Dans un contexte de tensions persistantes au sud du Liban, les forces de l’armée libanaise ont entamé un déploiement stratégique autour de la ville de Khiam. Selon un communiqué officiel, ces unités ont pris position en cinq points clés, en coordination avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Cette opération marque la première phase d’un déploiement destiné à sécuriser la zone, concomitamment au retrait des forces israéliennes.
Une opération complexe et graduelle
Pour l’heure, le déploiement de l’armée n’a pas été entièrement achevé. Les autorités militaires expliquent que l’entrée dans Khiam est retardée en attendant l’arrivée d’unités spécialisées. Leur mission principale consistera à effectuer des relevés techniques et à neutraliser les explosifs non détonés, laissés dans la région après le conflit. Cette précaution vise à prévenir tout risque pour les habitants et les soldats.
Par ailleurs, l’armée a diffusé des consignes strictes exhortant les habitants à ne pas approcher des zones concernées. Cette mesure, selon le communiqué, restera en vigueur jusqu’à la fin de l’opération.
Une situation sécuritaire tendue
Dans le même temps, les tensions persistent dans le ciel de Marjayoun où des avions de chasse israéliens survolent fréquemment la région. Ce survol intensif est perçu comme une violation flagrante du cessez-le-feu et des résolutions internationales, exacerbant une situation déjà fragile.
Le soutien politique au déploiement militaire
Le Premier ministre, Najib Mikati, a salué cette initiative de l’armée qu’il considère comme un jalon essentiel dans la mise en œuvre du cessez-le-feu. « La présence de nos forces à Khiam et Marjayoun reflète notre volonté d’étendre l’autorité de l’État dans le sud et de respecter nos engagements internationaux », a-t-il déclaré.
Il a également souligné le rôle crucial de la Commission de supervision quinquennale dans la facilitation de ce processus. Mikati a appelé à des actions plus fermes pour mettre fin aux violations israéliennes du cessez-le-feu, qui ont récemment causé des pertes humaines. « Nous exigeons le retrait complet d’Israël de toutes les zones occupées et le respect intégral de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté.
Une coopération internationale en cours
En marge des développements militaires, Mikati a intensifié les contacts diplomatiques. Lors d’un appel téléphonique avec Antonio Costa, le nouveau président du Conseil européen, il a exprimé ses félicitations et discuté des moyens de renforcer la coopération entre le Liban et l’Union européenne. Les échanges ont également porté sur le rôle potentiel de l’Europe dans la promotion de la stabilité régionale et le soutien aux efforts libanais.
Dans une autre initiative diplomatique, le Premier ministre a reçu un appel du ministre des Affaires étrangères d’Autriche, Alexander Schallenberg. Cette discussion a permis de faire le point sur la situation dans le sud du Liban et d’explorer les possibilités d’un appui international accru pour aider le pays à surmonter ses crises.



