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Revue de presse: Gaza, Rafah et recompositions régionales

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L’ouverture du passage de Rafah, sa gestion et ses conditions apparaissent comme le point de bascule des discussions sur la suite de l’accord de cessez-le-feu à Gaza. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte l’arrivée en Israël de Steve Witkoff et Jared Kushner, à la veille d’une réunion du cabinet israélien consacrée au passage, avec un ordre du jour qui inclut l’ouverture de Rafah et le lancement de la reconstruction selon la vision du président américain Donald Trump. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit aussi une pression internationale accrue pour que l’ouverture se fasse sans blocage, tout en soulignant que Benyamin Netanyahou maintient une exigence de contrôle strict. 

Dans le même temps, la question des dirigeants de Hamas et de leur éventuelle sortie de Gaza s’impose comme un sujet politique et sécuritaire central. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 évoque des listes de responsables et de figures de divers niveaux, y compris des ex-prisonniers libérés, et insiste sur les obstacles liés aux conditions israéliennes, notamment l’exigence de désarmement et de démantèlement du mouvement. Cette grille de conditions s’articule avec un débat plus large sur la suite de la guerre. Al Quds du 25 janvier 2026 cite des médias israéliens et rapporte une menace de reprise des opérations, assortie d’une fenêtre de temps présentée comme limitée, avec un appui attribué au président américain Donald Trump pour l’objectif de désarmement de Hamas. 

L’angle économique et immobilier de la vision américaine, tel qu’il est relayé dans ces publications, renforce l’idée d’une recomposition qui dépasse la seule logique militaire. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit une approche marquée par la culture des chiffres et des projets, et cite l’idée d’une « Gaza nouvelle » pensée comme un chantier de reconstruction à grande échelle. De son côté, Al Quds du 25 janvier 2026 situe le débat dans un contexte international, en reliant la séquence de Davos à la manière dont les puissances entendent peser sur le futur de Gaza après une guerre longue et destructrice. 

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Rafah comme test politique, humanitaire et sécuritaire

Rafah est présenté comme le principal canal de circulation des personnes pour Gaza. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rappelle qu’il s’agit de fait de la voie clé d’entrée et de sortie pour une population de plus de deux millions de personnes, et précise qu’une annonce d’ouverture « cette semaine » est attribuée à Ali Shaath, présenté comme à la tête d’un dispositif technocratique palestinien soutenu par les États-Unis pour une gestion temporaire de Gaza. Ce cadrage place l’administration du passage au centre d’un bras de fer sur la souveraineté de gestion et sur les priorités de la « deuxième phase » de l’accord.

Le dispositif de contrôle est décrit comme un nœud de friction. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 explique que, tout en se préparant à l’ouverture sous pression, Israël maintient l’idée d’une surveillance lourde, avec des approbations préalables des voyageurs et la possibilité de contrôler des appareils électroniques. Dans ce récit, la logique affichée est sécuritaire. Elle vise à filtrer les mouvements et à préserver un levier sur la dynamique interne de Gaza.

Par ailleurs, la question des flux, et donc du rapport entre sortants et entrants, est explicitement mise en avant. Ad Diyar du 25 janvier 2026 cite des sources attribuées à Reuters et avance qu’Israël veut limiter le nombre de Palestiniens qui reviennent depuis l’Égypte, afin que le nombre de personnes quittant Gaza soit supérieur à celui des personnes y entrant. Ce point, rapporté comme une intention, transforme le passage en outil de gestion démographique, et pas seulement en corridor humanitaire.

Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026, pour sa part, décrit une séquence où la pression américaine est présentée comme un moteur de la transition vers la deuxième phase, tout en signalant des morts à Gaza le même jour. Dans ce tableau, l’ouverture de Rafah « dans les deux sens » est évoquée comme imminente, mais elle reste accrochée aux conditions imposées par Israël, notamment la remise de la dépouille du dernier captif israélien mentionné par ces sources. 

Liban, mandat présidentiel et arbitrage interne sous tension régionale

La scène libanaise apparaît en filigrane de la crise régionale, avec une tension entre stabilité interne et risques d’embrasement. Al Quds du 25 janvier 2026 annonce un dossier centré sur le choc entre le mandat au pouvoir et Hezbollah, et met en avant le rôle de Nabih Berri comme figure de compromis, en soulignant l’idée que le Liban n’a ni le luxe des guerres longues ni la capacité d’en supporter les conséquences. Ce cadre insiste sur un équilibre recherché, et sur la volonté de contenir les effets des confrontations régionales.

Sur le terrain libanais, les sujets institutionnels et sociaux se superposent. Ad Diyar du 25 janvier 2026 décrit une semaine politique marquée par la préparation d’un débat parlementaire sur le budget sur trois jours, alors que des appels à la grève et à des sit-in sont évoqués autour de la place de l’Étoile. Dans le même article, le député Melhem خلف est cité sur l’idée que l’adoption du budget relève d’un devoir constitutionnel et ne doit pas replonger le pays dans des pratiques de fonctionnement par « douzièmes provisoires », présentées comme ayant nourri la dérive financière. 

La contestation sociale est reliée à des agendas concrets. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte l’appel d’organisations d’enseignants à une grève le mardi 27 janvier 2026, dans les deux horaires, avec une manifestation prévue à 11 heures, un rassemblement place Bachara el-Khoury, puis un départ vers le Parlement. Cette précision donne un calendrier et souligne une pression de rue qui encadre le débat budgétaire.

Dans ce contexte, le thème de la légitimité électorale ressort comme un marqueur de la séquence. Ad Diyar du 25 janvier 2026 insiste, via les propos rapportés de Melhem خلف, sur l’idée que la tenue d’élections législatives est un devoir constitutionnel et non un « luxe » politique. Le même texte associe cette question à un environnement sécuritaire tendu, en évoquant une escalade israélienne qui ne se serait pas interrompue. 

Hezbollah, messages internes et lecture de la pression extérieure

La dimension interne du rapport de force libanais est aussi abordée à travers la communication de Hezbollah. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte un message de Naim Kassem, présenté comme secrétaire général de Hezbollah, adressé aux blessés à l’occasion d’une journée dédiée, avec un vocabulaire centré sur la dignité, l’espoir et la promesse de victoire. Le même passage s’inscrit dans une rhétorique de résilience, qui vise à maintenir la cohésion du camp et à faire de la blessure une preuve de continuité.

Dans les pages régionales, la pression américaine et israélienne sur les axes liés à l’Iran est décrite comme un facteur de hausse de tension, avec des effets possibles sur le Liban. Ad Diyar du 25 janvier 2026 évoque une escalade simultanée sur les plans militaire et politique autour du dossier iranien, avec une coordination sécuritaire américano-israélienne et un avertissement iranien sur la nature « existentielle » d’une attaque. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 reprend aussi cette idée d’alerte iranienne et d’anticipation d’un risque d’attaque, tout en décrivant un climat de tension sur le front libanais, avec une intensification des attaques quotidiennes évoquée dans ce journal. 

Al Quds du 25 janvier 2026 ajoute un angle centré sur la possibilité d’une reprise des combats à Gaza, en citant un analyste militaire israélien qui estime que la reprise de la guerre entre Israël et Hamas serait une question de temps, et en évoquant des préparatifs autour de Rafah. Cette perspective nourrit, indirectement, la crainte d’effets de contagion régionale, notamment vers le Liban, même si les textes fournis s’arrêtent surtout aux signaux et aux intentions attribuées.

Autres foyers à la Une: Soudan et Irak, entre guerre d’usure et compétition politique

La guerre au Soudan figure aussi parmi les sujets dominants. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit des combats sur un axe vital surnommé « route des exportations », présenté comme un couloir stratégique reliant l’ouest du pays à son centre, avec des effets économiques directs, dont la hausse des coûts de transport et la baisse des approvisionnements. Le journal insiste sur une guerre d’usure, avec une dimension psychologique et une bataille de moral autant qu’un affrontement de contrôle territorial. 

L’Irak apparaît, lui, sous l’angle d’une compétition autour de l’exécutif. Al Quds du 25 janvier 2026 annonce une séquence où Nouri al-Maliki serait proche de retrouver la présidence du gouvernement, tout en mentionnant des objections, y compris du côté sunnite selon la même source. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 place également ce sujet en Une, en évoquant la candidature de Maliki dans un climat de réserves. 

Enfin, la dynamique des grandes puissances s’invite dans cette hiérarchie de l’actualité. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 évoque une vaste opération de « purification » dans l’armée chinoise, avec une enquête visant un général de haut rang, et des analyses qui la relient à une logique de discipline, de loyauté et de lutte contre la corruption. Sans être au cœur des priorités libanaises, cette information alimente la perception d’un monde où les rapports de force se durcissent simultanément, sur plusieurs théâtres.

Politique locale: budget 2026, échéances électorales et pression de la rue

Le débat parlementaire sur la loi de finances domine l’agenda politique intérieur. Ad Diyar du 25 janvier 2026 indique que le Parlement se prépare à examiner la mпрозة de l’année en cours pendant trois jours, dans la semaine suivante, alors que des appels à la grève et à des sit-in se multiplient autour de la place de l’Étoile. La même publication rapporte que plusieurs députés disent contester des articles du texte, qu’ils jugent dépourvu de réformes et insuffisant face aux demandes sociales. Dans ce climat, le budget devient un test politique. Il mesure la capacité des institutions à décider. Il mesure aussi la capacité du pouvoir à répondre au malaise économique.

Ad Diyar du 25 janvier 2026 cite le député Melhem Khalaf sur l’obligation d’adopter une loi de finances. Il décrit l’adoption du budget comme un devoir constitutionnel. Il refuse un retour aux années où le pays a fonctionné sur la règle des « douzièmes provisoires ». Dans ses propos, cette pratique a entraîné des recettes sans base claire et des dépenses moins contrôlées. Il relie ce mode de gestion aux causes de l’effondrement financier. Cette argumentation donne un cadre. Le vote du budget n’est pas un choix politique parmi d’autres. Il est présenté comme un acte qui fixe une norme de fonctionnement.

Le même député lie ensuite le débat budgétaire à la rue. Ad Diyar du 25 janvier 2026 le cite sur la liberté d’expression et sur la liberté de manifester. Il insiste sur un principe de base. L’État doit écouter les revendications. Il estime aussi que le Parlement doit produire la « meilleure loi de finances possible ». Dans cette lecture, le budget doit réduire la pression sur les ménages. Il doit répondre à une crise sociale qui se voit dans les mobilisations.

Budget sous tension: contestation, légitimité et méthode

La contestation prend plusieurs formes. Elle est politique, car des blocs annoncent des objections. Elle est sociale, car des mouvements de rue se préparent. Ad Diyar du 25 janvier 2026 mentionne des protestations et des appels à l’arrêt de travail et à l’occupation symbolique de l’espace autour du siège du Parlement. Le message est clair. Le vote du budget ne se fera pas dans une atmosphère ordinaire. Il se fera sous pression. Cette pression oblige les députés à afficher une ligne. Elle oblige aussi le gouvernement à défendre des choix.

Le texte de Ad Diyar du 25 janvier 2026 fait ressortir une critique qui revient souvent dans les débats publics. Plusieurs élus considèrent que le budget ne porte pas de réformes. Cet angle traduit un problème de confiance. Les citoyens attendent des mesures visibles. Ils attendent des priorités lisibles. Or le débat décrit par la publication renvoie à une loi de finances perçue comme technique. Elle est aussi perçue comme distante de la vie quotidienne.

Cette tension est accentuée par un enjeu de méthode. Melhem Khalaf affirme, dans Ad Diyar du 25 janvier 2026, que le Parlement a failli pendant des années à son devoir d’adopter des budgets. Il présente cette défaillance comme un facteur de dérive. Le débat actuel devient donc un moment de rattrapage. Il sert à prouver que l’État peut encore fonctionner selon ses règles. Il sert aussi à montrer que les règles ne sont pas seulement des textes. Elles sont des garde-fous.

Dans la même veine, Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte que des discussions existent sur le scénario de la séance, dans un contexte de désaccords internes et de mobilisation de rue. La description ne se limite pas à un calendrier. Elle montre un rapport de force. Les députés doivent arbitrer entre la nécessité institutionnelle et le risque d’une colère sociale plus forte.

Élections législatives: refus du report et défense des délais

L’autre point central de la politique intérieure porte sur les élections législatives. Ad Diyar du 25 janvier 2026 cite Melhem Khalaf sur le statut des élections dans le système. Il décrit le scrutin comme le fondement de la démocratie. Il rappelle que l’élection donne la légitimité. Il insiste aussi sur les délais. Il considère que les échéances constitutionnelles sont des délais « stricts ». Dans ce cadre, il rejette deux options. Il rejette un report technique. Il rejette un report politique. Il affirme enfin que l’organisation dans les temps reste possible.

Cette position éclaire un débat ancien. Les reports successifs ont affaibli la confiance. Ils ont aussi nourri l’idée d’une classe politique qui gagne du temps. Le propos rapporté par Ad Diyar du 25 janvier 2026 place donc une ligne rouge. Il ne s’agit pas seulement de préférer une date. Il s’agit de préserver la base du système.

Ad Diyar du 25 janvier 2026 aborde aussi un aspect plus délicat. Il mentionne un « problème » entre le président de la République et Hezbollah, tel qu’il est évoqué dans la question posée au député. Le même passage montre la prudence de la réponse. Melhem Khalaf appelle à mettre l’intérêt du pays au-dessus de tout. Il demande que les désaccords restent dans le débat d’idées. Le ton est apaisant. Il vise à éviter une crise institutionnelle ouverte. Il vise aussi à empêcher que la rivalité politique pèse sur les échéances.

Cette séquence met en avant une réalité. Les élections ne sont pas un sujet isolé. Elles s’inscrivent dans un contexte politique fragile. Elles s’inscrivent aussi dans un environnement régional tendu. Ad Diyar du 25 janvier 2026 relie la discussion à une escalade israélienne qu’il décrit comme continue. Cette toile de fond peut nourrir des arguments de report. Elle peut aussi nourrir des arguments de maintien, au nom de la stabilité démocratique. Le débat n’est donc pas seulement administratif. Il est stratégique.

Mobilisations sociales: enseignants, rue et calendrier

La pression sociale se lit aussi dans la mobilisation du secteur éducatif. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte un communiqué des « Rabitat al-Taelim al-Rasmi », qui confirme la poursuite d’une série d’actions. Le texte insiste sur le respect des grèves et des sit-in, présentés comme nécessaires pour obtenir des droits. Surtout, il donne un calendrier précis. Ad Diyar du 25 janvier 2026 annonce une grève le mardi 27 janvier 2026, sur les deux horaires, et une manifestation à 11 heures. Le point de rassemblement est la place Bachara el-Khoury. Le cortège doit ensuite se diriger vers le Parlement.

Ce détail compte. Il transforme une colère diffuse en action organisée. Il montre aussi que la contestation vise directement le centre politique. Le Parlement est la destination. Le débat budgétaire devient donc un aimant. Il attire des revendications qui dépassent la seule question fiscale. Il attire des demandes de salaires, de garanties et de droits sociaux. Le calendrier de la rue se superpose au calendrier institutionnel.

Le propos de Melhem Khalaf, rapporté par Ad Diyar du 25 janvier 2026, s’insère dans cette séquence. Il reconnaît le droit de manifester. Il demande aussi que le Parlement produise un budget qui allège la pression sur le citoyen. Cette articulation est politique. Elle tente de réduire la confrontation. Elle tente aussi de repositionner le débat. La loi de finances doit être un outil social, pas seulement un tableau comptable.

Stabilité interne: rôle de Nabih Berri et logique de compromis

La scène politique libanaise est aussi observée à travers la question de la stabilité minimale. Al Quds du 25 janvier 2026 présente Nabih Berri comme une figure de compromis. Le journal souligne une idée centrale. Le Liban ne peut pas supporter des guerres longues. Il ne peut pas porter le coût de conflits régionaux ouverts. Cette approche ne se limite pas à la sécurité. Elle touche la politique intérieure. Elle implique des choix de temporisation. Elle implique des arbitrages pour éviter des ruptures.

Dans le même article, Al Quds du 25 janvier 2026 décrit la stabilité comme une « bataille » en soi. Cette phrase résume un état d’esprit. Les institutions travaillent sous contrainte. Les partis fonctionnent sous tension. Les crises sociales poussent. Les crises régionales pèsent. Le compromis devient un mécanisme de survie. Il devient aussi un objet de critique, car il peut être vu comme immobilisme.

Ad Diyar du 25 janvier 2026 complète ce tableau par un élément concret. Il décrit une vie politique prise entre le budget, la rue et un contexte sécuritaire difficile. Cette combinaison produit un risque. Chaque décision peut déclencher une réaction. Chaque retard peut nourrir une colère. Chaque geste politique peut être interprété comme une provocation. La marge de manœuvre est faible.

Institutions et services publics: signaux d’alerte sur l’État

Le débat budgétaire met aussi en lumière la situation des institutions. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte un texte critique sur les crédits alloués à la justice, présenté comme une alerte sur l’affaiblissement d’un service public. Le passage cite une formule dure. Il évoque des crédits « symboliques » jugés insuffisants pour garantir le fonctionnement des juridictions. Le même texte mentionne un appel à un arrêt de travail d’avertissement le mardi, et la convocation d’une assemblée générale de juges.

Même si la question est technique, elle devient politique. Elle touche à la capacité de l’État à rendre justice. Elle touche aussi à la confiance. Un système judiciaire fragilisé renforce l’idée d’un État incomplet. Dans une période de crise économique, ce signal pèse. Il nourrit un sentiment d’abandon. Il nourrit aussi des revendications sectorielles, comme celles des enseignants.

Enfin, la politique locale est rattrapée par le réel des villes. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 décrit la fermeture d’une salle de cinéma à Tripoli, après l’achat du bâtiment pour le démolir et construire à la place. Le journal situe cette dynamique dans un mouvement plus large de transformation urbaine. Ce sujet est culturel, mais il est aussi politique. Il renvoie à l’urbanisme. Il renvoie à la protection du patrimoine. Il renvoie à la gouvernance locale.

Dans le même esprit, Ad Diyar du 25 janvier 2026 décrit la tragédie d’un immeuble effondré à Tripoli et remet sur la table la question des bâtiments menaçant ruine. La publication évoque des centaines d’habitations fragilisées et une prise en charge qui tarde. Là encore, le sujet dépasse l’événement. Il pointe une faiblesse de l’action publique. Il pointe des retards administratifs. Il pointe un manque de prévention.

La politique locale, ce 25 janvier 2026, apparaît donc structurée par trois axes qui se répondent. Le premier est institutionnel, avec le budget et le respect des règles. Ad Diyar du 25 janvier 2026 en fait le cœur du moment politique. Le deuxième est démocratique, avec le refus des reports électoraux et la défense des délais. Le troisième est social, avec une rue organisée et des secteurs publics mobilisés, comme l’éducation. Al Quds du 25 janvier 2026 place au-dessus de tout la recherche d’un minimum de stabilité, et rappelle le rôle des compromis dans un pays qui vit sous la pression de crises multiples.

Citation et discours des personnalités politiques: souveraineté, sécurité et État social au centre des prises de paroleNawaf Salam place la question des armes au cœur de son discours politique. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte qu’il affirme qu’il n’y aura « aucun recul » sur la position du gouvernement sur l’exclusivité des armes. Il relie cette ligne à une vision de l’État qui doit reprendre la décision de guerre et de paix. Il présente ce cap comme une condition de crédibilité. Il insiste aussi sur l’application de l’Accord de Taif.Dans le même article, Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 cite Nawaf Salam sur le Sud-Litani. Il dit que l’État a atteint une « maîtrise opérationnelle complète » au sud du fleuve. Il ajoute qu’aucune force militaire « parallèle » ne peut s’y former. Le message est direct. Le Sud ne doit plus être une zone hybride. Il doit redevenir un espace d’autorité unique.Cette prise de parole est mise en scène dans un échange à l’ambassade de France. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 indique que l’intervention se fait lors d’un « dialogue » organisé à Beyrouth. Le choix du lieu compte. Il associe la souveraineté à un cadre de soutien international. Il suggère aussi un lien avec des garanties attendues par des partenaires.Le même journal évoque un horizon de soutien financier. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 parle d’une attente libanaise de dix milliards de dollars sur dix ans. Le texte relie cette perspective à la question de l’exclusivité des armes et au niveau d’appui externe à l’armée. L’idée est répétée sous une forme pragmatique. Le soutien n’est pas automatique. Il dépend de gestes politiques vérifiables.Nawaf Salam et la grammaire de l’État: Taif, sécurité et économieNawaf Salam associe la souveraineté à l’économie. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte qu’il dit que le flux d’investissements reste conditionné par la sécurité et par des réformes financières. Il ne présente pas l’investissement comme un simple pari. Il le présente comme une conséquence de la confiance. Cette confiance doit venir d’un État fonctionnel.Dans ce discours, la question du territoire revient comme une ligne. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 insiste sur un point répété par le Premier ministre. Il n’y aurait pas de différence entre le nord et le sud du Litani. La loi doit s’appliquer à tous. Cette phrase vise la cohérence. Elle vise aussi les zones où l’autorité publique se heurte à des faits accomplis.Le journal décrit aussi une séquence de « phases ». Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte que l’armée a achevé, presque totalement, sa maîtrise de la zone au sud du Litani. Il indique qu’elle se prépare à passer à une deuxième phase au nord du fleuve. Le texte parle d’un plan présenté au gouvernement en février 2026. Cette mise en calendrier donne une structure politique. Elle transforme un slogan en programme.Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 situe enfin ces propos dans une discussion internationale autour du président Joseph Aoun. Le journal évoque des échanges avec une « commission internationale des cinq » sur une conférence de soutien à l’armée libanaise. La date annoncée est le 5 mars 2026, à Paris. Cette information renforce le cadrage. Le discours de Nawaf Salam s’inscrit dans une dynamique de conditionnalité. Les partenaires demandent des gages. Le pouvoir cherche des marges.Ahmad Hajjar: continuité de l’État, sécurité civile et message d’unitéAhmad Hajjar adopte une tonalité de rassemblement. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte un discours prononcé lors d’un atelier sur le rôle de la mokhtara dans le développement local et la bonne gouvernance. Il y insiste sur la nécessité de faire bloc « derrière l’armée et les forces de sécurité ». Il relie cet appel à la libération des terres et à l’arrêt des attaques. Le propos vise une unité de posture. Il vise aussi un soutien moral aux institutions.Dans la même intervention, rapportée par Ad Diyar du 25 janvier 2026, le ministre situe la période comme l’une des plus difficiles de l’histoire récente du pays. Il ajoute que l’objectif est de préserver la sécurité des citoyens et la souveraineté. Il associe aussi cette trajectoire à un retour du Liban à un rôle régional « pionnier ». Le discours est classique, mais il remplit une fonction. Il tente de redonner une direction collective.Ahmad Hajjar se rend aussi à Tripoli après l’effondrement d’un immeuble. Ad Diyar du 25 janvier 2026 décrit une réunion élargie au sérail de Tripoli sur les conséquences du drame et sur les bâtiments menacés d’effondrement. Il affirme être présent pour dire aux habitants que l’État est à leurs côtés. Il insiste sur un suivi « au plus haut degré de sérieux ».Le même texte rapporte ses paroles sur la priorité absolue. Il affirme que l’urgence est de sauver les personnes sous les décombres. Il ajoute que le reste sera traité ensuite. Il remercie aussi la Défense civile et souligne une coordination centrée sur le sauvetage. Dans cette scène, le ministre parle comme un gestionnaire de crise. Il met en avant l’État protecteur.Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 reprend aussi la séquence de Tripoli. Le quotidien mentionne la visite d’Ahmad Hajjar sur les lieux et décrit une situation où les secours entendent encore des voix d’enfants bloqués. Le registre est émotionnel, mais il sert la politique. Il rappelle que la sécurité ne se résume pas au militaire. Elle inclut les risques urbains et la protection civile.Rakan Nassereddine et Ahmad Qabalan: légitimité, refus d’un « faux calme » et promesse de protection socialeUn autre discours politique se développe autour de la santé et de la légitimité de l’État. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte l’inauguration d’un centre de santé à Bourj el-Barajneh, en présence du ministre de la Santé Rakan Nassereddine et du mufti jaafarite Ahmad Qabalan. La scène est présentée comme un moment de rassemblement social et politique. Elle associe soins, symbolique communautaire et message national.Le journal attribue à Ahmad Qabalan une formule sur la légitimité. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte qu’il relie la légitimité de l’État à sa capacité à prendre soin de ses citoyens. Le propos vise une mesure concrète. Il affirme que l’autorité ne se prouve pas seulement par les lois. Elle se prouve par les services publics.Dans la même couverture, Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte aussi une mise en garde sur la notion de stabilité. Le discours explique que la stabilité doit venir de l’État, mais qu’il ne s’agit pas d’une stabilité liée à la normalisation ou à un « faux calme ». Le texte oppose une stabilité de droits à une stabilité de renoncement. Il insiste sur la présence de l’État dans la santé, le social, l’éducation et le développement.Rakan Nassereddine, de son côté, détaille des chiffres et des orientations. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte qu’il affirme qu’un saut qualitatif a été réalisé dans les services, malgré des moyens limités. Le journal mentionne l’élargissement de protocoles de traitement pour des médicaments anticancéreux et pour des maladies graves. Il indique aussi que les dépenses d’hospitalisation du ministère ont été cinq fois supérieures à celles de 2024 pour assurer des soins à des personnes sans couverture.La même source rapporte une intention budgétaire. Rakan Nassereddine dit qu’il demandera une part plus élevée pour le budget du ministère lors du débat budgétaire. Il lie cette demande à l’extension des services en 2026. Le discours s’inscrit donc dans la négociation interne. Il tente d’arracher une priorité sociale dans une période de ressources contraintes.Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte aussi une mesure ciblée pour des déplacés de villages de la zone frontalière. Le ministre annonce une prise en charge à 100 % dans les hôpitaux publics, aux frais du ministère, pour cette catégorie, à partir de la semaine suivante. Cette annonce répond à une réalité concrète. Elle vise des familles qui ont quitté des villages détruits ou exposés. Elle convertit un discours de solidarité en engagement financier.Le même compte rendu insiste enfin sur les questions de reconstruction et de compensations. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte que Rakan Nassereddine dit avoir transmis au Conseil des ministres les interrogations des citoyens sur la reconstruction, les indemnités d’hébergement et les aides sociales. Il affirme aussi que la déclaration gouvernementale ne porte pas seulement sur l’exclusivité des armes. Elle inclut le renforcement de la capacité de l’armée, la défense du pays, la libération des terres occupées et le retour des prisonniers. La logique est de relier social et souveraineté.Naim Kassem: rhétorique de la résistance, blessure comme symbole et loyauté régionaleDans un registre différent, Naim Kassem utilise un vocabulaire de résistance et de mobilisation. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte un message adressé aux blessés, à l’occasion d’une journée consacrée aux blessés de la résistance. Le texte attribue à Naim Kassem l’idée que les blessés représentent une source de vie, une espérance de victoire et un symbole de dignité humaine.Le journal décrit la construction de ce discours. Naim Kassem rend hommage à des catégories larges, hommes et femmes, jeunes et enfants. Il transforme le sang et la douleur en langage politique. Il présente la souffrance comme une preuve de justesse. Il présente la patience comme une réserve d’espoir. La finalité est de maintenir une cohésion morale.Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte aussi que Naim Kassem réutilise une formule associée à Hassan Nasrallah, sur une victoire obtenue même dans le martyre. Le texte explique que certains se rétablissent et reviennent au combat, tandis que d’autres poursuivent un engagement sous une autre forme. Cette rhétorique sert une continuité. Elle vise à neutraliser l’effet politique de la perte et du coût humain.Le même article relie ce discours à une vision régionale. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte que Naim Kassem salue le guide iranien Ali Khamenei et adresse une « grande salutation » à son intention. Le geste signale une hiérarchie politique. Il situe Hezbollah dans un axe de loyauté. Il donne aussi un cadre idéologique à la mobilisation interne.Hashem et le langage d’apaisement: éviter l’escalade verbale et défendre les dossiers territoriauxUne autre prise de parole met l’accent sur le vocabulaire et sur la maîtrise des tensions. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte des propos d’une personnalité nommée Hashem, qui appelle à s’éloigner des mots et d’un langage qui augmentent la tension. Il invite à travailler sur ce qui rassemble, afin de préserver l’unité de la position nationale. Le texte présente l’argument comme une réponse à une période délicate, marquée par des risques autour du pays et dans la région.Le même passage, dans Ad Diyar du 25 janvier 2026, relie ce souci d’apaisement à une ligne politique sur les dossiers territoriaux. Hashem affirme que le dossier des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba est présent dans les institutions, en particulier au ministère des Affaires étrangères. Il indique aussi que ce dossier a été porté, sous directives de Nabih Berri, dans des forums parlementaires, et qu’il a été discuté dans ces cadres.Ce type de discours joue sur deux registres. Il baisse le ton sur le plan interne. Il réaffirme des constantes nationales sur le plan externe. Il cherche ainsi une synthèse. Elle consiste à éviter l’explosion politique tout en refusant l’effacement des revendications. La stratégie est de maintenir un consensus minimal autour de sujets considérés comme fondamentaux.Dans l’ensemble, les discours rapportés le 25 janvier 2026 dessinent une hiérarchie de priorités. Nawaf Salam insiste sur l’autorité de l’État, sur l’exclusivité des armes et sur Taif, en reliant ce cap à l’investissement et au soutien international. Ahmad Hajjar met en avant la présence de l’État, du Sud à Tripoli, et insiste sur l’unité derrière l’armée et les forces de sécurité. Rakan Nassereddine et Ahmad Qabalan valorisent un État social, qui prouve sa légitimité par les soins, et qui promet des engagements chiffrés malgré la crise. Naim Kassem, enfin, mobilise une rhétorique de résistance centrée sur la dignité, la blessure et la fidélité à un axe régional.

Diplomatie: Rafah, Paris et repositionnements des médiations

La diplomatie autour de Gaza se concentre sur un levier concret, le passage de Rafah. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte l’arrivée en Israel de Steve Witkoff et Jared Kushner, présentés comme chargés de garantir l’ouverture du passage. Le quotidien décrit une pression américaine sur le gouvernement israélien pour que l’ouverture ait lieu même avant la restitution de la dépouille du dernier captif évoqué par ces sources, Ran Gvili. Dans ce cadre, l’ouverture de Rafah est traitée comme un signal politique. Elle sert à débloquer la suite de l’accord. Elle sert aussi à fixer le rythme d’une reconstruction annoncée.

Le rôle des médiateurs est, lui aussi, au centre des frictions. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 indique qu’une discussion porte sur l’implication de la Turquie et du Qatar dans un conseil exécutif pour Gaza, option à laquelle Israel s’oppose fortement selon le journal. Le texte cite un responsable israélien qui présente ce conseil comme imposé sans accord israélien, et décrit même cette initiative comme une forme de réponse à l’attitude de Benyamin Netanyahou sur Rafah. Ce passage éclaire une réalité diplomatique. Les médiations ne sont pas seulement humanitaires. Elles dessinent l’architecture politique du lendemain.

Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 précise que l’objectif de l’administration de Donald Trump est d’accélérer les arrangements de la deuxième phase, dont l’ouverture de Rafah entre Gaza et l’Egypte, ainsi que la reconstruction. Le journal relie ce calendrier à une vision américaine plus large pour le secteur et pour la région. Il mentionne le lancement d’un “Conseil de la paix” depuis Davos, et des plans américains pour construire une “Gaza nouvelle” à partir de zéro. Dans cette présentation, la reconstruction n’est pas un simple volet technique. Elle devient un outil de recomposition.

Al Quds du 25 janvier 2026 revient sur le contexte de Davos en soulignant que la guerre à Gaza a contribué à redessiner un ordre international, perçu comme dominé par la vision de Donald Trump. Le même texte associe cette séquence à des réunions d’acteurs économiques et politiques autour du futur de Gaza. La diplomatie économique s’invite ainsi dans le dossier. Les projets et les capitaux deviennent des arguments. Ils pèsent sur les termes de la négociation.

Qatar, aide humanitaire et bataille des récits

Le dossier humanitaire demeure un terrain de communication et de pression. Al Quds du 25 janvier 2026 cite le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, qui décrit la situation à Gaza comme une catastrophe continue provoquée par l’occupation. Le même passage met en cause l’entrave à l’entrée de l’aide humanitaire et des matériaux de construction. Dans ce récit, l’aide n’est pas un sujet annexe. Elle devient une clé diplomatique, car elle sert d’indicateur de bonne foi.

Cette bataille des récits se joue aussi à l’international. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 rapporte un propos attribué à un commentateur qui ironise sur une réforme des Nations unies, en évoquant l’idée que Donald Trump proposerait une nouvelle organisation dont il serait le seul maître. Le ton est polémique, mais il reflète une inquiétude plus large. Plusieurs acteurs redoutent un affaiblissement des cadres multilatéraux. Cela rejaillit sur Gaza, où l’arbitrage dépend souvent des forums internationaux.

Dans un autre registre, Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 évoque un “Forum Palestine” organisé à Doha, consacré au traitement médiatique occidental de Gaza, et aux biais produits par le langage et l’image. Même si l’angle est médiatique, il a une portée diplomatique. Les perceptions publiques influencent les positions étatiques. Elles peuvent accélérer ou freiner les compromis.

Sur le terrain israélien, la question de Rafah est aussi présentée comme un test de la solidité des engagements. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 souligne que la demande américaine d’ouverture précède même le règlement d’un dossier sensible, celui du captif mentionné. Ce choix, tel qu’il est relaté, vise à empêcher une stratégie de blocage. Il vise aussi à sécuriser un minimum de flux. Il s’agit d’un pari diplomatique sur la séquence.

Paris, “commission internationale des cinq” et conditionnalité envers Beyrouth

La diplomatie concernant le Liban se lit à travers une logique de conditionnalité et de soutien ciblé. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 évoque des discussions entre le président Joseph Aoun et la “commission internationale des cinq” à propos d’une conférence de soutien à l’armée libanaise. Le journal précise que la conférence est prévue le 5 mars 2026 à Paris. Cette date place la diplomatie libanaise dans un calendrier proche. Elle oblige les autorités à clarifier leurs engagements.

Le même article d’Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 indique que des questions émergent sur les garanties demandées par des pays amis du Liban. Le texte relie ces garanties au lancement d’une “deuxième phase” d’une démarche visant l’exclusivité des armes au nord du Litani. La formulation suggère une attente précise. Le soutien militaire est lié à une trajectoire politique mesurable. L’aide n’est pas présentée comme acquise.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 ajoute que Beyrouth espère un soutien total de dix milliards de dollars sur dix ans. Ce chiffre sert d’objectif. Il sert aussi d’argument interne. Il peut justifier des choix difficiles. Il peut aussi alimenter des débats, car la conditionnalité reste sensible dans l’opinion.

Cette articulation entre souveraineté et appui extérieur est cohérente avec l’arrière-plan décrit par les autres publications. Al Quds du 25 janvier 2026 insiste sur l’idée que le Liban ne peut pas supporter des guerres longues et qu’il cherche à préserver un minimum de stabilité dans un environnement régional ouvert. La diplomatie libanaise est donc prise entre deux priorités. Elle doit réduire les risques militaires. Elle doit aussi obtenir des ressources pour tenir socialement.

Turquie, Iran et signaux d’escalade dans les canaux diplomatiques

La possibilité d’une confrontation avec l’Iran apparaît comme un sujet majeur de diplomatie régionale. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 cite le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui met en garde contre des indicateurs croissants d’une préparation israélienne à une attaque contre l’Iran. Le même texte évoque des mouvements militaires américains décrits comme sans précédent. L’intérêt de cette mise en avant est clair. La Turquie cherche à peser sur la prévention. Elle tente aussi de se positionner comme observateur incontournable.

Ad Diyar du 25 janvier 2026, dans un registre voisin, mentionne une montée de tension sur le dossier iranien et une coordination sécuritaire américaine et israélienne, alors que l’Iran prévient qu’une attaque serait une menace existentielle. Même sans détails opérationnels, le message est diplomatique. Il s’agit de dissuasion. Il s’agit aussi de préparer l’opinion régionale à une phase plus dure.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 élargit ce tableau en évoquant la crainte américaine et française de violations massives contre des civils kurdes en cas de reprise des combats en Syrie. Le journal parle aussi du rôle de l’armée américaine dans le transfert de centaines de combattants de l’organisation Etat islamique détenus dans des prisons syriennes vers l’Irak. Ces éléments signalent un souci de gestion des risques. Ils montrent une diplomatie de sécurité, où la logistique et les détenus deviennent des enjeux.

Sur la Syrie, Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte des accusations réciproques entre le gouvernement syrien et les Forces democratiques syriennes, et décrit des mouvements militaires des deux côtés. Le journal mentionne aussi un arrêt des hostilités annoncé et limité dans le temps, assorti d’une période de consultation. Ces références illustrent une diplomatie fragmentée. Elle passe par des trêves locales. Elle passe par des arrangements provisoires. Les garanties internationales y restent incertaines.

Golfe, Yemen et diplomatie humanitaire sous parrainage saoudien

Le Golfe apparaît dans les sources à travers un mélange d’action politique et d’action humanitaire. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit un dialogue sudiste au Yemen sous parrainage saoudien, présenté comme une réponse à une demande du président du Conseil de direction présidentiel yemenite, Rashad al-Alimi. Le journal souligne que des milieux yemenites, regionaux et internationaux misent sur les résultats de cette rencontre comme pierre angulaire d’un règlement politique plus large. Ici, la diplomatie saoudienne cherche une stabilisation par l’organisation des acteurs locaux.

Dans le même numéro, Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte l’envoi d’un avion d’evacuation medicale saoudien à Aden pour transporter des blessés, à la suite d’un attentat visant un commandant des brigades Al-Amaliqa, Hamdi Shukri al-Subayhi. L’opération est décrite comme une initiative humanitaire urgente. Ce type d’action sert plusieurs objectifs. Il soulage une crise immédiate. Il renforce aussi l’image de protecteur régional.

Toujours sur le Yemen, Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 met en avant des discussions internes dans la region de Hadramout, où des composantes locales cherchent à unifier leur vision avant le dialogue. Ce détail renvoie à une diplomatie indirecte. Les parrains régionaux tentent d’encadrer les factions. Ils cherchent à éviter un éclatement qui ruinerait les négociations.

Ces récits yemenites entrent en résonance avec un thème plus large repéré par Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026, celui d’un approfondissement des relations avec les pays du Golfe et d’une narration “victorieuse” face à l’Iran, évoquée dans ses titres. Même si le développement complet n’apparaît pas dans les extraits visibles, l’orientation est claire. Les alliances du Golfe restent un axe structurant. Elles pèsent sur les dossiers de sécurité.

Diplomatie globale: Caucase, Ukraine et stratégie américaine “a distance”

Les sources décrivent aussi des mouvements diplomatiques au-delà du Moyen-Orient. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 annonce que le vice-président americain J D Vance doit se rendre en Armenie et en Azerbaidjan en fevrier. Ce déplacement indique un intérêt américain pour un couloir stratégique sensible, entre Russie, Turquie et Iran. Il signale aussi un effort de gestion des tensions post-conflit dans le Caucase.

Sur l’Ukraine, Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 mentionne des pourparlers trilateraux ayant réuni des parties ukrainienne, russe et americaine à Abu Dhabi, suivis d’attaques russes contre des installations energetiques ukrainiennes. La juxtaposition est parlante. La diplomatie avance, mais la guerre continue. Le message est celui d’une négociation sous contrainte, où chaque frappe pèse sur la table.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 insiste, à travers ses titres, sur une nouvelle strategie de defense americaine publiée par le Pentagone, presentée comme un changement dans les priorités et les engagements. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 développe une lecture proche en décrivant une strategie de defense americaine 2026 qui demande aux alliés de contrôler leur propre sécurité, tout en réaffirmant une domination américaine. Ces éléments ont un effet direct sur la diplomatie régionale. Si l’appui se fait plus conditionnel, les Etats ajustent leurs calculs. Ils cherchent des garanties ailleurs.

Enfin, Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 rapporte un exemple de pression diplomatique en Amerique latine, en évoquant une pression américaine sur la Bolivie pour expulser des “espions” iraniens, avec une perspective de demandes liées au classement du Corps des gardiens de la révolution islamique et de Hezbollah comme organisations terroristes. Même si le sujet est éloigné, il éclaire la logique globale. Les dossiers moyen-orientaux se projettent sur d’autres continents. Ils alimentent des batailles de qualification et de sanctions.

Dans l’ensemble, la diplomatie décrite le 25 janvier 2026 s’organise autour de trois dynamiques qui se superposent. La première est celle des passages et des flux, avec Rafah comme instrument de pression et de calendrier. La deuxième est celle de la conditionnalité, illustrée par Paris et le soutien international à l’armée libanaise. La troisième est celle de la prévention d’escalades plus larges, du dossier iranien aux trêves syriennes, où chaque signal diplomatique vise à gagner du temps ou à fixer des lignes rouges.

Politique internationale: Gaza, Iran, guerres périphériques et recomposition des rapports de force

La dynamique internationale reste dominée par l’après-guerre à Gaza et par les conditions qui entourent la deuxième phase d’un accord de cessez-le-feu. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit une séquence où l’ouverture du passage de Rafah devient l’outil principal pour imposer un calendrier. Le journal rapporte l’arrivée en Israel de Steve Witkoff et Jared Kushner, présentés comme chargés d’avancer sur ce point. Dans ce récit, Rafah n’est pas seulement un passage. C’est un instrument de négociation. Il fixe le rythme de l’aide. Il fixe aussi le rythme de la reconstruction.

Cette reconstruction est décrite comme un projet politique, autant qu’un chantier. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 explique que l’administration de Donald Trump veut accélérer des arrangements, dont l’ouverture de Rafah entre Gaza et l’Egypte, ainsi que la reconstruction. Le même journal évoque une initiative lancée depuis Davos, sous la forme d’un “Conseil de la paix”, et rapporte une vision américaine d’une “Gaza nouvelle” construite à partir de zéro. Al Quds du 25 janvier 2026 relie ce moment à l’ambiance de Davos, et à l’idée d’un ordre international redessiné, où la vision de Donald Trump occupe une place centrale.

Le débat sur la gouvernance future de Gaza nourrit aussi une tension entre médiateurs. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte une discussion autour de l’implication de la Turquie et du Qatar dans un conseil exécutif pour Gaza, option rejetée par Israel selon le journal. Cette opposition illustre un enjeu précis. La guerre change la carte, mais elle change aussi les règles de qui décide. Les médiateurs ne cherchent pas seulement une trêve. Ils cherchent une place dans l’architecture politique.

Gaza: trêve conditionnelle, passage de Rafah et bataille sur la “deuxième phase”

Le passage de Rafah s’impose comme le thermomètre de l’accord. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte une pression américaine pour que l’ouverture ait lieu même avant la fermeture de dossiers sensibles, dont celui de la restitution d’une dépouille liée à un captif mentionné par ces sources. Dans ce cadrage, Washington veut éviter une stratégie de blocage. L’idée est de préserver des flux. Il s’agit aussi de limiter une détérioration humanitaire.

Le Qatar continue de peser par le registre humanitaire et politique. Al Quds du 25 janvier 2026 cite Majed al-Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, qui décrit la situation à Gaza comme une catastrophe continue et met en cause l’entrave à l’entrée de l’aide et des matériaux de construction. Cette prise de parole vise un objectif diplomatique. Elle met la pression sur les conditions d’accès. Elle cherche aussi à préserver le statut du Qatar comme acteur clé des échanges.

Le terrain de l’information devient un autre champ de bataille. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 évoque un “Forum Palestine” organisé à Doha sur le traitement médiatique occidental de Gaza, et sur le rôle du langage dans la perception du conflit. Le sujet paraît culturel, mais il a une portée internationale. Les récits influencent les opinions. Les opinions influencent les gouvernements. Dans les crises longues, cette chaîne compte.

Al Quds du 25 janvier 2026 décrit enfin la séquence de Davos comme un moment de projection mondiale sur le futur de Gaza. Les décisions ne se prennent pas seulement dans les capitales proches. Elles se discutent aussi dans des forums économiques. Les investisseurs et les Etats mêlent leurs priorités. Les projets deviennent des arguments. Ils peuvent accélérer des compromis. Ils peuvent aussi bloquer, si les conditions politiques restent floues.

Iran: signaux d’escalade, dissuasion et diplomatie d’avertissement

La tension autour de l’Iran apparaît comme un deuxième axe majeur. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 cite le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, qui met en garde contre des indicateurs croissants d’une préparation israélienne à une attaque contre l’Iran. Le même article évoque des mouvements militaires américains décrits comme sans précédent. La Turquie envoie un message diplomatique. Elle suggère un risque élevé. Elle cherche aussi à se placer dans la prévention.

D’autres sources décrivent une logique de dissuasion iranienne. Ad Diyar du 25 janvier 2026 évoque une montée de tension sur le dossier iranien et une coordination sécuritaire américaine et israélienne, alors que l’Iran présente une attaque comme une menace existentielle. Ce type de formulation sert un but. Il durcit le coût politique d’une frappe. Il cherche à créer une barrière psychologique. Dans les crises régionales, ce vocabulaire est une arme.

Cette tension a un effet en chaîne sur les fronts voisins. Elle pèse sur les calculs en Irak. Elle pèse aussi sur les équilibres en Syrie. Elle pèse enfin sur le Golfe, qui cherche à limiter les débordements tout en préservant ses alliances. Les Etats ne traitent plus les conflits de manière isolée. Ils les lisent comme un ensemble. Cette lecture augmente les risques de contagion.

Syrie: trêves fragiles, question kurde et gestion internationale des détenus

La Syrie revient dans l’actualité par la fragilité des arrangements locaux et par la question kurde. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte des accusations réciproques entre le gouvernement syrien et les Forces democratiques syriennes, avec des mouvements militaires. Le même ensemble d’articles mentionne des inquiétudes américaines et françaises sur le risque de violations massives contre des civils kurdes en cas de reprise des combats.

Un autre élément renforce l’enjeu de sécurité. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte le transfert de centaines de combattants de l’organisation Etat islamique détenus dans des prisons syriennes vers l’Irak, opération attribuée à l’armée américaine. Ce type de mouvement est révélateur. La diplomatie se joue aussi dans la logistique. Elle se joue dans la gestion des détenus. Elle se joue dans la peur d’un retour de réseaux clandestins.

Le même journal mentionne un arrêt des hostilités annoncé et limité dans le temps, assorti d’une période de consultation. Ce langage décrit une trêve tactique. Il ne décrit pas une paix. Il montre un conflit où les pauses servent à réorganiser les positions. Les acteurs internationaux, eux, cherchent à éviter un choc humanitaire. Ils cherchent aussi à éviter un vide sécuritaire.

Soudan: guerre d’usure, couloirs économiques et coût régional

Le Soudan s’impose comme un autre foyer durable. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit des combats sur un axe stratégique surnommé “route des exportations”, présenté comme un couloir reliant l’ouest du pays à son centre. Le journal insiste sur l’impact économique, avec une hausse des coûts de transport et une baisse des approvisionnements.

Dans cette guerre, la dimension économique n’est pas un effet secondaire. Elle devient une arme. Contrôler une route, c’est contrôler une taxe. C’est aussi contrôler la survie des villes. La lutte pour les axes transforme le conflit en guerre de ressources. Cette logique rend le compromis plus difficile. Elle incite les acteurs à tenir leurs positions.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 parle aussi d’une guerre d’usure et d’une bataille de moral. Cette description correspond à un conflit sans victoire rapide. Elle explique aussi pourquoi la crise soudanaise reste dangereuse pour la région. Plus le conflit dure, plus les flux se déplacent. Les frontières deviennent poreuses. Les réseaux de trafic se renforcent.

Irak: compétition pour l’exécutif et calculs d’alliances

L’Irak est traité sous l’angle de la compétition politique. Al Quds du 25 janvier 2026 évoque une séquence où Nouri al-Maliki serait proche de retrouver la présidence du gouvernement, tout en mentionnant des objections, y compris du côté sunnite selon la même source. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 place aussi ce sujet en avant, en évoquant la candidature de Maliki dans un climat de réserves.

Ce débat irakien a une dimension régionale. L’Irak est un carrefour. Il est traversé par des influences concurrentes. Il est aussi affecté par la tension autour de l’Iran. Un changement d’équilibre à Bagdad peut modifier des lignes de sécurité. Il peut aussi modifier les négociations sur l’énergie et sur les corridors commerciaux.

Le ton des articles souligne un point. Les objections ne sont pas seulement personnelles. Elles renvoient à des mémoires politiques. Elles renvoient aussi à la peur d’un retour de cycles de polarisation. Dans une région instable, la capacité d’un gouvernement à tenir une coalition compte. Elle conditionne les marges de manœuvre internationales.

Yemen: parrainage saoudien, dialogues internes et diplomatie par l’urgence

Le Yemen apparaît comme un terrain où la diplomatie passe par le parrainage régional. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 décrit un dialogue sudiste sous parrainage saoudien, présenté comme une réponse à une demande de Rashad al-Alimi. Le journal souligne que des milieux yemenites, regionaux et internationaux misent sur les résultats de cette rencontre comme pierre angulaire d’un règlement politique plus large.

Ce dialogue est accompagné d’un registre humanitaire. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte l’envoi d’un avion d’evacuation medicale saoudien à Aden, après un attentat visant un commandant des brigades Al-Amaliqa. L’action est présentée comme urgente. Elle produit aussi un effet politique. Elle renforce une image de protecteur. Elle rappelle un rôle de parrain.

Le journal mentionne également des discussions dans la region de Hadramout, où des composantes locales cherchent à unifier leur vision avant le dialogue. Ce détail renvoie à une réalité yemenite. Le pays est fragmenté. Les solutions globales échouent souvent. Les parrains tentent donc d’aligner des acteurs locaux, étape par étape.

Chine: purge militaire et message de discipline stratégique

La Chine apparaît dans les sources par le prisme d’une discipline interne. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 évoque une vaste opération de “purification” dans l’armée chinoise et une enquête visant un général de haut rang. Le journal associe cette dynamique à la lutte contre la corruption et à la question de la loyauté.

Cette information a une portée internationale. Les purges militaires en Chine sont suivies de près, car elles touchent à la chaîne de commandement. Elles touchent aussi à la préparation stratégique. Elles peuvent signaler une consolidation du pouvoir. Elles peuvent aussi signaler des tensions internes. Dans un contexte de rivalités globales, ces signaux comptent.

Le fait que ce sujet fasse la Une dans une partie de la presse régionale reflète aussi une perception. Les rapports de force mondiaux se déplacent. Les crises ne sont pas seulement au Moyen-Orient. Elles s’inscrivent dans un monde où les grandes puissances ajustent leurs priorités et leurs appareils.

Ukraine et Caucase: négociation sous frappes et diplomatie de corridors

L’Ukraine reste décrite comme une guerre qui continue pendant que la diplomatie cherche des ouvertures. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 mentionne des pourparlers trilateraux ayant réuni des parties ukrainienne, russe et americaine à Abu Dhabi, suivis d’attaques russes contre des installations energetiques ukrainiennes. La juxtaposition résume un schéma. La négociation existe, mais elle n’arrête pas le feu. Elle cherche plutôt à encadrer, à gagner du temps, ou à préparer un moment favorable.

Le Caucase apparaît aussi comme un espace de diplomatie active. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 annonce que le vice-président americain J D Vance doit se rendre en Armenie et en Azerbaidjan en fevrier. Ce déplacement indique une attention américaine à un couloir stratégique. Il touche à l’énergie. Il touche aux routes commerciales. Il touche aussi à l’influence russe et turque. Dans les zones de corridor, chaque visite est un message.

Strategie americaine: conditionnalite, partage du fardeau et projection globale

Plusieurs textes décrivent une évolution dans la posture américaine. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 met en avant une nouvelle strategie de defense americaine publiée par le Pentagone, présentée comme un changement dans les priorités et les engagements. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 développe l’idée d’une strategie 2026 demandant aux alliés de contrôler leur propre sécurité, tout en réaffirmant une domination américaine.

Cette orientation a un impact direct sur les régions en crise. Si l’appui devient plus conditionnel, les Etats réajustent leurs plans. Ils cherchent des garanties. Ils renforcent des alliances secondaires. Ils investissent aussi dans des solutions locales, parfois au détriment des cadres multilatéraux.

Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 donne un exemple de projection lointaine de ces batailles, en évoquant une pression américaine sur la Bolivie pour expulser des “espions” iraniens, et des demandes liées au classement du Corps des gardiens de la révolution islamique et de Hezbollah comme organisations terroristes. Même éloigné géographiquement, le sujet illustre la mondialisation des dossiers. Les rivalités du Moyen-Orient s’exportent. Elles deviennent des enjeux de qualification, de sanctions et de sécurité intérieure.

L’ensemble de cette actualité internationale du 25 janvier 2026 présente donc une cohérence. Gaza reste le centre visible, avec Rafah comme levier et Davos comme scène d’influence. Le dossier iranien alimente un risque d’escalade plus large, surveillé par Ankara et par d’autres capitales. Des guerres périphériques, comme le Soudan et le Yemen, montrent des conflits longs, où les routes économiques et le parrainage régional comptent autant que les batailles. Enfin, les signaux de stratégie américaine et les mouvements en Chine, en Ukraine et dans le Caucase confirment un monde où les rapports de force se durcissent, et où la diplomatie se fait de plus en plus par conditions, corridors et gestion des risques.

Économie: budget sous pression, coût social de la crise et dépendance aux soutiens extérieurs

Le débat sur la loi de finances concentre l’attention, car il cristallise des attentes sociales et des contraintes de trésorerie. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, le Parlement doit consacrer trois jours de débats au budget, dans une atmosphère de contestation, avec des appels à la grève et à des sit-in autour du centre politique. Cette séquence donne au budget un rôle plus large que celui d’un texte technique. Il devient un signal de crédibilité. Il devient aussi un test de capacité à arbitrer des priorités, alors que les revenus des ménages restent fragiles.

Dans le même contexte, la pression sociale se traduit par des mobilisations liées au pouvoir d’achat et aux salaires. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, des organisations d’enseignants appellent à une grève le mardi 27 janvier 2026, avec une manifestation prévue à 11 heures et un départ vers le Parlement. Le message économique est clair. Les secteurs publics estiment que les ajustements sont insuffisants. Ils cherchent à peser sur l’arbitrage budgétaire. Cette pression pèse sur les dépenses. Elle pèse aussi sur la stabilité de services essentiels.

L’angle des institutions apparaît également dans la manière dont certains corps évaluent les crédits publics. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, un texte critique vise les allocations prévues pour le fonctionnement de la justice, jugées trop faibles, et annonce un arrêt de travail d’avertissement ainsi qu’une assemblée générale de juges. Même si le sujet est institutionnel, il a une traduction économique immédiate. Un appareil judiciaire fragilisé freine les contrats. Il ralentit les litiges commerciaux. Il augmente le coût du risque.

Dépenses sociales et santé: promesses publiques et contraintes de financement

L’État tente de répondre à la crise par des dispositifs de prise en charge, mais il le fait sous contrainte. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine affirme que les dépenses d’hospitalisation de son ministère ont été cinq fois supérieures à celles de 2024, afin de garantir des soins à des personnes sans couverture. Cette déclaration décrit une réalité budgétaire. Elle souligne une hausse de la demande sociale. Elle indique aussi une politique de substitution, où l’État comble des trous de couverture.

Toujours selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, le ministre annonce qu’il demandera une part plus élevée pour le budget du ministère lors du débat budgétaire, afin d’étendre les services en 2026. Cette position s’inscrit dans une compétition classique entre ministères. Elle montre aussi que le budget est perçu comme un outil de stabilisation sociale. Dans un pays où le choc économique a réduit la capacité d’achat, la santé devient un poste critique. Elle touche à la paix sociale.

La crise sécuritaire et les déplacements internes ajoutent une pression ciblée. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, Rakan Nassereddine annonce une prise en charge à 100 % dans les hôpitaux publics, aux frais du ministère, pour des déplacés de villages de la zone frontalière, à partir de la semaine suivante. Cette mesure a un coût direct. Elle répond aussi à un risque économique. Sans prise en charge, la facture médicale devient une dette privée. Elle peut pousser des familles vers des stratégies de survie. Elle nourrit aussi l’économie informelle.

Ces engagements sociaux ne se discutent pas hors sol. Ils se déploient pendant une période de contestation salariale, comme celle des enseignants. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, l’appel à la grève est accompagné d’un calendrier précis et d’une mobilisation vers le Parlement. Le lien avec l’économie est direct. Les revendications salariales impliquent des crédits. Elles impliquent aussi des choix de redistribution. Elles posent une question centrale. Comment financer des ajustements sans aggraver les déséquilibres publics.

Effondrement d’immeubles à Tripoli: coût urbain, hébergement d’urgence et responsabilité économique

L’économie libanaise est aussi rattrapée par les risques urbains. Les effondrements d’immeubles et la question des bâtiments menaçant ruine ont un coût humain, mais aussi un coût budgétaire. Selon Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026, la municipalité de Tripoli recense 105 bâtiments nécessitant des avertissements d’évacuation, et les autorités évoquent deux volets, dont des solutions d’hébergement et un possible versement d’indemnités de logement. Cette description met en évidence une dépense d’urgence. Elle révèle aussi une faiblesse structurelle. L’entretien du bâti a été négligé, faute de revenus et de politique de prévention.

Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, la catastrophe de Tripoli remet sur le devant de la scène le dossier des bâtiments menacés d’effondrement, et la ville est décrite comme comptant des centaines d’habitations fragilisées, en attente de solutions. Cette situation a un impact économique en chaîne. Elle affecte la valeur des logements. Elle accroît les coûts de réparation. Elle freine aussi l’activité commerciale locale, car le risque réduit la fréquentation de certaines zones.

La prise en charge d’urgence implique des crédits. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, un responsable évoque une réunion au Grand Sérail, sous la présidence du Premier ministre, afin de définir des allocations financières pour lancer des travaux de consolidation et de traitement. Ici, l’enjeu est double. Il faut agir vite pour éviter un nouveau drame. Il faut aussi trouver des fonds dans un État sous tension budgétaire.

L’économie locale subit aussi le coût de l’illégalité et des pratiques de construction ou d’aménagement. Selon Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026, le maire de Tripoli suggère des soupçons de violations au niveau du rez-de-chaussée ou d’un entrepôt, susceptibles d’avoir fragilisé le bâtiment. Ce type d’élément renvoie au coût de la régulation faible. Quand le contrôle urbanistique s’affaiblit, le marché se dérègle. Les risques augmentent. Le coût final est payé par la collectivité, via les secours et l’hébergement.

Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, le ministre de la Santé a donné instruction aux hôpitaux de prendre en charge les blessés de l’effondrement aux frais du ministère. Là encore, la catastrophe se transforme en dépense publique. Elle montre comment des chocs non prévus se superposent aux débats budgétaires. Elle illustre un modèle de crise permanente, où l’État finance l’urgence plus qu’il ne planifie.

Agriculture et économie réelle: protection des petits producteurs et recherche de débouchés

La vie économique ne se résume pas aux budgets. Elle passe aussi par la survie de l’économie réelle, notamment dans l’agriculture. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, une initiative dans la Békaa vise à protéger les petits producteurs de laitue autour de Baalbek, avec le lancement d’une journée dédiée et un slogan de valorisation locale. Même si l’initiative est présentée de manière événementielle, elle traduit un problème structurel. Les petits agriculteurs sont exposés aux chocs de prix. Ils sont aussi exposés à la domination d’intermédiaires.

Dans un pays où les revenus ont été érodés, la production agricole reste une réserve de résilience. Mais cette résilience dépend de l’accès au marché et du coût des intrants. Lorsque le transport coûte plus cher, la marge se réduit. Lorsque la demande urbaine se contracte, les volumes s’écoulent plus difficilement. La mention d’une initiative de protection, rapportée par Ad Diyar du 25 janvier 2026, peut donc se lire comme un effort de sécurisation d’un secteur fragile.

Cette question agricole renvoie aussi à la cohésion territoriale. Les zones rurales subissent souvent la crise plus durement, car l’État y investit moins. Quand une filière se casse, la migration interne s’accélère. Elle alourdit ensuite la pression urbaine, comme on le voit à Tripoli avec un parc immobilier vieillissant. Le lien est indirect, mais il reste économique. La fragilité d’une filière agricole se transforme en fragilité urbaine.

Aide extérieure, investissement et conditionnalité: l’économie sous dépendance politique

La perspective d’un soutien international revient comme un horizon économique. Selon Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026, Beyrouth se projette sur un soutien total de 10 milliards de dollars sur 10 ans, et le niveau de l’appui international à l’armée libanaise est présenté comme lié aux “réalisations” sur la question de l’exclusivité des armes. Cette articulation est lourde de conséquences économiques. Elle signifie que le financement extérieur dépend d’engagements politiques et sécuritaires. Elle implique aussi que la stabilité est considérée comme un prérequis à l’investissement.

Le même article d’Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 situe cette conditionnalité dans un calendrier précis, avec une conférence de soutien à l’armée prévue le 5 mars 2026 à Paris, et des questions sur les garanties attendues par des pays amis. Dans une économie sous pression, ces rendez-vous structurent les anticipations. Ils influencent les entreprises. Ils influencent aussi les ménages, car l’attente d’un soutien externe peut calmer ou au contraire accélérer la défiance.

La question de l’investissement est explicitement reliée à la sécurité et aux réformes. Selon Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026, Nawaf Salam affirme que l’arrivée des investissements dépend de la sécurité et de réformes financières. Cet argument est classique, mais il prend une force particulière dans un pays en crise. Il rappelle que l’investissement ne vient pas seulement pour des rendements. Il vient aussi pour une prévisibilité. Sans règles stables, le capital attend. Il se détourne. Il se protège par des circuits courts.

Cette dépendance à la stabilité est renforcée par l’environnement régional. Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, plusieurs compagnies aériennes ont suspendu des vols vers la région, dans un contexte de tension et de discours guerrier autour de l’Iran. Pour le Liban, ce type de détail compte. Les flux aériens touchent le tourisme. Ils touchent les voyages d’affaires. Ils touchent aussi les transferts de la diaspora. Quand l’accès devient incertain, les recettes se contractent.

Selon Ad Diyar du 25 janvier 2026, un passage évoque aussi une annonce attribuée à Donald Trump sur la création d’une “zone économique” à son nom, près de la frontière avec la Palestine occupée, et il présente Hezbollah comme un obstacle dans cette vision. Même si le propos relève de la politique régionale, il a une dimension économique. Il illustre une compétition sur les espaces frontaliers. Il suggère aussi que des projets économiques peuvent être instrumentalisés dans des stratégies de pression.

Coût de la vie, rareté de l’emploi et contraction de l’activité

Les sources décrivent enfin un malaise social qui renvoie aux mécanismes économiques de base. Selon Al Quds du 25 janvier 2026, des signaux de plainte et de mécontentement sont liés à la hausse du coût des services essentiels, à la contraction commerciale des marchés et à la rareté des opportunités d’emploi. Même si ce passage s’inscrit dans une lecture régionale plus large, il fait écho à des réalités libanaises bien connues. Il met en avant un triptyque. Coût de la vie en hausse, activité en baisse, emploi rare. Dans un pays où le pouvoir d’achat a été fortement érodé, ce triptyque structure la vie quotidienne.

Cette contraction se lit aussi indirectement dans le paysage urbain et culturel. La fermeture de lieux commerciaux et culturels, comme un cinéma à Tripoli évoqué par Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026, renvoie à des logiques de rentabilité immobilière et de transformation des centres-villes. Même si l’angle est patrimonial, l’arrière-plan reste économique. La valeur du foncier prime sur l’usage culturel. La ville change, souvent au profit d’activités plus rentables à court terme. Dans un contexte de crise, ce type d’arbitrage devient plus brutal.

Au total, l’économie libanaise décrite dans ces publications du 25 janvier 2026 apparaît tirée dans trois directions. La première est budgétaire, avec un débat sous pression sociale et des secteurs publics mobilisés. La deuxième est sociale, avec une hausse des dépenses de santé et des dispositifs de prise en charge liés aux crises. La troisième est externe, avec une dépendance au soutien international et à des conditions de stabilité, alors que l’environnement régional pèse sur les flux et la confiance.

Société: effondrement à Tripoli, services publics sous tension et solidarités fragilisées

La catastrophe de Tripoli occupe une place centrale dans l’actualité sociale. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte l’effondrement d’un immeuble et décrit une ville où le dossier des bâtiments menaçant ruine reste ouvert, avec des centaines d’habitations fragilisées et des procédures qui tardent. La même publication insiste sur l’effet de choc dans les quartiers populaires. Elle met en avant la peur d’un nouveau drame et la colère contre l’abandon. Dans ce contexte, l’accident devient un révélateur. Il révèle l’état du bâti. Il révèle aussi la faiblesse des mécanismes de prévention.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 reprend le même événement et insiste sur la dimension humaine des opérations de secours, en évoquant des voix d’enfants entendues sous les décombres. Ce détail renforce l’onde émotionnelle. Il accroît aussi la pression sur l’État. Quand une tragédie se déroule en direct, la population attend des réponses immédiates. Elle attend un secours efficace. Elle attend ensuite des décisions sur l’hébergement, les indemnisations et la sécurisation des immeubles.

La question du logement d’urgence devient alors un sujet social majeur. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 cite la municipalité de Tripoli, qui recense 105 bâtiments nécessitant des avertissements d’évacuation. Le journal évoque des solutions d’hébergement et la discussion d’indemnités de logement. L’enjeu dépasse le cas de l’immeuble effondré. Il touche à la capacité de la ville à absorber des évacuations en masse. Il touche aussi à la situation économique des familles, qui n’ont pas de réserve pour financer un loyer d’urgence.

Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte qu’une réunion est envisagée au Grand Sérail, sous la présidence du Premier ministre Nawaf Salam, afin de dégager des allocations financières pour des travaux de consolidation et de traitement des bâtiments menacés. Le fait que l’exécutif soit mobilisé montre la portée nationale du drame. Il montre aussi que la société libanaise vit sous le signe de l’urgence. Les crises se succèdent. Elles obligent l’État à financer des réponses rapides, souvent sans plan global.

Dans le même registre, Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte que le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a donné instruction aux hôpitaux de prendre en charge les blessés de l’effondrement aux frais du ministère. Ce geste est à la fois sanitaire et social. Il empêche que les familles soient écrasées par des frais médicaux. Il confirme aussi une tendance. Dans un pays en crise, les ministères deviennent des amortisseurs, même lorsque leurs budgets sont fragiles.

Secours, Défense civile et présence de l’État dans l’urgence

La séquence de Tripoli met en avant le rôle de la Défense civile et des forces de secours. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte la visite du ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar sur place et sa réunion au sérail de Tripoli, avec un message centré sur la priorité de sauver les personnes sous les décombres. Le journal cite aussi ses remerciements à la Défense civile et insiste sur la coordination orientée vers le sauvetage. Dans une société habituée à voir l’État absent, ces images comptent. Elles servent de preuve de présence. Elles servent aussi de test de confiance.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026, en évoquant la continuité des efforts pour atteindre d’éventuels survivants, souligne l’épuisement des équipes et la tension sur les moyens. Cette pression renvoie à une réalité sociale plus large. Les institutions de secours travaillent souvent avec des ressources limitées. Elles compensent par l’engagement humain. Or l’engagement a un coût. Il use. Il finit par créer une fatigue collective.

Dans la lecture politique et sociale rapportée par Ad Diyar du 25 janvier 2026, Ahmad Hajjar insiste sur la nécessité de faire bloc derrière l’armée et les forces de sécurité. Le message vise l’unité. Il vise aussi la stabilisation. Dans une période où les crises sécuritaires et sociales se superposent, le pouvoir cherche des points d’appui. Il cherche des institutions qui tiennent.

La catastrophe de Tripoli relance aussi le débat sur la responsabilité urbaine. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 rapporte des soupçons de violations au rez-de-chaussée ou dans un espace de stockage, susceptibles d’avoir affaibli l’immeuble. Même présentée avec prudence, cette hypothèse renvoie à une pratique sociale connue. Les transformations illégales sont fréquentes. Elles répondent à la pauvreté. Elles répondent aussi à l’absence de contrôle. Elles créent un danger silencieux, qui frappe ensuite au hasard.

Cette chaîne de responsabilité touche la société entière. Les propriétaires cherchent à rentabiliser. Les locataires cherchent à survivre. Les municipalités manquent de moyens. Les services techniques sont fragiles. Le résultat est une accumulation de risques. Le drame de Tripoli révèle cette accumulation. Il la rend impossible à ignorer.

Éducation et revendications: la rue comme prolongement du quotidien

La pression sociale se lit aussi dans l’école et dans la contestation salariale. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte l’appel d’organisations d’enseignants à une grève le mardi 27 janvier 2026, avec une manifestation à 11 heures, un rassemblement place Bachara el-Khoury et une marche vers le Parlement. Dans une société où l’éducation est souvent une voie de mobilité, les grèves ont un impact large. Elles touchent les familles. Elles touchent l’organisation de la journée. Elles touchent aussi le sentiment d’avenir.

La mobilisation ne se limite pas à une demande financière. Elle renvoie à une crise plus profonde des services publics. Quand les enseignants se mobilisent, ils parlent aussi de dignité. Ils parlent d’un État qui ne paie plus correctement. Ils parlent d’une institution scolaire qui se dégrade. La grève devient alors un signe. Elle signale une rupture de contrat social.

Ad Diyar du 25 janvier 2026 évoque aussi une atmosphère de contestation autour du débat budgétaire, avec des appels à des sit-in près de la place de l’Étoile. La dimension sociale est directe. Le budget n’est pas perçu comme une affaire de chiffres. Il est perçu comme un outil de survie. Il doit décider qui reçoit. Il doit décider qui perd.

Dans ce contexte, les propos du député Melhem Khalaf, rapportés par Ad Diyar du 25 janvier 2026, insistent sur le droit de manifester et sur l’obligation du Parlement de produire la meilleure loi de finances possible. Même si le propos est politique, il a une portée sociale. Il reconnaît que la rue est une réponse à l’angoisse quotidienne. Il reconnaît aussi que les institutions sont jugées à leurs résultats.

Le malaise social apparaît également dans des références plus générales au coût de la vie et à la rareté de l’emploi. Al Quds du 25 janvier 2026 évoque un mécontentement lié à la hausse des services essentiels et à la contraction des marchés, avec une rareté des opportunités d’emploi. Ce diagnostic ne repose pas sur un chiffre unique. Il décrit plutôt une sensation collective. Les prix montent. Les revenus stagnent. Les opportunités se ferment. La société se crispe.

Santé, soins et légitimité: l’État social en débat permanent

La santé apparaît comme un autre pilier de la question sociale. Ad Diyar du 25 janvier 2026 relate l’inauguration d’un centre de santé à Bourj el-Barajneh, en présence du ministre de la Santé Rakan Nassereddine et du mufti jaafarite Ahmad Qabalan. L’événement met en scène un message social. Il associe service public, symbolique communautaire et promesse de présence.

Dans cette couverture, Ad Diyar du 25 janvier 2026 attribue à Ahmad Qabalan une idée forte. La légitimité de l’État dépend de sa capacité à prendre soin de ses citoyens. Ce type de formulation traduit une attente sociale. Dans une société ébranlée par la crise, les discours sur la souveraineté se heurtent à une question simple. Qui soigne. Qui aide. Qui protège.

Rakan Nassereddine renforce cette dimension par des éléments de politique publique. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte qu’il affirme que les dépenses d’hospitalisation du ministère ont été cinq fois supérieures à celles de 2024, afin d’assurer des soins à des personnes sans couverture. Cette hausse traduit une demande sociale accrue. Elle traduit aussi une fragilité des assurances et des mécanismes de prise en charge. Quand la couverture privée s’effondre, la demande se reporte sur l’État.

Le même numéro de Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte que le ministre veut demander une part plus élevée dans le budget, afin d’étendre les services en 2026. Cette demande place la santé au centre d’un arbitrage national. Les ressources sont limitées. Or la santé est un domaine où la baisse de service se voit immédiatement. Elle se voit dans les files. Elle se voit dans les décès évitables. Elle se voit dans la dette médicale.

La crise frontalière et les déplacements ajoutent une pression spécifique. Ad Diyar du 25 janvier 2026 rapporte l’annonce d’une prise en charge à 100 % dans les hôpitaux publics, aux frais du ministère, pour des déplacés venant de villages de la zone frontalière, à partir de la semaine suivante. Dans une société déjà fragilisée, les déplacés deviennent un test de solidarité. Ils deviennent aussi un test de capacité financière. Les besoins augmentent au moment où l’État peine à financer ses services.

Ce dossier est lié à une autre demande sociale rapportée par Ad Diyar du 25 janvier 2026, à propos des questions de reconstruction, d’indemnités d’hébergement et d’aides sociales, transmises au Conseil des ministres selon le ministre. L’attente de compensations est une attente de justice sociale. Elle exprime un besoin de sécurité matérielle. Elle exprime aussi une peur. Sans compensation, les familles glissent plus vite dans la pauvreté.

Villes, patrimoine et transformations: quand l’immobilier redessine les liens sociaux

La société se transforme aussi par la mutation des villes. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 évoque la fermeture d’une salle de cinéma à Tripoli après l’achat du bâtiment pour le démolir et construire à la place. L’information dépasse la culture au sens strict. Elle touche au tissu social urbain. Un cinéma n’est pas seulement un commerce. C’est un lieu de rencontre. C’est un espace de mémoire. Quand il disparaît, une partie de la vie collective s’efface.

Cette dynamique renvoie à une hiérarchie de valeurs. Le foncier devient prioritaire. L’usage social recule. Dans une économie en crise, les arbitrages deviennent plus durs. Les propriétaires cherchent un rendement. Les investisseurs cherchent une sécurité. Les espaces collectifs perdent la bataille, car ils rapportent moins. Le résultat est une ville plus fragmentée.

Le drame de Tripoli, rapporté par Ad Diyar du 25 janvier 2026, renforce cette lecture. Lorsque le parc immobilier vieillit et que les contrôles faiblissent, les risques explosent. L’habitat devient un danger. La peur devient quotidienne. La société se replie. Les solidarités se déplacent vers la famille et le voisinage proche, car l’État n’offre pas un filet stable.

Cette fragilisation des liens sociaux est aussi visible dans les discours sur l’unité et sur la stabilité. Al Quds du 25 janvier 2026 insiste sur l’idée que le Liban ne peut pas supporter des guerres longues et qu’il cherche à préserver un minimum de stabilité. Cette stabilité n’est pas seulement militaire. Elle est sociale. Elle dépend de la capacité à garder des écoles ouvertes, à soigner, à loger, à réparer.

Solidarités et fatigue collective: une société en mode survie

Les sources décrivent une société qui tient par des mécanismes de survie. La Défense civile, les hôpitaux publics et les enseignants apparaissent comme des piliers. Ad Diyar du 25 janvier 2026 montre ces piliers en action, entre sauvetage, prise en charge des blessés et mobilisation sociale. Or la survie a un coût psychologique. Les crises répétées usent les individus. Elles usent aussi la confiance.

Dans ce paysage, les discours publics tentent de réaffirmer une cohérence. Ahmad Hajjar insiste sur l’unité derrière les institutions de sécurité, selon Ad Diyar du 25 janvier 2026. Rakan Nassereddine insiste sur l’extension des services et sur la prise en charge de catégories vulnérables, selon Ad Diyar du 25 janvier 2026. Ahmad Qabalan associe la légitimité à la protection sociale, selon Ad Diyar du 25 janvier 2026. Ces discours convergent vers une même idée. Le pays ne tiendra pas sans un minimum de filet social.

La société apparaît donc structurée par deux urgences simultanées. La première est celle des catastrophes et des risques, comme à Tripoli, où l’habitat peut tuer. La seconde est celle du quotidien, avec l’école, le soin, le salaire et le coût de la vie. Entre ces deux urgences, l’État est attendu partout. Il est jugé sur sa présence. Il est jugé sur sa rapidité. Il est jugé sur sa capacité à financer des solutions sans délais interminables.

Technologie: encadrement des mineurs en ligne, course spatiale et bascule vers l’intelligence artificielle

Les plateformes numériques sont de plus en plus sommées de prouver qu’elles savent protéger les mineurs. Al Quds du 25 janvier 2026 souligne qu’en décembre 2025 l’Australie est devenue le premier pays à interdire l’usage des plateformes de réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le même article ajoute que le Parlement européen cherche, lui aussi, à imposer des restrictions d’âge sur les utilisateurs des réseaux sociaux. Ce double mouvement montre une tendance lourde. Les Etats veulent reprendre la main. Ils veulent fixer des règles simples. Ils veulent aussi répondre à une inquiétude parentale très répandue.

Dans ce contexte, la capacité technique à identifier l’âge devient un enjeu central. Al Quds du 25 janvier 2026 rapporte que TikTok adopte une nouvelle technique visant à détecter les mineurs et à supprimer leurs comptes. L’article place cette innovation dans un environnement où la contrainte réglementaire se durcit. Il suggère aussi un changement de rapport de force. Les plateformes ne peuvent plus se contenter d’options. Elles doivent démontrer des résultats. Elles doivent ensuite accepter un contrôle extérieur.

Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 aborde la question sous un angle voisin, en évoquant la manière dont Meta ajuste l’intelligence artificielle pour les adolescents, en lien avec des mesures de contrôle parental sur Instagram et avec des restrictions sur l’accès des adolescents à certaines fonctions d’IA. Le texte explique que ces dispositifs visent à limiter l’exposition à des sujets sensibles, dont la violence, les contenus sexuels explicites et la consommation de drogues. Dans ce récit, la sécurité des mineurs devient une affaire d’architecture de produit. Elle devient aussi une affaire de responsabilité, avec une question simple. Qui répond quand l’IA propose, oriente ou normalise des contenus nocifs.

La discussion dépasse le seul champ de la protection des mineurs. Elle touche à la confiance dans les algorithmes. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 rapporte un débat sur l’éthique à l’ère des plateformes et sur la manière dont les mots comme “neutralité” et “biais” doivent être reconsidérés après la guerre à Gaza. Même si l’angle est médiatique, il est aussi technologique. Les plateformes sont des infrastructures d’attention. Elles hiérarchisent les informations. Elles favorisent des récits. Elles en invisibilisent d’autres. La régulation de l’âge rejoint alors une régulation plus large, celle des impacts sociaux des systèmes automatisés.

Détection d’âge, contrôle parental et dilemme de la preuve

La détection d’âge pose une difficulté technique et politique. Sur le plan technique, il faut distinguer un adulte d’un adolescent. Il faut le faire à grande échelle. Il faut le faire sans multiplier les erreurs. Sur le plan politique, il faut convaincre les régulateurs. Il faut aussi convaincre les familles. Al Quds du 25 janvier 2026 présente TikTok comme cherchant à détecter les mineurs pour supprimer leurs comptes. Cette approche est radicale. Elle vise à montrer une tolérance faible. Elle vise aussi à réduire le risque juridique.

Cependant, cette logique entraîne un autre débat. Plus le contrôle est strict, plus la plateforme doit collecter des indices. Elle doit demander des informations. Elle doit aussi analyser des comportements. Le risque devient alors celui d’un suivi accru. Les régulateurs demandent une preuve. Les citoyens craignent une surveillance. Le sujet n’est pas seulement “qui a moins de 16 ans”. Le sujet est aussi “comment le prouver”.

Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 illustre ce basculement par les annonces liées à Meta. Les contrôles parentaux sont un premier niveau. Ils supposent une implication des familles. Les restrictions d’accès à des fonctions d’IA sont un second niveau. Elles transfèrent une part de décision à la plateforme. Elles font de l’entreprise un arbitre. Cet arbitrage est sensible. Il touche à la liberté d’usage. Il touche aussi aux apprentissages. Les adolescents utilisent déjà l’IA pour l’école et pour la création. Limiter l’accès peut donc provoquer des contournements.

Ce dilemme se voit aussi dans la dynamique européenne et australienne mentionnée par Al Quds du 25 janvier 2026. Une interdiction par l’âge simplifie le message public. Elle n’élimine pas les difficultés d’application. Elle crée un marché de contournement. Elle pousse aussi les plateformes à renforcer l’identification. Or l’identification a un prix. Elle peut exclure des publics. Elle peut aussi accroître les données collectées.

Au fond, la bataille est celle de la responsabilité. Si un adolescent est exposé à un contenu nocif, qui est responsable. La famille. L’école. La plateforme. L’Etat. Les textes cités par Al Quds et Al 3arabi Al Jadid le 25 janvier 2026 montrent que les Etats cherchent à déplacer la charge vers les entreprises. Les entreprises, elles, répondent par des outils techniques. Elles espèrent ainsi éviter des règles plus dures. Elles cherchent aussi à protéger leur image.

Constellations de satellites et bataille pour l’orbite

La technologie spatiale revient dans l’actualité comme un champ de compétition économique et stratégique. Al Quds du 25 janvier 2026 cite des propos attribués à un dirigeant de SpaceX, selon lesquels être en tête du nombre de demandes ne signifie pas forcément être supérieur dans l’exécution, et que transformer des plans en systèmes opérationnels reste difficile à cause des défis d’ingénierie, de fabrication et de lancement. L’article suggère que la Chine cherche à sécuriser une grande part de l’orbite pour l’utiliser plus tard.

Le même texte souligne une dimension politique. Al Quds du 25 janvier 2026 indique que la Chine critique SpaceX en évoquant des préoccupations de “sécurité” liées à une forme d’occupation de l’orbite par des constellations commerciales. Il mentionne aussi une mise en garde formulée dans un cadre lié aux Nations unies, sur l’absence de régulation efficace et sur les défis de sécurité créés par un déploiement “non encadré” de constellations commerciales. Le fond du problème est simple. L’orbite basse devient un territoire économique. Elle devient aussi un territoire stratégique. Or les règles sont encore floues.

Cette compétition n’est pas seulement une affaire de prestige. Elle touche aux communications, aux données et à la souveraineté numérique. Contrôler des satellites, c’est contrôler des capacités de transmission. C’est aussi contrôler des services. Les Etats craignent une dépendance. Les entreprises cherchent une avance. Al Quds du 25 janvier 2026 décrit précisément cette tension, en opposant l’expansion de constellations privées à la demande d’un encadrement.

Dans ce cadre, l’innovation technique devient un outil géopolitique. Chaque lancement est une avance. Chaque orbite réservée est un avantage. La question n’est plus seulement scientifique. Elle est économique. Elle est militaire. Elle est aussi diplomatique. Qui fixe les normes. Qui impose des règles de trafic. Qui arbitre les risques de collision. Les débats rapportés par Al Quds le 25 janvier 2026 indiquent que les grandes puissances préparent déjà cette bataille.

Mystères technologiques et imaginaire de la “boîte noire”

La fascination pour la technologie s’alimente aussi de récits de secret. Al Quds du 25 janvier 2026 rapporte un article attribué au Daily Mail, selon lequel les Etats-Unis cacheraient une “mystérieuse” capsule ou un véhicule spatial dans une base navale sur la côte Est, et que l’armée américaine tenterait d’en comprendre les secrets. Ce type de récit a un double effet. Il nourrit l’imaginaire. Il nourrit aussi la méfiance. Beaucoup de publics associent innovation et secret.

Même quand l’information est présentée comme une curiosité, elle renvoie à des questions réelles. Les armées investissent dans des technologies de rupture. Elles classifient des programmes. Elles entretiennent parfois une ambiguïté pour dissuader. L’innovation devient alors un message. Elle ne vise pas seulement l’efficacité. Elle vise aussi l’effet psychologique. Dans ce sens, la technologie est un instrument de pouvoir.

Ce registre du secret a aussi un lien indirect avec la course aux satellites et aux systèmes autonomes. La frontière entre civil et militaire est souvent fine. Les lanceurs sont duals. Les capteurs sont duals. Les constellations peuvent servir le commerce et le renseignement. Les récits de “mystère” rappellent cette réalité. Ils traduisent aussi une anxiété sociale. Si les Etats cachent des programmes, que cachent-ils encore. Cette anxiété renforce ensuite la demande de régulation.

Stratégies de défense et “révolution technologique” comme facteur de puissance

La technologie est également abordée sous l’angle stratégique. Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 évoque une nouvelle stratégie du Pentagone, présentée comme un changement conscient dans l’ordre des priorités et dans les engagements. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 va plus loin dans la formulation, en indiquant que cette stratégie demande aux alliés de prendre en charge leur propre sécurité, tout en affirmant une domination américaine dans l’hémisphère occidental et en plaçant la dissuasion de la Chine au rang des priorités.

Même si ces textes sont politiques, ils touchent directement aux technologies. La dissuasion moderne dépend de capteurs, de communications et d’IA. Elle dépend aussi de la maîtrise industrielle. L’idée d’un “soutien limité aux alliés”, rapportée par Al 3arabi Al Jadid le 25 janvier 2026, implique un autre mouvement. Les alliés doivent investir. Ils doivent moderniser. Ils doivent adopter des systèmes interopérables. La technologie devient donc une condition de l’alliance.

Al Sharq Al Awsat du 25 janvier 2026 relie ce basculement à un cadre plus large, en mentionnant une “révolution technologique accélérée”, des communications et de l’information jusqu’à l’intelligence artificielle, et en soulignant que cette révolution est attendue comme un facteur de changement de nombreuses équations à l’échelle mondiale. Cette phrase résume un constat. La technologie ne transforme pas seulement les usages privés. Elle transforme aussi la sécurité. Elle transforme l’économie. Elle transforme la diplomatie.

La place de la Chine apparaît en filigrane de cette logique. Al Quds du 25 janvier 2026 évoque l’objectif chinois de disposer de neuf porte-avions. Même si ce point est militaire, il repose sur la capacité industrielle et technologique. Il repose sur la construction navale. Il repose sur l’électronique embarquée. Il repose aussi sur la chaîne logistique. Le rapport de force passe donc par la technologie, au sens le plus concret.

Éthique des algorithmes et bataille du “biais” après les crises

Le débat technologique se déplace enfin vers l’éthique. Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026 insiste sur la nécessité de reconsidérer les notions de neutralité et de biais dans le traitement médiatique, en soulignant le rôle de la langue, de l’image et de l’émotion dans la production de récits. Cette discussion est au cœur de la technologie moderne. Les plateformes ne sont pas neutres. Elles optimisent. Elles classent. Elles amplifient. Les choix de design deviennent des choix sociaux.

Ce débat rejoint la question de l’intelligence artificielle pour les adolescents évoquée plus haut. Meta ajuste l’accès aux fonctions d’IA, selon Al 3arabi Al Jadid du 25 janvier 2026, parce que l’IA peut générer des personnages et des interactions qui deviennent des expériences puissantes pour un adolescent. Or ces expériences sont guidées par des modèles. Les modèles reflètent des données. Ils reflètent aussi des valeurs implicites. Le contrôle de l’âge n’est donc qu’un début. La question suivante est celle de l’impact psychologique et culturel.

Dans les sociétés arabes comme ailleurs, ces sujets touchent à la souveraineté narrative. Qui raconte. Qui cadre. Qui rend visible. Les plateformes mondiales sont souvent américaines. Les règles sont fixées loin. Les publics locaux s’en inquiètent. Le débat sur la neutralité, rapporté par Al 3arabi Al Jadid, prend alors une dimension technique. Il pousse à réclamer de la transparence. Il pousse aussi à exiger des mécanismes de recours.

Ce contexte explique l’essor des initiatives politiques de régulation. L’Australie, l’Europe, et d’autres acteurs cherchent des mesures simples, selon Al Quds du 25 janvier 2026. Les plateformes répondent par des outils. TikTok annonce une technique de détection. Meta ajuste ses systèmes. L’équilibre reste instable. Les Etats veulent une preuve. Les entreprises veulent préserver leurs marges de manœuvre.

La technologie décrite dans ces publications du 25 janvier 2026 se résume ainsi à trois tensions. La première oppose liberté d’usage et protection des mineurs, avec des outils de détection et des restrictions d’accès. La deuxième oppose concurrence commerciale et souveraineté stratégique, avec la bataille des constellations de satellites et le débat sur la régulation de l’orbite. La troisième oppose accélération technologique et exigence de contrôle démocratique, avec l’IA et la demande de transparence sur les algorithmes et leurs effets.

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