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Revue de presse du 3/1/25: Le scrutin du 9 janvier se présente mal

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Blocage présidentiel au Liban : la paralysie politique persiste

Le Liban fait face à une impasse politique majeure alors que la date de l’élection présidentielle approche sans aucun consensus sur un candidat. Selon Nida’ Al Watan (03/12/2025), les forces politiques principales, telles que le duo chiite et les partis d’opposition, peinent à trouver un accord en raison d’une méfiance mutuelle et d’un manque de concessions. Le journal souligne que cette situation prolonge une vacance du pouvoir depuis plusieurs mois, plongeant le pays dans une instabilité institutionnelle inquiétante.

D’après Ad Diyar (03/12/2025), l’absence de soutien clair des puissances internationales complique encore davantage la recherche d’un compromis. Alors que les acteurs internationaux tels que la France, les États-Unis et l’Arabie saoudite s’impliquent, ils ne parviennent pas à définir une position commune, renforçant ainsi la fragmentation locale.

Tensions régionales et interférences internationales

Le blocage politique libanais s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions accrues. Al Sharq Al Awsat(03/12/2025) met en avant les violations israéliennes dans le sud du Liban, lesquelles remettent en cause les accords de cessez-le-feu. Ces actions créent un climat de défiance entre les partis politiques libanais, divisés sur la réponse à apporter.

Selon Al Akhbar (03/12/2025), les efforts internationaux pour stabiliser la région, notamment par l’intermédiaire des Nations unies, se heurtent à des intérêts divergents parmi les puissances impliquées. La France et les États-Unis semblent privilégier une solution qui renforcerait les institutions libanaises, tandis que d’autres acteurs, comme l’Iran, maintiennent leur soutien à des factions spécifiques.

La guerre en Palestine et ses répercussions

La guerre à Gaza constitue une source majeure d’instabilité dans la région, avec des conséquences directes pour le Liban. Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025) rapporte que les bombardements intensifs ont fait plus de 70 morts civils en une seule journée, aggravant la situation humanitaire. Les négociations pour un cessez-le-feu, bien qu’encouragées par des médiateurs comme le Qatar et l’Égypte, demeurent sans issue.

Les partis politiques libanais divergent sur la position à adopter face à ce conflit. Selon Al Bina’ (03/12/2025), certains estiment que cette guerre justifie le maintien d’une posture de résistance armée face à Israël, tandis que d’autres y voient un obstacle à la normalisation des relations régionales.

Un contexte économique alarmant

Le blocage politique exacerbe une crise économique déjà critique. Nahar (03/12/2025) souligne que le taux de change du dollar a atteint des niveaux record, rendant inaccessible une grande partie des produits de première nécessité. La banque centrale, selon Al Joumhouriyat (03/12/2025), peine à stabiliser la monnaie malgré des politiques restrictives qui pénalisent les déposants et fragilisent davantage l’économie.

Un avenir incertain

Face à ces défis, les perspectives d’une résolution rapide semblent faibles. Al Liwa’ (03/12/2025) rapporte que les discussions au Parlement se poursuivent sans réelle avancée, alors que les acteurs politiques locaux demeurent profondément divisés. Selon le journal, seule une médiation internationale forte pourrait permettre de surmonter cette impasse, bien que cette option soit loin de faire l’unanimité.

Politique Locale

La crise présidentielle : un jeu d’équilibres complexes

La scène politique libanaise est dominée par la question de l’élection présidentielle. Selon Ad Diyar (03/12/2025), le pays est plongé dans une paralysie politique sans précédent, exacerbée par l’absence de consensus parmi les partis. À une semaine de la session parlementaire prévue pour l’élection, les forces politiques n’ont pas convergé sur un nom unique. Les divisions entre les blocs parlementaires, comme le duo chiite et les formations de l’opposition, reflètent des intérêts divergents, où chaque camp redoute une perte de contrôle dans les négociations.

Al Liwa’ (03/12/2025) souligne que l’élection présidentielle, bien qu’essentielle, est perçue par certains comme un prétexte pour des tractations plus larges autour des réformes structurelles et des postes clés dans les institutions publiques. Cette approche dilatoire menace de prolonger la vacance du pouvoir, compromettant davantage la stabilité institutionnelle du pays.

Rôle du Parlement dans l’impasse

La responsabilité du Parlement dans cette crise est également pointée. Selon Nahar (03/12/2025), les sessions prévues se transforment souvent en débats stériles, incapables de produire une solution tangible. Les acteurs politiques s’accusent mutuellement de saboter les processus. Alors que certains députés prônent un retour aux fondamentaux constitutionnels pour accélérer les décisions, d’autres insistent sur des réformes préalables.

Selon Al Akhbar (03/12/2025), des voix s’élèvent pour demander une relecture des accords de Taëf, estimant que leur application inadéquate contribue à l’impasse actuelle. Cette proposition, cependant, est loin de faire l’unanimité et suscite des craintes de nouvelles divisions communautaires.

Pressions extérieures et médiations internationales

La crise politique est également influencée par des acteurs extérieurs. Al Sharq Al Awsat (03/12/2025) rapporte que les États-Unis et la France multiplient les interventions pour trouver un compromis. Toutefois, ces efforts sont perçus par certains partis comme une tentative d’imposer des agendas étrangers.

En parallèle, Al Bina’ (03/12/2025) note que l’Iran et l’Arabie saoudite, bien qu’opposés sur de nombreux fronts, jouent un rôle discret mais significatif dans la recherche d’un équilibre. Ces deux puissances, tout en soutenant leurs alliés respectifs au Liban, évitent une confrontation directe qui risquerait d’aggraver la situation.

Des réformes à l’arrêt

La crise présidentielle a des conséquences directes sur les réformes essentielles pour le pays. Selon Al Joumhouriyat(03/12/2025), les initiatives visant à restructurer les secteurs bancaires, énergétiques et judiciaires sont gelées, faute de leadership exécutif clair. Les tensions politiques ralentissent également la mise en œuvre des recommandations de la communauté internationale, notamment celles liées aux aides financières conditionnées par des réformes structurelles.

Diplomatie

Les acteurs internationaux au chevet du Liban

La diplomatie internationale s’active autour de la crise libanaise, reflétant des enjeux régionaux et globaux. Selon Al Sharq Al Awsat (03/12/2025), les discussions entre le ministre français des Affaires étrangères et son homologue américain ont porté sur la situation au Liban et en Syrie. Bien que ces puissances cherchent à jouer un rôle de médiation, leurs approches divergent : la France prône une solution institutionnelle rapide, tandis que les États-Unis restent prudents, évoquant la nécessité de réformes de fond avant tout engagement substantiel.

De son côté, Ad Diyar (03/12/2025) rapporte que l’Iran et l’Arabie saoudite, malgré leurs différends géopolitiques, maintiennent un dialogue discret sur le dossier libanais. Ces échanges pourraient favoriser un compromis régional, bien que leurs priorités respectives, notamment la préservation de leurs alliés locaux, ralentissent les progrès.

Médiations en coulisses

Les initiatives diplomatiques pour le Liban s’inscrivent dans un contexte plus large de rééquilibrage au Moyen-Orient. Al Akhbar (03/12/2025) souligne que la visite prochaine de l’envoyé spécial américain Amos Hochstein pourrait être décisive pour relancer les négociations sur l’élection présidentielle et les réformes économiques. Cependant, cette démarche est critiquée par certains partis libanais, qui dénoncent une ingérence étrangère excessive.

En parallèle, Nida’ Al Watan (03/12/2025) mentionne des efforts de la Ligue arabe pour organiser une conférence dédiée au Liban. L’objectif serait de coordonner l’aide internationale tout en définissant un cadre politique pour surmonter l’impasse institutionnelle. Cependant, cette initiative rencontre une résistance de la part de factions politiques libanaises qui redoutent une perte de souveraineté.

L’ombre de la Syrie

La situation en Syrie continue d’influencer la diplomatie libanaise. Selon Al Bina’ (03/12/2025), la reprise des relations entre la Syrie et certains pays arabes, comme l’Arabie saoudite, pourrait avoir des répercussions sur le Liban. La stabilité syrienne est perçue comme un prérequis pour garantir celle du Liban, bien que des tensions subsistent sur des sujets comme les réfugiés et les frontières.

Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025) note que les discussions entre Israël et la Syrie sur un éventuel accord de cessez-le-feu, bien que limitées, pourraient aussi impacter les relations régionales, notamment en influençant les équilibres de pouvoir dans le sud du Liban.

Pressions internationales et aide conditionnée

Les partenaires internationaux du Liban insistent sur des réformes comme condition à toute aide. Al Joumhouriyat(03/12/2025) rapporte que la France et les États-Unis, principaux contributeurs au soutien économique, exigent une transparence accrue et des changements structurels pour débloquer des fonds. Cette pression suscite des divisions parmi les responsables libanais, certains craignant une mise sous tutelle implicite.

En parallèle, Nahar (03/12/2025) indique que le Fonds monétaire international (FMI) maintient sa position ferme, conditionnant tout programme d’assistance à des réformes dans les secteurs bancaire et énergétique. Cependant, l’absence de leadership exécutif complique l’engagement du Liban dans ce processus.

Politique Internationale

Conflit à Gaza : une escalade sans précédent

La guerre à Gaza reste au cœur des préoccupations internationales. Selon Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025), les frappes israéliennes ont intensifié les pertes humaines, avec plus de 70 civils tués en une seule journée. Les discussions de cessez-le-feu entre Israël et la Palestine, sous médiation qatarie et égyptienne, stagnent face à l’intransigeance des parties. Les États-Unis, bien qu’officiellement favorables à une désescalade, continuent de soutenir Israël, suscitant des critiques au sein de la communauté internationale.

Al Akhbar (03/12/2025) rapporte que l’Union européenne appelle à un arrêt immédiat des hostilités et propose un plan de reconstruction de Gaza à condition que les violences cessent. Cependant, les efforts de médiation se heurtent aux revendications de chaque camp, rendant improbable un accord durable dans l’immédiat.

L’ombre des grandes puissances

Les tensions en Ukraine continuent de polariser les relations internationales. Selon Al Sharq Al Awsat (03/12/2025), les récents envois d’armes par les pays de l’OTAN à l’Ukraine ont provoqué une réaction ferme de la Russie, qui considère ces actes comme une escalade dangereuse. En parallèle, la Chine réitère son appel à la neutralité et propose de servir de médiateur, tout en consolidant ses liens économiques avec Moscou.

Al Quds (03/12/2025) analyse comment cette guerre accentue les divisions géopolitiques, notamment en affaiblissant les mécanismes multilatéraux comme les Nations unies, incapables d’imposer une résolution au conflit.

Le Moyen-Orient en recomposition

Les alliances stratégiques au Moyen-Orient continuent d’évoluer. Selon Al Bina’ (03/12/2025), la reprise des relations entre l’Arabie saoudite et la Syrie marque un tournant significatif. Ces développements pourraient entraîner une stabilisation partielle dans la région, mais des points de friction persistent, notamment sur le dossier des réfugiés et des milices présentes en Syrie.

Par ailleurs, Nida’ Al Watan (03/12/2025) rapporte que la Turquie intensifie ses opérations dans le nord de la Syrie, invoquant des préoccupations sécuritaires. Ces actions risquent d’aggraver les tensions avec les Kurdes et leurs alliés occidentaux, en particulier les États-Unis, qui maintiennent leur soutien aux forces kurdes.

Les enjeux climatiques sur la scène internationale

Le sommet annuel de la COP30, récemment conclu, met en lumière les fractures persistantes entre pays industrialisés et en développement. Nahar (03/12/2025) rapporte que les pays du Sud, en particulier ceux d’Afrique, ont dénoncé l’insuffisance des financements promis pour l’adaptation au changement climatique. Les pays du G7, tout en réaffirmant leurs engagements, peinent à répondre à ces critiques en raison de leurs propres contraintes budgétaires.

Selon Al Joumhouriyat (03/12/2025), les États-Unis ont annoncé un plan d’investissement de 10 milliards de dollars dans les technologies vertes pour les pays émergents, mais cette initiative est perçue comme un effort pour contrer l’influence croissante de la Chine dans le secteur des énergies renouvelables.

Économie

La dévaluation de la livre libanaise : un effondrement sans fin

La crise économique au Liban s’aggrave, avec une nouvelle chute de la livre libanaise face au dollar. Selon Nahar(03/12/2025), le taux de change a atteint des niveaux records, entraînant une flambée des prix des produits de première nécessité. Les ménages, déjà durement touchés par l’effondrement bancaire, se retrouvent dans une précarité croissante. Al Joumhouriyat (03/12/2025) rapporte que les salaires ne couvrent plus les besoins fondamentaux, laissant une majorité de la population dépendante de l’aide humanitaire.

Les banques, quant à elles, continuent d’imposer des restrictions sévères sur les retraits en devises étrangères. Selon Ad Diyar (03/12/2025), ces politiques aggravent la méfiance des citoyens envers le système bancaire, perçu comme un acteur clé de la crise actuelle. Les déposants, dont les avoirs sont gelés depuis plusieurs années, réclament des réformes immédiates pour récupérer leurs économies.

Les conditions du FMI : un obstacle aux réformes

Les négociations entre le Liban et le Fonds monétaire international (FMI) restent bloquées en raison de l’incapacité des autorités libanaises à mettre en œuvre des réformes structurelles. Selon Al Sharq Al Awsat (03/12/2025), le FMI exige une restructuration complète du secteur bancaire, une réforme du système fiscal et une réduction des subventions inefficaces. Cependant, l’absence d’un gouvernement stable rend difficile tout progrès sur ces dossiers cruciaux.

Al Akhbar (03/12/2025) met en avant la pression exercée par les donateurs internationaux, qui conditionnent leur aide à des mesures de transparence et à une lutte renforcée contre la corruption. Ces exigences, bien qu’essentielles, sont souvent perçues comme une ingérence par une partie de la classe politique libanaise.

Un secteur énergétique en crise

La pénurie d’électricité au Liban demeure un problème majeur. Selon Nida’ Al Watan (03/12/2025), le pays importe près de 90 % de son énergie, rendant son économie extrêmement vulnérable aux fluctuations des prix internationaux. Les projets de construction de nouvelles centrales électriques, bien que nécessaires, sont retardés par des querelles politiques et un manque de financement.

Al Bina’ (03/12/2025) souligne que l’énergie solaire et les autres sources d’énergie renouvelable pourraient offrir une solution à long terme. Cependant, ces initiatives nécessitent un cadre réglementaire clair et des investissements importants, des conditions qui font actuellement défaut.

L’impact de la crise sur les entreprises locales

Les entreprises libanaises, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), subissent de plein fouet les effets de la crise économique. Selon Al Quds (03/12/2025), de nombreuses entreprises ont réduit leurs effectifs ou cessé leurs activités, incapables de faire face à la hausse des coûts et à la baisse de la consommation. Cette situation a entraîné une augmentation du chômage, désormais estimé à plus de 40 % selon les derniers rapports.

Justice

Réformes judiciaires en attente : un système paralysé

Le Liban fait face à une crise profonde dans son système judiciaire, marqué par des blocages institutionnels et une perte de confiance publique. Selon Al Akhbar (03/12/2025), les réformes attendues, notamment la nomination d’un conseil judiciaire indépendant, sont au point mort en raison de l’absence de consensus politique. Cette situation contribue à une perception généralisée d’impunité, en particulier pour les affaires de corruption impliquant des figures politiques majeures.

Ad Diyar (03/12/2025) souligne que l’indépendance du pouvoir judiciaire, bien que garantie par la Constitution, est constamment remise en question par les ingérences des factions politiques. Les réformes proposées, telles que la digitalisation des tribunaux pour accélérer les procédures et réduire la corruption, restent bloquées en l’absence d’un gouvernement fonctionnel.

Affaires de corruption : une impunité persistante

Les affaires de corruption continuent de dominer l’actualité judiciaire. Selon Al Sharq Al Awsat (03/12/2025), les dossiers liés au détournement de fonds publics et aux projets d’infrastructures abandonnés peinent à avancer. Les enquêtes, souvent lentes et opaques, alimentent le scepticisme de la population.

En parallèle, Nida’ Al Watan (03/12/2025) rapporte que plusieurs ONG locales demandent la mise en place de mécanismes de contrôle plus stricts pour surveiller l’utilisation des fonds publics, notamment dans le cadre des aides internationales. Ces revendications se heurtent cependant à l’opposition des responsables politiques, qui perçoivent ces initiatives comme une menace à leur influence.

Le dossier de l’explosion du port de Beyrouth

L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth reste un symbole de l’incapacité du système judiciaire libanais à rendre justice. Selon Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025), les familles des victimes dénoncent des tentatives répétées de politisation et de sabotage de l’enquête. Les juges en charge du dossier subissent des pressions considérables, ce qui retarde encore davantage les procédures.

Al Quds (03/12/2025) ajoute que les appels à une enquête internationale, bien qu’appuyés par des organisations de défense des droits humains, ne font pas consensus. Une partie de la classe politique considère cette option comme une atteinte à la souveraineté nationale, préférant maintenir l’enquête dans le cadre local, malgré ses limites évidentes.

Justice sociale et droits humains

Les droits humains et les questions de justice sociale demeurent des préoccupations majeures. Selon Nahar(03/12/2025), le traitement des réfugiés syriens au Liban soulève des questions sur le respect des conventions internationales. Les expulsions forcées et les conditions de vie précaires dans les camps de réfugiés sont vivement critiquées par les ONG, qui appellent à une intervention internationale.

De plus, Al Bina’ (03/12/2025) rapporte une augmentation des procès liés aux mouvements sociaux, avec plusieurs militants poursuivis pour avoir critiqué les autorités. Ces procédures, perçues comme des tentatives d’intimidation, renforcent les accusations de répression contre les droits fondamentaux.

Société

Crise sociale et précarité grandissante

La situation sociale au Liban s’aggrave, marquée par une précarité croissante qui touche une large partie de la population. Selon Nahar (03/12/2025), le taux de pauvreté dépasse désormais les 80 %, avec des conséquences directes sur l’accès aux services de base, notamment la santé et l’éducation. Les files d’attente devant les stations-service et les boulangeries, bien que moins longues qu’au pic de la crise en 2023, restent un symbole de l’effondrement des infrastructures.

Al Joumhouriyat (03/12/2025) met en lumière les initiatives locales pour pallier les carences de l’État. Associations et ONG redoublent d’efforts pour fournir une aide alimentaire et médicale, mais ces actions restent insuffisantes face à l’ampleur de la crise.

Le système éducatif en péril

La crise n’épargne pas le secteur éducatif, qui subit une dégradation rapide. Selon Ad Diyar (03/12/2025), de nombreuses écoles publiques fonctionnent à peine, faute de financement et de personnel qualifié. Les enseignants, confrontés à des salaires dévalués, multiplient les grèves pour exiger des augmentations et des conditions de travail décentes.

En parallèle, Al Bina’ (03/12/2025) rapporte que les écoles privées, bien que mieux équipées, voient leurs effectifs diminuer en raison de l’incapacité des familles à payer les frais de scolarité. Cette situation accentue les inégalités, laissant une génération entière à risque de décrochage scolaire.

Accès à la santé : un système en déclin

Le système de santé libanais, autrefois considéré comme l’un des meilleurs de la région, est aujourd’hui au bord de l’effondrement. Selon Al Akhbar (03/12/2025), les hôpitaux publics fonctionnent avec des ressources limitées, tandis que les cliniques privées augmentent leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts. Les médicaments, souvent importés, sont devenus inaccessibles pour une grande partie de la population.

Al Quds (03/12/2025) souligne que le manque de coordination entre les institutions publiques et privées aggrave la crise. Les experts appellent à une réforme urgente pour rétablir un minimum d’équilibre dans le secteur de la santé.

Mouvements sociaux et revendications populaires

La colère sociale continue de s’exprimer dans les rues. Selon Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025), des manifestations régulières dénoncent l’inaction des autorités face à la dégradation des conditions de vie. Les syndicats, notamment ceux des enseignants et des travailleurs du secteur public, jouent un rôle central dans ces mobilisations.

Cependant, Nida’ Al Watan (03/12/2025) rapporte que la répression des mouvements sociaux s’intensifie, avec des arrestations ciblées de militants. Ces actions, perçues comme des tentatives d’intimidation, suscitent de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains.

Culture

Mise en lumière des arts et traditions libanaises

Le Liban, malgré ses crises multiples, continue de briller à travers ses initiatives culturelles. Selon Ad Diyar(03/12/2025), plusieurs événements artistiques ont marqué le début de l’année, notamment une série d’expositions consacrées à la renaissance de l’artisanat local. Ces initiatives, souvent soutenues par des organisations non gouvernementales, visent à préserver les savoir-faire traditionnels tout en offrant des opportunités économiques aux artisans.

En parallèle, Nida’ Al Watan (03/12/2025) met en avant l’organisation du festival annuel de Baalbek, qui, malgré les contraintes budgétaires, attire des artistes locaux et internationaux. Ce festival reste un symbole de résilience culturelle et de rayonnement régional.

Le patrimoine architectural en péril

Les tensions politiques et économiques ont des répercussions sur la préservation du patrimoine architectural libanais. Selon Al Sharq Al Awsat (03/12/2025), plusieurs bâtiments historiques, notamment à Beyrouth et Tripoli, sont menacés de démolition en raison de leur mauvais état et de l’absence de politiques publiques de sauvegarde.

Al Akhbar (03/12/2025) souligne que des associations locales plaident pour une action urgente, alertant sur la perte de biens culturels irremplaçables. Ces appels sont renforcés par des experts internationaux, qui rappellent que le patrimoine bâti est un pilier de l’identité nationale.

Le cinéma et les nouveaux talents

Le cinéma libanais, bien que confronté à des défis financiers, reste un moyen d’expression prisé pour aborder des thématiques sociales et politiques. Selon Al Bina’ (03/12/2025), plusieurs réalisateurs émergents utilisent leurs œuvres pour dénoncer la corruption, les inégalités et les violations des droits humains. Ces productions, souvent financées par des partenaires étrangers, rencontrent un écho favorable dans les festivals internationaux.

De son côté, Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025) rapporte que les plateformes numériques offrent une visibilité accrue aux talents locaux. Cependant, les artistes déplorent le manque de soutien institutionnel et la rareté des espaces de diffusion traditionnels, tels que les cinémas.

Éducation artistique et défis structurels

L’enseignement artistique, un secteur crucial pour la préservation de la culture libanaise, est également touché par la crise économique. Selon Nahar (03/12/2025), les institutions éducatives peinent à maintenir leurs programmes en raison de la diminution des financements et des salaires. Les écoles publiques, qui représentent une porte d’entrée essentielle pour les jeunes talents, sont particulièrement affectées.

Al Quds (03/12/2025) met en avant des initiatives locales visant à combler ce vide, telles que des ateliers gratuits organisés par des associations et des artistes bénévoles. Ces efforts, bien qu’importants, ne suffisent pas à compenser les lacunes structurelles.

Sport

Performances des clubs libanais en compétitions régionales

Les clubs libanais continuent de participer aux compétitions sportives régionales malgré un contexte économique difficile. Selon Al Akhbar (03/12/2025), les équipes de football, notamment Al Ahed et Nejmeh SC, ont récemment disputé des matchs cruciaux dans le cadre de la Coupe de l’AFC. Bien que les performances soient jugées honorables, les clubs souffrent du manque de financement et des infrastructures inadéquates, limitant leur compétitivité face aux autres équipes de la région.

De son côté, Ad Diyar (03/12/2025) souligne que les fédérations sportives locales tentent de maintenir l’élan en multipliant les initiatives pour soutenir les clubs. Cependant, ces efforts restent insuffisants pour compenser les défis structurels liés à la crise économique et politique.

Les athlètes libanais sur la scène internationale

Malgré les contraintes locales, les athlètes libanais brillent dans certaines disciplines individuelles. Selon Nahar(03/12/2025), des sportifs ont récemment remporté des médailles en athlétisme et en arts martiaux dans des compétitions internationales. Ces victoires, bien que rares, sont perçues comme des sources d’inspiration dans un pays en crise.

Al Quds (03/12/2025) rapporte également l’émergence de talents prometteurs en natation et en tennis, soutenus par des sponsors privés et des expatriés libanais. Cependant, l’absence de soutien institutionnel reste un obstacle majeur à leur progression.

La crise des infrastructures sportives

Le secteur sportif au Liban est particulièrement touché par la détérioration des infrastructures. Selon Al Sharq Al Awsat(03/12/2025), plusieurs stades et complexes sportifs nécessitent des rénovations urgentes pour répondre aux normes internationales. Les équipements obsolètes et les coupures fréquentes d’électricité compliquent l’organisation d’événements sportifs, décourageant les investisseurs potentiels.

Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025) souligne que les jeunes sportifs, notamment ceux issus de milieux défavorisés, sont les premières victimes de cette situation. Les académies sportives privées, souvent inaccessibles pour la majorité, aggravent les inégalités dans l’accès à la pratique sportive.

Initiatives locales pour promouvoir le sport

Malgré ces défis, plusieurs initiatives locales tentent de revitaliser le sport au Liban. Selon Nida’ Al Watan(03/12/2025), des tournois communautaires de football et de basketball sont organisés dans les régions rurales pour encourager la participation des jeunes. Ces événements, souvent soutenus par des ONG et des sponsors privés, visent également à promouvoir l’inclusion sociale.

De plus, Al Bina’ (03/12/2025) met en lumière les efforts des expatriés libanais, qui collectent des fonds pour fournir des équipements sportifs aux écoles locales. Ces initiatives, bien qu’essentielles, restent ponctuelles et ne remplacent pas une politique publique cohérente.

International

Conflit israélo-palestinien : une escalade sans fin

Le conflit israélo-palestinien reste au cœur de l’actualité internationale. Selon Al 3arabi Al Jadid (03/12/2025), les récentes offensives israéliennes dans la bande de Gaza ont fait plusieurs dizaines de morts civils, accentuant la crise humanitaire. Les efforts internationaux pour obtenir un cessez-le-feu, notamment ceux menés par le Qatar et l’Égypte, peinent à aboutir face à l’intransigeance des deux camps.

D’après Al Akhbar (03/12/2025), les États-Unis maintiennent leur soutien à Israël tout en appelant à une solution à deux États. Cependant, cette position ambiguë suscite des critiques dans la région, où elle est perçue comme un encouragement tacite aux actions militaires israéliennes.

Guerre en Ukraine : divisions internationales

La guerre en Ukraine continue de polariser la scène internationale. Selon Al Sharq Al Awsat (03/12/2025), les récentes livraisons d’armes par les pays de l’OTAN à Kiev ont provoqué une escalade dans les tensions avec la Russie. Moscou a répondu par une série de frappes ciblées contre des infrastructures ukrainiennes critiques, aggravant la situation humanitaire.

Al Quds (03/12/2025) rapporte que la Chine et l’Inde appellent à une désescalade et proposent de jouer un rôle de médiateurs. Cependant, ces initiatives sont perçues avec scepticisme par les pays occidentaux, qui doutent de l’impartialité de Pékin en raison de ses liens étroits avec Moscou.

Moyen-Orient : une région en recomposition

Les relations entre l’Arabie saoudite et la Syrie marquent un tournant significatif dans les dynamiques régionales. Selon Nida’ Al Watan (03/12/2025), cette reprise des relations, soutenue par la Russie et l’Iran, pourrait renforcer la stabilité au Moyen-Orient. Cependant, des tensions persistent, notamment sur la question des réfugiés syriens et des milices pro-iraniennes présentes en Syrie.

Ad Diyar (03/12/2025) met en lumière les manœuvres de la Turquie dans le nord de la Syrie, où les opérations militaires contre les forces kurdes se poursuivent. Ces actions risquent d’aggraver les tensions avec les États-Unis, qui soutiennent les forces kurdes dans la région.

Les défis climatiques mondiaux

Le récent sommet de la COP30 a révélé les fractures persistantes entre les pays développés et en développement. Selon Nahar (03/12/2025), les engagements financiers des grandes puissances pour aider les pays vulnérables restent insuffisants. Les pays africains, en particulier, ont dénoncé le non-respect des promesses faites lors des précédents sommets.

De plus, Al Bina’ (03/12/2025) souligne que la Chine a profité de la rencontre pour promouvoir ses initiatives en matière d’énergie renouvelable, renforçant ainsi sa position comme leader dans ce domaine. Cette stratégie vise également à contrecarrer l’influence des États-Unis dans les négociations climatiques.

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