L'Hôpital Notre Dame de Jounieh. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com
L'Hôpital Notre Dame de Jounieh. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com

Le syndicat des hôpitaux privés a, de nouveau, sonné l’alarme face à la situation catastrophique que traverse actuellement le Liban, menaçant à son tour de s’effondrer, indique son communiqué.

Aujourd’hui nous sommes arrivés au bout Il n’y a plus de place pour manœuvrer, gagner du temps et embellir les choses. Les hôpitaux perdent jour après jour leurs capacités, et il est difficile pour le citoyen, jour après jour, de se faire soigner. 

Communiqué du syndicat des hôpitaux privés.

Ils déplorent ainsi le manque d’électricité et de carburant nécessaires pour les générateurs des hôpitaux ou encore pour permettre aux médecins et personnel hospitalier de se déplacer.

Des départements ont du être fermés et les climatiseurs des chambres des hôpitaux fermés, souligne le communiqué, qui souligne les manques de l’état. Aussi, après que les autorités locales ont trouvé d’importantes quantités de carburants, peu sont parvenues aux établissements hospitaliers, soulignent-ils.

Par ailleurs, la quasi-disparition de nombreux médicaments et la hausse des prix du matériel aujourd’hui démontre, toujours selon les représentants hospitaliers, que les fonds ont servi à enrichir les agences exclusives des médicaments et des équipements médicaux et non à subvenir aux besoins locaux. Ils soulignent que les vendeurs de médicaments tentent actuellement d’exiger le paiement préalable des marchandises avant livraison et en devises étrangères au tarif du marché.

Concernant les revenus des hôpitaux, ils restent impactés par des tarifs toujours basés sur un taux de parité de 1507 LL/USD, contraignant ces derniers à demander aux patients de prendre en charge les coûts supplémentaires, ce qui aurait pu être évité si les subventions avaient été directement accordées aux patients au lieu d’aller dans les poches des entreprises d’importation des médicaments et équipements.

L’ajustement des salaires des employés hospitaliers et des médecins via ces subventions aurait pu éviter ainsi le départ d’un certain nombre d’entre eux, alors qu’un grand nombre d’hôpitaux ne seront plus en mesure de fournir de nombreux services précis et nécessaires, notamment pour les personnes souffrant de cancers, les personnes dialysées ou encore les personnes devant subir des opérations chirurgicales alors que les produits anesthésistes manquent.

Les propriétaires des hôpitaux soulignent que leurs établissements ont perdu 90% de la valeur des comptes avant la détérioration de la parité entre livre libanaise et dollar et que certaines banques refusent également de payer les salaires des employés et des médecins ou encore d’honorer les chèques bancaires pour acheter du matériel médical.

Les hôpitaux demandent par conséquent l’activation du conseil supérieur de la santé qui devra mettre en oeuvre les solutions nécessaires face à cet effondrement. Cependant d’ici moins de 2 semaines, un certain nombre d’hôpitaux devront fermer leurs portes.

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