Le sud du Liban a connu une matinée tragique ce lundi 23 septembre 2024, marquée par des frappes aériennes israéliennes intenses et meurtrières. Selon un bilan provisoire, les raids ont fait 50 morts et plus de 300 blessés, parmi lesquels figurent des femmes, des enfants et des secouristes. Les attaques ont touché de nombreuses localités, exacerbant une situation déjà dramatique pour les populations civiles, qui se retrouvent piégées sous les bombardements.
Destruction massive dans plusieurs localités
Les frappes israéliennes ont causé des destructions massives à travers plusieurs régions. À Khraibeh, la route principale a été coupée et plusieurs bâtiments ainsi que des véhicules ont été totalement détruits, entraînant la mort et les blessures de nombreux civils. Dans la ville de Saïda, les rues sont saturées de véhicules, alors que des familles fuient les villages du sud pour chercher refuge dans des zones plus sûres. Les écoles et les instituts ont écourté leur journée, demandant aux parents de venir récupérer leurs enfants en raison de la dégradation rapide de la situation sécuritaire.
Raids multiples dans le sud et la Bekaa
Les frappes aériennes israéliennes se sont intensifiées tout au long de la matinée, avec des attaques sur Dier Kifa, ainsi que quatre raids sur Beni Hayyan. Des bombardements ont également ciblé les maisons à Bissariyeh, Banaafoul et Janjleya, tandis que la ville de Adloun a subi une série de frappes successives. De même, des informations font état de plusieurs victimes après des raids sur Saksakiyeh.
Appels à la résistance et soutien aux Palestiniens
Dans un contexte de tension extrême, la résistance islamique a revendiqué des représailles en soutien à la population palestinienne à Gaza. Selon un communiqué, des roquettes ont été lancées contre des cibles stratégiques israéliennes, notamment la base de Ammiad, le corps de réserve de la division Galilée et les complexes industriels de la société Rafael dans le nord d’Israël, près de Haïfa.
Les autorités réagissent
Le ministre de la Culture libanais, Mohammad Wissam al-Mourtada, a réagi aux menaces israéliennes reçues dans son bureau. Il a affirmé dans un communiqué : « Ces menaces ne nous font que redoubler de détermination dans notre devoir national. Nous continuerons à travailler normalement, rien ne pourra nous intimider, ni nos enfants, ni nos femmes, et certainement pas nos ministres. »
Le ministère de la santé a demandé aux hôpitaux de cesser toute opération non urgence en vue de pouvoir prendre en charge les blessés.
Appel à l’aide internationale
Face à cette escalade sans précédent, le Premier ministre Najib Mikati a lancé un appel urgent aux Nations Unies et aux grandes puissances mondiales, demandant de faire pression sur Israël pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de « guerre d’extermination » contre le Liban. Il a dénoncé un plan destructeur visant à raser les villages libanais, et a réitéré l’engagement du Liban envers la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, tout en soulignant la nécessité de stopper les hostilités et d’éviter de plonger le pays dans l’inconnu.
La communauté internationale reste préoccupée par l’intensité croissante du conflit, et le Kremlin a exprimé son « extrême inquiétude » face aux hostilités entre Israël et le Hezbollah, appelant à une désescalade rapide.



