Édito : Un assassinat qui annonce des jours sombres pour le Moyen-Orient

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Et quels sont ces scénarios qui se profilent désormais ? Contrairement à l’affirmation israélienne selon laquelle « le monde sera meilleur sans lui », la réalité semble bien différente. En vérité, le monde risque de devenir encore plus instable. L'assassinat de Nasrallah renforce la détermination du Hezbollah, mais aussi de ses alliés, à commencer par l’Iran, qui a déjà annoncé l'envoi de troupes dans la région. Cela, Benjamin Netanyahu, dit « Bibi », le sait pertinemment. Ce dernier, que certains continuent à idolâtrer, œuvre inlassablement pour une escalade vers le pire. Ce n’est pas la première fois qu’il adopte cette posture, et cela ne sera probablement pas la dernière.

L’admiration du vice, une richesse sans morale

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Au Liban, une autre facette troublante de cette culture de l’impunité est la manière dont la richesse est perçue et respectée, indépendamment de ses origines. Une dichotomie frappante s'installe entre la figure du « riche respecté » et la réalité de ceux qui, souvent, accumulent leur fortune par des moyens douteux, voire illégaux. Ce phénomène n'est pas propre au Liban, mais il y prend une ampleur singulière, amplifiée par la crise économique et l'effondrement des institutions. Ce respect quasi-aveugle envers les riches, même lorsqu'ils sont connus pour avoir pillé les ressources du pays, soulève des questions philosophiques fondamentales sur les valeurs, l'admiration et le vice.

Les médias arabes sous contrôle israélien

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La totalité des médias gouvernementaux arabes et leur personnel est sous le contrôle des Israéliens, de même que la formation des responsables des programmes...

Edito: Quoi penser des autorités libanaises qui haussent du prix du pain et les...

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Pire encore, le ministère de l'économie a annoncé la hausse du prix du pain dont le paquet passe de 66 000 livres libanaises à 77 000 libres libanaises. Une mesure que les mots ne suffiraient pas à qualifier aujourd'hui. Mieux vaut donc le silence.

Edito: et pourtant Israël prétend ne pas être en guerre contre le Liban …

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Aujourd'hui, le Liban vit la journée la plus sanglante de son histoire récente. Jamais, même lors de l'atroce guerre de 2006, le pays n'avait vu tomber autant de morts en un seul jour. 492 personnes ont péri sous les bombes israéliennes, des civils innocents, des enfants, des familles entières, réduites à des statistiques morbides dans le discours militaire d’Israël. 1 645 autres ont été blessées, et l’ampleur du désastre s’alourdit à chaque nouvelle heure.
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Edito: Médias, ou est-donc votre Humanisme?

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Ce qui est encore plus troublant, c'est la sélectivité flagrante dans l'approche morale des médias francophones et des opinions publiques face à ces tragédies. On s’indigne à juste titre des massacres du 7 septembre, mais lorsque ce sont des Palestiniens ou des Libanais qui sont pris pour cible, les pertes civiles deviennent soudainement acceptables, voire justifiées. Cette double morale semble régner sans complexe : la souffrance de certains mérite l’empathie, tandis que celle des autres est minimisée, justifiée ou tout simplement passée sous silence. C'est un constat douloureux d'une humanité à géométrie variable, où la compassion semble se diviser en fonction des camps.
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L’impunité au Liban, une philosophie de l’irresponsabilité

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Au Liban, l’impunité des crimes, qu’ils soient politiques, financiers ou sociaux, s’est enracinée dans les esprits comme un mal endémique, une culture silencieuse et omniprésente. Cette impunité, au-delà de ses conséquences immédiates sur la société et l'État de droit, soulève des questions philosophiques profondes sur la justice, la morale, et le lien entre le pouvoir et la responsabilité. Comment une nation, ancrée dans un passé riche de valeurs humaines, peut-elle basculer dans une indifférence quasi-totale face aux violations les plus flagrantes des droits de l'homme ? Cet article se penche sur cette culture de l’impunité sous un prisme philosophique, en explorant ses racines, ses justifications et ses implications.

Keanu Reeves est-il Libanais ? Si vous demandez aux Libanais, il l’est certainement !

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Keanu Reeves, star internationale de films cultes comme Matrix et John Wick, a souvent vu ses origines susciter des débats. Et pourquoi ? Parce qu’il est né à Beyrouth ! Vous l’avez bien lu. L’acteur a vu le jour dans la capitale libanaise le 2 septembre 1964. Et pour beaucoup de Libanais, cela suffit amplement pour lui coller une étiquette de « cèdre ambulant ». Mais est-il vraiment Libanais ? Spoiler alert : pas vraiment. Cependant, si vous connaissez un peu les Libanais, vous savez que ça ne les empêche pas de le revendiquer avec fierté !

Donald Trump : Le « Neo » de la politique américaine, mais sans les lunettes noires

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Dans un monde où la réalité semble plus folle que la fiction, Donald Trump, l’élu de la simulation politique américaine, nous offre un spectacle digne d’un film de science-fiction. Dernier épisode en date : une nouvelle tentative d’assassinat contre l’ancien président. Mais à la manière de Neo dans Matrix, Trump esquive les balles, non pas avec un style vestimentaire impeccable ou des mouvements de kung-fu en slow-motion, mais avec une avalanche de tweets et de déclarations que même Morpheus aurait du mal à décrypter.
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Edito: À force de crier au loup…

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On pourrait croire qu'Israël a découvert une nouvelle passion : menacer le Liban de guerre à chaque occasion. Et pourtant, depuis des années, ces déclarations tonitruantes de Tel-Aviv ressemblent de plus en plus à une mauvaise reprise du conte du berger qui criait au loup. Sauf qu'à force de répéter la même rengaine, les oreilles du monde entier, et celles des Libanais en premier lieu, commencent à se fatiguer. Que se passe-t-il quand on crie au loup et que le loup ne vient jamais ? On ne vous prend plus au sérieux, tout simplement.
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Edito: Le Liban, une démocratie qui se doit d’être toujours construire

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En cette Journée mondiale de la démocratie, le Liban offre un exemple poignant d’un pays où la démocratie, autrefois vivante et dynamique, est aujourd'hui ravagée par des forces souterraines. Les principes de liberté, de justice et de participation citoyenne sont quotidiennement étouffés par des structures de pouvoir parallèles qui ne répondent qu’à leurs propres intérêts. Si la démocratie libanaise est en crise, c’est en grande partie à cause des mafias et de l’État profond, qui ont non seulement capturé les institutions, mais aussi détruit l'économie, effritant ainsi le tissu social.

Edito: Bachir Gemayel, l’Héritage d’un Leader sacrifié et à la dérive ?

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Demain, le 14 septembre, marque un triste anniversaire au Liban : celui de l’assassinat de Bachir Gemayel en 1982, un homme qui a marqué l’histoire politique du pays et qui reste, pour beaucoup, un symbole de résistance, de nationalisme, et d’espoir pour une nation unie. Mais quarante-deux ans après sa mort, une question demeure : que reste-t-il de l’héritage de cet homme aux idées fortes et aux rêves ambitieux ? Si Bachir revenait aujourd’hui, il ne serait probablement pas satisfait de ce qu’il verrait. Entre divisions politiques, crises économiques, et luttes intestines, son héritage semble être dilapidé par ceux-là mêmes qui prétendent marcher dans ses pas.
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Notre destin doit-il tourner à une tragédie imposée?

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L’expression libanaise « Iza Allah be rid », signifiant « si Dieu le veut », reflète une vision du monde profondément ancrée dans une forme de soumission au destin. Cette mentalité, qui fait souvent écho dans la vie quotidienne des Libanais face aux tragédies ou aux difficultés, traduit une croyance en l’intervention divine comme seule explication possible aux événements, aussi tragiques soient-ils. Bien que cette approche ait une origine religieuse et culturelle compréhensible, elle peut également induire une certaine paralysie, un immobilisme qui empêche l’individu ou la société de prendre en main son propre avenir.

L’Édito de la Semaine: L’arrestation de Riad Salamé, entre coup d’éclat et ouverture d’une...

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L’arrestation de Riad Salamé, ancien gouverneur emblématique de la Banque du Liban (BDL), marque un tournant majeur dans l’histoire du Liban. Après des années de controverses et de scandales financiers ayant contribué à la débâcle économique du pays, Salamé est désormais confronté à la justice. Mais au-delà de sa personne, cette arrestation soulève des interrogations profondes : est-ce un geste symbolique pour détourner l'attention d'autres figures encore en place ? Ou bien, l'architecte du système, qui a permis les détournements massifs de fonds, pourrait-il être celui qui fait tomber le château de cartes ? L'onde de choc de cet événement, en tout cas, se propage à travers tout le tissu des administrations publiques.