Alors que les négociations se poursuivent pour la formation du gouvernement libanais, le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a pris position sur la question de la représentation des partis politiques au sein du futur cabinet. Il a insisté sur le fait que tous les partis ne pouvaient être mis sur un pied d’égalité, soulignant l’existence de forces politiques « bonnes » et d’autres nuisibles.
Ses déclarations interviennent alors que des divergences persistent sur le rôle que devrait jouer le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, notamment quant à sa capacité à inclure ou non des représentants des formations politiques traditionnelles dans son gouvernement.
Une critique du modèle d’exclusion des partis
Geagea a rejeté toute tentative d’exclure les partis politiques de l’exécutif, affirmant que le système démocratique repose sur ces structures. Selon lui, il est inconcevable de gouverner sans représentation politique claire, dans la mesure où l’action gouvernementale, dans toutes les démocraties, repose sur des formations politiques organisées.
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Son argument repose sur un équilibre entre ouverture et efficacité, soulignant qu’un gouvernement totalement technocratique risquerait d’être déconnecté des réalités politiques et sociales du pays. Cependant, il s’est opposé à ce que certains partis puissent revendiquer un monopole sur certains ministères, en référence notamment à la controverse sur le portefeuille des Finances, que le mouvement Amal et le Hezbollah réclament traditionnellement pour eux.
Le portefeuille des Finances au cœur du débat
Sur la question de la participation du Duo chiite (Hezbollah et Amal) au gouvernement, Geagea s’est dit ouvert à ce que le ministère des Finances soit attribué à un représentant de la communauté chiite, tout en précisant qu’il ne devrait pas être confié à une personnalité issue du Hezbollah ou du mouvement Amal.



