse de paiement doit être exécutable dans des ressources connues et un calendrier réaliste. Sinon, le risque est une nouvelle crise de confiance.

Le même passage d’Al Sharq du 30 janvier 2026 indique une estimation de liquidité requise sur plusieurs années, pour mettre en œuvre un scénario de remboursement standardisé des déposants, et évoque un ordre de grandeur supérieur à 20 milliards de dollars pour une première phase. Cette donnée, même présentée comme issue d’un cadre bancaire, donne une mesure de l’ampleur du problème. Elle met en lumière la difficulté centrale. Le pays ne manque pas seulement d’un texte. Il manque d’argent disponible, et de mécanismes acceptés pour répartir les pertes.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 reprend le même diagnostic, en rapportant l’idée que la loi ne sera crédible que si la liquidité existe, et que l’échec d’exécution produirait un choc de confiance au lieu d’une sortie de crise. Dans ce cadre, la question économique la plus sensible est celle du financement du remboursement. Elle touche aux réserves, à la capacité des banques, et aux actifs de l’État.

Actifs publics, fonds de gestion et débat sur la mobilisation du patrimoine

Au-delà des dépôts, plusieurs textes évoquent le rôle des actifs de l’État. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte des prises de parole disant qu’une économie ne peut pas se reconstruire sans mécanisme de gestion d’actifs publics, qu’il s’agisse d’un fonds fiduciaire ou d’une autre structure. La même source cite des secteurs stratégiques contrôlés par l’État, comme des infrastructures et des services, et lie leur immobilisme au ralentissement économique.

L’argument est direct. Tant que les actifs publics restent sous-exploités, l’économie manque de moteurs. Tant que la bureaucratie bloque, l’investissement recule. Et tant que l’État ne dit pas la vérité sur les pertes, la confiance ne revient pas. Al Binaa du 30 janvier 2026 associe ainsi la question des dépôts à une exigence de transparence et de réforme de l’État, en liant l’attractivité pour les investisseurs à la clarté du diagnostic.

Partenariats public-privé et projets d’infrastructures comme vitrine de relance

La relance est aussi décrite à travers des projets. Al Binaa du 30 janvier 2026 rapporte un discours gouvernemental mettant en avant une politique d’investissement fondée sur des partenariats public-privé, plutôt que sur l’endettement, et évoque l’intérêt de 27 entreprises arabes et internationales pour un projet lié à l’aéroport de Qleiaat. Cette approche vise à envoyer un signal. L’État cherche des capitaux via des concessions, des partenariats et des infrastructures, pas via des prêts souverains.

Al Liwa du 30 janvier 2026 insiste aussi sur l’idée que le pays ne peut pas se contenter de demi-mesures et présente le cadre des partenariats public-privé comme un passage obligé pour attirer des investisseurs, tout en décrivant le budget comme « le meilleur possible » dans un contexte d’État en faillite et de secteur public épuisé. La logique est celle du moindre mal. Le budget est perçu comme un cadre minimal pour éviter le chaos, pendant que la relance reposerait sur des projets ciblés.

Cette orientation reste toutefois fragile. Elle suppose un État capable de réguler, de publier des appels d’offres crédibles, et de garantir des règles stables. Or, la crise sociale et la contestation de la méthode budgétaire fragilisent précisément cette capacité. Les partenariats ne se signent pas dans un climat de promesses non tenues. Ils se signent dans un climat de prévisibilité.

Aide extérieure ciblée, numérisation et administration fiscale

Une autre dimension économique ressort des sources. Elle concerne l’aide technique et la modernisation. Al Liwa du 30 janvier 2026 mentionne une aide dédiée à des administrations liées aux douanes, aux impôts et au secteur immobilier, avec un objectif de renforcement numérique, dans un cadre supervisé par la Banque mondiale. Le texte décrit un soutien qui s’inscrit dans une logique de continuité des réformes, avec des projets exécutés, d’autres en cours, et d’autres encore non dépensés.

Ce type de soutien est économiquement important, même si les montants sont limités. Il cible la capacité de l’État à collecter des recettes, à lutter contre les fuites, et à produire des données. Dans un pays où le débat budgétaire est contesté pour manque de transparence, la numérisation peut devenir un outil politique. Elle peut aussi devenir un outil de contrôle. Elle permet de suivre les recettes. Elle permet aussi de réduire une partie de la fraude et de la corruption.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte par ailleurs un article sur un euro numérique, présenté comme un enjeu d’indépendance stratégique pour l’Union européenne. Même si le sujet est international, il résonne au Liban. Il rappelle que la monnaie, les paiements et les infrastructures numériques sont devenus des instruments de souveraineté économique. Pour un pays où une part des transactions se fait en espèces et en devises, la question des systèmes de paiement reste un angle de modernisation, mais aussi de contrôle.

Marchés, prix et services publics, la vie chère comme indicateur

La conjoncture se lit aussi à travers les marchés et les services. Ad Diyar du 30 janvier 2026 évoque des secousses sur les marchés mondiaux, une volatilité sur l’or, et un niveau du pétrole Brent dépassant 70 dollars le baril, dans un climat d’incertitude. Même si ces chiffres sont globaux, leur effet local est immédiat. Ils influencent les coûts d’importation, le transport, et les prix de l’énergie, dans un pays très dépendant de l’extérieur.

La même édition d’Ad Diyar du 30 janvier 2026 mentionne aussi des décisions sectorielles comme la restriction d’importations de pommes de terre sur une période donnée, ce qui renvoie à une politique de protection ponctuelle de la production locale et de gestion des marchés. Ces décisions sont souvent sensibles. Elles peuvent soutenir certains agriculteurs. Elles peuvent aussi influencer les prix à court terme.

Le dossier des services publics apparaît comme un baromètre. Ad Diyar du 30 janvier 2026 mentionne une mobilisation syndicale au sein d’Électricité du Liban, avec une grève et un sit-in d’avertissement. Ce type d’action pèse sur l’économie réelle. L’électricité est un coût. Elle est aussi une condition de production. Quand les travailleurs d’un secteur clé protestent, cela signale que la crise salariale touche aussi les infrastructures, pas seulement l’administration centrale.

Banque centrale et ancrage de la confiance, entre stabilité apparente et fragilités

La question monétaire reste un arrière-plan permanent. Les sources du jour lient souvent stabilité et crédibilité, sans entrer toujours dans les détails de politique monétaire. Dans ce contexte, la figure du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, prend une importance institutionnelle, car la confiance se construit aussi par la cohérence entre le budget, les salaires, le secteur bancaire et la liquidité disponible. Le débat sur les dépôts, les mécanismes de remboursement et la capacité d’exécution place la Banque du Liban au cœur de l’équation, même quand les journaux se concentrent sur le Parlement.

Le point commun de plusieurs textes du 30 janvier 2026 est clair. La crise économique libanaise n’est pas seulement un problème de chiffres. C’est un problème d’exécution et de confiance. Al Sharq du 30 janvier 2026 le formule via le test de liquidité. Ad Diyar du 30 janvier 2026 le formule via la transparence et la confiance. Al Akhbar du 30 janvier 2026 le formule via le décalage entre besoins et allocations. Al Binaa du 30 janvier 2026 le formule via l’idée d’actifs publics à mobiliser et de partenariats à crédibiliser.

Société: Choc social du secteur public, menace sur l’école officielle et fragilisation des services essentiels

Retraités militaires et fonctionnaires, une colère qui déborde les formes classiques

La crise sociale s’est imposée comme le fait majeur de la journée. Al Akhbar du 30 janvier 2026 décrit un Parlement soumis à une pression directe, avec des retraités militaires soutenus par des militaires en service, et une mobilisation qui vise à forcer une décision rapide sur les salaires. Dans le même récit, la scène n’est pas seulement un rassemblement. Elle devient une démonstration de force qui met l’État face à un choix simple. Accéder à une correction des revenus ou accepter une escalade.

Le discours des protestataires s’appuie sur une comparaison sociale brutale. Al Akhbar du 30 janvier 2026 affirme que l’État peut payer des salaires très élevés à certains responsables d’autorités de régulation, alors qu’un militaire retraité ne toucherait qu’environ 295 dollars par mois, soit une fraction de son salaire de 2019 selon le journal. Ce contraste sert de carburant. Il transforme une revendication salariale en accusation d’injustice. Il nourrit aussi une colère contre une hiérarchie des priorités perçue comme indéfendable.

Au cœur de la pression, la question n’est pas seulement le montant. C’est la crédibilité. Al Akhbar du 30 janvier 2026 explique que l’exécutif a dû revenir sur une ligne initiale jugée trop rigide, après une montée de la tension et une préparation à l’escalade du côté des enseignants. La parole politique est alors évaluée à l’aune d’un calendrier. Les collectifs veulent une date. Ils veulent aussi une garantie d’exécution, pas une déclaration générale.

L’école officielle prise en otage d’un conflit salarial et d’un sentiment d’abandon

Le monde enseignant apparaît comme l’autre pilier de la colère sociale. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte une position radicale d’un responsable syndical. Il donne au Premier ministre Nawaf Salam une dernière chance pour prendre des décisions jugées justes envers les enseignants. Il avertit qu’en l’absence de réponse, ce ne serait pas une simple non-participation, mais une fin des examens officiels, présentée comme définitive.

Ce passage est révélateur d’un basculement. L’outil de pression n’est plus la grève ponctuelle. C’est la remise en cause d’un rituel d’État. Les examens officiels sont un symbole d’égalité et de parcours. Les suspendre revient à dire que l’État ne garantit plus le minimum. Cela crée aussi une onde de choc sociale, car des milliers de familles dépendent de ces échéances pour l’orientation, l’université et l’emploi.

La menace n’est pas isolée. Ad Diyar du 30 janvier 2026 indique que les mouvements se poursuivront, avec des sit-in et des grèves graduelles, jusqu’à la récupération complète des droits, et avec un refus de faire porter aux employés et à leurs familles le coût de la crise. Dans cette logique, l’école officielle devient un baromètre. Si l’État ne peut pas assurer la paie et la dignité des enseignants, il ne peut pas assurer la continuité du service.

Le gouvernement face au dilemme social, entre hausse des revenus et peur d’un choc monétaire

La discussion sociale se heurte à une contrainte économique décrite dans plusieurs textes. Al Sharq du 30 janvier 2026 rapporte des propos du ministre des Finances Yassine Jaber. Il dit que le gouvernement reconnaît la légitimité des revendications, mais qu’il cherche des augmentations fixes qui ne provoquent pas une pression négative sur le taux de change. Le même passage évoque le risque d’un effondrement du pouvoir d’achat si la stabilité monétaire est cassée, et une idée de cadre financier à moyen terme pour préserver la soutenabilité.

Cette argumentation met les salariés devant une contradiction. D’un côté, ils vivent déjà une perte massive de revenu réel. De l’autre, on leur dit que la correction peut aggraver leur situation si elle déclenche une nouvelle dépréciation. Cette tension explique la brutalité du rapport de force. Les manifestants ne demandent pas une théorie. Ils demandent un revenu qui permette de vivre, et un mécanisme qui ne soit pas annulé par l’inflation.

Al Binaa du 30 janvier 2026 adopte un registre opposé. Le journal estime que l’État paie aujourd’hui moins de la moitié de la valeur des salaires d’avant l’effondrement. Il accuse le pouvoir de laisser les employés financer la crise, puis d’accepter de négocier seulement au bord de l’explosion, avant de gagner du temps. Le texte relie aussi la stabilité du taux de change à des transferts de la diaspora, plutôt qu’à une réussite des politiques publiques. Dans cette lecture, l’argument de prudence devient une manière de différer une décision sociale.

La protestation s’organise comme une bataille de dignité, pas comme une simple revendication

Les sources décrivent une mobilisation qui dépasse l’argent. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte des slogans et des positions qui mettent en avant la dignité et l’équité, avec une critique de l’adoption du budget sans clôture des comptes, présentée comme une manière de diluer les responsabilités. Le même passage affirme que les employés ne veulent plus attendre des années, ni des études repoussées, ni des projets reportés.

Dans Al Akhbar du 30 janvier 2026, l’aspect sociologique est clair. Les militaires en service qui soutiennent des retraités envoient un message sur l’unité d’un corps social. Le journal insiste aussi sur le fait que tous les dossiers sont jetés dans un même espace, ce qui reflète une société où les frontières entre économique, politique et social se dissolvent. Le Parlement devient une scène sociale autant qu’une scène législative.

Cette dynamique s’explique aussi par la fragmentation des protections. Dans Al Binaa du 30 janvier 2026, la critique ne porte pas seulement sur le salaire. Elle porte aussi sur la santé et l’éducation des enfants, évoquées comme des postes sacrifiés quand les revenus s’effondrent. La revendication devient alors une revendication de survie familiale. Elle s’ancre dans le quotidien, pas dans les slogans.

Services publics: l’électricité comme autre front social

Le conflit salarial ne touche pas uniquement l’administration centrale et l’éducation. Il atteint les services essentiels. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte un appel du syndicat des travailleurs et employés d’Électricité du Liban à une grève et un sit-in d’avertissement dans tous les centres de l المؤسسة, avec un arrêt des tâches administratives le mardi 3 février 2026, tout en exemptant certaines équipes pour éviter un danger sur la sécurité publique.

Le même journal explique que les revendications incluent des dossiers de couverture sociale et de droits de fin de service, ainsi qu’un reproche d’indifférence de l’administration face aux demandes des employés. Cette protestation a une dimension sociale immédiate. L’électricité est déjà un fardeau pour les ménages. Toute perturbation accroît le coût et le stress. Elle rappelle aussi que l’État dépend d’équipes fragilisées.

Ad Diyar du 30 janvier 2026 mentionne également une discussion syndicale plus large sur des budgets publics jugés insuffisants pour certains secteurs de contrôle et de sécurité sanitaire, ce qui montre une anxiété sociale sur la capacité de l’État à protéger les citoyens dans des domaines concrets. Même quand le débat est technique, il retombe sur une même question. Qui protège et qui paie.

Coopératives et administrations locales: une crise de fonctionnement au quotidien

La crise sociale se lit aussi dans la capacité de l’État à servir ses usagers. Ad Diyar du 30 janvier 2026 rapporte une grève totale du branch Sud de la coopérative des employés de l’État, menée en application d’une décision centrale, avec une dénonciation d’un abandon des conditions de vie et des conditions sociales des employés.

Ce type de mouvement produit des effets en chaîne. Quand une coopérative ou un service administratif s’arrête, ce sont des dossiers de santé, des remboursements et des démarches qui se bloquent. Pour beaucoup de familles, ces structures sont une dernière ligne de protection. Leur paralysie transforme la crise salariale en crise d’accès.

Cette dimension explique la dureté du langage syndical sur les examens officiels. Elle explique aussi l’extension des menaces vers d’autres institutions. L’idée est simple. Si l’État ne garantit pas les droits, alors les travailleurs peuvent suspendre les outils qui font exister l’État.

La société vit une double fracture: entre secteurs protégés et secteurs exposés

Plusieurs textes suggèrent une fracture interne. Certains secteurs semblent mieux protégés. D’autres sont exposés. Al Akhbar du 30 janvier 2026 met en scène ce clivage à travers le contraste entre salaires élevés de certaines autorités et revenus faibles des retraités militaires. Cette comparaison alimente une perception d’inégalité structurelle, et pas seulement conjoncturelle.

Al Sharq du 30 janvier 2026, en parlant de stabilité monétaire fragile, révèle aussi une autre fracture. Ceux qui ont accès à des revenus en devises peuvent amortir. Ceux qui dépendent du salaire public en monnaie locale restent vulnérables. Cette fracture n’est pas seulement économique. Elle devient sociale. Elle influence l’accès à l’éducation, à la santé et à la mobilité.

Dans Al Binaa du 30 janvier 2026, le rôle des transferts de la diaspora est présenté comme un pilier de survie. Cette dépendance a une conséquence sociale. Elle crée un pays où l’équilibre repose sur les familles étendues, et pas sur des institutions. Elle renforce aussi la pression migratoire implicite, car partir devient une stratégie de protection pour ceux qui le peuvent.

Une société sous tension, où les institutions sont jugées à l’aune du quotidien

Les textes du 30 janvier 2026 montrent une société qui ne juge plus l’État sur des discours. Elle le juge sur des actes concrets. Les examens officiels, la paie des enseignants, la pension des retraités, l’électricité, les services de santé et les coopératives sont des tests immédiats.

La dynamique sociale suit une logique de seuil. Les protestations ne se présentent plus comme un avertissement. Elles se présentent comme un outil de contrainte, avec des dates et des menaces d’escalade. La fin février, citée dans les débats et dans les engagements, devient un repère pour la rue comme pour les institutions.

Dans Al Akhbar du 30 janvier 2026, la scène parlementaire est décrite comme un lieu où tous les dossiers se superposent. Cette superposition décrit aussi la société. Le social, l’économique et le politique ne sont plus séparés. Ils se mêlent dans une même expérience. Celle d’un État qui tente de tenir, et d’une population qui ne veut plus payer seule le prix de l’effondrement.

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