mercredi, février 25, 2026

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Revue de presse israélienne: les frappes du Hezbollah, un facteur de forte anxiété pour les israéliens

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Le conflit entre Israël et le Hezbollah connaît une escalade dramatique depuis le début de la guerre en octobre 2023, avec une intensification des combats à la frontière nord d’Israël. D’après les dernières informations rapportées le 20 octobre 2024, les forces israéliennes ont mené des frappes aériennes ciblées contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban et jusqu’à Beyrouth. Ces frappes visaient des infrastructures stratégiques du Hezbollah, notamment des dépôts d’armes et des centres de communication utilisés pour coordonner les attaques contre Israël.

Les tirs de roquettes en provenance du Liban, dirigés contre des villes israéliennes comme Kiryat Shmona et Acre, ont entraîné des pertes humaines, dont la mort d’Alexei Popov, tué par des éclats d’obus. En parallèle, une tentative d’assassinat du Premier ministre Benjamin Netanyahu, via un drone du Hezbollah, a échoué, mais cela a exacerbé la pression sur le gouvernement israélien pour qu’il renforce les opérations militaires contre l’organisation chiite libanaise.

Israël a riposté par des frappes aériennes d’une intensité sans précédent, visant notamment les tunnels souterrains utilisés par le Hezbollah pour transporter des roquettes et cacher des armes. Ces tunnels, creusés sous des zones civiles, sont devenus une cible majeure des forces israéliennes. Selon des sources militaires, une opération terrestre limitée est en cours de planification pour neutraliser les positions du Hezbollah proches des villes frontalières israéliennes. L’objectif principal est de repousser le Hezbollah plus loin du territoire israélien afin de garantir la sécurité des habitants et de permettre leur retour.

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Politique locale : réactions et dilemmes

Sur le plan politique interne, cette nouvelle phase du conflit divise la classe politique israélienne. Le Premier ministre Netanyahu a justifié cette intensification militaire en la présentant comme une étape nécessaire pour protéger les citoyens israéliens, notamment ceux vivant dans le nord, qui ont été contraints d’évacuer leurs maisons à cause des tirs de roquettes. Cependant, certains critiques, notamment dans les partis d’opposition, estiment qu’une guerre prolongée au Liban pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur la société israélienne.

Alors que la guerre s’étend, Israël fait face à des appels croissants pour revoir sa stratégie. Yair Golan, ancien général et membre de l’opposition, a critiqué la gestion du conflit par le gouvernement et a mis en garde contre les risques d’une intervention prolongée au Liban. Cette intervention pourrait, selon lui, entraîner des pertes humaines massives et approfondir les divisions internes dans le pays.

Économie : conséquences des affrontements

Les effets économiques de ce conflit sont déjà perceptibles. Le nord d’Israël, une région agricole et industrielle clé, est gravement touché par les évacuations massives et les attaques de roquettes. Les entreprises locales, tout comme les agriculteurs, subissent des pertes économiques considérables en raison de l’arrêt de leurs activités. Le gouvernement israélien a mis en place des fonds d’urgence pour soutenir ces secteurs, mais les coûts de la guerre, qui se chiffrent déjà en milliards, risquent d’entraîner une crise économique plus large si le conflit se poursuit.

En plus des pertes humaines et matérielles, le coût de la mobilisation des réservistes et des opérations militaires pèse lourdement sur l’économie israélienne. Les industries du tourisme et de la technologie, deux secteurs clés du pays, sont également affectées, et les analystes économiques mettent en garde contre une récession imminente si la situation ne se stabilise pas rapidement.

Société : un peuple sous pression

Sur le plan social, l’escalade militaire accentue la fatigue et l’inquiétude au sein de la population israélienne. Déjà éprouvés par la guerre en cours à Gaza, les Israéliens vivant près de la frontière libanaise doivent maintenant faire face à une nouvelle menace. Des milliers de familles ont été évacuées vers le centre du pays, laissant derrière elles maisons et moyens de subsistance.

+972 Magazine souligne que cette situation d’incertitude permanente crée une forte anxiété au sein de la population israélienne, en particulier dans les zones du nord. Les divisions politiques au sujet de la gestion de la guerre accentuent également les tensions sociales, les partisans et opposants du gouvernement se renvoyant la responsabilité de la situation.

Justice : le rôle des accords internationaux

Au niveau juridique, la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée après la guerre de 2006, interdit au Hezbollah de maintenir une présence militaire au sud du fleuve Litani. Cependant, cette résolution a été largement ignorée par le Hezbollah, qui a renforcé sa position militaire dans cette région au fil des ans.

Face à cette situation, le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a déclaré que le Liban était prêt à appliquer pleinement cette résolution en échange d’un cessez-le-feu immédiat. Toutefois, la mise en œuvre de cette résolution semble incertaine, étant donné la puissance militaire du Hezbollah et la faiblesse relative de l’armée libanaise, qui ne contrôle pas effectivement le sud du Liban.

International : pressions diplomatiques

Sur le plan diplomatique, la communauté internationale, notamment les États-Unis, la France et d’autres pays européens, appelle de plus en plus à un cessez-le-feu. Le président américain Joe Biden a exprimé son soutien à Israël, tout en appelant à une pause humanitaire pour éviter une escalade supplémentaire du conflit. Les États-Unis ont envoyé des renforts militaires dans la région pour soutenir Israël, tout en cherchant à limiter l’extension des hostilités à d’autres pays de la région, comme l’Iran et la Syrie.

La France, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a appelé Israël à éviter toute incursion terrestre au Liban, soulignant que la population libanaise souffrait déjà énormément des effets de la guerre. Ces appels à la modération n’ont pour l’instant pas réussi à convaincre les deux parties de s’engager dans des pourparlers de paix.

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Newsdesk Libnanews
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