Le journal de 13h d’une grande chaine française hier ? À vomir. Un long sujet de plus d’une minute trente, truffé de détails poignants sur les militaires israéliens tombés à Benyamina. Le ton est solennel, dramatique, presque héroïque. Mais pour les enfants et les femmes palestiniens, brûlés vifs dans des tentes devant un hôpital à Gaza hier ? Quelques secondes, à peine, une parole. Aucun détail, et encore … si ce n’est la version fournie par l’armée israélienne. Tous des terroristes, y compris les bébés. Voilà tout. Pas de récit, pas d’humanité. Qu’une manière odieuse de justifier l’injustifiable.
Cette indignation sélective nous heurte de plein fouet. Comment est-il possible de consacrer tant de temps à la mort de soldats, alors que la souffrance des civils palestiniens est expédiée avec un tel mépris ? La douleur des uns est exposée, amplifiée, tandis que celle des autres est balayée d’un revers de main, comme si leurs vies comptaient moins.
Mais les excuses ne manquent pas. « Les journalistes ne sont pas sur place », disent-ils. Ils ne sont pas à Gaza parce qu’Israël les empêche d’y aller, parce que l’armée israélienne tue ceux qui osent s’approcher. Les images que l’on voit ? « Ce ne sont pas des images professionnelles », disent-ils encore. Comme si le cri d’un enfant sous les décombres devenait moins réel parce qu’il n’a pas été capté par une caméra certifiée. Comme si l’horreur nécessitait une validation médiatique pour exister.
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Et les bilans humains ? Ils sont systématiquement remis en question dès qu’ils viennent du côté palestinien, sous prétexte qu’ils proviennent du Hamas. Comme si cela effaçait la réalité des morts. Pourtant, les chiffres israéliens sont repris sans hésitation, sans question. Pourquoi cette différence de traitement ? Pourquoi cette indignation sélective qui semble décider de quelles tragédies méritent notre attention et lesquelles peuvent être oubliées ?
Il faut dire les choses comme elles sont. Ce traitement médiatique est une insulte à l’humanité. La mission de la presse est d’informer avec honnêteté, de ne pas hiérarchiser les vies selon des critères arbitraires. Pourtant, jour après jour, nous voyons cette distorsion se répéter. Chaque jour, cette indignation sélective nous rappelle que, pour certains, certaines vies valent plus que d’autres.
Heureusement, les gens ne sont plus dupes. Si ces images ne passent pas à la télévision, censurées ou ignorées par les grands médias, elles circulent sur les réseaux sociaux. La vérité des civils palestiniens, celle qu’on tente de faire taire, éclate sur nos écrans. Partagée par des milliers de citoyens qui refusent de rester silencieux, elle brise le mur du mensonge médiatique.



