Lors d’une interview sur la station « Sawt Kol Loubnan » dans le cadre du programme « Rencontre du dimanche », le député Georges Okais, membre du bloc parlementaire « La République Forte », a abordé plusieurs sujets brûlants de l’actualité politique au Liban. Dans ses déclarations, il a insisté sur la nécessité pour chaque institution constitutionnelle de jouer son rôle, tout en évoquant le débat autour du rôle de Nabih Berri, président de la Chambre des députés, dans les négociations au nom du Liban.
Constitution et répartition des rôles
Georges Okais a souligné que « le président de la République détient, selon la Constitution libanaise, l’autorité de négocier au nom du Liban, et non le président du Parlement ». Bien qu’il ait reconnu la capacité et la patriotisme de Nabih Berri, il a insisté sur le fait que chaque institution doit se limiter à ses prérogatives constitutionnelles. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les rôles et responsabilités des institutions sont souvent remis en question dans un climat de crise politique persistante.
L’impasse politique et les institutions paralysées
En réponse à une question sur l’état actuel de la scène politique libanaise, Okais a affirmé que « l’existence de divergences politiques est naturelle dans tout système démocratique, mais cela ne devrait pas conduire à une paralysie des institutions sous des prétextes infondés ». Ces propos viennent alors que le Liban traverse une période de blocage politique, notamment avec l’absence prolongée d’élection présidentielle et la difficulté à former un gouvernement efficace.
Le dossier de la direction de l’armée
Sur le sujet du commandement de l’armée libanaise, Okais a appelé à des « législations exceptionnelles », en raison des « circonstances exceptionnelles aiguës » que traverse le pays. Il a particulièrement plaidé en faveur de la prolongation du mandat de l’actuel commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, en soulignant que cette décision serait nécessaire pour maintenir la stabilité dans un environnement marqué par des tensions sécuritaires et politiques.
Contexte politique et sécuritaire complexe
Ces déclarations interviennent dans un climat de tensions croissantes, où les institutions libanaises sont confrontées à des défis majeurs. Le mandat du général Joseph Aoun, figure clé dans la stabilité sécuritaire du pays, est devenu un point de débat. Par ailleurs, les différends politiques autour de la présidence de la République et des responsabilités constitutionnelles reflètent les divisions profondes entre les principaux blocs parlementaires.



