En visite au palais de Baabda, le chef du bloc parlementaire « Liban fort », Gebran Bassil, a affiché jeudi son soutien à la présidence de la République, en appelant à une initiative de dialogue destinée, selon lui, à protéger le Liban des risques internes et externes.
Reçu par le président Joseph Aoun, le député a indiqué avoir entamé une tournée auprès des responsables politiques à partir de Baabda, dans un contexte qu’il a décrit comme particulièrement dangereux pour le pays. À l’issue de l’entretien, il a défendu une approche fondée sur la concertation entre Libanais, plutôt que sur la confrontation, en présentant une proposition articulée autour de trois axes.
Le premier porte sur l’adoption d’un code de conduite interne. Gebran Bassil a insisté sur le rejet de la violence, ainsi que sur la nécessité de mettre un terme aux discours d’incitation médiatique et politique. Il a également appelé à faire de l’État la référence commune en cas de différends, en soulignant l’importance de préserver l’unité du Liban sur l’ensemble de son territoire et de barrer la route à tout discours de division ou de tension interne.
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Le deuxième axe avancé par le chef du Courant patriotique libre repose sur un triple refus: celui de toute fitna intérieure, celui de l’occupation israélienne et celui de toute ingérence étrangère dans les affaires libanaises. Une manière, pour lui, de replacer la stabilité intérieure et la souveraineté nationale au cœur du débat politique.
Troisième point mis en avant: la question du monopole des armes. Gebran Bassil a réaffirmé sa position en faveur d’une exclusivité de l’armement entre les mains de l’armée libanaise et de l’État, tout en liant cette perspective à un retrait total d’Israël des territoires libanais. Il a également évoqué la nécessité de neutraliser le Liban et d’adopter une stratégie de défense nationale assumée par le gouvernement, ouvrant, selon ses termes, la voie à une paix juste garantissant l’ensemble des droits des Libanais.
Le député a présenté cette initiative comme une tentative de rassembler les différentes composantes libanaises autour d’une même table, sous le parrainage du président de la République. Il a enfin insisté sur le fait que son camp restait aux côtés de la présidence et de la légitimité institutionnelle, même depuis les bancs de l’opposition, estimant que la protection de la fonction présidentielle et de l’État relevait d’une priorité nationale.



