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Revue de presse du 21/10/25: montée des tensions régionales et pressions militaires sur le Liban

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Les titres dominants dans la presse du 21 octobre 2025 révèlent une intensification des menaces militaires régionales, centrées sur le Liban. Plusieurs journaux insistent sur les manœuvres diplomatiques et les affrontements indirects entre Israël et le Hezbollah, avec en toile de fond la guerre à Gaza et l’implication croissante des puissances internationales.

Offensive israélienne et avertissements internationaux

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Selon Al Bina’ (21 octobre 2025), l’armée israélienne a continué ses frappes sur Gaza malgré un accord de cessez-le-feu en vigueur. La branche armée de Hamas, citée par le journal, a réaffirmé son engagement à respecter l’accord, tout en dénonçant les violations israéliennes répétées. Le porte-parole du mouvement, Hazem Qassem, a indiqué que les opérations de restitution des corps des prisonniers israéliens se poursuivaient, malgré les destructions causées par les bombardements.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a menacé d’éliminer le Hamas si celui-ci ne modifiait pas son comportement. Lors d’une déclaration faite après sa rencontre avec le Premier ministre australien, Trump a affirmé : « Nous avons conclu un accord avec le Hamas. Si leur comportement n’est pas exemplaire, nous les anéantirons. »

Al Quds (21 octobre 2025) rapporte que malgré une accalmie relative, l’armée israélienne a commis 80 violations du cessez-le-feu depuis sa signature, causant 97 morts palestiniens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a revendiqué le largage de 153 tonnes de bombes en une journée. Il a réaffirmé sa volonté de désarmer le Hamas avant toute progression vers une deuxième phase de l’accord de trêve. Cette rigidité entrave les négociations en cours au Caire et à Tel-Aviv, comme l’indique le même journal.

Implications sur le Liban : surenchère militaire et effondrement diplomatique

Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) confirme que les propositions de médiation américaines ont été rejetées par Israël. Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, cité par le quotidien, déclare que la proposition de débuter des pourparlers bilatéraux avec Israël a été refusée par Tel-Aviv. Il affirme que seul le mécanisme trilatéral international, mis en place en novembre 2024, reste en fonction.

L’émissaire américain Thomas Barak a diffusé un message explicite sur le réseau social X : « Le moment est venu pour le Liban de se positionner clairement sur la question du désarmement du Hezbollah. » Il a ajouté que l’hésitation de Beyrouth pourrait inciter Israël à agir unilatéralement, avec des conséquences « catastrophiques ».

Dans le même temps, Ad Diyar (21 octobre 2025) note que des drones israéliens ont survolé des zones sensibles, y compris le palais présidentiel de Baabda, suscitant un tollé au sein des cercles sécuritaires libanais. Le journal évoque aussi l’implication active du président de la République Joseph Aoun, qui tente de réengager Washington dans un cadre plus équilibré. Toutefois, la réponse américaine a été négative et tranchante : Barak a exclu toute capacité à imposer la proposition libanaise à Israël.

Positionnement interne : manœuvres politiques et désaccord stratégique

Dans Al Akhbar (21 octobre 2025), un article analytique insiste sur les leçons de l’expérience palestinienne, en mettant en garde contre une illusion de négociation équitable avec Israël. L’article rappelle comment les accords d’Oslo ont débouché sur un désarmement des factions palestiniennes et sur une impasse stratégique. Le parallèle est fait avec le Liban, qui pourrait perdre ses leviers de négociation s’il s’engage dans un dialogue direct sous conditions israéliennes.

Ce point de vue est renforcé par Al Liwa’ (21 octobre 2025), qui dévoile une série d’exigences israéliennes transmises aux médiateurs américains. Parmi elles figure un retour à la ligne bleue tel qu’interprété par Tel-Aviv, sans contrepartie. L’option d’une négociation est présentée comme un piège, selon les sources citées, visant à légitimer le désarmement du Hezbollah sans garantie sécuritaire pour le Liban.

Al Sharq (21 octobre 2025) évoque en parallèle le rôle de l’Iran. Le journal souligne que la République islamique, affaiblie par des frappes israélo-américaines, se montre plus prudente. La perte d’influence régionale après l’assassinat de figures centrales comme Qassem Soleimani est perçue comme un facteur de rééquilibrage qui pourrait inciter Israël à accélérer ses pressions militaires au Liban.

Escalade verbale et scénarios de guerre

L’hypothèse d’un conflit direct est largement évoquée dans Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025). Le journal cite Tom Barak qui met en garde contre une « guerre israélienne de grande ampleur sur le Liban », si les négociations ne débouchent pas rapidement sur le désarmement du Hezbollah. La menace est doublée d’un avertissement sur le risque de guerre civile au Liban, en cas d’effondrement du compromis politique actuel.

En réponse, des figures libanaises tentent de maintenir une ligne rouge. Le président du Parlement Nabih Berri, dans Ad Diyar (21 octobre 2025), rejette toute discussion directe sans garanties multilatérales. Le président Joseph Aoun mise sur un soutien qatari en gestation, bien qu’aucune initiative officielle de Doha ne soit encore confirmée.

Tensions à l’intérieur du Hezbollah

Un autre élément d’inquiétude, relayé par Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), concerne l’évolution interne du Hezbollah. Selon des témoignages recueillis par le quotidien, une fracture s’est installée après la guerre de soutien à Gaza. Certains cadres auraient remis en question la stratégie de confrontation, notamment après la révélation de refus par l’Iran de soutenir militairement certaines opérations libanaises.

La succession de Hassan Nasrallah par Naim Kassem n’aurait pas résolu les dissensions, et la cohésion stratégique du mouvement semble affaiblie. Al Akhbar (21 octobre 2025) souligne que les leçons palestiniennes doivent désormais inspirer le Liban, pour éviter un processus de démobilisation sous apparence diplomatique.

Lectures régionales et calculs internationaux

Enfin, Al Quds (21 octobre 2025) donne un éclairage sur la stratégie américaine, qui tente d’exploiter la crise pour imposer une reconfiguration régionale. L’arrivée du vice-président américain J.D. Vance en Israël est interprétée comme une tentative d’accélérer l’alignement des pays arabes sur une doctrine sécuritaire commune, notamment dans le Golfe, en vue d’un isolement stratégique du Hamas et de ses soutiens.

Dans cette optique, le Liban est perçu à la fois comme un maillon faible et un levier potentiel. Or, les tensions internes et le désengagement international en matière d’aide humanitaire et de stabilisation économique rendent sa position d’autant plus vulnérable face aux exigences extérieures.

Politique locale : crise institutionnelle et affrontements autour du désarmement

Les journaux du 21 octobre 2025 abordent en profondeur l’instabilité politique au Liban, marquée par une montée en tension entre les institutions et les partis, sur fond de menace israélienne et d’impasses internes persistantes. Le débat sur le désarmement du Hezbollah s’est transformé en ligne de fracture entre le président de la République Joseph Aoun, le président du Parlement Nabih Berri, et les puissances régionales.

Rejet officiel d’un dialogue bilatéral avec Israël

Ad Diyar (21 octobre 2025) rapporte que Nabih Berri a déclaré la mort du processus de négociation directe avec Israël, après que Tel-Aviv a signifié à l’émissaire américain Thomas Barak son refus catégorique d’une proposition libanaise. Ce projet prévoyait un cessez-le-feu formel, un retrait israélien progressif de territoires litigieux, et la mise en place d’un canal diplomatique piloté par le Qatar. Cette dernière piste reste toutefois hypothétique, Doha n’ayant pas encore officiellement pris position.

Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) confirme cette information en précisant que Barak, de passage à Beyrouth, a indiqué que le seul mécanisme encore actif était celui de la trêve multilatérale en vigueur depuis novembre 2024. Berri, cité directement par le journal, déplore que « l’État hébreu ne considère pas le Liban comme un interlocuteur légitime » et que « les canaux officiels sont délibérément bloqués ».

Le président Joseph Aoun tente une relance diplomatique

Face à cet isolement, Ad Diyar (21 octobre 2025) révèle que le président Joseph Aoun a pris l’initiative de transmettre aux États-Unis un plan de stabilisation articulé autour de garanties sécuritaires pour le Liban, sans condition de désarmement immédiat. Cette proposition, portée par des diplomates militaires, vise à réintégrer Washington comme garant de l’accord de trêve.

Cependant, selon la même source, la réaction américaine a été brutale. Barak a rejeté toute possibilité d’imposer une feuille de route à Israël, qualifiant la démarche d’« irréaliste », et insistant sur le fait que « seule une action libanaise décisive contre les armes du Hezbollah permettrait d’éviter une guerre régionale ».

Les accusations de Washington et la contre-offensive politique

Al Akhbar (21 octobre 2025) mentionne une campagne rhétorique agressive menée par Barak à l’encontre des autorités libanaises. Il accuse le gouvernement d’être paralysé et l’armée d’être « incapable d’imposer la souveraineté de l’État ». Le journal indique que ces accusations ont été accueillies avec irritation à Baabda, où l’on rappelle que l’armée libanaise reste l’un des piliers les plus stables de l’État.

Dans un article d’analyse, le même journal soutient que les États-Unis cherchent à rééditer le scénario palestinien, en poussant le Liban à s’engager dans un processus de désarmement unilatéral sous couvert de diplomatie. L’analogie avec Oslo est mise en avant pour souligner le risque d’un démantèlement progressif de la capacité de dissuasion libanaise.

Tensions entre Joseph Aoun et Nabih Berri sur les options à suivre

Al Liwa’ (21 octobre 2025) consacre une page entière à la divergence croissante entre Joseph Aoun et Nabih Berri. Le premier privilégie une approche diplomatique indirecte, via le Qatar et les pays européens, tandis que le second insiste sur la légitimité des mécanismes existants, en particulier le comité tripartite ONU-États-Unis-Liban. Berri, dans une déclaration relayée par le journal, affirme que « les options alternatives risquent de marginaliser le rôle du Parlement, seul garant du consensus national ».

Al Sharq (21 octobre 2025) renchérit en notant que le tandem exécutif-parlementaire n’est plus aligné depuis plusieurs mois. Alors que le président mise sur des partenaires régionaux, Berri privilégie une diplomatie locale ancrée dans les équilibres communautaires. Ce désalignement compromet la capacité de l’État à formuler une politique étrangère cohérente, surtout en temps de crise.

Le Hezbollah dans la ligne de mire : pressions et manœuvres

Selon Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025), Thomas Barak a publiquement déclaré que « le Hezbollah reste le principal obstacle à la paix au Liban ». Cette déclaration, largement relayée dans les médias israéliens et arabes, a déclenché une série de réactions politiques à Beyrouth.

Le mouvement Amal, proche de Nabih Berri, a dénoncé dans un communiqué toute tentative de désarmement forcé, y voyant une incitation à la guerre civile. De son côté, le Hezbollah n’a pas réagi officiellement, mais plusieurs de ses cadres ont laissé entendre, selon Ad Diyar (21 octobre 2025), que toute opération de désarmement serait considérée comme une déclaration de guerre.

Al Bina’ (21 octobre 2025) mentionne que l’organisation maintient une posture défensive, concentrée sur la consolidation de ses positions dans le sud. L’un de ses porte-parole affirme que le mouvement « ne cherche pas l’escalade, mais se réserve le droit de défendre ses installations stratégiques ».

Mouvements internes et pressions croisées

Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) publie un article basé sur des sources proches des services de renseignement européens, évoquant des « tensions internes » au sein du Hezbollah, exacerbées par l’évolution du conflit à Gaza et le retrait progressif du soutien logistique iranien. Naim Kassem, nouveau chef du parti, serait en difficulté face à une base militante frustrée par les pertes récentes et la détérioration du soutien populaire.

Le journal indique également que des médiateurs arabes ont tenté d’établir un contact discret avec des figures du parti, en vue d’une désescalade. Aucun résultat concret n’a émergé de ces tentatives.

Projets de sécurité et réforme militaire bloqués

Al Nahar (21 octobre 2025) évoque la relance manquée d’un plan de modernisation de l’armée libanaise, soutenu par la France. Le projet, qui devait être examiné par le Conseil des ministres, a été repoussé sine die en raison du blocage institutionnel entre le président et le Premier ministre Nawaf Salam. Ce dernier, absent des médias depuis plusieurs jours, est critiqué pour son manque de visibilité et son refus de se positionner clairement sur la question du Hezbollah.

Le journal indique que l’ambassadeur de France a exprimé sa « vive préoccupation » devant ce gel, en soulignant que « l’absence de réforme compromet le soutien militaire international au Liban ».

Une société politique fragmentée et paralysée

L’ensemble des journaux du jour s’accorde à dire que le paysage politique libanais est à nouveau paralysé. Al Akhbar(21 octobre 2025) insiste sur la fragmentation des alliances, avec un Parlement divisé entre les blocs souverainistes, les factions pro-Hezbollah, et les indépendants inactifs. Le texte d’un projet de résolution sur la défense nationale, initié par un groupe de députés centristes, a été retiré à la dernière minute, faute de majorité.

Dans Al Sharq (21 octobre 2025), un éditorial critique l’« incapacité chronique » des dirigeants à s’unir même en période de crise. L’auteur dénonce les logiques de blocage systématique, motivées par des calculs communautaires à courte vue, et conclut que « le Liban semble plus que jamais otage de ses contradictions internes ».

Citation et discours des personnalités politiques : déclarations en temps de crise

Les déclarations des principaux responsables politiques libanais et étrangers, publiées dans les journaux du 21 octobre 2025, révèlent un climat d’alerte maximale, des tensions diplomatiques et des divergences de fond sur l’avenir sécuritaire du pays. Entre mise en garde, condamnations croisées et plaidoyers politiques, les discours reflètent à la fois des stratégies de positionnement interne et des rapports de force internationaux.

Joseph Aoun : initiative présidentielle et rejet de l’improvisation

Le président libanais Joseph Aoun a multiplié les déclarations ces derniers jours. Dans Ad Diyar (21 octobre 2025), il apparaît comme le principal porteur d’un plan de sortie de crise reposant sur une médiation internationale menée par le Qatar. Il affirme selon le journal : « Il ne peut y avoir de paix durable sans reconnaissance de la souveraineté libanaise sur l’ensemble du territoire national. »

Le président ajoute que son objectif est de « replacer le Liban dans un cadre régional apaisé sans brader les intérêts du pays ». Il critique implicitement les démarches unilatérales et avertit que « toute manœuvre politique qui ignorerait les équilibres internes est vouée à l’échec ».

Al Liwa’ (21 octobre 2025) note que le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de « rétablir la fonction de l’État central comme seul garant de l’unité nationale ». Il a prononcé cette formule lors d’une réunion sécuritaire au palais de Baabda, en réponse aux survols israéliens du 20 octobre.

Nabih Berri : dénonciation des manœuvres israéliennes et rejet du désarmement

Le président du Parlement Nabih Berri s’est exprimé à plusieurs reprises à propos de l’échec du canal diplomatique proposé par les États-Unis. Dans Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), il déclare : « Tel-Aviv a rejeté tout dialogue avec le Liban. Il ne reste que le mécanisme tripartite, déjà affaibli par les violations répétées. »

Il s’en prend directement à l’envoyé américain Thomas Barak, qu’il accuse de « reprendre mot à mot les exigences israéliennes, sans aucune garantie pour le Liban ». Ad Diyar (21 octobre 2025) rapporte une autre de ses formules : « Nous ne négocierons pas sous la menace. La souveraineté ne se marchande pas. »

Berri critique par ailleurs les appels occidentaux à désarmer le Hezbollah, estimant que « ce serait comme demander à un pays agressé de se priver de son bouclier ». Il conclut : « Le Parlement n’autorisera aucune compromission sur la sécurité nationale. »

Thomas Barak : langage d’ultimatum et menace de guerre

Dans plusieurs articles, l’émissaire américain Thomas Barak est cité pour ses déclarations très fermes contre le Hezbollah et l’attitude de l’État libanais. Selon Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), il écrit sur X : « Le temps est venu pour le Liban de trancher la question des armes illégales. »

Il poursuit : « Si Beyrouth continue de tergiverser, Israël pourrait agir seule. Les conséquences seraient catastrophiques. » Il insiste sur le fait que « les mécanismes multilatéraux ne sauraient se substituer à une décision nationale claire ».

Al Akhbar (21 octobre 2025) analyse ces propos comme une pression directe sur les autorités pour engager un processus de démantèlement du Hezbollah. L’article indique que le ton de Barak est « celui d’un messager plus que d’un médiateur ».

Donald Trump : discours de force et menaces sur le Hamas

Le président américain Donald Trump a tenu des propos très virulents à l’égard du Hamas, dans un message rapporté par Al Bina’ (21 octobre 2025). Il déclare : « Nous avons conclu un accord avec le Hamas. Si leur comportement n’est pas exemplaire, nous les éliminerons. »

Ces mots ont été prononcés lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre australien. Trump poursuit : « Nous attendons de leur part un changement d’attitude immédiat. Sinon, la riposte sera totale. »

Al Quds (21 octobre 2025) souligne que ce discours s’inscrit dans une stratégie de dissuasion adressée autant à Gaza qu’au Liban. La déclaration américaine est perçue comme un feu vert à une escalade, tant qu’elle s’aligne avec les intérêts stratégiques israéliens.

Benjamin Netanyahou : revendication des frappes et avertissement régional

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est abondamment cité dans plusieurs journaux. Dans Al Quds (21 octobre 2025), il affirme : « Hier, nous avons largué 153 tonnes de bombes sur Gaza. C’est notre réponse à l’assassinat de nos soldats. »

Il ajoute : « Nous sommes déterminés à désarmer le Hamas et nous ne passerons pas à la phase suivante des négociations tant que les dépouilles de nos soldats ne nous auront pas été remises. »

Dans Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025), Netanyahou avertit également : « Toute attaque contre Israël sera punie d’un prix insoutenable. Nous ne tolérerons plus la moindre menace à nos frontières. »

Ali Khamenei : défi ouvert à Trump et refus du compromis

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a réagi aux propos de Donald Trump sur les frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Dans Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), il déclare : « Le président américain est dans l’illusion. Rien n’a été détruit. »

Il ajoute : « Vivez avec cette illusion. Nos missiles sont toujours prêts à être utilisés. » Le journal précise que cette déclaration est la première de Khamenei depuis 43 jours, et qu’elle vise à réaffirmer la posture de défi face aux États-Unis et à Israël.

Yair Lapid : crise politique en Israël et inquiétude intérieure

Dans Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), le chef de l’opposition israélienne Yair Lapid réagit aux propos de Netanyahou en ces termes : « Israël traverse la plus grave crise de son histoire. Ce n’est pas le moment d’enflammer la région. »

Il critique la stratégie de confrontation adoptée par la majorité, et dénonce les « provocations qui poussent à la guerre pour dissimuler l’échec intérieur ». Cette déclaration a été faite lors de l’ouverture de la session parlementaire d’hiver.

Autres prises de parole libanaises

Selon Al Nahar (21 octobre 2025), des voix commencent à émerger au sein de la classe politique libanaise pour réclamer un sursaut national. Le député Michel Daher a affirmé : « Nous ne pouvons plus rester otages d’un conflit qui nous dépasse. »

Le même journal cite aussi une déclaration du ministre de l’Intérieur, qui appelle à « la responsabilité collective de préserver la stabilité interne ». Aucun autre nom n’est mentionné, mais l’appel vise à réduire les tensions intercommunautaires.

Diplomatie : impasses stratégiques et réalignements internationaux

Les journaux du 21 octobre 2025 mettent en lumière une diplomatie régionale polarisée autour du Liban et de Gaza. La dynamique diplomatique est marquée par l’échec des négociations, le durcissement israélien, et la montée en puissance du rôle américain dans un cadre non consensuel. Parallèlement, des pays comme le Qatar, l’Iran ou encore la Russie apparaissent en arrière-plan, cherchant à réajuster leur position face à une recomposition stratégique.

Échec de l’initiative américaine et déni israélien

Selon Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), l’émissaire américain Thomas Barak a transmis une proposition à Israël en vue d’un processus diplomatique en trois étapes : arrêt des opérations militaires pendant deux mois, retrait israélien de certaines zones contestées au sud du Liban, puis ouverture d’un cadre de négociation. Le journal affirme que Tel-Aviv a rejeté catégoriquement cette approche.

Le président du Parlement libanais Nabih Berri confirme ce rejet et indique que « le mécanisme tripartite reste l’unique canal actif ». Il s’agit du mécanisme mis en place par les États-Unis, l’ONU et le Liban à la suite du cessez-le-feu de novembre 2024. Le refus israélien est perçu par Beyrouth comme une manœuvre dilatoire pour prolonger l’état de pression militaire sur le Liban.

Ad Diyar (21 octobre 2025) apporte des précisions sur la teneur des échanges entre Barak et les autorités israéliennes. Le journal révèle que Washington souhaitait profiter de la trêve à Gaza pour relancer un front diplomatique bilatéral avec le Liban. L’opposition israélienne, guidée par Benjamin Netanyahou, aurait bloqué cette ouverture pour ne pas accorder de légitimité à un cadre non contraignant pour le Hezbollah.

L’implication du Qatar : opportunité ou leurre ?

Face à ce blocage, Ad Diyar (21 octobre 2025) mentionne une tentative du président Joseph Aoun d’impliquer le Qatar. Celui-ci aurait sollicité une médiation via les autorités de Doha afin d’élaborer un cadre de garantie de sécurité, neutre et accepté par les deux parties. Le journal précise toutefois qu’aucun retour officiel n’a encore été enregistré de la part de l’émirat.

La démarche s’inspire du rôle du Qatar dans l’accord partiel obtenu à Gaza. Selon le même journal, Beyrouth espère que Doha, bénéficiant de l’écoute de Tel-Aviv et du soutien discret de Washington, puisse jouer un rôle d’interface diplomatique. Le silence actuel pourrait toutefois trahir une volonté qatarie de ne pas s’exposer dans un dossier aussi inflammable.

Tensions croissantes avec les États-Unis

La position américaine, bien qu’officiellement neutre, est largement perçue comme alignée sur la ligne dure israélienne. Al Akhbar (21 octobre 2025) accuse les États-Unis d’avoir abandonné leur rôle d’arbitre depuis la fin de l’année 2024. Le journal cite des sources diplomatiques selon lesquelles Barak aurait « dicté les termes israéliens sans en discuter avec les autres membres du mécanisme ».

Le président Joseph Aoun aurait tenté de rétablir une forme de dialogue constructif avec Washington en proposant un protocole en trois volets : stabilisation sécuritaire, retour progressif des institutions civiles dans le sud, et engagement conditionné à un dialogue avec le Hezbollah. Les États-Unis auraient balayé cette proposition, estimant que seul un désarmement préalable du Hezbollah permettrait d’envisager une quelconque avancée.

Al Sharq (21 octobre 2025) abonde dans le même sens et souligne que l’administration américaine s’oriente vers une approche transactionnelle. L’objectif principal serait de contenir l’influence iranienne, quitte à sacrifier la stabilité institutionnelle libanaise. Le journal relève que la France, l’Allemagne et l’Italie ne sont pas associés à cette dynamique, ce qui affaiblit toute tentative d’encadrement multilatéral.

Israël poursuit sa stratégie unilatérale

Du côté israélien, Al Quds (21 octobre 2025) rapporte que les conditions posées par Netanyahou pour reprendre les pourparlers incluent le retour de tous les corps de soldats tués à Gaza, la levée totale du soutien logistique au Hezbollah depuis le Liban, et une coopération militaire régionale contre le Hamas. Ces exigences sont jugées irréalistes par les factions palestiniennes et par Beyrouth.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien a rejeté toute discussion préalable à l’accomplissement intégral de ces conditions. Ce refus alimente une impasse diplomatique durable et renforce la stratégie du fait accompli : intensification des frappes ciblées et maintien d’un climat de menace.

Al Liwa’ (21 octobre 2025) insiste sur le fait que la diplomatie israélienne agit en coordination étroite avec les opérations militaires, à rebours de toute logique de désescalade. Le journal cite un haut responsable israélien qui aurait confié à des diplomates européens que « les diplomates arriveront après les missiles ».

La Russie, l’Iran et la diplomatie de l’ombre

Les journaux évoquent également le rôle de puissances tierces. Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025) souligne que la visite du président syrien Ahmed Char’a à Moscou visait à relancer une coordination stratégique avec la Russie, dans un contexte de pressions israéliennes renforcées. La Russie, selon le journal, continue de jouer un rôle indirect par le biais de ses relais en Syrie et dans les institutions onusiennes.

Al Sharq (21 octobre 2025) rappelle que l’Iran, affaibli par les frappes israélo-américaines sur ses sites nucléaires, reste néanmoins impliqué dans la gestion des équilibres de la région. Le guide suprême Ali Khamenei a tenu des propos défiants à l’égard de Trump, qualifiant ses annonces de « vaines gesticulations ». Ce langage sert à réaffirmer la présence iranienne dans l’axe dit de la résistance.

La stratégie iranienne reste opaque. Les relais du Hezbollah au Liban indiquent que Téhéran aurait demandé de ne pas engager d’escalade sans coordination préalable. Ce refroidissement partiel contribue à la complexification du jeu diplomatique dans lequel le Liban se retrouve marginalisé.

Rapprochement algéro-marocain et recalibrage américain

Enfin, un autre volet diplomatique attire l’attention : Al Quds (21 octobre 2025) révèle que les États-Unis, via leur émissaire Steve Witkoff, tentent de négocier un accord de normalisation entre l’Algérie et le Maroc. Cette initiative, qui n’implique pas directement le Liban, montre néanmoins une réorientation de la diplomatie américaine vers la stabilisation des conflits périphériques, en laissant les nœuds centraux (comme le Liban ou la Syrie) à l’abandon.

Le quotidien ajoute que cette redéfinition des priorités diplomatiques des États-Unis place le Liban dans une position vulnérable, perçu comme un terrain d’affrontement indirect entre Israël et l’Iran, mais non comme un acteur diplomatique à part entière.

Politique internationale : lignes de fracture et recompositions en chaîne

Les éditions du 21 octobre 2025 consacrent de nombreuses analyses à la dynamique internationale autour des crises au Proche-Orient, en particulier à Gaza, au Liban et en Iran. L’implication croissante des grandes puissances et les effets de leurs stratégies respectives sur la stabilité mondiale dominent les discours. États-Unis, Israël, Iran, Russie et puissances régionales s’affrontent désormais sur plusieurs plans, diplomatiques, militaires et médiatiques.

États-Unis : menaces ouvertes et diplomatie sélective

Selon Al Bina’ (21 octobre 2025), le président américain Donald Trump a affirmé lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre australien que son pays avait « conclu un accord avec le Hamas » et qu’il le détruirait si ses conditions n’étaient pas respectées. Il a précisé : « Si leur comportement n’est pas exemplaire, nous les éliminerons. »

Ce ton martial s’inscrit dans une logique de stratégie dissuasive qui vise aussi les alliés régionaux du Hamas, notamment le Hezbollah et l’Iran. Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) rapporte que cette déclaration a été relayée avec inquiétude par plusieurs chancelleries européennes. L’absence de nuance dans le langage de Trump accentue les craintes d’une extension régionale du conflit.

Par ailleurs, l’émissaire américain Thomas Barak a lancé des avertissements au Liban, en particulier concernant le Hezbollah. Il déclare dans Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) : « Le moment est venu pour le Liban de se positionner clairement sur la question du désarmement du Hezbollah. » Ces propos sont perçus comme un alignement total sur la stratégie israélienne.

Al Akhbar (21 octobre 2025) dénonce cette posture comme « une exportation de la logique du chaos » déjà testée en Irak et en Syrie. L’analyse publiée affirme que les États-Unis imposent désormais une diplomatie coercitive sans garde-fous.

Israël : stratégie offensive et influence accrue

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est omniprésent dans les déclarations reprises par les journaux arabes. Dans Al Quds (21 octobre 2025), il affirme : « Nous avons largué 153 tonnes de bombes sur Gaza. C’est notre réponse à l’assassinat de nos soldats. »

Ce chiffre est confirmé par des sources militaires, et présenté comme un message adressé à l’ensemble de l’axe de la résistance. Netanyahou poursuit : « Nous ne passerons pas à la deuxième phase de l’accord tant que les corps de nos soldats ne nous auront pas été rendus. » Cette ligne rouge compromet l’évolution des négociations en cours.

Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025) analyse que cette surenchère verbale correspond à une volonté d’imposer à la communauté internationale une nouvelle architecture régionale fondée sur la dissuasion militaire. Le refus de toute médiation, même américaine, confirme cette orientation.

Israël rejette toute forme de compromis avec le Liban ou le Hamas tant que la notion même de « désarmement total » n’est pas acceptée par les deux parties. Dans cette logique, toute négociation serait une capitulation de l’adversaire, et non un processus diplomatique réciproque.

Iran : posture de défi et fragilités révélées

Dans Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025), le guide suprême Ali Khamenei réagit avec fermeté aux propos de Trump, déclarant : « Le président américain est dans l’illusion. Rien n’a été détruit. Vivez avec cette illusion. Nos missiles sont toujours prêts à être utilisés. »

Ces mots illustrent la posture classique de défi adoptée par l’Iran dans ses relations avec Washington. Néanmoins, plusieurs journaux notent un affaiblissement relatif de l’influence iranienne depuis le début du conflit à Gaza. Al Akhbar(21 octobre 2025) indique que l’Iran n’a pas soutenu militairement toutes les actions du Hezbollah, laissant le mouvement prendre des décisions autonomes.

Ce rééquilibrage suggère une perte de contrôle de Téhéran sur ses relais armés, ce qui pourrait favoriser une dynamique de guerre non coordonnée. Le même journal évoque une « fragmentation stratégique » de l’axe Iran-Hezbollah, qui serait désormais plus vulnérable aux initiatives israéliennes.

Russie : offensive diplomatique indirecte

Le rôle de la Russie est évoqué dans Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025), qui analyse la visite du président syrien Ahmed Char’a à Moscou comme une tentative de relance de la coordination stratégique. La Russie, bien que focalisée sur d’autres fronts, continue d’exercer une influence par le biais de ses réseaux militaires en Syrie et de ses interventions au Conseil de sécurité.

Al Sharq (21 octobre 2025) note que la Russie souhaite préserver une forme de stabilité relative dans la région pour éviter une contagion du chaos qui compliquerait sa propre stratégie énergétique et militaire. Elle ne soutient pas un conflit généralisé, mais défend les intérêts de ses alliés, notamment par des livraisons logistiques indirectes.

Arabie Saoudite, Qatar et médiations prudentes

Ad Diyar (21 octobre 2025) rapporte que le président libanais Joseph Aoun aurait sollicité l’émir du Qatar pour une médiation entre Beyrouth et Tel-Aviv. Cette initiative, bien que non confirmée par Doha, illustre le repositionnement du Qatar comme acteur diplomatique central dans la région.

La médiation qatarie à Gaza est présentée par Al Bina’ (21 octobre 2025) comme un modèle. Le Hamas et Israël auraient accepté un cadre partiel de coopération, notamment sur les restitutions de corps. Toutefois, ce modèle peine à être répliqué au Liban, où les enjeux de souveraineté et de désarmement rendent toute transposition diplomatique plus complexe.

L’Arabie Saoudite, absente des déclarations officielles, apparaît en retrait, concentrée sur ses propres priorités de sécurité énergétique et économique. Aucun des journaux analysés ne mentionne une initiative saoudienne sur le front libanais.

Europe : silence et effacement diplomatique

La quasi-absence de l’Union européenne est relevée dans plusieurs titres. Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) critique l’effacement de l’Europe face à l’initiative américaine, la qualifiant de « spectatrice d’une scène dont elle pourrait pourtant être coactrice ». Ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie ne sont mentionnées dans les processus diplomatiques en cours.

Al Nahar (21 octobre 2025) note toutefois que l’ambassadeur de France au Liban a exprimé sa « vive préoccupation » devant le blocage de la réforme militaire, en soulignant que cette inertie nuit à toute reprise du soutien européen au Liban.

Nouvelles alliances et reconfigurations

Enfin, Al Quds (21 octobre 2025) rapporte que les États-Unis mènent des négociations avancées avec l’Algérie et le Maroc en vue d’un accord de normalisation. Cette initiative vise à sécuriser le flanc ouest de la Méditerranée, laissant présager une redistribution des priorités stratégiques américaines.

Le journal précise que le Liban ne figure plus parmi les zones d’intervention diplomatique active de Washington, ce qui accroît son isolement. Dans ce contexte, les tensions au Liban sont vues comme une externalité secondaire d’une stratégie régionale qui se redéfinit ailleurs.

Justice : révélations judiciaires et impasses institutionnelles

La presse libanaise du 21 octobre 2025 consacre une attention soutenue aux affaires judiciaires en cours, notamment celles ayant une dimension politique ou touchant à la corruption. Plusieurs journaux reviennent sur le blocage du processus judiciaire, sur fond de tensions institutionnelles et de pressions diplomatiques. L’absence de réformes structurelles et les ingérences extérieures aggravent l’impuissance du pouvoir judiciaire, désormais marginalisé dans les débats nationaux.

Enquête bloquée sur les violations israéliennes

Al Liwa’ (21 octobre 2025) révèle que plusieurs juges militaires, en lien avec le parquet militaire, ont tenté d’ouvrir une enquête sur les violations israéliennes du 20 octobre, dont le survol du palais présidentiel à Baabda. Le journal précise que ces juges, dirigés par le magistrat Khalil Makki, ont transmis une demande d’ouverture d’information au Conseil supérieur de la Défense.

Cependant, selon les mêmes sources, la procédure aurait été gelée sur décision du ministre de la Défense, au motif qu’il s’agissait d’un dossier « hautement politique » relevant du Conseil des ministres. Le journal critique cette décision, qu’il interprète comme une mise sous tutelle du judiciaire par l’exécutif dans les affaires de sécurité nationale.

Ad Diyar (21 octobre 2025) reprend l’affaire, affirmant que « l’autorité judiciaire est réduite à l’impuissance lorsqu’il s’agit d’agression étrangère ». Il cite un haut magistrat anonyme selon lequel « le système judiciaire n’est mobilisé que pour régler des comptes internes ».

Affaire des financements illicites : l’ombre de responsables politiques

Dans Al Nahar (21 octobre 2025), un article aborde les développements récents de l’affaire dite des « comptes électoraux détournés », qui vise plusieurs personnalités proches du courant du Futur. La Cour des comptes a transféré à la justice ordinaire un rapport évoquant le détournement de plus de 12 millions de dollars de subventions publiques allouées aux campagnes municipales de 2022.

Le journal indique que le nom d’un ancien ministre de l’Intérieur, aujourd’hui député, figure dans le dossier, sans être officiellement cité comme inculpé. L’instruction a été confiée au juge Tarek Bitar, qui aurait demandé des autorisations spéciales pour pouvoir entendre certains députés, conformément aux règles de levée de l’immunité parlementaire.

Al Sharq (21 octobre 2025) affirme de son côté que « les protections politiques restent intactes » et que « la justice ne dispose pas des moyens légaux pour imposer des convocations contraignantes à des élus en fonction ». Le journal rappelle que dans des affaires similaires passées, aucune condamnation n’a été prononcée malgré des preuves convergentes.

Paralysie de la justice administrative et crise du Conseil constitutionnel

Al Akhbar (21 octobre 2025) revient sur la crise institutionnelle affectant le Conseil constitutionnel. Le mandat de plusieurs de ses membres a expiré, sans que le Parlement ne parvienne à nommer leurs remplaçants. Cette situation empêche l’examen de plusieurs recours relatifs aux lois votées en 2024, dont celle sur les télécommunications et la réforme électorale.

Le journal évoque des pressions exercées par certains blocs parlementaires pour bloquer la nomination d’un magistrat réputé indépendant. L’auteur de l’article affirme que « le Conseil constitutionnel est devenu un instrument de neutralisation des réformes plutôt qu’un garant de la légalité ».

Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) ajoute que cette paralysie institutionnelle fragilise la stabilité juridique du pays, à un moment où les lois d’urgence sur la sécurité et la fiscalité ne sont pas suffisamment encadrées. Le journal cite un rapport interne du Conseil d’État, qui alerte sur le risque d’inconstitutionnalité de plusieurs décrets d’application non publiés.

Corruption dans l’armée et les services de sécurité : enquête étouffée

Dans Al Liwa’ (21 octobre 2025), une brève fait état d’un rapport confidentiel transmis par l’Inspection générale des forces armées à la Commission parlementaire de la Défense. Ce document ferait mention d’irrégularités dans l’attribution de contrats de maintenance et d’achat de matériel, notamment dans la logistique des casernes au Sud.

Toutefois, selon le journal, le rapport n’a pas été débattu en séance plénière et aucun juge militaire n’a été saisi. Le président de la commission, pourtant interrogé par le quotidien, a refusé de commenter, invoquant le secret de l’instruction. Cette opacité alimente les soupçons d’un système de protection mutuelle au sein des institutions sécuritaires.

Al Bina’ (21 octobre 2025) confirme que plusieurs officiers ont fait l’objet de mutations suspectes à la suite de révélations internes. Le journal cite une source syndicale affirmant que « des commandants ont été écartés pour étouffer le scandale, sans qu’aucune responsabilité ne soit officiellement établie ».

Justice sociale et droits humains : affaires ignorées

Plusieurs journaux signalent le retard dans l’examen des plaintes liées à la répression de manifestations sociales. Al Nahar (21 octobre 2025) indique que 28 plaintes pour usage excessif de la force lors des protestations de mai 2025 restent sans suite. Les associations de défense des droits dénoncent une justice « sélective » et « inopérante ».

Selon Al Akhbar (21 octobre 2025), la juge Carla Abou Saad aurait rédigé une note interne au Conseil supérieur de la magistrature, dans laquelle elle évoque « l’impossibilité de poursuivre certains officiers en l’absence de volonté politique claire ». Cette déclaration, bien que non publiée officiellement, a été largement relayée dans les milieux juridiques.

Al Sharq (21 octobre 2025) évoque également l’abandon du projet de tribunal indépendant pour les crimes économiques. Annoncé en grande pompe en 2023, le texte n’a jamais été voté, et l’initiative semble avoir disparu des priorités parlementaires.

Justice et scène régionale : peu de coopération internationale

Al Quds (21 octobre 2025) note que le Liban n’a pris aucune initiative judiciaire en réponse aux crimes de guerre présumés commis à Gaza, en dépit de la multiplication des rapports d’ONG et des appels d’organisations internationales. Le journal cite une source au ministère de la Justice selon laquelle « aucune instruction n’a été donnée en ce sens ».

Dans le même temps, la coopération judiciaire avec les instances internationales reste quasi inexistante. Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025) rapporte que les échanges entre le Liban et la Cour pénale internationale sont suspendus depuis janvier 2024, en raison de différends sur la recevabilité de certains dossiers.

Sport : mobilisation nationale autour des qualifications asiatiques

Le paysage sportif libanais au 21 octobre 2025 est dominé par la montée en puissance de l’équipe nationale de football, engagée dans une campagne de qualification pour la Coupe d’Asie. En parallèle, le sport universitaire connaît une reprise d’activité, tandis que les tensions régionales influencent la tenue de certains événements internationaux. La presse du jour rend compte d’un climat de mobilisation générale autour des performances sportives, malgré un contexte politique et sécuritaire tendu.

L’équipe nationale masculine de football en pleine préparation

Al Liwa’ (21 octobre 2025) consacre une pleine page à la sélection nationale, qui entame cette semaine son dernier stage de préparation avant la rencontre décisive contre la Jordanie. Le match, prévu à Amman le 27 octobre, s’inscrit dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe d’Asie 2026.

L’entraîneur national Jamal Taha a convoqué un groupe de 23 joueurs, dont 8 évoluent dans des championnats européens. Le journal précise que l’axe défensif sera reconduit avec Khalil Khoury et Karim Melhem, et que les espoirs offensifs reposent sur le milieu de terrain Ali Zein et l’attaquant franco-libanais Samir El Khalil, auteur d’un doublé lors de la dernière rencontre amicale contre Oman.

Al Sharq Al Awsat (21 octobre 2025) souligne que la Fédération libanaise de football a dû délocaliser plusieurs séances d’entraînement à Tripoli pour des raisons de sécurité, en raison des tensions près de Beyrouth. Le journal évoque un soutien populaire croissant, et cite un communiqué de la fédération appelant les Libanais à « faire bloc derrière les Cèdres ».

Compétitions locales : retour de la ligue de basket et nouveaux talents

Ad Diyar (21 octobre 2025) revient sur la reprise du championnat de première division de basketball, suspendu pendant deux semaines. La rencontre opposant Sagesse à Riyadi Beyrouth a rassemblé près de 4 000 spectateurs à Ghazir. Le journal insiste sur le caractère symbolique du match, présenté comme « une démonstration d’unité nationale dans un pays fragmenté ».

Le jeune joueur Elias Mounir, 19 ans, a été désigné MVP avec 24 points, 5 rebonds et 3 passes décisives. Le coach américain du Sagesse, Jake Monroe, a salué la « détermination remarquable de ses joueurs malgré les conditions de préparation réduites ».

Al Bina’ (21 octobre 2025) évoque la volonté de la Fédération libanaise de basketball de maintenir le calendrier jusqu’à la fin de la saison, malgré les incertitudes. Un partenariat aurait été signé avec une entreprise locale pour sécuriser les déplacements et assurer une meilleure couverture télévisée.

Sport universitaire : relance des compétitions interuniversitaires

Al Nahar (21 octobre 2025) mentionne la relance de la Ligue universitaire libanaise, suspendue depuis mars 2025. La présidence de l’Université Saint-Joseph a annoncé l’organisation prochaine d’un tournoi interuniversitaire de football et de volleyball, avec la participation de sept établissements, dont l’Université Libanaise, LAU, AUB et NDU.

Le recteur Antoine Sfeir, cité par le journal, affirme que « le sport est l’un des rares espaces encore capables de rassembler la jeunesse au-delà des divisions communautaires ». Le tournoi aura lieu à partir du 2 novembre sur le campus de Mar Roukoz.

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a salué cette initiative et annoncé une enveloppe de 60 000 dollars pour soutenir la logistique. Selon Al Liwa’ (21 octobre 2025), il s’agit de la première subvention allouée à une activité universitaire depuis janvier 2024.

Sports de combat : boxe et arts martiaux face à la précarité

Al Akhbar (21 octobre 2025) alerte sur la situation critique du secteur des sports de combat au Liban. Plusieurs clubs ont fermé leurs portes ces derniers mois, faute de financements et en raison du départ de leurs entraîneurs à l’étranger. Le journal rapporte que l’un des plus anciens clubs de Beyrouth, le Moustakbal Boxing Club, a suspendu ses activités après 45 ans d’existence.

Des initiatives privées tentent néanmoins de maintenir un minimum d’activité. À Saïda, un tournoi régional de taekwondo a été organisé avec le soutien de l’ONG italienne Sport4Hope. L’événement, qui a réuni 83 jeunes de moins de 18 ans, a été couvert par Al 3arabi Al Jadid (21 octobre 2025), qui y voit une « lueur d’espoir dans un secteur en grande souffrance ».

Le champion libanais de MMA Walid Hachem, basé à Dubaï, a publié une vidéo appelant à un « soutien urgent à la nouvelle génération de combattants », évoquant un risque de disparition totale de la filière.

Pressions régionales sur la tenue des compétitions internationales

Al Quds (21 octobre 2025) rapporte que la Confédération asiatique de football envisage de réattribuer plusieurs matchs prévus au Liban, en raison des risques sécuritaires. Une réunion d’urgence est prévue à Kuala Lumpur le 24 octobre. Le journal indique que si la situation ne se stabilise pas dans les deux prochaines semaines, la totalité des rencontres prévues à Beyrouth seront relocalisées à Doha ou Manama.

Cette annonce a provoqué l’inquiétude de la Fédération libanaise, qui espérait accueillir plusieurs matchs de la Coupe d’Asie U-23. Le président de la fédération, Michel Malak, déclare dans Al Liwa’ (21 octobre 2025) : « C’est une injustice faite au Liban. Nous avons tout mis en œuvre pour garantir un environnement sportif sain. »

Al Sharq (21 octobre 2025) souligne que ce retrait potentiel représente aussi un manque à gagner important pour l’économie locale, alors que les sponsors s’étaient engagés à hauteur de 1,2 million de dollars.

Sport féminin : émergence et défis

Le sport féminin libanais connaît une forme de progression malgré les défis logistiques. Al Akhbar (21 octobre 2025) évoque les performances du club féminin de volleyball de Zouk Mosbeh, qui a remporté la Supercoupe libanaise face au Club de Tripoli. La capitaine Nour Salamé a été désignée meilleure joueuse du tournoi.

Le journal souligne que le championnat féminin attire un public croissant, bien que les financements restent dérisoires. L’ancienne joueuse internationale Maya Rached affirme : « Sans soutien structurel, le sport féminin ne pourra pas franchir un nouveau palier. Il est temps que les autorités sportives le prennent au sérieux. »

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