dimanche, février 22, 2026

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Le retour à la session parlementaire pour l’élection d’un nouveau président le 9 janvier prochain

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Moins de 48 heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le Liban et Israël, le président du Parlement, Nabih Berri, a annoncé la tenue d’une session parlementaire le 9 janvier 2025, afin de procéder à l’élection d’un nouveau président. Cette annonce survient au début de la session législative d’aujourd’hui, au cours de laquelle la prolongation du mandat du commandant en chef de l’Armée libanaise, le général Joseph Aoun, a été discutée. Aoun, l’un des candidats les plus en vue à la présidence, est désormais au cœur des débats politiques concernant l’avenir du Liban.

Le vide présidentiel qui dure depuis octobre 2022

Le Liban est plongé dans un vide présidentiel depuis plus de deux ans, à la suite de la fin du mandat de l’ancien président Michel Aoun, le 31 octobre 2022. Le pays n’a pas été en mesure de désigner un nouveau chef de l’État, malgré les efforts répétés du Parlement pour organiser des sessions électorales. Ce vide a paralysé le système politique libanais, déjà fragilisé par des crises économiques, des tensions internes et la menace constante des conflits extérieurs, en particulier avec Israël.

Candidats non résolus et fragilité du Hezbollah?

L’absence de président et la difficulté à parvenir à un consensus sur un nom reflètent la complexité politique actuelle du Liban. Aucun candidat n’a réussi à obtenir le soutien nécessaire pour être élu, et les divisions au sein des partis politiques, en particulier autour du rôle du Hezbollah, compliquent davantage la situation.

Certains analystes estiment que le Hezbollah, après des mois de tensions liées au conflit avec Israël, pourrait se retrouver affaibli politiquement, ce qui pourrait potentiellement ouvrir la voie à une élection présidentielle qui ne soit pas dominée par ses alliés traditionnels. Plusieurs partis et figures politiques se demandent si le vide présidentiel et l’instabilité régionale ont altéré la position de pouvoir du Hezbollah, ce qui pourrait influencer la sélection du prochain président.

L’appel à un président consensuel et l’option de Joseph Aoun

Lors de la session parlementaire, Nabih Berri a évoqué la nécessité d’accélérer l’élection d’un président, soulignant qu’il devrait être un leader capable de « réunir et non diviser ». Ce commentaire a été perçu par certains comme un recul par rapport à la proposition de soutenir l’ex-député Sleiman Frangieh, un proche du Hezbollah, dont la candidature semblait avoir provoqué des tensions. Cette annonce de Berri pourrait marquer un tournant, suggérant une ouverture à une solution plus consensuelle.

Le général Joseph Aoun, figure militaire respectée et candidat prisé, est vu par beaucoup comme une option viable, bien que son élection reste incertaine. Il est perçu comme une personnalité qui pourrait incarner l’unité nationale sans poser de défi majeur à l’un des camps politiques. Cependant, sa candidature n’est pas encore résolue, et il reste à voir s’il pourra surmonter les obstacles politiques pour obtenir le soutien nécessaire à sa nomination.

Une période de transition décisive pour le Liban

Le retour à une session parlementaire pour l’élection d’un président et la perspective de la nomination de Joseph Aoun marquent une étape significative dans la recherche d’une stabilité politique au Liban. Toutefois, avec le Hezbollah qui continue d’exercer une grande influence dans le pays, la question de la future présidence reste hautement sensible et incertaine. L’élection d’un président consensuel, capable de naviguer entre les factions rivales, sera cruciale pour la future gouvernance du Liban et pour la consolidation de la paix interne après des années de division.

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Newsdesk Libnanews
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