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Revue de presse du 06/02/25: Le Liban dans l’impasse après l’échec de la formation du gouvernement

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L’attente d’une annonce officielle du gouvernement de Nawaf Salam a tourné hier à la déception. La rencontre entre Joseph Aoun et le Premier ministre désigné, qui devait finaliser la liste des ministres, n’a pas permis d’aboutir à un consensus. La journée a été marquée par une série d’allers-retours entre les différents partis politiques, chacun campant sur ses exigences. Al Joumhouriyat (06/02/2025) souligne que la principale pierre d’achoppement reste la nomination du cinquième ministre chiite, exigée par Hezbollah et Amal mais refusée par Nawaf Salam, qui souhaite préserver une équipe de technocrates. Cette divergence a mené à un blocage complet, empêchant l’annonce du gouvernement et relançant les incertitudes politiques.

L’absence de Nabih Berri à Baabda, un message fort
L’un des signaux les plus marquants de la journée a été le refus du président du Parlement, Nabih Berri, de se rendre à Baabda pour entériner la formation du gouvernement. Al Quds (06/02/2025) analyse cette absence comme un geste de défiance envers Nawaf Salam, perçu comme trop indépendant des forces traditionnelles. Nabih Berri, en boycottant cette étape clé, a clairement affiché son refus de valider un gouvernement qui ne prendrait pas en compte les exigences de son camp politique. Ce geste a également renforcé la position du Hezbollah, qui considère que tout accord doit être conclu en intégrant pleinement ses revendications.

Le ministère de l’Énergie au cœur des tensions
Au-delà de la question du cinquième ministre chiite, la répartition des portefeuilles a continué de cristalliser les tensions. Al Akhbar (06/02/2025) met en lumière la bataille entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre autour du ministère de l’Énergie. Les Forces libanaises, estimant que le CPL a failli dans la gestion de ce secteur crucial, réclament son contrôle afin d’initier de véritables réformes. Cependant, Gebran Bassil refuse catégoriquement de céder cette responsabilité, considérant cette revendication comme une tentative de marginalisation politique de son parti. Ce conflit a encore compliqué les discussions et éloigné la perspective d’une issue rapide.

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Nawaf Salam face à l’ultimatum des partis politiques
Pris entre les exigences du Hezbollah, d’Amal, des Forces libanaises et du CPL, Nawaf Salam tente de résister aux pressions. Al Liwa’ (06/02/2025) rapporte que le Premier ministre désigné a refusé hier d’accepter un gouvernement où les partis traditionnels imposeraient leurs conditions. Cependant, cette posture a mené à une impasse qui pourrait prolonger la vacance du pouvoir. Plusieurs observateurs estiment que si Salam ne trouve pas un compromis dans les prochains jours, il pourrait être contraint de se retirer, ouvrant la voie à une nouvelle période d’instabilité institutionnelle.

L’inquiétude grandissante de la communauté internationale
Face à cette situation, la communauté internationale commence à exprimer des signes de frustration. Al Sharq Al Awsat (06/02/2025) rapporte que des diplomates français ont intensifié leurs contacts avec les dirigeants libanais pour tenter de débloquer la situation. Le Qatar, également impliqué dans les discussions, cherche à jouer un rôle de médiateur. Toutefois, sans volonté interne d’arriver à un consensus, ces interventions risquent d’avoir un impact limité.

Un risque d’effondrement économique en cas de prolongation de la crise
Le Liban n’a plus le luxe de l’attente. Avec une inflation galopante, une crise énergétique sans précédent et un effondrement du pouvoir d’achat, l’absence d’un gouvernement fonctionnel aggrave chaque jour la situation. Al Joumhouriyat (06/02/2025) met en garde contre les conséquences d’un blocage prolongé sur l’économie, notamment sur la négociation des aides du FMI, qui restent conditionnées à l’application de réformes structurelles. Sans un gouvernement en place pour les mettre en œuvre, le pays risque une aggravation de la crise sociale, avec une montée des tensions et un retour des manifestations populaires.

Un avenir incertain
Alors que la journée d’hier devait marquer une avancée décisive, elle a au contraire révélé l’ampleur des désaccords qui paralysent la classe politique libanaise. Trois scénarios se dessinent : un compromis rapide, un blocage prolongé ou une démission de Nawaf Salam, qui relancerait un cycle de négociations incertain. Le pays, déjà en grande difficulté, se retrouve une nouvelle fois pris dans une impasse dont il pourrait mettre des mois à sortir.

Politique locale : Un Liban paralysé par la crise gouvernementale et les divisions internes

L’impasse politique s’installe durablement
Le Liban demeure plongé dans une crise gouvernementale sans issue immédiate, paralysé par des luttes d’influencequi empêchent la formation d’un nouvel exécutif. Après l’échec de Nawaf Salam à annoncer son cabinet, les tensions entre les forces politiques locales se sont intensifiées, aggravant l’impasse institutionnelle. Al Joumhouriyat (06/02/2025) rapporte que les désaccords sur la répartition des ministères stratégiques, en particulier le poste de ministre chiite et le ministère de l’Énergie, ont accentué les divergences entre les camps politiques​.

L’absence de Nabih Berri à Baabda, un signal d’escalade
L’un des événements marquants de la journée d’hier fut le refus du président du Parlement, Nabih Berri, de se rendre à Baabda, un acte perçu comme un veto clair à la formation du gouvernement de Nawaf Salam. D’après Al Quds (06/02/2025), cette décision reflète la volonté du tandem Hezbollah-Amal d’exercer une pression maximale pour imposer leurs conditions​. Le président Joseph Aoun, de son côté, a tenté d’apaiser les tensions en appelant les partis à faire preuve de responsabilité, sans succès.

Le CPL et les Forces libanaises : un bras de fer sur le ministère de l’Énergie
Si le Hezbollah et Amal bloquent la formation du gouvernement sur la nomination du ministre chiite, une autre bataille oppose le Courant patriotique libre (CPL) de Gebran Bassil et les Forces libanaises (FL) de Samir Geagea autour du ministère de l’Énergie. Selon Al Akhbar (06/02/2025), les FL réclament ce portefeuille pour rompre avec la gestion du CPL, jugée inefficace et marquée par des scandales de corruption. Bassil refuse catégoriquement de céder ce ministère, considérant cela comme une tentative d’affaiblissement politique​.

Nawaf Salam isolé, mais toujours en résistance
Face à ces blocages multiples, Nawaf Salam maintient son cap et refuse de céder aux pressions. D’après Al Liwa’ (06/02/2025), le Premier ministre désigné considère que l’attribution des ministères doit se faire selon des critères de compétence et non de quotas confessionnels. Mais cette posture réduit encore ses chances de parvenir à un compromis et alimente les spéculations sur une éventuelle démission​.

L’impact du blocage sur l’administration locale
La crise gouvernementale ne se limite pas aux négociations de Baabda : elle affecte profondément le fonctionnement des institutions locales. Selon Al Sharq Al Awsat (06/02/2025), plusieurs ministères fonctionnent au ralenti, faute de budget et de décisions exécutives​. Les municipalités, en particulier, peinent à assurer les services essentiels, comme la gestion des déchets et l’approvisionnement en eau et en électricité.

La montée des tensions sociales
Pendant que les élites politiques se disputent les portefeuilles ministériels, la situation sociale continue de se détériorer. Les prix des denrées alimentaires et des carburants ne cessent d’augmenter, et les services publics sont quasiment à l’arrêt dans plusieurs régions. Al Joumhouriyat (06/02/2025) met en garde contre un risque de soulèvement populaire, similaire à celui d’octobre 2019​.

Diplomatie : Pressions internationales et impasses internes dans la formation du gouvernement libanais

La France et le Qatar en première ligne pour débloquer la crise
Alors que le Liban reste plongé dans l’impasse gouvernementale, la pression internationale ne faiblit pas. La France et le Qatar jouent un rôle clé dans les efforts diplomatiques visant à parvenir à un accord entre les différentes forces politiques libanaises. Selon Al Sharq Al Awsat (06/02/2025), des contacts intensifs ont eu lieu ces dernières heures entre des diplomates français et les principaux acteurs libanais, dans l’espoir de surmonter les blocages qui empêchent la formation du gouvernement de Nawaf Salam​.

L’Élysée suit de près l’évolution de la situation. Paris, qui s’est largement impliqué dans les affaires libanaises depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020, considère que l’actuelle impasse est un test crucial pour la stabilité du pays. La France a mis en garde contre les conséquences économiques et politiques d’un nouveau retard, estimant que l’aide internationale pourrait être compromise si un gouvernement fonctionnel n’est pas mis en place rapidement.

Le Qatar, de son côté, continue d’agir comme médiateur entre les différents blocs politiques. D’après Al Joumhouriyat (06/02/2025), Doha tente de convaincre le Hezbollah et Amal de modérer leurs exigences sur la nomination du cinquième ministre chiite, tout en persuadant Nawaf Salam d’accepter certaines concessions pour accélérer la formation du cabinet​.

Les États-Unis adoptent une posture plus distante
Contrairement à la France et au Qatar, les États-Unis semblent moins impliqués directement dans les négociations. Selon Al Liwa’ (06/02/2025), Washington surveille de loin l’évolution du dossier, préférant concentrer son action sur des sanctions ciblées contre des responsables libanais impliqués dans la corruption​.

Le département d’État américain a toutefois réaffirmé que la priorité des États-Unis était de voir un gouvernement capable d’engager des réformes et de lutter contre l’influence du Hezbollah dans l’appareil d’État libanais. Un diplomate américain cité par Al Quds (06/02/2025) a souligné que l’administration Biden ne souhaitait pas être perçue comme intervenant directement dans le processus politique libanais, laissant aux acteurs régionaux comme la France et le Qatar le soin de mener les efforts de médiation​.

L’Iran et l’Arabie saoudite surveillent de près les négociations
Le rôle de l’Iran dans la crise gouvernementale est un facteur essentiel. Téhéran, principal soutien du Hezbollah, suit avec attention l’évolution des négociations. Selon Al Akhbar (06/02/2025), l’Iran aurait transmis un message à ses alliés libanais les encourageant à ne pas précipiter une entente qui ne respecterait pas leurs conditions​.

En parallèle, l’Arabie saoudite continue d’afficher sa méfiance envers toute solution qui donnerait trop de poids au Hezbollah. D’après Al Quds (06/02/2025), Riyad considère que le tandem Hezbollah-Amal cherche à imposer une domination totale sur le gouvernement, et insiste pour que les forces sunnites et les Forces libanaises obtiennent un rôle plus important dans l’équilibre politique​.

L’ONU alerte sur les risques de déstabilisation régionale
Alors que les tensions internes persistent, l’ONU a publié un rapport alarmant sur la situation au Liban. Selon Al Joumhouriyat (06/02/2025), le Conseil de sécurité des Nations unies a discuté hier de la crise libanaise, mettant en avant les risques de déstabilisation régionale en cas d’aggravation du blocage politique​.

Le rapport met en garde contre une poussée de tensions internes si aucune solution n’est trouvée rapidement, notamment en raison des difficultés économiques croissantes et des tensions confessionnelles. L’ONU rappelle que la situation actuelle met en péril l’aide humanitaire et économique destinée au pays, déjà largement dépendant des financements extérieurs.

Politique internationale : Crises et recompositions géopolitiques sur la scène mondiale

L’Ukraine face à une intensification des combats à l’est
La situation en Ukraine connaît une nette escalade militaire, avec une intensification des combats dans les régions de Donetsk et Louhansk. Selon Al Sharq Al Awsat (06/02/2025), l’armée russe aurait lancé une série d’offensives coordonnées, mettant sous pression les forces ukrainiennes qui peinent à tenir certaines positions stratégiques​.

D’après Al Quds (06/02/2025), les forces ukrainiennes ont demandé une augmentation des livraisons d’armes occidentales, en particulier des missiles longue portée et des systèmes de défense aérienne avancés, pour contrer l’offensive russe​. Washington et l’Union européenne discutent d’un nouveau paquet d’aide militaire, mais les divisions persistent sur l’envoi de certaines armes stratégiques qui pourraient être perçues comme une escalade dangereuse.

L’Union européenne sous pression face à la montée des tensions au Sahel
Alors que l’attention mondiale reste focalisée sur l’Ukraine, la situation au Sahel continue de se détériorer. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont formé une alliance militaire après avoir rompu avec la France, renforcent leurs liens avec la Russie. Al Joumhouriyat (06/02/2025) rapporte que des instructeurs militaires russes ont été déployés au Burkina Faso, intensifiant ainsi la présence de Moscou dans la région​.

L’Union européenne s’inquiète de cette influence croissante et cherche à maintenir un canal diplomatique avec ces pays. Selon Al Liwa’ (06/02/2025), Bruxelles envisage de réévaluer sa politique d’aide au développement pour éviter un basculement total du Sahel dans l’orbite russe​.

La Chine renforce son influence économique en Amérique latine
Pékin continue de consolider sa présence en Amérique latine, notamment à travers des accords commerciaux et des investissements massifs dans les infrastructures. Selon Al Akhbar (06/02/2025), la Chine a signé un nouveau partenariat stratégique avec le Brésil et l’Argentine, renforçant ainsi son poids économique sur le continent​.

Les États-Unis voient d’un mauvais œil cette expansion chinoise, qui se traduit notamment par des contrats d’exploitation minière et des projets de modernisation des ports latino-américainsAl Quds (06/02/2025) note que Washington tente d’accroître sa présence diplomatique dans la région pour contrer l’influence grandissante de Pékin​.

Washington et Pékin : les tensions en mer de Chine méridionale s’intensifient
Les tensions entre les États-Unis et la Chine connaissent une nouvelle montée en puissance en mer de Chine méridionale. Selon Al Sharq Al Awsat (06/02/2025), des navires de guerre américains ont récemment effectué une mission de liberté de navigation près des îles contestées, provoquant la colère de Pékin​.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié ces manœuvres de « provocation inacceptable », tandis que l’armée chinoise a annoncé des exercices militaires d’envergure dans la région. La situation reste tendue, et certains experts redoutent un incident maritime qui pourrait dégénérer en crise diplomatique majeure.

L’économie mondiale toujours fragilisée par l’instabilité géopolitique
L’inflation mondiale, bien que légèrement en recul dans certaines régions, continue de peser sur les économies occidentales. Selon Al Joumhouriyat (06/02/2025), la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne hésitent entre maintenir des taux d’intérêt élevés pour juguler l’inflation ou les assouplir pour relancer la croissance​.

Les incertitudes liées aux tensions géopolitiques, notamment en Ukraine et en mer de Chine méridionale, continuent d’affecter les marchés financiers, et les investisseurs restent prudents face à l’évolution de la conjoncture mondiale.

Économie : Un monde sous tension entre crises financières, inflation et recomposition des échanges commerciaux

L’inflation mondiale sous contrôle, mais avec des risques persistants
Après plusieurs années de flambée des prix, les taux d’inflation commencent à se stabiliser dans plusieurs économies développées. Les banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE), maintiennent une politique monétaire stricte pour endiguer la hausse des prix. Toutefois, la pression demeure forte, notamment dans les économies émergentes, où la dépréciation des monnaies locales continue d’affecter le pouvoir d’achat, selon Al Joumhouriyat (06 février 2025).

Selon les dernières projections, la croissance mondiale devrait ralentir en 2025, affectée par des taux d’intérêt élevés et une demande en berne. Si les prix de l’énergie se sont stabilisés, le coût des matières premières reste un facteur d’incertitude, notamment en raison des tensions géopolitiques, rapporte Al Liwa’ (06 février 2025).

Les États-Unis et l’Europe face à des défis économiques distincts
L’économie américaine affiche une résilience surprenante, portée par une consommation intérieure solide et un marché du travail dynamique. Cependant, la persistance de taux d’intérêt élevés pèse sur l’investissement et pourrait ralentir l’activité dans les mois à venir. La Fed reste prudente sur un éventuel assouplissement monétaire, préférant attendre des signes plus clairs d’une stabilisation de l’inflation, indique Al Sharq Al Awsat (06 février 2025).

En Europe, la situation est plus contrastée. La zone euro peine à retrouver une dynamique de croissance, affectée par une demande intérieure faible et une baisse des exportations vers la Chine. L’Allemagne, moteur économique du continent, voit son secteur industriel en difficulté, tandis que la France et l’Italie tentent de stimuler l’activité via des politiques budgétaires expansionnistes, analyse Al Quds (06 février 2025).

La Chine cherche à relancer son économie après un ralentissement
Après des années de croissance effrénée, l’économie chinoise ralentit, affectée par une crise immobilière persistante et une demande intérieure en baisse. Le gouvernement de Pékin a récemment annoncé des mesures de relance pour soutenir la consommation et stabiliser le secteur bancaire, fragilisé par l’endettement massif de plusieurs géants de l’immobilier, rapporte Al Akhbar (06 février 2025).

Les tensions commerciales avec les États-Unis continuent de peser sur la stratégie économique chinoise, forçant Pékin à diversifier ses partenaires commerciaux et à renforcer ses échanges avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine, observe Al Liwa’ (06 février 2025).

Les marchés émergents sous pression entre instabilité monétaire et dettes croissantes
Dans les économies émergentes, la hausse des taux d’intérêt américains a provoqué une fuite des capitaux, affaiblissant les monnaies locales et compliquant le remboursement de la dette extérieure. Plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine sont confrontés à une crise budgétaire, alors que les investisseurs privilégient les actifs en dollars, jugés plus sûrs, selon Al Sharq (06 février 2025).

L’Argentine, le Pakistan et l’Égypte figurent parmi les pays les plus vulnérables, avec une inflation galopante et des réserves de change en baisse, mettant en péril leur stabilité financière, alerte Nida’ Al Watan (06 février 2025).

L’avenir du commerce mondial entre fragmentation et nouvelles alliances
Le commerce international connaît une reconfiguration profonde, sous l’effet des tensions géopolitiques et de la montée des politiques protectionnistes. Les sanctions contre la Russie, la guerre technologique entre Washington et Pékin, ainsi que les conflits en mer Rouge affectent la fluidité des échanges, selon Ad Diyar (06 février 2025).

Face à ces défis, plusieurs blocs économiques tentent de réduire leur dépendance aux circuits traditionnels :

  • L’Union européenne cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en énergie et matières premières, note Al Bina’ (06 février 2025).
  • La Chine investit dans des routes commerciales alternatives via ses Nouvelles Routes de la Soie, rappelle Al Akhbar (06 février 2025).
  • Les pays du Golfe se positionnent comme des hubs logistiques entre l’Asie et l’Occident, explique Al Sharq (06 février 2025).

Ces transformations risquent de renforcer un clivage économique mondial, où les échanges commerciaux seront de plus en plus influencés par les tensions géopolitiques, selon Al Sharq Al Awsat (06 février 2025).

Des banques libanaises toujours en difficulté malgré les réformes promises
Le secteur bancaire libanais peine à se redresser malgré plusieurs annonces de restructuration. Près de quatre ans après la crise financière de 2019, les banques continuent d’imposer des restrictions sur les retraits en devises, et la confiance des déposants reste au plus bas. Selon Banque du Liban (BDL), le secteur a perdu près de 80 % de ses dépôts en devises étrangères, et plusieurs établissements majeurs comme Bank Audi, Blom Bank et Fransabankcherchent toujours une issue viable pour se recapitaliser (Al Joumhouriyat, 06 février 2025).

Le gouvernement libanais a soumis un plan de restructuration bancaire au Fonds monétaire international (FMI), mais la mise en œuvre reste bloquée par des désaccords entre les autorités monétaires, les créanciers internationaux et les associations de déposants. La Banque du Liban (BDL) affirme que la priorité est de rétablir un système financier fonctionnel tout en protégeant au maximum les épargnants, mais les discussions achoppent sur le partage des pertes entre les banques, l’État et les déposants (Al Akhbar, 06 février 2025).

L’État libanais face à une crise administrative sans précédent
Les administrations libanaises souffrent d’un sous-financement chronique, résultant d’une gestion inefficace et d’un effondrement des ressources publiques. Selon un rapport du Ministère des Finances, plus de 60 % des fonctionnaires sont en situation de chômage technique, les salaires n’étant plus adaptés au taux de change réel. Les services publics, notamment Électricité du Liban (EDL), Ogero et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), sont en dégradation avancée, obligeant de nombreux Libanais à se tourner vers des alternatives privées coûteuses (Al Liwa’, 06 février 2025).

Le système judiciaire n’est pas épargné. Faute de financement, de nombreux tribunaux fonctionnent au ralenti, et les délais de traitement des affaires atteignent des niveaux record. Selon une étude publiée par Transparency International, la corruption reste un problème majeur, avec le Liban classé parmi les pays les plus corrompus de la région MENA (Nida’ Al Watan, 06 février 2025).

Les classements économiques du Liban en chute libre
Le Liban continue de perdre des places dans les classements internationaux. Selon le rapport 2025 de la Banque mondiale, le pays figure désormais parmi les économies les plus vulnérables au monde, avec une contraction du PIB de plus de 30 % en cinq ans.

  • Rapport Doing Business : Le Liban chute à la 167e place sur 190 pays, pénalisé par la lenteur des procédures administratives et l’incertitude juridique.
  • Indice de perception de la corruption (Transparency International) : Le Liban est classé 154e sur 180 pays, soulignant les défis structurels de gouvernance.
  • Classement des infrastructures (Global Competitiveness Report, 2025) : Le pays recule à la 135e place sur 141 pays, en raison de la vétusté des réseaux électriques et de télécommunications.
  • Attractivité des investissements (World Economic Forum, 2025) : Les investissements étrangers ont chuté de 70 % depuis 2019, en raison du risque politique élevé et de l’absence de réformes économiques crédibles.

Les secteurs qui résistent encore sont principalement l’industrie agroalimentaire, la technologie et les énergies renouvelables, avec quelques investissements dans l’exportation de produits agricoles et dans le développement du solaire et de l’éolien. Cependant, ces avancées restent marginales par rapport à l’ampleur de la crise (Al Sharq Al Awsat, 06 février 2025).

Des entreprises privées à bout de souffle
Les grandes entreprises libanaises continuent de faire face à une contraction sévère de leurs activités. Selon une étude menée par la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban80 % des entreprises ont réduit leurs effectifs depuis 2020 et près de 30 % ont cessé leurs activités.

Certaines entreprises tentent de maintenir leurs opérations en misant sur l’exportation, notamment dans les secteurs du vin (Château Ksara, Château Kefraya), des cosmétiques (Sami Saboun, Khatib Soap) et de l’artisanat de luxeLes chaînes hôtelières et les restaurants (Le Gray, Phoenicia Hotel, Tawlet) peinent à se remettre des années de crise, bien que le tourisme connaisse une légère reprise grâce à la diaspora.

Les start-ups libanaises, autrefois fleuron du secteur technologique régional, souffrent du manque d’accès au financement, bien que certaines parviennent à attirer des investisseurs étrangers, notamment dans les fintech et les solutions numériques (Ad Diyar, 06 février 2025).

Une absence de réformes qui bloque les financements internationaux
Les institutions financières internationales, dont le FMI et la Banque mondiale, conditionnent leurs aides à l’adoption de réformes profondes, notamment dans le secteur bancaire et la lutte contre la corruption. Or, les divisions politiques empêchent toute avancée concrète.

Le FMI exige une restructuration bancaire complète, un audit transparent des comptes publics et l’adoption d’une loi sur le capital control, mais ces mesures se heurtent à l’opposition des élites financières et politiques. La Banque mondiale, de son côté, a récemment suspendu certains financements destinés aux infrastructures, en raison du manque de transparence dans l’exécution des projets (Al Bina’, 06 février 2025).

Tant que ces réformes ne seront pas mises en place, le Liban restera isolé financièrement, condamné à dépendre des transferts de la diaspora et de l’économie informelle pour assurer un minimum de liquidités.

Justice : Une institution paralysée entre pressions politiques, corruption et manque de ressources

Une justice sous l’emprise des influences politiques
Le système judiciaire libanais traverse une crise sans précédent, marqué par des ingérences politiques, des blocages institutionnels et un manque criant de ressources. La séparation des pouvoirs, pourtant garantie par la Constitution, est largement bafouée, avec une influence excessive des partis politiques et des groupes d’intérêts sur le fonctionnement des tribunaux et des nominations judiciaires (Al Akhbar, 06 février 2025).

Les dossiers sensibles, notamment les affaires de corruption impliquant des personnalités politiques et économiques de premier plan, restent bloqués dans des labyrinthes administratifs et juridiques. Plusieurs juges ont dénoncé des pressions directes et des menaces, freinant toute avancée dans les grandes affaires de détournement de fonds et de malversations publiques (Nida’ Al Watan, 06 février 2025).

Des juges sous pression et un manque d’indépendance
De nombreux magistrats font face à des interférences politiques directes dans leur travail. Les nominations et mutations dans la magistrature sont souvent influencées par les alliances entre partis politiques et familles influentes, rendant difficile toute impartialité dans le traitement des dossiers.

Certains juges ont été suspendus ou écartés après avoir tenté d’ouvrir des enquêtes sur des affaires de corruption touchant des hauts responsables. Cette situation a conduit à une démobilisation du corps judiciaire, où de nombreux magistrats hésitent à prendre des décisions risquées, par crainte de représailles ou d’isolement professionnel (Al Liwa’, 06 février 2025).

Le blocage du dossier de l’explosion du port de Beyrouth
L’un des symboles les plus frappants de la paralysie judiciaire au Liban reste l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en août 2020. Quatre ans après la catastrophe, aucun responsable n’a été jugé, et l’enquête est suspendue à cause de multiples obstructions politiques et judiciaires.

  • Les juges chargés du dossier ont été récusés à plusieurs reprises sous la pression de personnalités influentes.
  • Des mandats d’arrêt émis contre des hauts responsables ont été ignorés ou contestés, retardant toute avancée significative.
  • Les familles des victimes continuent de réclamer une justice transparente et indépendante, dénonçant un système judiciaire corrompu et inefficace (Al Joumhouriyat, 06 février 2025).

Les grandes affaires judiciaires en cours au Liban

Outre l’enquête bloquée sur l’explosion du port de Beyrouth, d’autres dossiers majeurs sont actuellement devant les tribunaux :

  • L’affaire des transferts illégaux de capitaux : plusieurs banques et hauts responsables sont accusés d’avoir exfiltré des milliards de dollars à l’étranger avant et après l’effondrement financier de 2019, alors que les Libanais ordinaires ne pouvaient plus accéder à leurs comptes.
  • Les poursuites contre le gouverneur de la Banque du Liban : après des enquêtes en France, en Suisse et au Liban, l’ancien gouverneur de la BDL est accusé de blanchiment d’argent, détournement de fonds et enrichissement illégal.
  • Le scandale du carburant frelaté : une enquête sur l’importation de carburants de mauvaise qualité ayant endommagé des infrastructures énergétiques et mis en danger la population, impliquant plusieurs personnalités du secteur pétrolier.
  • Les procès contre des trafiquants de drogue et de captagon : plusieurs réseaux de production et d’exportation de captagon, principalement vers les pays du Golfe, ont été démantelés, avec des inculpations en cours contre des personnalités influentes suspectées de complicité.
  • Les assassinats politiques : plusieurs enquêtes sur des assassinats ciblés de journalistes et d’opposants politiques, notamment ceux de Lokman Slim et d’autres figures critiques du régime, sont toujours en attente de décisions judiciaires.

Une justice financière incapable de lutter contre la corruption
Alors que la corruption est l’un des principaux fléaux de l’économie libanaise, la justice financière se heurte à une absence de moyens et à une protection systématique des élites politiques et économiques.

  • Les dossiers de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent stagnent dans les tribunaux sans verdicts concrets.
  • Les responsables bancaires et politiques impliqués dans la fuite des capitaux après la crise financière de 2019 n’ont fait l’objet d’aucune condamnation.
  • Les institutions internationales, notamment l’Union européenne et le Fonds monétaire international, conditionnent leurs aides à des réformes structurelles et une justice indépendante, mais aucun progrès n’a été réalisé (Al Sharq Al Awsat, 06 février 2025).

Un système pénitentiaire au bord de l’effondrement
Les prisons libanaises sont en état de détérioration avancée, avec une surcharge extrême et des conditions de détention inhumaines.

  • Le taux d’occupation dépasse les 300 % dans certaines prisons, provoquant des tensions et des révoltes fréquentes.
  • L’accès aux soins médicaux et aux besoins de base est limité, les détenus étant souvent dépendants de leurs familles pour leur survie.
  • Les longues détentions préventives sans procès sont devenues la norme, avec des milliers de prisonniers incarcérés sans jugement depuis plusieurs années (Ad Diyar, 06 février 2025).

Des réformes judiciaires bloquées par l’inaction politique
Face à cette situation, plusieurs réformes ont été proposées pour moderniser et rendre le système judiciaire plus indépendant. Parmi elles :

  • La nomination d’un Conseil supérieur de la magistrature indépendant, pour empêcher les interférences politiques.
  • Une accélération des procédures judiciaires et une réforme du droit pénal, afin d’éviter les détentions prolongées et les procès retardés.
  • Un renforcement de la justice financière et de la lutte contre la corruption, notamment en coopération avec les instances internationales.

Cependant, ces initiatives sont systématiquement bloquées au Parlement, où les partis politiques dominants refusent toute réforme qui pourrait réduire leur influence sur la justice (Al Bina’, 06 février 2025).

Société : Une population épuisée entre crise économique, exode massif et effondrement des services sociaux

Un exode sans précédent : la fuite des compétences et de la jeunesse

Le Liban connaît un exode massif, marqué par le départ de milliers de jeunes, de cadres qualifiés et de familles entières, qui ne voient plus d’avenir dans un pays en crise.

  • Plus de 200 000 Libanais ont quitté le pays depuis 2019, un chiffre en constante augmentation.
  • Les secteurs de la santé et de l’éducation sont particulièrement touchés, avec une émigration massive de médecins, d’ingénieurs et d’enseignants.
  • Les jeunes diplômés préfèrent tenter leur chance à l’étranger, en particulier en Europe, dans les pays du Golfe et en Amérique du Nord, faute d’opportunités locales (Al Akhbar, 06 février 2025).

Cette hémorragie humaine affaiblit encore plus le Liban, en privant le pays des compétences nécessaires à sa reconstruction et en accélérant la dépendance à la diaspora pour les transferts de fonds.

L’effondrement des services sociaux et de l’éducation

Les services sociaux sont en ruine, poussant des millions de Libanais à dépendre d’organisations non gouvernementales et d’aides internationales.

  • Les écoles publiques manquent de professeurs et de moyens, obligeant de nombreux parents à retirer leurs enfants du système éducatif.
  • Le secteur hospitalier est en crise, avec des hôpitaux qui ne peuvent plus assurer des soins de base faute de médicaments et de personnel.
  • Les prix des produits de première nécessité ont explosé, rendant la vie quotidienne insupportable pour une large partie de la population.

Les inégalités sociales s’accentuent, avec une fracture de plus en plus marquée entre une minorité de privilégiés et une majorité de citoyens en grande précarité (Al Joumhouriyat, 06 février 2025).

Une pauvreté en hausse et une classe moyenne qui disparaît

Le Liban a basculé dans la pauvreté, avec des indicateurs alarmants :

  • Près de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, contre 30 % avant la crise de 2019.
  • L’inflation a réduit à néant le pouvoir d’achat, rendant l’accès aux biens de base difficile, même pour la classe moyenne.
  • Les salaires, payés en livres libanaises, ont perdu plus de 90 % de leur valeur, tandis que les prix des loyers, des carburants et des denrées alimentaires continuent de grimper (Nida’ Al Watan, 06 février 2025).

Les familles qui, autrefois, vivaient confortablement, doivent aujourd’hui faire des choix drastiques entre alimentation, éducation et soins médicaux.

La montée des tensions sociales et des protestations

Face à cette situation insoutenable, les manifestations et mouvements sociaux se multiplient, mais peinent à obtenir des résultats concrets.

  • Les syndicats et les enseignants protestent contre des salaires insuffisants, souvent payés en monnaie locale dévaluée.
  • Les employés du secteur public réclament une revalorisation de leurs revenus, mais l’État reste incapable d’honorer ces demandes.
  • Les coupures d’électricité prolongées et l’effondrement des services municipaux provoquent des tensions croissantes dans plusieurs régions.

Certaines villes ont connu des épisodes de violences et d’affrontements entre citoyens et forces de l’ordre, alimentant un climat de colère et de frustration (Al Liwa’, 06 février 2025).

La résilience des Libanais face à la crise

Malgré ces défis, la société libanaise fait preuve d’une capacité de résilience exceptionnelle.

  • Les initiatives locales et associatives se multiplient, avec des réseaux de solidarité qui assurent une aide alimentaire et médicale aux plus démunis.
  • La diaspora joue un rôle essentiel, en envoyant des fonds qui permettent à des milliers de familles de survivre.
  • L’économie informelle s’adapte, avec de nouvelles stratégies de survie, du troc aux systèmes d’entraide communautaires.

Cette résilience, bien que remarquable, ne suffit pas à compenser l’absence de solutions politiques et économiques durables, et le pays reste enfoncé dans une crise sans perspective de redressement immédiat (Al Sharq Al Awsat, 06 février 2025).

Des entrepreneurs qui s’adaptent à la crise

Malgré la crise, de nombreux entrepreneurs libanais développent des solutions innovantes pour maintenir leurs activités et s’adapter à la nouvelle réalité économique. Plusieurs entreprises locales ont ajusté leur modèle pour fonctionner en devises étrangères, facilitant l’importation et l’accès aux matières premières.

Le secteur des start-ups technologiques connaît également une croissance, notamment dans les domaines de la finance numérique et du commerce en ligne. Certains entrepreneurs investissent dans l’agriculture durable, promouvant des productions locales pour réduire la dépendance aux importations et renforcer la sécurité alimentaire, souligne Al Akhbar (06 février 2025).

Une diaspora plus impliquée que jamais

La diaspora libanaise joue un rôle crucial dans la survie du pays. Chaque année, des milliards de dollars sont envoyés par les Libanais vivant à l’étranger, garantissant à des milliers de familles un revenu minimum. Des collectifs d’expatriés ont créé des fonds d’aide pour soutenir les écoles, les hôpitaux et les petites entreprises, selon Al Joumhouriyat (06 février 2025).

Outre le soutien financier, des initiatives voient le jour pour favoriser le transfert de compétences. Des formations en ligne et des collaborations entre expatriés et entrepreneurs locaux permettent de créer des opportunités d’emploi et de croissance économique malgré la crise.

Des réseaux de solidarité qui prennent le relais de l’État

Alors que l’État est incapable d’assurer un filet social, des associations caritatives et des ONG locales se sont multipliées pour répondre aux besoins urgents. De nombreuses initiatives citoyennes ont vu le jour, organisant des distributions alimentaires, des aides médicales et des programmes d’éducation pour les enfants en difficulté, selon Al Liwa’ (06 février 2025).

Les Libanais ont également développé des systèmes d’échange informels pour compenser l’effondrement du système bancaire. Le troc et les réseaux d’entraide communautaires permettent à certains d’accéder aux biens de première nécessité sans dépendre du système monétaire officiel, rapporte Nida’ Al Watan (06 février 2025).

Culture : Nouvelles expositions et initiatives culturelles malgré la crise

Une scène artistique qui se renouvelle malgré les défis

Malgré les difficultés économiques et la fermeture de plusieurs espaces culturels, de nouvelles expositions et initiatives artistiques émergent, témoignant de la résilience des créateurs libanais. Ces derniers mois, des artistes ont exploré des thématiques fortes, mêlant engagement social, mémoire collective et expérimentation artistique.

L’exposition « Fragments du Liban » au Beit Beirut

Beit Beirut, l’un des symboles de la mémoire urbaine de Beyrouth, accueille une exposition intitulée « Fragments du Liban », qui explore l’impact des crises successives sur l’architecture et l’identité du pays. À travers des installations immersives, des photographies et des maquettes interactives, l’exposition met en lumière les destructions du patrimoine, les transformations urbaines et les tentatives de réhabilitation. Plusieurs artistes et architectes participent à cette initiative, qui interroge l’avenir des espaces publics et la mémoire des lieux disparus (Al Akhbar, 06 février 2025).

L’essor des galeries indépendantes et des collectifs d’artistes

Face aux difficultés financières des grandes institutions, plusieurs galeries indépendantes et collectifs d’artistes prennent le relais en organisant des événements à petite échelle mais à fort impact.

  • La galerie Art on 56th propose une rétrospective consacrée aux œuvres de l’artiste libanaise Mona Trad Dabaji, qui explore le rapport entre l’individu et son environnement en mutation.
  • Le collectif “Rebirth Beirut” a transformé un ancien entrepôt du quartier de Mar Mikhaël en un espace de création où les artistes peuvent exposer gratuitement et organiser des performances interactives.
  • La galerie Janine Rubeiz accueille une exposition dédiée à la calligraphie contemporaine, où des artistes mêlent tradition et modernité pour revisiter l’art des lettres arabes (Al Joumhouriyat, 06 février 2025).

Les livres et la littérature : une production toujours active

Le monde littéraire libanais reste dynamique malgré la crise du marché du livre et la hausse des coûts d’impression. Plusieurs sorties récentes suscitent l’intérêt du public et des critiques.

  • Le roman « Beyrouth, l’oubli et le feu » de Hala Jaber est une fresque sociale qui retrace la vie d’une famille beyrouthine sur plusieurs générations, mêlant mémoire collective et drames individuels.
  • L’essai « Économie et survie au Liban » de Georges Corm analyse en profondeur la crise actuelle et propose des pistes pour sortir de l’impasse.
  • La poésie trouve également une place importante avec « Éclats de nuit » de Zeina Hashem Beck, un recueil qui évoque l’exil, la nostalgie et la reconstruction intérieure (Nida’ Al Watan, 06 février 2025).

Un renouveau des arts numériques et des installations immersives

De plus en plus d’artistes libanais s’orientent vers les nouvelles technologies et les arts numériques pour créer des œuvres interactives et immersives.

  • L’exposition “Lumières de Beyrouth”, organisée au sein d’un ancien immeuble du centre-ville, mêle réalité augmentée et installations lumineuses pour redonner vie à des lieux emblématiques aujourd’hui abandonnés.
  • Le projet « Digital Heritage » vise à reconstituer numériquement des monuments disparus, notamment des bâtiments détruits lors des explosions ou de la guerre civile, grâce à l’intelligence artificielle et aux archives visuelles.
  • Le collectif « Code Beirut » propose une exploration de l’histoire libanaise à travers des projections holographiques et des expériences de réalité virtuelle, permettant aux visiteurs de revivre des événements marquants (Al Sharq Al Awsat, 06 février 2025).

Le cinéma et le documentaire : une voix pour la mémoire collective

Le secteur du cinéma indépendant continue de produire des œuvres engagées, malgré les coupes budgétaires et la fermeture de plusieurs salles. Plusieurs documentaires récents explorent des thèmes liés à la crise, à l’exil et à la mémoire collective.

  • « Les Derniers Habitants » de Nadine Naous suit le quotidien de familles qui refusent de quitter des quartiers en ruine, témoignant de leur attachement à leurs racines malgré les difficultés.
  • « Écho d’un Pays Perdu » de Ghassan Halwani est une enquête sur les personnes disparues pendant la guerre civile et la façon dont leur absence façonne encore la société actuelle.
  • « Nos Frontières Invisibles » de Rita El Khoury explore les tensions identitaires au sein de la jeunesse libanaise, entre rêve d’exil et désir de reconstruire le pays (Al Bina’, 06 février 2025).

Des festivals et résidences d’artistes pour stimuler la création

Plusieurs initiatives visent à soutenir les artistes locaux en leur offrant des opportunités de création et d’échange.

  • La résidence artistique « Beirut Creatives », organisée en partenariat avec des institutions européennes, permet à des artistes de bénéficier d’ateliers et de financements pour développer leurs projets.
  • Le festival « Nouveaux Récits Libanais », qui se tiendra en mars, mettra à l’honneur les écrivains et dramaturges émergents, avec des lectures et des performances interactives.
  • Le projet « Street Art for Change » transforme les murs de plusieurs quartiers de Beyrouth en galerie à ciel ouvert, où des artistes de rue redonnent vie aux façades abandonnées avec des fresques colorées et engagées (Al Sharq, 06 février 2025).

Sport : Performances récentes des équipes et athlètes libanais

Football : Un match crucial pour l’équipe nationale libanaise

L’équipe nationale libanaise de football poursuit son parcours dans les qualifications pour la Coupe du Monde 2026. Lors de son dernier match, disputé à Beyrouth contre la Jordanie, la sélection libanaise a concédé un match nul (1-1), un résultat qui complique ses ambitions de qualification​.

Les hommes de Miodrag Radulović ont montré une défense solide, mais ont manqué de réalisme en attaque. Le sélectionneur reste toutefois optimiste et mise sur la rencontre face à la Syrie, où une victoire permettrait de garder l’espoir d’une qualification historique​.

Basketball : Le Liban peine face aux meilleures équipes asiatiques

Le basketball libanais traverse une période de transition. Lors de son dernier match dans le cadre des qualifications pour l’AfroBasket 2025, la sélection libanaise s’est inclinée face à l’Iran (78-69). L’entraîneur Jad El Hajj a souligné que l’équipe est encore en chantier après le départ de plusieurs cadres vers des clubs étrangers​.

Sur la scène locale, le championnat national est dominé par Riyadi Beyrouth et Club Sagesse, bien que plusieurs équipes rencontrent des difficultés financières, affectant le niveau général de la compétition​.

Athlétisme : De nouvelles performances prometteuses

Le sprinter Karim Daher a brillé lors du Meeting international de Dubaï, où il a enregistré un chrono de 10,34 secondes sur 100 mètres, son meilleur temps personnel. Cette performance lui permet de se rapprocher d’une possible qualification pour les Jeux Asiatiques de 2025​.

Dans le saut en hauteur, Marwan Haddad a décroché la médaille de bronze lors d’une compétition régionale, avec un saut à 2,22 mètres, confirmant ainsi sa progression sur la scène internationale​.

Sports mécaniques : Un Libanais brille en rallye

Le pilote Tarek Merhi s’est illustré lors du Rallye du Moyen-Orient, terminant 4e au classement général. C’est la meilleure performance pour un Libanais dans cette discipline depuis plusieurs années​.

En karting, le jeune Fadi Ghazal, âgé de 16 ans, a remporté le Championnat des Émirats Arabes Unis, attirant l’attention d’équipes européennes qui envisagent de lui offrir un contrat en Formule 4​.

Boxe : Un succès historique pour Farid Chamoun

Le boxeur Farid Chamoun a marqué l’histoire en remportant le titre WBA Intercontinental des poids moyens après une victoire impressionnante contre James Connors à Londres. Il devient ainsi le premier Libanais à décrocher une ceinture intercontinentale dans cette catégorie​.

Chamoun vise désormais un combat pour un titre mondial en 2026, ce qui pourrait faire entrer la boxe libanaise sur la scène internationale comme jamais auparavant​.

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