Dans ce célèbre film, Ingmar Bergman met en scène les sens et contresens, les attitudes douces/amères et les tensions  ainsi que les évitements et conflits d’un drame entre un homme et une femme. Le regard du spectateur reflète le chassé croisé tacite de sa vie intime, l’état des liens vulnérables qui se croisent, se frôlent et se déchirent.

Le gouvernement libanais vit au rythme de ses misères une atmosphère semblable. Des personnages se disputent en son nom des places en toutes circonstances, et des accaparations auto-proclamées.
Des responsables négligent de devoir répondre aux vécus désastreux du citoyen et se justifient par l’intensification des efforts. Néanmoins, ils ne concernent pas des réponses immédiates, graduelles, progressives et tangibles pour les besoins urgents du citoyen. Les tractations  en cours entre les ministres ainsi que la reprise des suspensions confirment déjà la prévalence des conditions verbales pour bouger ensemble!

Le présent du libanais est bourré d’incohérences et de bousculades subies, sécuritaires, psychologiques et économiques. En voici quelques unes:
La loi des loyers est incomplète et inégalement appliquée. Le payment et la hausse de la mécanique sont injustifiées alors que les infractions les plus dangereuses sont dues en partie aux mauvaises routes, éteintes de nuit.
L’incapacité de trancher un budget national équilibré et l’absence de lutte ouverte contre les corrupteurs persistent alors que les soustractions multiples menacent déjà la poche vide du citoyen! Sa réalité crie dans le désert l’insécurité potentielle quotidienne due au déséquilibre démographique actuel et au débordement fréquent des enlèvements dans certaines régions.
La fréquente reprise des armes individuelles et le grave  déséquilibre de la croissance économique s’ajoutent à son étranglement. Il ressemble si bien aux « cris et chuchotements  » de par la cruauté tacite et le froid de tant de nos actuels responsables .

Cependant, dialoguer veut dire rencontrer l’autre, initier un niveau de communication et dégager une compréhension mutuelle. Chez nous celà reste un prétexte national pour installer des dispositions verbales au carrefour des coincements, des blocages, des distanciations, de la défense des préconçus, des tensions tacites et explicites… le temps d’éviter de crever tout abcès et tout irréversible dérapage !

Du dialogue certes mais un vrai et à tous les niveaux. Il n’est désormais utile que pour réduire au plus tôt les souffrances cumulées des gens. Ce serait alors un fait nouveau et la preuve au delà des mots et des gesticulations, que la civilité existe, que la pratique démocratique ordinaire prévaut et que la crédibilité à l’échelle nationale prend la place des cris et des chuchotements.

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