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Revue de presse du 18/12/24: Liban et Syrie, entre recompositions géopolitiques et défis socio-économiques

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Les journaux libanais publiés ce mercredi 18 décembre 2024 couvrent une actualité riche en développements politiques, économiques, et géopolitiques. La situation au Liban est marquée par des avancées dans le processus de résolution du vide présidentiel, tandis que la Syrie post-Assad est au centre des regards régionaux et internationaux. Les problématiques sociales et économiques, quant à elles, continuent de dominer les préoccupations quotidiennes.

La question de l’élection présidentielle au Liban progresse avec des consultations intensifiées. Selon Nahar (18 décembre 2024), un consensus autour du général Joseph Aoun semble émerger, bien qu’aucun accord définitif ne soit encore atteint. Le journal souligne que les forces politiques s’activent pour garantir une majorité qualifiée au Parlement avant la session prévue le 9 janvier 2025. De son côté, Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) rapporte que les oppositions, malgré leurs divergences, cherchent à coordonner leurs efforts lors de réunions préélectorales.

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Sur le plan économique, Al Akhbar (18 décembre 2024) met en lumière les défis liés à la préparation du budget 2025. Le journal critique le gouvernement pour son incapacité à réviser des prévisions budgétaires jugées irréalistes au regard des impacts de la récente guerre avec Israël. Annahar (18 décembre 2024) ajoute que les principales institutions économiques, dont l’Union des entreprises libanaises, pressent l’État de corriger ses projections avant leur soumission au Parlement.

À l’international, la chute du régime syrien et la montée en puissance de la « nouvelle Syrie » dirigée par « l’Autorité de Libération de la Syrie » font couler beaucoup d’encre. Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024) consacre une large part de ses colonnes aux efforts diplomatiques pour rétablir des relations avec Damas. Le journal évoque des consultations européennes en vue d’un soutien conditionné à l’actuelle administration syrienne. Quant à Nida’ Al Watan (18 décembre 2024), il met en exergue les implications régionales de ces changements, notamment sur les relations avec l’Iran et la Turquie.

Enfin, sur le plan sociétal, Al Liwa’ (18 décembre 2024) revient sur l’augmentation des prix des assurances dans le pays, une conséquence directe de la crise économique aggravée par les récents conflits. Le quotidien précise que ces hausses affectent non seulement les biens immobiliers, mais aussi les couvertures santé, rendant encore plus difficile la vie des Libanais moyens.

Politique locale

Le paysage politique libanais est marqué par une dynamique intense autour de l’élection présidentielle. Les alliances en cours et les positionnements des différents acteurs dessinent un tableau complexe, révélateur des luttes d’influence nationales et régionales.

Le consensus autour du général Joseph Aoun, Commandant en Chef de l’armée, semble gagner du terrain. Annahar (18 décembre 2024) rapporte que les partis politiques majeurs, à l’exception notable des blocs alliés à l’ancien président Michel Aoun, convergent vers cette candidature. Cependant, des consultations internes restent nécessaires pour s’assurer d’un quorum de 86 députés à la session du 9 janvier 2025, une exigence pour valider l’élection dès le premier tour.

Dans les rangs des opposants, Nida’ Al Watan (18 décembre 2024) mentionne une réunion prévue à Bikfaya, présidée par Sami Gemayel, chef des Kataëb. Ce rassemblement, qui inclut des figures indépendantes et des députés réformateurs, vise à harmoniser les positions et à finaliser une stratégie commune. Toutefois, des divergences persistent quant au soutien à une candidature unique, ce qui pourrait affaiblir leur impact face aux blocs majoritaires.

De son côté, Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) met en avant le rôle de Nabih Berri, président du Parlement, qui maintient un dialogue avec toutes les parties, y compris celles qui s’opposent historiquement à Amal et au Hezbollah. L’objectif affiché est d’éviter une nouvelle impasse politique et de limiter les divisions exacerbées par la crise socio-économique.

Les positions internationales ne sont pas absentes de ce processus. Al Akhbar (18 décembre 2024) évoque une influence croissante des puissances occidentales, en particulier la France, qui milite pour une élection rapide et consensuelle. Paris, selon le quotidien, considère Joseph Aoun comme un candidat capable de stabiliser le pays, un facteur clé dans un contexte régional tendu. À l’inverse, Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024) souligne les réticences de l’Iran, qui voit dans cette candidature une possible remise en cause de l’équilibre actuel favorisant le Hezbollah.

Le débat sur les prérogatives du futur président occupe également une place centrale. Al Liwa’ (18 décembre 2024) rappelle que le rôle présidentiel reste limité dans le système confessionnel libanais, mais la capacité à gérer des crises multiples – économiques, sécuritaires et institutionnelles – sera déterminante.

En parallèle, les tensions montent autour des nominations militaires et judiciaires, perçues comme des instruments d’influence politique. Al Bina’ (18 décembre 2024) fait état de pressions pour accélérer les nominations dans ces secteurs avant l’élection présidentielle, un processus souvent marqué par des calculs partisans.

Enfin, Al Quds (18 décembre 2024) insiste sur la nécessité d’une réforme du système politique global. Le quotidien met en avant les appels croissants à une refonte des accords de Taëf, jugés inadaptés aux défis actuels. Ces propositions, bien que soutenues par certains intellectuels et groupes civiques, rencontrent une forte opposition des partis établis.

La politique locale demeure ainsi le reflet des contradictions du Liban : une quête de stabilité entravée par des intérêts divergents, le tout sous l’œil attentif des puissances régionales et internationales.

Diplomatie

La diplomatie libanaise s’articule actuellement autour de trois grands axes : les évolutions en Syrie, les pressions internationales sur le Liban, et les repositionnements régionaux. Ces dynamiques révèlent l’importance des interactions bilatérales et des pressions externes sur la politique libanaise.

Les répercussions de la chute du régime syrien

La chute du régime de Bachar al-Assad le 8 décembre dernier et la montée en puissance de l’Autorité de Libération de la Syrie (ALS) ont bouleversé la donne régionale. Plusieurs pays européens cherchent à établir des relations pragmatiques avec les nouveaux dirigeants syriens. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), des délégations diplomatiques, notamment françaises et britanniques, se sont rendues à Damas pour explorer les possibilités d’une coopération conditionnée à la mise en place d’une transition politique inclusive.

Cette situation impacte directement le Liban, notamment sur la question des accords bilatéraux historiques comme la « Traité d’amitié et de coopération » de Taëf. Selon Annahar (18 décembre 2024), les discussions concernant une révision de ces accords restent en suspens, alors que les analystes libanais débattent de leur pertinence à la lumière de la nouvelle donne syrienne.

L’Iran face à la recomposition régionale

L’Iran, allié traditionnel du régime Assad, voit sa position fragilisée par ces changements. Al Akhbar (18 décembre 2024) souligne que Téhéran s’efforce de maintenir ses alliances dans la région, notamment avec le Hezbollah au Liban, tout en cherchant à instaurer un dialogue avec les nouveaux dirigeants syriens. Par ailleurs, les rapprochements entre la Syrie et la Turquie, perçus comme une alliance stratégique pour Ankara, suscitent des préoccupations à Téhéran.

Al Bina’ (18 décembre 2024) met en lumière l’importance pour l’Iran de préserver son influence au Levant, notamment dans le contexte d’une possible révision des relations avec les puissances occidentales. En parallèle, l’Iran joue un rôle actif dans les discussions régionales sur la stabilisation du Liban, un enjeu clé pour préserver l’équilibre fragile dans le pays.

Pressions internationales et élection présidentielle au Liban

Sur la scène intérieure libanaise, les puissances occidentales maintiennent leur pression pour accélérer l’élection présidentielle. Nida’ Al Watan (18 décembre 2024) rapporte que Paris soutient la candidature de Joseph Aoun, perçue comme un choix stratégique pour restaurer la stabilité politique et économique. Cependant, cette position n’est pas partagée par tous : Al Quds (18 décembre 2024) mentionne que les États-Unis, bien qu’alignés sur la nécessité d’une élection rapide, se montrent préoccupés par l’impact croissant de l’axe russo-iranien au Liban.

La diplomatie française est particulièrement active, cherchant à mobiliser ses alliés européens pour garantir une transition politique fluide au Liban. Les discussions entre Paris et Riyad se poursuivent pour coordonner une éventuelle aide économique, conditionnée à des réformes politiques substantielles.

La pression humanitaire et les réfugiés syriens

La question des réfugiés syriens reste un point central des discussions diplomatiques. Avec l’arrivée au pouvoir de l’ALS, les Nations Unies espèrent des progrès sur les politiques de rapatriement, mais la situation demeure incertaine. Al Quds (18 décembre 2024) souligne que l’actuelle administration syrienne n’a pas encore clarifié sa position sur ce sujet, laissant le Liban gérer seul une pression humanitaire de plus en plus insoutenable.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) plaide pour une aide accrue à Beyrouth, mais les fonds des bailleurs internationaux peinent à suivre. Cette situation aggrave les tensions internes au Liban, où une partie de la classe politique utilise cette crise pour justifier des politiques populistes et isolationnistes.

Les hésitations du Conseil de Coopération du Golfe

Enfin, Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) rapporte des discussions internes au sein du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) concernant une aide financière au Liban. Riyad et Abou Dhabi conditionnent leur soutien à des garanties politiques fortes, notamment sur la neutralisation de l’influence du Hezbollah. Ce contexte reflète une approche prudente des monarchies du Golfe, qui cherchent à éviter de répéter les erreurs du passé, où des fonds importants n’avaient pas produit les réformes escomptées.

Ces discussions s’inscrivent dans un contexte régional marqué par les tensions croissantes entre l’Iran et ses voisins arabes, amplifiées par les récents développements en Syrie.

Politique internationale

Les repositionnements autour de la Syrie post-Assad

Depuis la chute de Bachar al-Assad, survenue le 8 décembre 2024, le nouveau gouvernement syrien dirigé par l’Autorité de Libération de la Syrie (ALS) s’efforce de s’établir sur la scène internationale. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), l’Union européenne et les Nations Unies travaillent à engager un dialogue constructif avec les nouveaux dirigeants syriens, conditionné à l’instauration d’un processus politique inclusif. Plusieurs délégations européennes ont déjà visité Damas, et des consultations intensives sont en cours sur des sujets tels que la reconstruction et la gestion des réfugiés.

Les États-Unis, quant à eux, adoptent une position prudente. Toujours selon Al Sharq Al Awsat, Washington craint que les changements en Syrie ne renforcent l’axe russo-iranien, notamment si la Russie parvient à maintenir son influence via ses bases militaires à Hmeimim et Tartous. Ces craintes sont amplifiées par le rapprochement entre Damas et Moscou, rapporté par Al Akhbar (18 décembre 2024), qui souligne que la Russie a déjà ouvert des négociations pour sécuriser ses intérêts économiques et stratégiques dans le pays.

La Turquie face à une opportunité historique

La Turquie se positionne comme un acteur clé dans cette nouvelle configuration. Selon Al Bina’ (18 décembre 2024), Ankara voit dans les récents événements une opportunité unique de renforcer sa présence en Syrie tout en neutralisant la menace kurde à sa frontière sud. Le rapprochement entre la Turquie et les nouveaux dirigeants syriens, rapporté par Nida’ Al Watan (18 décembre 2024), pourrait redéfinir les équilibres régionaux et compliquer davantage la tâche de l’Iran, traditionnel allié de Damas.

Cette stratégie turque s’accompagne d’opérations militaires ciblées contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie. Bien que condamnées par les États-Unis et plusieurs pays européens, ces actions reçoivent un soutien tacite de certains pays arabes, comme le souligne Al Quds (18 décembre 2024). Ces derniers voient dans le leadership turc une force stabilisatrice face à l’instabilité croissante dans la région.

Le rôle de l’Arabie saoudite et du Golfe

Les monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, observent les changements en Syrie avec une prudence calculée. Selon Al Joumhouriyat (18 décembre 2024), Riyad hésite à s’engager pleinement auprès de l’ALS sans garanties sur sa capacité à maintenir une stabilité durable. Cependant, des discussions sont en cours au sein du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) pour examiner des formes de soutien économique et politique à la Syrie, notamment en matière de reconstruction.

Le rapprochement de la Syrie avec la Turquie inquiète également les monarchies du Golfe, selon Al Sharq (18 décembre 2024). Une coordination turco-syrienne renforcée pourrait réduire l’influence des pays du Golfe dans le dossier syrien et compliquer leur capacité à promouvoir une solution politique conforme à leurs intérêts.

La Russie et l’Iran : une alliance fragilisée

L’axe russo-iranien, traditionnellement puissant en Syrie, est mis à l’épreuve par les récents bouleversements. Selon Al Akhbar (18 décembre 2024), la Russie et l’Iran ont des priorités divergentes quant à l’avenir de la Syrie. Alors que Moscou privilégie une approche pragmatique en collaborant avec l’ALS pour préserver ses bases militaires et ses investissements économiques, Téhéran reste focalisé sur le maintien de son influence idéologique et militaire via ses alliés locaux.

Cette divergence est particulièrement visible dans le sud de la Syrie, où l’Iran tente de renforcer ses positions face aux avancées turques et israéliennes. Selon Al Bina’ (18 décembre 2024), la région du Golan et ses environs deviennent un point de tension majeur, avec des affrontements sporadiques entre milices soutenues par l’Iran et forces israéliennes.

L’Europe et les États-Unis : des visions divergentes

En Occident, les approches de la Syrie post-Assad diffèrent sensiblement entre l’Europe et les États-Unis. Selon Annahar (18 décembre 2024), les Européens privilégient une approche humanitaire et diplomatique, cherchant à stabiliser la région tout en minimisant les risques de migrations massives vers l’Europe. Cette perspective explique les efforts de l’Union européenne pour financer des projets de reconstruction en Syrie, conditionnés à des avancées politiques.

Washington, en revanche, adopte une position plus sécuritaire. Selon Al Quds (18 décembre 2024), les États-Unis restent préoccupés par la montée en puissance de l’axe russo-iranien et par la possibilité d’un renforcement des groupes extrémistes dans les zones non contrôlées par l’ALS. Cette divergence entre les alliés occidentaux pourrait compliquer la coordination de leurs efforts en Syrie.

Israël : une stratégie opportuniste

Israël, enfin, continue de jouer sa carte en Syrie en profitant de la confusion créée par les récents bouleversements. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), l’État hébreu intensifie ses frappes aériennes dans le sud de la Syrie, ciblant notamment des installations militaires supposément affiliées à l’Iran. Ces actions visent à empêcher tout renforcement des capacités militaires iraniennes à proximité des frontières israéliennes.

En parallèle, Israël cherche à nouer des liens avec des factions syriennes locales, particulièrement dans les zones frontalières du Golan, afin de garantir une zone tampon sécurisée. Cette stratégie, bien qu’efficace à court terme, risque d’exacerber les tensions avec les nouveaux dirigeants syriens et leurs alliés.

Économie 

La révision du budget 2025, un enjeu politique et économique majeur

Le projet de budget 2025 est au cœur des débats politiques et économiques au Liban, révélant des tensions entre le gouvernement et les principaux acteurs institutionnels. Selon Al Akhbar (18 décembre 2024), ce budget, critiqué pour son manque de réalisme, repose sur des projections économiques obsolètes. Ces prévisions ne tiennent pas compte des effets dévastateurs de la récente guerre avec Israël, qui a aggravé la récession économique et bouleversé les priorités budgétaires.

Le président de la commission des finances, Ibrahim Kanaan, a qualifié ce projet de « budget fantôme », soulignant son incapacité à répondre aux besoins immédiats du pays. Selon Annahar (18 décembre 2024), Kanaan a appelé à une révision d’urgence des estimations de recettes et de dépenses avant l’examen parlementaire prévu en janvier 2025. L’union des entreprises libanaises a également critiqué ce budget, jugeant que les mesures proposées manquent de vision pour relancer l’économie ou stabiliser les finances publiques.

Les assurances en crise

Parallèlement, la crise des assurances devient un sujet d’inquiétude croissante. Al Liwa’ (18 décembre 2024) rapporte une augmentation drastique des primes d’assurance sur les biens et la santé, atteignant des niveaux inédits. Ce phénomène est lié à une combinaison de risques accrus, dus à l’instabilité politique, et au retrait progressif des réassureurs internationaux.

Cette situation affecte profondément les classes moyennes, déjà frappées par la dévaluation de la livre libanaise et l’inflation galopante. Selon Al Sharq (18 décembre 2024), les Libanais se retrouvent dans l’incapacité de souscrire à des polices d’assurance essentielles, exacerbant les inégalités sociales. Les experts économiques, cités par Nida’ Al Watan(18 décembre 2024), estiment que cette crise appelle des mesures urgentes pour rétablir la confiance dans le secteur des assurances, comme une meilleure régulation et des incitations fiscales.

Reconstruction et financement international

Les défis économiques ne s’arrêtent pas là. La reconstruction des infrastructures endommagées par la guerre est une priorité stratégique, mais les financements nécessaires font cruellement défaut. Selon Al Joumhouriyat (18 décembre 2024), le gouvernement peine à convaincre les bailleurs internationaux, qui exigent des réformes structurelles avant d’engager des fonds. Le Fonds monétaire international (FMI), par exemple, conditionne son aide à une série de mesures, telles que la réduction du déficit budgétaire et la lutte contre la corruption, des objectifs qui restent hors de portée pour l’État libanais.

En attendant, ce sont des initiatives locales, souvent portées par des ONG et des collectifs citoyens, qui prennent en charge des projets de reconstruction. Selon Al Bina’ (18 décembre 2024), la diaspora libanaise joue également un rôle crucial en canalisant des fonds vers des projets spécifiques. Cependant, ces efforts, bien qu’essentiels, demeurent fragmentés et insuffisants pour répondre à l’ampleur des dégâts causés par le conflit.

Les tensions sur le marché du travail

Le marché du travail constitue un autre point de tension majeur. La présence de plus d’un million de réfugiés syriens au Liban continue de susciter des débats houleux. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), cette situation alimente des discours populistes, certains politiciens appelant à des mesures protectionnistes pour réserver les emplois aux citoyens libanais.

Les syndicats, cités par Annahar (18 décembre 2024), réclament une meilleure régulation pour limiter la concurrence déloyale et protéger les droits des travailleurs locaux. Cependant, le gouvernement reste paralysé par des priorités contradictoires, oscillant entre la nécessité de répondre aux pressions internationales et les demandes internes pour des solutions immédiates.

L’absence de réformes et le poids des blocages politiques

Enfin, l’incapacité du gouvernement à engager des réformes profondes aggrave l’ensemble des problématiques économiques. Selon Al Quds (18 décembre 2024), les négociations avec le FMI sont à l’arrêt, les autorités libanaises ayant échoué à satisfaire les exigences en matière de transparence budgétaire et de réforme du secteur bancaire. Cette situation renforce la dépendance à l’égard de financements bilatéraux, souvent assortis de conditions politiques strictes, comme celles imposées par les pays du Golfe.

Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024) souligne que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis hésitent à s’engager davantage sans garanties de réformes. Ces hésitations privent le Liban de ressources vitales pour stabiliser son économie et financer des projets de développement à long terme.

Justice

Les tensions autour des nominations judiciaires

Les nominations judiciaires, souvent politisées, sont au centre d’un débat intense au Liban. Selon Al Bina’ (18 décembre 2024), le retard dans ces nominations suscite des critiques croissantes de la part des acteurs politiques et de la société civile. Ces retards sont perçus comme une tentative des partis dominants de conserver leur influence dans le système judiciaire, déjà miné par une corruption endémique.

Al Akhbar (18 décembre 2024) rapporte que le ministre de la Justice, Henry Khoury, a soumis une liste de nominations prioritaires, notamment pour les postes vacants à la Cour de cassation et au Conseil d’État. Cependant, cette liste reste bloquée en raison de divergences entre les différentes factions parlementaires. Ce blocage reflète des tensions plus larges autour de la réforme judiciaire, que plusieurs experts considèrent comme indispensable pour rétablir la confiance du public.

Les affaires en suspens

Parmi les affaires judiciaires les plus sensibles, celle de l’explosion du port de Beyrouth en 2020 continue de stagner. Annahar (18 décembre 2024) souligne que le juge d’instruction Tarek Bitar fait face à des pressions constantes et à des accusations d’impartialité. Plusieurs mandats d’arrêt ont été émis contre des personnalités politiques et sécuritaires, mais leur exécution est systématiquement entravée.

Selon Nida’ Al Watan (18 décembre 2024), cette affaire symbolise l’impasse du système judiciaire libanais, incapable de fonctionner sans interférences politiques. L’incapacité à avancer dans cette enquête alimente une frustration croissante chez les familles des victimes et la société civile, qui réclament des réponses depuis plus de quatre ans.

Les réformes attendues

La question des réformes judiciaires revient régulièrement dans les débats publics. Selon Al Sharq (18 décembre 2024), les organisations internationales, y compris les Nations Unies et l’Union européenne, continuent de presser le Liban de moderniser son appareil judiciaire. Parmi les propositions figurent la création d’un conseil supérieur de la magistrature indépendant et une réforme de la procédure pénale pour garantir des procès équitables.

Cependant, Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) indique que ces réformes se heurtent à une résistance politique importante, en particulier de la part des partis qui voient dans une justice indépendante une menace pour leur survie. Cette résistance bloque également les discussions au Parlement sur un projet de loi visant à renforcer la transparence des procédures judiciaires.

Les enjeux liés à la lutte contre la corruption

La lutte contre la corruption, un problème systémique au Liban, est intimement liée à la réforme du système judiciaire. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), plusieurs dossiers de corruption impliquant des hauts responsables restent non traités, faute d’un système judiciaire efficace. Ces blocages reflètent une absence de volonté politique de s’attaquer aux pratiques enracinées qui minent les institutions publiques.

Al Quds (18 décembre 2024) souligne que le Liban a ratifié plusieurs conventions internationales contre la corruption, mais leur mise en œuvre reste largement symbolique. Le rapport de 2024 de Transparency International, cité par le journal, classe le Liban parmi les pays les plus corrompus au monde, une situation qui exacerbe la crise économique et alimente la défiance des citoyens envers l’État.

Les enjeux internationaux et les pressions extérieures

Les partenaires internationaux du Liban conditionnent souvent leur aide à des réformes judiciaires concrètes. Selon Al Liwa’ (18 décembre 2024), les discussions avec le FMI et d’autres institutions financières incluent des exigences liées à la lutte contre la corruption et à l’amélioration de l’indépendance judiciaire. Cette situation place le Liban dans une position délicate, partagé entre les pressions internationales et les résistances internes.

Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024) rapporte que les bailleurs de fonds européens, notamment la France, insistent également sur la nécessité d’avancer dans l’enquête sur le port de Beyrouth et dans d’autres affaires de corruption de grande ampleur. Ces dossiers sont perçus comme des indicateurs clés de la capacité du Liban à rétablir l’état de droit.

Les nominations militaires et leur lien avec la justice

Les nominations dans les institutions militaires, souvent liées aux dynamiques judiciaires, constituent un autre terrain de conflit. Selon Annahar (18 décembre 2024), plusieurs acteurs politiques cherchent à accélérer ces nominations avant l’élection présidentielle, afin de garantir leur influence dans des affaires judiciaires sensibles. Cette situation reflète l’interconnexion entre les sphères politique, militaire et judiciaire, un facteur clé de l’instabilité institutionnelle au Liban.

Al Akhbar (18 décembre 2024) ajoute que ces nominations, bien qu’essentielles pour le fonctionnement des institutions, risquent d’aggraver les divisions si elles ne font pas l’objet d’un consensus politique préalable.

Société

L’impact socio-économique des crises multiples

La société libanaise continue de subir les effets des crises successives qui frappent le pays. Selon Annahar (18 décembre 2024), l’inflation persistante et la dévaluation de la livre libanaise ont conduit une majorité des citoyens à vivre sous le seuil de pauvreté. Cette situation s’aggrave par les pénuries récurrentes de biens essentiels, notamment dans le secteur de l’énergie et des soins de santé.

Al Liwa’ (18 décembre 2024) rapporte que les familles de classe moyenne, historiquement perçues comme un pilier de stabilité sociale, sont particulièrement touchées. Beaucoup ont dû réduire leurs dépenses pour l’éducation, souvent considérée comme une priorité dans la culture libanaise, et se tourner vers des établissements publics aux infrastructures délabrées.

L’éducation et la crise des enseignants

Le secteur éducatif est en crise. Selon Al Joumhouriyat (18 décembre 2024), la grève des enseignants se poursuit pour la quatrième semaine consécutive, paralysant les écoles publiques et privées. Les syndicats demandent une augmentation des salaires pour compenser l’inflation, mais le gouvernement se dit incapable de répondre à ces exigences en raison des contraintes budgétaires.

Cette situation exacerbe les inégalités entre les élèves des écoles publiques et ceux des établissements privés, plus susceptibles de maintenir un niveau d’enseignement stable. Selon Al Quds (18 décembre 2024), le Liban risque de perdre une génération entière d’élèves si des solutions durables ne sont pas trouvées rapidement.

La pression démographique et les tensions intercommunautaires

La présence de plus d’un million de réfugiés syriens au Liban continue de susciter des tensions sociales et politiques. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), les discours xénophobes se multiplient, alimentés par des politiciens cherchant à détourner l’attention des crises internes. Cette situation fragilise encore davantage la cohésion sociale dans un pays déjà marqué par des divisions confessionnelles et ethniques.

Al Sharq (18 décembre 2024) souligne que cette pression démographique affecte les infrastructures publiques, notamment dans les domaines de la santé et du logement. Les centres médicaux, saturés, peinent à répondre aux besoins croissants des populations locales et réfugiées, tandis que les loyers dans les zones urbaines continuent de grimper.

La montée des initiatives locales

Face à l’inaction de l’État, des initiatives locales et citoyennes se multiplient pour répondre aux besoins immédiats des populations. Selon Al Akhbar (18 décembre 2024), plusieurs ONG et collectifs ont mis en place des programmes de distribution alimentaire et d’accès à des soins médicaux de base.

Cependant, ces initiatives, bien que louables, restent limitées en termes de portée. Nida’ Al Watan (18 décembre 2024) insiste sur la nécessité de structurer ces efforts pour qu’ils puissent s’inscrire dans une stratégie nationale de résilience.

Les femmes et les minorités face aux discriminations

Les femmes et les minorités continuent de faire face à des discriminations systémiques, aggravées par les crises économiques et sociales. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), les violences domestiques ont augmenté de 30 % depuis 2020, tandis que les services de protection pour les victimes restent sous-financés.

Al Bina’ (18 décembre 2024) met en lumière les défis rencontrés par les travailleurs migrants, qui constituent une part importante de la main-d’œuvre dans les secteurs domestiques et de la construction. Ces travailleurs, souvent privés de leurs droits fondamentaux, sont particulièrement vulnérables dans le contexte actuel.

La santé mentale, un enjeu négligé

Selon Al Quds (18 décembre 2024), les crises multiples ont également un impact significatif sur la santé mentale des Libanais. Les centres de soins psychologiques, rares et coûteux, peinent à répondre à la demande croissante. Cette situation est aggravée par un stigmate culturel persistant autour des troubles mentaux, qui dissuade de nombreuses personnes de chercher de l’aide.

Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) rapporte que des initiatives locales commencent à émerger pour offrir un soutien psychologique, mais elles restent insuffisantes face à l’ampleur du problème.

Culture

L’impact des crises sur le secteur culturel

Le secteur culturel au Liban, traditionnellement reconnu pour sa vitalité, subit de plein fouet les effets des crises économiques et politiques. Selon Al Liwa’ (18 décembre 2024), de nombreuses institutions culturelles, y compris des musées, galeries d’art et théâtres, ont fermé leurs portes ou réduit leurs activités en raison du manque de financement.

Al Bina’ (18 décembre 2024) souligne que les artistes indépendants sont parmi les plus touchés. En l’absence de subventions publiques et de mécénat privé, beaucoup se retrouvent contraints d’abandonner leurs projets ou de chercher des opportunités à l’étranger. Cette fuite des talents risque d’affaiblir durablement le rayonnement culturel libanais.

Les festivals et événements culturels à l’épreuve des crises

Les festivals, qui étaient autrefois un pilier du tourisme et de la diplomatie culturelle, sont également en déclin. Selon Annahar (18 décembre 2024), plusieurs événements emblématiques, comme le Festival de Baalbek, ont été annulés ou fortement réduits en raison de la situation économique.

Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) rapporte cependant que certaines initiatives locales tentent de maintenir l’offre culturelle en s’appuyant sur des modèles de financement participatif ou sur le soutien de la diaspora. Le journal cite l’exemple du Festival de Beyrouth, qui a réussi à organiser une édition modeste grâce à des partenariats internationaux.

La place de la culture dans le discours politique

La culture reste pourtant un enjeu clé dans le débat public. Selon Nida’ Al Watan (18 décembre 2024), plusieurs figures politiques tentent de l’utiliser comme un outil de soft power, promouvant des initiatives qui renforcent leur image à l’international. Cependant, ces efforts sont souvent perçus comme superficiels et ne répondent pas aux besoins structurels du secteur.

De plus, Al Akhbar (18 décembre 2024) évoque les divisions autour de certains projets culturels, jugés controversés pour leurs thématiques ou leur financement. Le journal souligne que ces débats reflètent les fractures sociales et politiques du pays.

La littérature et la résilience identitaire

Dans ce contexte difficile, la littérature libanaise reste un espace de résilience et de réflexion critique. Selon Al Sharq(18 décembre 2024), plusieurs auteurs libanais ont publié des œuvres explorant les thèmes de la migration, de l’identité et de la survie dans un contexte de crise. Ces publications, bien que modestes en termes de diffusion, trouvent un écho auprès de la diaspora et des lecteurs internationaux.

Al Quds (18 décembre 2024) met en lumière le rôle des librairies indépendantes, qui résistent malgré les difficultés économiques en organisant des événements littéraires et des clubs de lecture. Ces initiatives, bien qu’isolées, contribuent à maintenir un lien culturel entre les différentes générations.

La musique et les arts vivants

La musique, autre pilier de la culture libanaise, est également en difficulté. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), de nombreux musiciens se retrouvent sans scènes pour se produire, tandis que les salles de concert luttent pour rester ouvertes.

Cependant, Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) souligne l’émergence de nouveaux formats, comme les concerts en ligne et les performances dans des espaces non conventionnels. Ces initiatives montrent que la créativité libanaise persiste malgré les défis.

Sport

Les infrastructures sportives en déclin

Le sport libanais, autrefois source de fierté nationale, souffre aujourd’hui de l’état déplorable des infrastructures. Selon Annahar (18 décembre 2024), de nombreux stades et centres sportifs publics manquent d’entretien en raison du manque de fonds. Plusieurs installations ont même été contraintes de fermer leurs portes, privant les athlètes de lieux d’entraînement essentiels.

Al Bina’ (18 décembre 2024) souligne que cette situation affecte particulièrement les jeunes sportifs issus des milieux modestes, qui dépendent des infrastructures publiques pour pratiquer leur discipline. Ces lacunes réduisent considérablement les chances de formation de talents pouvant représenter le Liban à l’échelle internationale.

Les performances internationales et le rôle de la diaspora

Malgré ces difficultés, certains athlètes libanais continuent de briller à l’étranger, souvent grâce au soutien de la diaspora. Selon Nida’ Al Watan (18 décembre 2024), plusieurs sportifs libanais évoluant en Europe et aux États-Unis ont remporté des compétitions internationales, renforçant l’image du pays à l’étranger. Cependant, ces réussites contrastent fortement avec la réalité locale, où le manque de soutien institutionnel empêche de nombreux talents d’émerger.

La crise du financement sportif

Le financement des clubs et des fédérations sportives est un autre défi majeur. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), les sponsors privés se font rares, tandis que les subventions publiques ont presque disparu en raison des contraintes budgétaires. Cette situation a conduit à une baisse significative du nombre de compétitions locales, réduisant ainsi les opportunités pour les jeunes athlètes de se développer.

Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) rapporte que plusieurs fédérations sportives ont lancé des campagnes de financement participatif pour maintenir leurs activités. Cependant, ces initiatives restent insuffisantes pour répondre aux besoins croissants du secteur.

L’impact social et éducatif du sport

Le déclin du sport au Liban a également des répercussions sociales. Selon Al Liwa’ (18 décembre 2024), le sport, souvent perçu comme un outil éducatif et un moyen de renforcer la cohésion sociale, perd de son rôle dans les communautés locales. Les écoles, en particulier, peinent à maintenir des programmes sportifs de qualité, aggravant ainsi le désengagement des jeunes.

Al Sharq (18 décembre 2024) met en avant le rôle des ONG et des initiatives locales pour promouvoir des activités sportives dans les zones rurales et les camps de réfugiés. Ces efforts, bien qu’importants, ne compensent pas l’absence de politique sportive nationale.

International

Les bouleversements en Syrie et leurs implications régionales

La chute du régime syrien de Bachar al-Assad continue de monopoliser l’attention des acteurs internationaux. Selon Al Sharq Al Awsat (18 décembre 2024), les puissances occidentales, menées par les États-Unis et l’Union européenne, intensifient leurs efforts diplomatiques pour engager la nouvelle Autorité de Libération de la Syrie (ALS) dans un processus de transition politique inclusif. Ces discussions incluent des questions liées à la reconstruction et à la sécurité régionale, avec une insistance particulière sur la neutralisation des groupes extrémistes qui pourraient tirer parti du vide laissé par l’effondrement du régime précédent.

Al Akhbar (18 décembre 2024) rapporte que la Russie et l’Iran, principaux alliés de l’ancien régime, cherchent à préserver leurs intérêts en Syrie. Moscou poursuit des négociations pour maintenir ses bases militaires stratégiques, tandis que Téhéran s’efforce de préserver son influence en renforçant ses alliances avec des milices locales.

La montée en puissance de la Turquie

La Turquie émerge comme un acteur clé dans la nouvelle donne syrienne. Selon Al Bina’ (18 décembre 2024), Ankara a intensifié ses contacts avec les nouveaux dirigeants syriens, dans le but de sécuriser ses frontières et de neutraliser les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Al Sharq (18 décembre 2024) met en avant les efforts de la Turquie pour se positionner comme un médiateur dans le conflit, tout en cherchant à renforcer son rôle de leader régional. Cependant, ces ambitions sont perçues avec méfiance par certains acteurs arabes, notamment l’Arabie saoudite et l’Égypte, qui craignent une montée en puissance excessive d’Ankara dans le Levant.

Les réactions arabes et internationales

Les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), selon Nida’ Al Watan (18 décembre 2024), restent divisés sur la manière de répondre aux évolutions en Syrie. Riyad et Abou Dhabi conditionnent leur soutien économique à la mise en place de réformes démocratiques, tandis que d’autres membres du CCG privilégient une approche plus pragmatique, centrée sur la stabilité et la reconstruction.

Sur la scène internationale, Al Quds (18 décembre 2024) souligne que la France joue un rôle moteur dans la coordination des efforts européens. Paris, tout en maintenant une ligne dure sur les droits de l’homme, pousse pour une aide humanitaire accrue et un engagement direct avec l’ALS. De son côté, Washington se concentre sur des questions sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme et le contrôle de l’influence iranienne dans la région.

La crise humanitaire en expansion

La crise humanitaire en Syrie reste un défi majeur. Selon Al Liwa’ (18 décembre 2024), près de 10 millions de Syriens nécessitent une aide humanitaire immédiate, tandis que les infrastructures médicales et éducatives sont presque inexistantes dans certaines régions.

Al Joumhouriyat (18 décembre 2024) rapporte que les agences des Nations Unies, notamment le Programme alimentaire mondial (PAM), peinent à mobiliser les fonds nécessaires pour répondre à ces besoins croissants. Les bailleurs de fonds internationaux, épuisés par les crises prolongées dans d’autres parties du monde, montrent des signes de fatigue, laissant la région confrontée à des déficits de financement critiques.

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