Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déployé une équipe de chirurgiens à l’Hôpital universitaire Rafik Hariri à Beyrouth pour soigner les victimes des récentes hostilités. Nombre de ces patients proviennent d’hôpitaux situés dans le sud du Liban, évacués en raison de l’intensification des frappes israéliennes. Environ 1,2 million de personnes ont fui le sud et l’est du Liban, exacerbant la pression sur un système de santé déjà fragilisé.
Simone Casabianca-Aeschlimann, chef du CICR au Liban, a déclaré que le système de santé libanais est « surchargé » par l’afflux massif de blessés. Elle a ajouté que l’incertitude quant à l’évolution du conflit rend la situation encore plus difficile.
Début octobre, le CICR a également livré des kits de chirurgie de guerre, capables de traiter environ 2 000 patients graves, à une douzaine d’hôpitaux dans tout le pays. Ces efforts visent à compenser les lacunes des infrastructures médicales libanaises, qui peinent à faire face à l’augmentation des blessés.
Selon les autorités libanaises, depuis le début du conflit il y a un an, au moins 2 367 personnes ont été tuées et plus de 11 088 blessées, la majorité des victimes ayant été enregistrées depuis fin septembre.
Mercredi, la Croix-Rouge libanaise a signalé que deux de ses secouristes ont été blessés lors d’une frappe israélienne qui a touché le village de Jwaya, dans le sud du Liban. Ces secouristes étaient en mission de sauvetage, après avoir coordonné leur intervention avec la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban). La frappe, survenue alors qu’ils recherchaient des victimes d’une frappe antérieure, a causé des blessures légères aux deux volontaires.


