Aujourd’hui, dans la région de la Békaa-Nord, des frappes aériennes israéliennes ont causé des destructions massives, endommageant notamment le Qubbat Douris, également appelé le Dôme de Douris. Ce vestige ayyoubide du XIIIe siècle, un tombeau qui se dresse depuis plus de 800 ans près de Baalbek au Liban, a subi des dégâts importants à la suite des frappes violentes qui ont ravagé la ville.
Le Dôme de Douris représente un véritable témoin de la richesse du patrimoine historique et architectural du Liban. Construit à l’époque ayyoubide, il se distingue par ses colonnes en granit romain, récupérées d’anciens vestiges locaux, témoignant de l’histoire multi-civilisationnelle de la région. Ces colonnes, mêlant grandeur romaine et influences islamiques, constituent un lien physique entre le passé romain du Liban et son héritage islamique.
Des vidéos provenant de la scène montrent les dégâts considérables infligés au dôme, autrefois partie intégrante d’une nécropole antique. Ce monument, qui combinait des éléments romains et islamiques uniques, est aujourd’hui en grande partie endommagé après les frappes aériennes israéliennes qui ont également rasé plusieurs bâtiments dans la ville de Baalbek. Cette ville, célèbre pour ses temples romains et son importance historique, a longtemps été témoin de nombreux conflits, mais la destruction d’un tel monument illustre la perte culturelle irréparable qui accompagne ces violences répétées.
Les autorités locales et les défenseurs du patrimoine culturel ont exprimé leur indignation et leur tristesse face à cette destruction. Les dommages infligés au Qubbat Douris sont perçus comme une atteinte à l’identité historique du Liban, dont les racines s’étendent à travers plusieurs civilisations. Le tombeau, symbole de résilience ayant survécu à des siècles de guerres et de catastrophes naturelles, est désormais menacé de destruction permanente en raison de l’escalade actuelle des hostilités.
Les frappes sur Baalbek ont non seulement causé des pertes humaines et des destructions matérielles, mais elles soulèvent également des inquiétudes quant à l’impact à long terme sur le patrimoine culturel du Liban. Le dôme de Douris, avec ses colonnes romaines récupérées, était bien plus qu’un simple monument historique; il symbolisait la fusion des civilisations qui ont marqué cette région.
Cette attaque vient s’ajouter à une série de destructions récentes. Il y a deux jours à peine, les vieux souks de Nabatieh, un autre site emblématique du patrimoine libanais, ont été eux aussi détruits par une frappe israélienne. Cet espace historique, qui constituait le cœur commerçant traditionnel de la ville, a été rasé, provoquant une onde de choc au sein de la population et des défenseurs du patrimoine.
Ces événements s’ajoutent à la liste croissante des sites culturels et historiques endommagés dans le cadre du conflit en cours, ce qui alarme de plus en plus les organismes internationaux de préservation du patrimoine. La perte de tels monuments, souvent irremplaçables, représente un effacement tragique de l’histoire et de la mémoire, privant ainsi les générations futures de leur héritage culturel.



