Israël a récemment averti les États-Unis qu’il pourrait frapper l’aéroport international de Beyrouth si l’Iran continue d’utiliser cette infrastructure pour acheminer des fonds au Hezbollah. Une telle menace, révélée par The Wall Street Journal, illustre une escalade préoccupante dans le conflit régional, alors que les tensions entre Israël, l’Iran et leurs alliés s’intensifient.
Des accusations israéliennes contre l’Iran
Selon le journal américain, Israël a informé la commission de cessez-le-feu dirigée par les États-Unis que des diplomates iraniens et d’autres individus achemineraient des dizaines de millions de dollars en liquide au Hezbollah. Cet argent, selon Israël, servirait à renforcer les capacités militaires et logistiques du groupe chiite libanais.
Les services israéliens affirment que des émissaires iraniens se rendraient régulièrement à Beyrouth depuis Téhéran avec des valises remplies de dollars américains. En parallèle, des citoyens turcs seraient également impliqués dans un réseau de transfert d’argent depuis Istanbul vers le Liban. Ces allégations, si elles sont avérées, révèlent un financement clandestin à grande échelle visant à soutenir le Hezbollah dans un contexte de montée des tensions avec Israël.
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Un responsable de la sécurité libanaise a toutefois réfuté ces accusations, assurant que l’aéroport de Beyrouth est sous étroite surveillance pour empêcher toute contrebande d’argent liquide vers le Hezbollah. Toutefois, il a reconnu que des biens précieux, tels que les pierres précieuses et les diamants, pourraient échapper aux contrôles.
Le spectre d’une frappe israélienne sur Beyrouth
L’hypothèse d’un raid israélien sur l’aéroport de Beyrouth représente une menace sérieuse pour la stabilité du Liban. Une telle action pourrait entraîner une escalade militaire majeure dans la région, alors que le Liban peine encore à se remettre de ses crises économiques et politiques.
Israël justifie cette menace en affirmant que l’aéroport sert de plaque tournante pour les activités iraniennes, ce qui constituerait une violation des résolutions internationales interdisant l’acheminement d’armes ou de fonds à des groupes armés non étatiques. Toutefois, une attaque israélienne sur une infrastructure civile libanaise soulèverait de vives condamnations internationales et risquerait d’élargir le conflit à un niveau régional.



