Le 22 décembre 2024, lors d’un discours prononcé en Arizona, Donald Trump, président élu des États-Unis, a affirmé sa volonté de reprendre le contrôle des « intérêts stratégiques » américains. Cette déclaration s’inscrit dans une série d’annonces signalant une rupture claire avec les politiques de son prédécesseur, Joe Biden. Trump, connu pour son approche nationaliste et son franc-parler, a notamment ciblé des institutions internationales et des puissances étrangères, promettant un repositionnement radical des États-Unis sur la scène mondiale.
Un changement de cap diplomatique
Parmi les principaux engagements de Donald Trump figure son intention de retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’il a qualifiée de « corrompue » et « contrôlée par la Chine ». Selon , cette mesure reflète une vision isolationniste visant à redéfinir les priorités américaines, en privilégiant les intérêts nationaux au détriment des engagements multilatéraux.
Trump a également évoqué son intention de renforcer le contrôle américain sur des zones stratégiques, comme le canal de Panama. Cette annonce a suscité des réactions mitigées parmi les experts en relations internationales. Si certains y voient une tentative de contrebalancer l’influence croissante de la Chine dans les infrastructures mondiales, d’autres s’inquiètent des tensions potentielles avec les gouvernements locaux et les partenaires commerciaux des États-Unis.
Une posture ferme envers l’Iran et la Chine
Lors de son discours, Trump a réaffirmé sa volonté de durcir les sanctions contre l’Iran, qualifiant le régime de Téhéran de « menace majeure pour la paix mondiale ». Selon , cette position pourrait se traduire par une intensification des actions militaires américaines au Moyen-Orient, notamment en coordination avec des alliés comme Israël et l’Arabie saoudite.
La Chine figure également parmi les cibles principales de la rhétorique de Trump. Il a promis de « reprendre le contrôle de la chaîne d’approvisionnement » en réduisant la dépendance des États-Unis vis-à-vis des produits manufacturés chinois. Cette stratégie inclut des incitations fiscales pour les entreprises américaines relocalisant leur production, ainsi qu’une augmentation des droits de douane sur les importations en provenance de Chine. Selon , ces mesures pourraient renforcer les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies mondiales.
Les implications pour le Moyen-Orient
La posture affichée par Donald Trump pourrait avoir des conséquences importantes pour Israël, un allié clé des États-Unis. En durcissant sa position contre l’Iran, Trump pourrait renforcer la coopération militaire et diplomatique avec le gouvernement israélien. Selon , l’administration Trump prévoit d’augmenter les aides militaires à Israël et d’intensifier le partage de renseignements stratégiques.
Cependant, la politique commerciale de Trump pourrait compliquer les relations économiques entre Israël et les États-Unis. Les nouvelles taxes sur les produits technologiques, souvent fabriqués avec des composants chinois, pourraient affecter les exportations israéliennes vers les États-Unis. Par ailleurs, l’approche unilatérale de Trump risque d’isoler davantage Israël sur la scène internationale, en détournant l’attention de ses propres priorités diplomatiques.
Un discours divisant
Les promesses de Donald Trump ont reçu un accueil mitigé aux États-Unis et à l’étranger. Si ses partisans saluent une politique axée sur les intérêts nationaux, ses critiques redoutent un isolement grandissant des États-Unis et une aggravation des tensions internationales.
Lors d’un discours en Arizona, Donald Trump a déclaré vouloir « reprendre le contrôle de nos intérêts stratégiques ». Cette annonce reflète une politique étrangère plus nationaliste, ciblant l’Iran et la Chine, tout en promettant un soutien renforcé à des alliés comme Israël. Entre ruptures avec les institutions internationales et tensions commerciales, la posture de Trump suscite déjà des réactions divisées sur la scène mondiale.



