Tag: dette publique
S&P entrevoit un frémissement dans la gestion de la dette libanaise
L’agence S&P a relevé la note souveraine du Liban sur sa dette en monnaie locale de « CC » à « CCC », saluant des excédents budgétaires et quelques avancées réformatrices. Toutefois, les risques de défaut persistent, notamment sur la dette en devises. Ce signal technique s’inscrit dans un contexte de paralysie bancaire, d’exclusion sociale croissante et d’absence de réforme structurelle, dans un État où la stabilité budgétaire repose sur une austérité non soutenue par l’appareil public.
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui
Le PIB du Liban atteint 2 943 000 milliards de livres en 2024
Le produit intérieur brut du Liban a atteint 2 943 000 milliards de livres en 2024, soit 32,8 milliards de dollars. Cette hausse de 41 % est purement nominale, car le PIB réel s’est contracté de 7 %, avec une consommation privée en recul de 14,9 % et un effondrement de l’investissement. L’inflation, le creusement du déficit extérieur et la dollarisation totale confirment une économie en crise, où la croissance statistique masque un affaissement productif.
Et si le Liban osait son propre « Grand RESET » à la vietnamienne...
Face à l’effondrement de l’État, le Liban pourrait s’inspirer de la réforme administrative vietnamienne. En 2025, Hanoï a supprimé des milliers de postes publics, fusionné ses ministères et réaffecté ses budgets. Pourquoi pas Beyrouth ? Audit, fusion, reconversion, transparence : un reset national est possible, sans violence, à condition de volonté politique. L’État libanais peut redevenir fonctionnel, plus léger, plus juste.
Réformes urgentes : La Banque mondiale recommande un plan d’action politique sur un an...
#ECO: La Banque mondiale recommande un plan d’action d’un an pour accompagner les réformes économiques et institutionnelles du Liban. Axé sur la gouvernance, la stabilité macro-financière et le développement du capital humain, ce plan préconise des actions immédiates telles que la réforme du secteur énergétique, la restructuration de la dette publique, et le renforcement des services publics essentiels. Le Conseil pour le Développement et la Reconstruction assurera la mise en œuvre sous supervision gouvernementale.
Chute des recettes, explosion des dépenses : le déficit libanais dépasse 11 % au...
Le déficit budgétaire du Liban a atteint 11,2 % au premier trimestre 2025, selon un rapport interne du ministère des Finances. En cause : la baisse des recettes fiscales, l’augmentation des dépenses énergétiques et l’absence de réformes. Ce niveau dépasse largement les engagements pris avec le FMI, menaçant le versement d’une nouvelle tranche d’aides. Le gouvernement est sous pression pour adopter des lois fiscales et rétablir la transparence budgétaire.
Une délégation du FMI attendue à Beyrouth le 28 mai pour relancer les négociations...
Le 28 mai 2025, une délégation du FMI se rendra à Beyrouth pour relancer les négociations autour d’un programme de réformes économiques. L’enjeu : vérifier si le Liban est prêt à remplir les conditions nécessaires à un accord. Mais l’absence de président, l’absence de budget adopté et l’inertie législative freinent toute avancée. Une impasse supplémentaire bloquerait l’accès aux financements internationaux et plongerait davantage le pays dans l’isolement économique.
Indicateurs macroéconomiques du Liban : change, inflation, dette, commerce et monnaie à fin avril...
Les réserves de change du Liban atteignent 15,78 milliards USD fin avril 2025, tandis que l’inflation annuelle recule à 178 %. Le taux de change s’est stabilisé à 89 500 LBP/USD. Le déficit commercial cumulé est de 3,96 milliards USD. La dette publique est estimée à 122 452 milliards LBP. La masse monétaire M3 progresse de 28 %. Les taux bancaires moyens varient entre 2,5 % et 12,75 % selon les devises et les durées.
Crise de l’eau : l’EBML sous pression et la population en détresse
Face à une crise de liquidité inédite, l’EBML accorde des facilités de paiement jusqu’en 2027 pour les abonnés en retard. Des remises sur les intérêts de retard visent à maintenir un minimum de recettes, dans un contexte de services dégradés et d’endettement croissant. Entre pannes, coupures et absence de réforme, la distribution d’eau au Liban illustre l’effondrement des infrastructures publiques et l’urgence d’une refonte de la gouvernance.
Comment les Banques ont étouffé l’état et le privé au Liban
Les banques libanaises ont canalisé 5-6 milliards USD annuels de remises dans des emprunts publics, leurs actionnaires-politiciens empochant des dividendes via un effet de crowding-out. Avec un multiplicateur de 0,3, ces fonds ont gonflé une dette de 90 milliards USD, pas l’économie réelle. Insolvables en 2025, vidées par un défaut et la dollarisation, elles laissent un privé asphyxié, victime d’une collusion qui a privilégié les profits sur les réformes.
Liban sous tutelle ? Quand le FMI dicte les réformes
Le Liban renoue avec le FMI et la Banque mondiale dans un contexte de crise profonde. Sous pression financière, les autorités s’engagent dans des réformes dictées par les conditionnalités des bailleurs. Cette dynamique technocratique transforme la gouvernance et interroge la souveraineté nationale. Le pouvoir semble osciller entre coopération stratégique et dépendance institutionnelle, au moment où le pays tente de redéfinir ses priorités économiques et de restaurer la confiance de ses partenaires internationaux.
Réformes sous surveillance : le Liban face aux ultimatums du FMI
#ECO: Le Liban tente de regagner la confiance du FMI et des bailleurs internationaux en s’engageant dans un programme ambitieux de réformes économiques. Entre résistances politiques internes, attentes sociales non satisfaites, et surveillance renforcée des institutions financières, le dialogue reste tendu. Chaque réforme conditionne l’accès à l’aide, mais révèle aussi les blocages d’un système politico-économique en quête de légitimité et de crédibilité sur la scène mondiale.
Karim Souaid : Un choix controversé à la tête de la Banque du Liban qui menace l’avenir du pays
#ANALYSE: Karim Souaid, soutenu par Joseph Aoun et une élite bancaire, propose d’utiliser les réserves d’or de la BdL pour compenser les déposants, une idée irresponsable face à une insolvabilité de 65 milliards de dollars. Hostile au FMI, il rejette les réformes nécessaires à un prêt de 3 milliards, préférant protéger les banques. Le Growth Lab prône dollarisation et restructuration, mais Souaid risque de prolonger la crise, sacrifiant une population déjà exsangue sur l’autel des intérêts particuliers.
La visite de la délégation du FMI au Liban : entre réformes indispensables et...
#CRISE: La visite de la délégation du FMI à Beyrouth intervient alors que le Liban est en crise économique aiguë. Le FMI exige des réformes structurelles, dont la restructuration bancaire et la fin des subventions, mais se heurte à l’opposition des banques et des élites politiques. Le refus des banques de reconnaître leurs pertes et les liens étroits entre politiques et actionnaires bancaires ralentissent les négociations. Le pays risque un effondrement financier en l’absence d’un accord rapide.















