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Liban/Israël: Cessez-le-feu étendu au 18 février; 22 morts et 124 blessés

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Dimanche 26 janvier, la région frontalière du sud du Liban a été le théâtre de violences meurtrières, alors que les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des civils tentant de regagner leurs villages. Ces tirs ont causé la mort de 22 personnes, dont un soldat de l’armée libanaise, et blessé 124 autres, selon le ministère libanais de la Santé. Ces événements surviennent dans un contexte marqué par l’incertitude autour du respect des termes de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024 entre Israël et le Liban, sous la médiation des États-Unis.

Cet accord, initialement prévu pour prendre fin le 26 janvier 2025 avec le retrait total des forces israéliennes, a été prolongé jusqu’au 18 février 2025. Cette extension, annoncée par la Maison-Blanche, est censée permettre des négociations sur des questions sensibles, notamment la libération des prisonniers libanais capturés après le 7 octobre 2023.

L’extension du cessez-le-feu : une nécessité sous haute tension

La décision d’étendre le cessez-le-feu de près d’un mois a été annoncée par les États-Unis, garants de l’accord aux côtés de l’ONU. Selon un communiqué de la Maison-Blanche, cette prolongation permettra au Liban, à Israël et aux États-Unis d’entamer des négociations sur des questions restées en suspens, notamment le sort des prisonniers libanais détenus par Israël.

Cette extension a pour but d’éviter une reprise des hostilités, alors que les violations du cessez-le-feu se multiplient. Les Nations unies, par l’intermédiaire de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), ont exprimé leur préoccupation face à l’incapacité des deux parties à respecter les délais prévus dans l’accord initial. La FINUL a rappelé que ces violations compromettent la sécurité et le retour des civils dans les villages frontaliers.

Retour des civils : un pari risqué

Le retour des populations dans les villages frontaliers du sud du Liban reste au cœur des préoccupations. Alors que le cessez-le-feu devait initialement permettre un retour sécurisé des déplacés, les tirs israéliens de dimanche montrent que les conditions pour un tel retour ne sont toujours pas réunies. Selon les Nations unies, la présence continue des troupes israéliennes et les tirs indiscriminés sur les civils entravent gravement le processus.

Des centaines de personnes tentent néanmoins de regagner leurs maisons, souvent dans des zones où la destruction et les dangers restent omniprésents. Les autorités libanaises, appuyées par la FINUL, ont appelé les habitants à suivre les consignes des forces armées libanaises pour garantir leur sécurité.

La réponse internationale : pressions et diplomatie

Face à la montée des tensions, la communauté internationale a intensifié ses efforts pour préserver le cessez-le-feu. Le président français Emmanuel Macron, également impliqué dans la médiation, a exhorté Israël à respecter ses engagements, notamment le retrait de ses troupes des zones occupées. Il a également insisté sur l’urgence de mettre fin aux violations répétées des termes de l’accord.

Les Nations unies ont, pour leur part, souligné l’importance de la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Cette résolution, adoptée en 2006, reste le cadre principal pour garantir la stabilité au sud du Liban, en exigeant notamment le retrait total des forces israéliennes, le désarmement des groupes armés non autorisés et le déploiement des forces armées libanaises.

Dans une déclaration conjointe, Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, et le général de corps d’armée Aroldo Lázaro, chef de la FINUL, ont réitéré leur engagement à soutenir le Liban dans ce processus délicat. Ils ont également appelé les deux parties à respecter leurs obligations et à éviter toute nouvelle escalade.

Un contexte politique complexe

L’extension du cessez-le-feu intervient dans un contexte politique tendu au Liban, marqué par une crise institutionnelle persistante. L’élection récente d’un président et la désignation d’un Premier ministre offrent un espoir fragile de stabilisation, mais les défis restent nombreux.

La gestion de la crise au sud du pays est un test pour les nouvelles autorités libanaises, qui doivent jongler entre la pression internationale, la protection de leurs citoyens et les tensions internes. La présence de groupes armés comme le Hezbollah ajoute une couche de complexité, alors que ce dernier continue de jouer un rôle clé dans la région.

Les défis humanitaires et sécuritaires

Outre les tensions politiques et militaires, le sud du Liban fait face à une crise humanitaire alarmante. Les services de santé sont débordés par l’afflux de blessés, tandis que de nombreux villages restent en ruines. La reconstruction et le retour des civils dépendent largement de l’aide internationale et de la capacité du Liban à stabiliser la région.

La FINUL, en coordination avec l’armée libanaise, continue de surveiller la situation et de fournir une assistance humanitaire. Toutefois, son mandat reste limité, et la gestion de la sécurité incombe principalement aux forces libanaises.

Un avenir incertain

L’extension du cessez-le-feu jusqu’en février 2025 offre un répit temporaire, mais les défis à surmonter restent considérables. Le respect des termes de l’accord et la mise en œuvre de la résolution 1701 sont essentiels pour éviter une reprise des hostilités. La communauté internationale devra redoubler d’efforts pour garantir la stabilité et soutenir le Liban dans cette période critique.

Alors que les négociations sur les prisonniers libanais et d’autres questions sensibles se profilent, la situation au sud du Liban montre que la paix reste précaire. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si cette extension du cessez-le-feu peut conduire à une résolution durable du conflit ou si la région plongera de nouveau dans la violence.

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Newsdesk Libnanews
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