Une affluence historique venue de tout le Liban et de l’étranger
Dès l’aube, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Beyrouth pour assister aux funérailles de Hassan Nasrallah et Hashem Safieddine. La cérémonie officielle a débuté à 13h, mais bien avant cela, la capitale libanaise était déjà envahie par des cortèges venus des quatre coins du pays.
Les routes menant à la Cité sportive Camille Chamoun, lieu principal des funérailles, sont saturées de véhicules et de bus transportant les partisans du Hezbollah. En provenance de la vallée de la Bekaa, du sud du Liban, de Saïda, Nabatieh, Jabal Amel, et même de Tripoli, des foules immenses ont convergé vers Beyrouth, bravant le froid et le verglas. D’après les estimations, plus de 200 000 personnes de la seule région de la Bekaa ont rejoint la capitale dans la nuit et la matinée.
Le Hezbollah a mis en place un dispositif logistique impressionnant pour accueillir les foules. Des équipes sanitaires et de secours de la branche médicale du Hezbollah et de la Défense civile islamique sont déployées sur toutes les routes principales, assurant assistance et prise en charge des pèlerins. Le mouvement Amal, allié historique du Hezbollah, a également mobilisé ses volontaires pour assurer la fluidité du trafic et l’accompagnement des délégations venues en masse, alors que son président, le président de la chambre et représentant du président de la république vient d’arriver sur place.
La Cité sportive et le mausolée de Nasrallah pris d’assaut par la foule
Alors que la cérémonie funéraire débute, les abords du stade Camille Chamoun sont noirs de monde. L’enceinte sportive, d’une capacité de 50 000 places, est totalement saturée, obligeant des dizaines de milliers de personnes à suivre les funérailles depuis des écrans géants installés à l’extérieur.
En parallèle, des masses de fidèles se sont rassemblées autour du mausolée de Hassan Nasrallah, où des milliers de personnes attendent le passage du cortège funéraire. L’ambiance est chargée d’émotion, avec des chants religieux, des slogans de résistance et une mer de drapeaux du Hezbollah flottant dans l’air.
Les rues adjacentes, notamment la route de l’aéroport et les abords de l’ambassade du Koweït, sont envahies par les participants qui souhaitent voir passer les cercueils des deux dirigeants, placés sur une châsse spéciale, transportée par un cortège sécurisé.
Un dispositif sécuritaire de grande ampleur
Les autorités libanaises ont renforcé la sécurité autour de la cérémonie, sous la supervision directe du ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajar. Il a suivi depuis ce matin l’application des mesures sécuritaires mises en place par les forces de l’ordre, l’armée et la défense civile.
Le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Osman, a supervisé le déploiement des unités chargées de réguler le trafic, protéger les foules et encadrer l’énorme cortège funéraire. Dès la nuit dernière, des barrages de sécurité ont été installés sur toutes les routes principales menant à Beyrouth, afin de contrôler le flot de participants.
Un hommage international, avec une forte présence iranienne et syrienne
La portée des funérailles dépasse le cadre du Liban. De nombreuses délégations étrangères sont présentes, notamment venues de Syrie, d’Iran et d’autres pays arabes. Un message de solidarité a été transmis par le peuple syrien :
« Que la Miséricorde de Dieu soit sur toi, notre martyr, maître de victoires et de fierté. Du peuple libre de Syrie. »
Par ailleurs, six avions iraniens ont atterri ce matin à l’aéroport international de Beyrouth, transportant de hautes figures politiques et religieuses :
- Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi
- Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Qalibaf
- Une délégation du bureau du guide suprême, Ali Khamenei
- La famille du président iranien martyr Ebrahim Raïssi
- Un avion transportant des personnalités influentes et des représentants du clergé iranien
L’arrivée de ces délégations illustre l’importance stratégique du Hezbollah pour l’Iran et le rôle de la cérémonie dans la dynamique géopolitique régionale.


