Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a reçu aujourd’hui à Ain el-Tineh le commissaire général de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), Philippe Lazzarini, accompagné de la directrice de l’UNRWA au Liban, Dorothy Klaus, ainsi que d’une délégation de l’agence. La rencontre a porté sur la situation actuelle au Liban et dans la région, dans le contexte des agressions israéliennes continues contre le Liban et la bande de Gaza, ainsi que sur le rôle de l’UNRWA face à ces crises.
Les tensions régionales au cœur des discussions
Lors de cette réunion, Philippe Lazzarini a exprimé ses préoccupations concernant la situation dramatique qui se déroule actuellement à Gaza et en Cisjordanie, mais aussi les tensions croissantes entre Israël et le Liban. Il a souligné que la violence et les hostilités en cours ont déjà provoqué des déplacements massifs de populations tant au nord d’Israël qu’au sud du Liban. Lazzarini a averti qu’il est essentiel de se préparer au pire, tout en espérant que la situation n’atteigne pas un point critique.
Il a également insisté sur l’importance de déployer tous les efforts possibles pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza, tout en travaillant à la libération des otages et à l’amélioration de l’assistance humanitaire destinée à la population civile.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
L’UNRWA sous pression : attaques et pressions pour son démantèlement
Lazzarini a profité de cette rencontre pour évoquer les difficultés rencontrées par l’UNRWA, qui subit des attaques régulières. Il a notamment évoqué les appels lancés pour le démantèlement de l’agence, avec des pressions croissantes venant du parlement israélien, la Knesset. « Il ne se passe presque pas un jour sans que les installations ou les employés de l’UNRWA à Gaza ne soient pris pour cible, » a-t-il déclaré, rappelant que l’agence joue un rôle crucial dans la fourniture d’aides vitales aux réfugiés palestiniens dans une région en proie à des violences continues.
Une situation humanitaire alarmante à Gaza
La situation à Gaza reste particulièrement préoccupante. Alors que la communauté internationale cherche des moyens de mettre fin aux hostilités, l’UNRWA redouble d’efforts pour fournir des services de première nécessité à une population assiégée. Cependant, la continuité de ces opérations est mise à mal par les attaques visant directement les infrastructures de l’UNRWA et les restrictions imposées par le conflit.
Les implications pour le Liban
Outre les discussions sur Gaza, Lazzarini et Berri ont abordé les répercussions des tensions israélo-libanaises sur le Liban. Le sud du Liban est particulièrement vulnérable en raison des affrontements sporadiques à la frontière, et le pays fait déjà face à une crise socio-économique qui complique encore la gestion des déplacements internes.
Nabih Berri a souligné l’importance du rôle de l’UNRWA, non seulement à Gaza, mais aussi au Liban, où l’agence reste un acteur clé pour les réfugiés palestiniens. Il a réaffirmé l’engagement du Liban à protéger et soutenir ces populations, tout en appelant à la communauté internationale pour une plus grande implication dans la résolution des crises humanitaires régionales.



