Le patriarche maronite Béchara Boutros Rahi, qui a annoncé par ailleurs qu’il rencontrera prochainement le Président de la République, le général Michel Aoun, a estimé que le Liban, pays neutre, civil, de rencontre et de pluralisme, du vivre-ensemble, qui était ouvert à tous à l’est et à l’ouest, « à l’exception d’Israël, qui occupait nos terres », est isolé du monde.
Cela n’est pas notre identité, déplore le responsable religieux, « notre identité est une neutralité positive et constructive, pas celle de la guerre. »
La neutralité est une demande internationale, européenne et arabe. Nous exigeons la neutralité, c’est-à-dire l’engagement pour la sécurité, la justice et les droits de l’homme, et ce pont entre l’Est et l’Ouest.
Le dignitaire religieux répondait ainsi à la fois à la menace posée par la réglementation américaine CAESAR Act qui menace de sanctions économiques toutes personnes, entités ou états menant des affaires avec la Syrie d’une part et l’appel à l’ouverture à l’est, Syrie, Iran, jusqu’à la Chine par le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah et la controverse qui s’est ainsi emparée du Liban.



