Le 1er février 2026, des tracts lancés par les forces israéliennes ont explicitement menacé l’hôpital Martyr Salah Ghandour, situé dans le sud du Liban, déclenchant une série de condamnations officielles de la part des autorités sanitaires libanaises. Cet incident, survenu dans un contexte de tensions persistantes à la frontière, met en lumière les risques pesant sur les infrastructures médicales civiles, protégées par le droit international humanitaire. Le ministère de la Santé publique libanais a réagi avec vigueur, qualifiant ces menaces d’« agression grave et violation flagrante des lois et conventions internationales », en particulier du droit international humanitaire qui garantit une protection totale aux hôpitaux, aux installations sanitaires et aux équipes médicales en toutes circonstances.
Dans un communiqué publié le même jour, le ministère a insisté sur le caractère purement humanitaire des hôpitaux, qui se consacrent au traitement des blessés et des malades sans discrimination. Toute cible ou menace à leur encontre met en péril la vie des patients et des personnels soignants, constituant une infraction qualifiée impossible à justifier sous quelque prétexte que ce soit. Le ministère a souligné la nécessité impérieuse de neutraliser l’ensemble du secteur sanitaire de toute action hostile, et a exhorté la communauté internationale, ainsi que les organisations sanitaires et humanitaires mondiales, à assumer leurs responsabilités en exerçant des pressions pour mettre fin à ces violations et assurer la protection des installations médicales et de leurs employés, conformément aux accords internationaux pertinents.
Le ministère de la Santé a par ailleurs affirmé suivre ce dossier avec une attention particulière, plaçant la sécurité des patients et des équipes médicales au sommet de ses priorités. Il s’est engagé à ne pas hésiter à prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder les institutions sanitaires au Liban. Cette position ferme reflète les défis récurrents auxquels font face les structures de santé dans les zones frontalières, où les tensions géopolitiques menacent constamment la continuité des soins.
L’administration de l’hôpital Martyr Salah Ghandour réplique aux allégations infondées
L’administration de l’hôpital Martyr Salah Ghandour, directement visé par ces tracts, a publié une déclaration détaillée le 1er février 2026, rejetant catégoriquement les accusations portées par les forces israéliennes. Depuis sa fondation lors de la Libération sacrée en 2000, l’hôpital s’est consacré à sa mission humanitaire, fournissant des services de santé à la population locale de toutes confessions, avec un engagement total de son personnel médical et administratif. Les agressions répétées des forces sionistes, depuis la guerre de juillet 2006 et jusqu’à présent, n’ont pas entravé cette vocation, malgré les dommages matériels subis et les pertes en vies humaines parmi ses cadres médicaux et non médicaux. À chaque reprise, l’hôpital s’est relevé grâce à la détermination de ses équipes, poursuivant son rôle humanitaire sans faille.
La déclaration a qualifié les tracts de menace claire et explicite contre l’ensemble du personnel de l’hôpital, reposant sur des arguments fragiles et sans fondement. L’administration considère cette publication comme une tentative de semer la terreur parmi les civils. Elle condamne et dénonce ces fausses allégations, qui ne visent qu’à répandre la peur. Elle rejette toute tentative de déformer l’image de l’hôpital, qui exerce son rôle humanitaire en dehors de tout agenda militaire.
Un appel pressant a été lancé aux autorités locales et internationales compétentes pour qu’elles assument leurs responsabilités, empêchent la répétition de telles pratiques et garantissent la protection des établissements de santé, qui représentent la première ligne de défense pour la vie des innocents. La déclaration conclut en affirmant que l’hôpital restera fidèle à sa mission humanitaire, et que ces tentatives ne le dissuaderont pas d’accomplir son devoir envers les malades et les nécessiteux.
Syndicat des propriétaires d’hôpitaux : un « manquement au droit international » inacceptable
Le syndicat des propriétaires d’hôpitaux au Liban a, à son tour, exprimé son indignation dans un communiqué diffusé le 1er février 2026. Il a condamné les menaces dirigées contre tout hôpital, les qualifiant de violation du droit international et de toutes les conventions reconnues. Spécifiquement, il a dénoncé les menaces visant l’hôpital Martyr Salah Ghandour.
Le syndicat a appelé la communauté internationale et toutes les organisations humanitaires à agir pour protéger le secteur sanitaire et ses équipes, en application des conventions internationales, notamment les Conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels. Ces textes imposent une protection stricte des hôpitaux, des unités médicales et de leurs personnels lors des conflits armés, et en toutes circonstances, afin de garantir la fourniture de soins aux blessés et aux malades.
Cette intervention du syndicat met en évidence les implications plus larges de telles menaces sur l’ensemble du système hospitalier libanais, particulièrement vulnérable dans les régions du sud exposées aux escalades militaires. Les propriétaires d’hôpitaux insistent sur le respect absolu de ces normes internationales, qui transcendent les considérations politiques et assurent la continuité des services essentiels.
Centre médical du Liban à Al-Hadat : les hôpitaux, bastions humanitaires intouchables
Le Centre médical du Liban à Al-Hadat a réagi promptement le 1er février 2026 par un communiqué condamnant les menaces contre l’hôpital Martyr Salah Ghandour. Il les a décrites comme une violation grave des lois et conventions internationales, en particulier du droit international humanitaire qui assure la protection des établissements de santé et du personnel médical.
Le communiqué a rappelé que les hôpitaux sont des institutions purement humanitaires, dont la mission consiste à sauver des vies et à traiter les patients sans discrimination. Toute cible ou menace à leur encontre met en danger la vie des patients et des travailleurs, constituant un crime injustifiable. Il a insisté sur la nécessité de neutraliser le secteur de la santé de toute action hostile.
Un appel a été adressé aux organismes internationaux concernés pour qu’ils assument leurs responsabilités et assurent la protection des établissements de santé et de leurs travailleurs. Le centre a souligné que la sécurité des patients et du personnel médical reste une priorité absolue dans l’exercice de sa mission humanitaire.
Cette prise de position renforce le consensus au sein des institutions médicales libanaises, soulignant l’unité face aux pressions extérieures et la détermination à maintenir les soins malgré les risques.
Syndicat des médecins du Liban : une responsabilité internationale pour protéger les installations sanitaires
Le syndicat des médecins du Liban à Beyrouth a exprimé son désarroi le 1er février 2026 dans un communiqué, dénonçant la menace subie par l’hôpital Martyr Salah Ghandour, surtout au vu des conventions internationales qui l’interdisent.
Il a affirmé que la protection des hôpitaux et des installations sanitaires relève d’une responsabilité internationale, et que toutes les parties doivent la respecter. Cette déclaration met l’accent sur l’aspect global de la question, impliquant non seulement les acteurs locaux mais aussi les instances supranationales chargées de veiller au respect du droit humanitaire.
Hôpital universitaire Cheikh Ragheb Harb : un « outrage flagrant » aux normes internationales
L’administration de l’hôpital universitaire Cheikh Ragheb Harb à Nabatieh a condamné avec force les menaces sionistes récentes contre l’hôpital Martyr Salah Ghandour dans un communiqué du 1er février 2026. Elle les a qualifiées d’agression flagrante contre les lois, conventions internationales et humanitaires, et de violation flagrante de la sainteté des installations médicales et de leur rôle neutre au service de l’humanité.
Le communiqué a affirmé que cibler les hôpitaux et menacer leurs employés constitue un crime humanitaire et éthique complet, impossible à justifier sous quelque prétexte, révélant une approche systématique fondée sur un mépris clair des valeurs humaines et des principes les plus élémentaires du droit international humanitaire.
L’administration a salué hautement les sacrifices considérables offerts par les employés de l’hôpital Martyr Salah Ghandour dans le service de leurs compatriotes malgré les circonstances difficiles et les défis accumulés, en particulier les guerres et agressions passées auxquelles l’hôpital a été exposé. Durant ces périodes, il a démontré un haut niveau de patriotisme et d’humanisme depuis la libération jusqu’à aujourd’hui, servant constamment de refuge sûr pour les patients et de symbole de résilience et de générosité dans les conditions les plus sombres.
Un hommage a été rendu aux équipes médicales, infirmières et administratives pour leur fermeté et leur dévouement dans l’accomplissement de leur devoir humanitaire et professionnel, malgré les menaces et les dangers.
Le communiqué a insisté sur le fait que les hôpitaux resteront un titre de miséricorde, une forteresse pour la vie, et que ni les menaces ni les politiques d’intimidation ne les atteindront. Les employés y demeureront des témoins d’une humanité invincible.
Contexte élargi des menaces sur les hôpitaux du sud
Ces condamnations collectives interviennent alors que les hôpitaux du sud du Liban font face à des menaces récurrentes, comme l’a rappelé le ministère de la Santé dans son communiqué. Les installations sanitaires, considérées comme des entités neutres, ont été exposées à des risques accrus en raison des tensions régionales persistantes. Le droit international humanitaire, invoqué à plusieurs reprises dans ces déclarations, impose une protection inconditionnelle, soulignant l’urgence d’une intervention internationale pour prévenir toute escalade.
Les appels répétés à la communauté internationale reflètent une préoccupation pour la vulnérabilité des structures médicales, qui servent une population diversifiée sans distinction. Les tracts diffusés par les forces israéliennes, contenant des allégations jugées infondées par l’administration de l’hôpital Martyr Salah Ghandour, visent selon les communiqués à instaurer un climat de terreur parmi les civils, exacerbant les défis humanitaires dans la région.
Réactions unanimes du secteur sanitaire libanais
L’unanimité des réactions au sein du secteur sanitaire libanais illustre la gravité perçue de ces menaces. Du ministère de la Santé au syndicat des médecins, en passant par les administrations hospitalières individuelles, tous insistent sur le caractère intouchable des installations médicales. Les références aux Conventions de Genève et à leurs protocoles additionnels rappellent les obligations légales internationales, applicables même en temps de conflit.
Le syndicat des propriétaires d’hôpitaux, par exemple, a mis en avant la nécessité d’une protection stricte pour permettre la délivrance de soins aux blessés et aux malades. De même, le Centre médical du Liban à Al-Hadat a réitéré que la neutralité du secteur sanitaire doit être préservée à tout prix, appelant à une responsabilisation des organismes internationaux.
Ces positions convergent vers une demande commune : une action concertée pour sauvegarder les vies et maintenir l’intégrité des services de santé, face à des menaces qui transcendent les frontières locales.
Appel à un passeport sanitaire électronique international : une initiative parallèle pour renforcer la résilience sanitaire
Parallèlement à ces événements, la commission sanitaire du Rassemblement des médecins et le bureau sanitaire central du Rassemblement national démocratique ont appelé, le 1er février 2026, le ministère de la Santé publique et le gouvernement libanais à adopter un certificat sanitaire, une identité ou un passeport sanitaire électronique international. Ce document inclurait le type et la date d’administration du vaccin contre le coronavirus et d’autres vaccins contre diverses maladies infectieuses, ainsi qu’un résumé de l’historique médical et sanitaire de la personne.
Dans un communiqué conjoint, ils ont rappelé avoir déjà proposé cette mesure auparavant. Ils ont noté que certaines nations avancées, comme le Canada, ont commencé à l’implémenter, facilitant le traitement et le suivi des individus, particulièrement lors de voyages à l’étranger. En conséquence, ces pays ont assoupli les mesures de prévention et de surveillance sanitaire dans les aéroports, ports et passages frontaliers terrestres.
Les deux entités ont exprimé leur souhait que le ministère adopte cette étape qualitative avancée, pour s’aligner sur d’autres pays ayant une expérience prouvée dans ce domaine et suivre les développements scientifiques contemporains. Cela servirait la santé du patient et son suivi avec une qualité technique élevée et un niveau sanitaire international supérieur.
Elles ont considéré que cette mesure, si adoptée, économiserait sur le trésor de l’État, ne requerrait pas un budget important, et assurerait un suivi sanitaire maximal pour le patient où qu’il voyage. Elle placerait le Liban parmi les nations développées et avancées dans le domaine sanitaire.
Les rassemblements ont conclu que l’objectif de ce certificat est d’aider à protéger les personnes des menaces et risques sanitaires, y compris les épidémies potentielles futures, et de faciliter un mouvement mondial sanitaire sain et sécurisé entre les pays.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large, comme l’a noté le communiqué : l’Organisation mondiale de la santé vise un certificat sanitaire mondial électronique, inspiré du certificat Covid européen. Selon un accord de partenariat récent signé avec la Commission européenne de la santé, elle utilisera le certificat numérique Covid de l’Union européenne comme base pour un système de certification sanitaire mondial.
Ce certificat représentera une première étape vers la création d’un réseau de certificats sanitaires numériques mondiaux. Ce réseau s’étendra pour inclure tous les certificats de vaccination routiniers internationaux numériques pour diverses maladies, et comprendra également les maladies infectieuses et chroniques, ainsi que l’historique médical personnel, familial et génétique.
Implications immédiates pour le secteur sanitaire libanais
Les menaces contre l’hôpital Martyr Salah Ghandour et les réactions qu’elles ont suscitées soulignent les pressions continues sur les infrastructures médicales dans le sud du Liban. Le ministère de la Santé, en suivant de près ce dossier, met en œuvre des protocoles pour prioriser la sécurité, tandis que les administrations hospitalières réaffirment leur engagement humanitaire malgré les risques.
Les appels à la neutralité du secteur sanitaire, émanant de multiples entités, visent à prévenir toute perturbation des soins, essentiels pour une population confrontée à des défis multiples. Les références aux dommages passés, comme ceux subis lors d’agressions précédentes, illustrent la résilience des équipes médicales, qui ont toujours repris leurs activités avec détermination.
Dans ce contexte, l’initiative pour un passeport sanitaire électronique apparaît comme une mesure proactive pour renforcer les capacités de suivi sanitaire, particulièrement pertinente en période de tensions où la mobilité et la santé publique sont interconnectées. Les détails sur l’inclusion des historiques vaccinaux et médicaux reflètent une approche globale pour anticiper les risques futurs.
Les condamnations, en insistant sur les conventions internationales, rappellent les obligations des parties impliquées à respecter les normes humanitaires, protégeant ainsi les installations qui servent de refuge aux civils. Les hommages aux personnels soignants, soulignant leur dévouement, mettent en valeur le rôle pivotal des hôpitaux comme symboles de résistance humanitaire.



