Le 25 octobre 2024, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a publié un communiqué dénonçant les tirs israéliens à l’encontre de ses casques bleus, stationnés à un poste d’observation près de Dhayra, au sud du Liban. L’incident s’est produit le 22 octobre, lorsque des soldats israéliens, engagés dans » des opérations de nettoyage de maisons » à proximité, ont ouvert le feu sur les observateurs de la FINUL après avoir réalisé qu’ils étaient surveillés. Les gardes en poste se sont retirés pour éviter d’être touchés.
Escalade des tensions autour des positions de la FINUL
Cet incident s’inscrit dans une série d’actions hostiles menées par l’IDF contre les positions de la FINUL le long de la Ligne bleue, la frontière entre le Liban et Israël. Selon la FINUL, l’armée israélienne a à plusieurs reprises exigé que les forces de l’ONU évacuent leurs positions, tout en s’en prenant délibérément aux équipements de surveillance, d’éclairage et de communication des casques bleus.
Malgré ces pressions croissantes, la FINUL a réaffirmé son engagement à rester sur le terrain et à accomplir ses tâches mandatées, qui incluent la surveillance et le rapport des événements dans la région conformément à la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. La mission continue de jouer un rôle clé dans la prévention d’une escalade du conflit entre Israël et le Hezbollah, bien que les tensions persistent.
Rappel des obligations internationales
La FINUL a fermement rappelé à l’IDF et à toutes les parties en présence leur obligation de garantir la sécurité des personnels et des biens des Nations unies. L’organisation a souligné que toute attaque délibérée contre les casques bleus constitue une grave violation du droit international humanitaire ainsi que de la Résolution 1701, qui régit le cessez-le-feu entre Israël et le Liban et le rôle de la FINUL dans cette zone sensible.
Conséquences et préoccupations internationales
L’escalade des tensions entre Israël et la FINUL inquiète la communauté internationale, qui voit dans ces incidents un risque pour la stabilité fragile de la région. Les attaques contre les forces de maintien de la paix sont non seulement une violation des normes internationales, mais elles compromettent également les efforts de l’ONU pour maintenir la paix et la sécurité le long de la frontière. La FINUL est une composante essentielle de l’architecture sécuritaire dans cette région, et toute détérioration de sa capacité à opérer librement pourrait avoir des conséquences graves sur la situation humanitaire et sécuritaire.



