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Revue de presse 10/01/25: Une élection, des incertitudes levées mais de nouvelles incertitudes aussi

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Le Liban a vécu un moment historique le 9 janvier 2025, marquant la fin de plus de deux ans de vacance présidentielle. Le général Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée, a été élu 14e président de la République, obtenant 99 voix sur 128 au second tour de scrutin. Ce choix met un terme à une période d’instabilité institutionnelle qui a exacerbé les crises politiques, économiques et sociales du pays. Comme le rapporte Ad Diyar (10 janvier 2025), ce vote est perçu comme une étape cruciale pour rétablir la confiance dans les institutions.

Un processus sous haute tension

La session parlementaire, présidée par Nabih Berri, a été marquée par des discussions intenses. Lors du premier tour, Joseph Aoun n’a recueilli que 71 voix, bien en deçà des 86 nécessaires pour une élection dès la première phase. Le président du Parlement a suspendu la séance pendant deux heures, permettant des négociations de dernière minute. Des émissaires étrangers, dont Yazid Ben Farhan pour l’Arabie saoudite et Jean-Yves Le Drian pour la France, ont joué un rôle décisif dans le rapprochement des différentes factions politiques. Ces efforts, soulignés par Al Joumhouriyat (10 janvier 2025), ont permis de conclure un consensus fragile mais efficace.

La candidature de Joseph Aoun était soutenue par des partis comme Amal et le Hezbollah. Toutefois, le Courant patriotique libre s’est fermement opposé à ce choix, critiquant une élection influencée par des pressions internationales. Al Quds (10 janvier 2025) note que certains députés ont voté avec des bulletins marqués « souveraineté et constitution », symbolisant leur désaccord avec le processus.

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Des réactions contrastées au Liban

Dans son village natal d’Aichiyé, l’élection de Joseph Aoun a été célébrée avec enthousiasme. Les habitants voient en lui une figure capable de rassembler un pays divisé. Cependant, cette perception n’est pas universelle. Al Liwa’ (10 janvier 2025) rapporte que plusieurs partis d’opposition dénoncent une alliance de circonstances entre les forces pro-Hezbollah et des acteurs étrangers, qu’ils jugent incompatible avec les principes de souveraineté nationale.

Le discours de prestation de serment du président a été largement diffusé. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), Aoun a promis de garantir le monopole des armes par l’État et d’investir dans les forces armées pour sécuriser les frontières. Il a également affirmé son engagement à réformer la justice et à lutter contre la corruption, deux priorités réclamées par une population lassée des promesses non tenues.

Un accueil international positif

Sur la scène internationale, l’élection de Joseph Aoun a été saluée comme une étape majeure pour le Liban. Le président français Emmanuel Macron, cité par Al Sharq (10 janvier 2025), a qualifié cet événement de « tournant historique » et a réaffirmé le soutien de la France aux réformes nécessaires. Le président américain Joe Biden a également exprimé son soutien, mettant en avant le rôle d’Aoun dans l’application des résolutions de l’ONU et la lutte contre la corruption. Le roi Salman d’Arabie saoudite a, quant à lui, insisté sur l’importance du Liban dans la stabilité régionale, comme l’a rapporté Al Bina’ (10 janvier 2025).

Les partenaires internationaux espèrent que cette élection permettra de relancer les réformes économiques bloquées depuis des années. Selon Nahar (10 janvier 2025), ces attentes sont particulièrement fortes au vu des soutiens financiers conditionnés à des avancées concrètes en matière de gouvernance.

Les défis du président élu

Joseph Aoun hérite d’un pays en crise. Le Liban fait face à une dette publique colossale, à une inflation galopante et à une pauvreté croissante. Pour répondre aux attentes de la communauté internationale, il devra non seulement restaurer la confiance dans les institutions, mais aussi prendre des décisions impopulaires. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que la formation d’un gouvernement capable de collaborer avec le nouveau président sera le premier test de sa présidence.

Par ailleurs, Aoun devra naviguer dans un paysage politique fragmenté. Selon Al Quds (10 janvier 2025), la présence d’une opposition forte pourrait compliquer l’adoption des réformes promises. Pourtant, son expérience à la tête de l’armée, où il a su maintenir la discipline malgré des tensions internes, est perçue comme un atout.

Un mandat sous haute surveillance

Les premiers mois du mandat de Joseph Aoun seront cruciaux. Comme le rapporte Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), la population attend des mesures concrètes, notamment en matière de lutte contre la corruption et de réformes judiciaires. Le président devra également gérer les relations avec les partenaires régionaux, notamment la Syrie, pour résoudre des questions sensibles comme celle des réfugiés.

La neutralité prônée par Aoun, qualifiée de « positive » dans son discours, sera un autre défi. Cette position, qui vise à éviter les alliances trop marquées avec des blocs régionaux, devra être testée face aux influences persistantes de l’Iran et de l’Arabie saoudite, comme le souligne Al Bina’ (10 janvier 2025).

Focus sur la présidentielle au Liban

Une élection attendue après deux ans de vide présidentiel

Le 9 janvier 2025, le Liban a tourné une page importante de son histoire politique en élisant Joseph Aoun comme 14e président de la République. Cette élection met fin à plus de deux ans de vacance présidentielle, une période marquée par une paralysie politique et institutionnelle sans précédent. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), cette vacance a exacerbé les crises économiques et sociales du pays, amplifiant le mécontentement populaire et les appels au changement.

Un processus complexe sous tensions internes

L’élection a nécessité une session parlementaire exceptionnelle, orchestrée par Nabih Berri, président du Parlement. Lors du premier tour, Joseph Aoun n’a obtenu que 71 voix sur les 86 nécessaires, illustrant les divisions au sein des blocs politiques. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que cette impasse a conduit à une suspension de la séance pour permettre des négociations de dernière minute entre les différents partis.

Le second tour a marqué un tournant, avec 99 voix en faveur de Joseph Aoun. Ce résultat a été obtenu grâce à des efforts de médiation intenses, notamment de la part de Nabih Berri et des émissaires internationaux tels que Yazid Ben Farhan, représentant saoudien, et Jean-Yves Le Drian, représentant français. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) souligne que ce consensus, bien que fragile, reflète une volonté commune de surmonter la crise institutionnelle.

Un soutien international décisif

L’élection de Joseph Aoun a été largement saluée par la communauté internationale. Emmanuel Macron, cité par Al Sharq (10 janvier 2025), a qualifié cet événement de « tournant historique », tout en appelant à des réformes urgentes. De son côté, Joe Biden a exprimé son soutien au programme de réformes d’Aoun, notamment en matière de sécurité et de lutte contre la corruption.

Cette reconnaissance internationale est perçue comme un atout majeur pour le nouveau président. Cependant, elle s’accompagne de fortes attentes. Al Bina’ (10 janvier 2025) rapporte que les partenaires étrangers insistent sur la mise en œuvre rapide des réformes économiques et institutionnelles pour restaurer la confiance et relancer l’aide internationale.

Les réactions internes : entre espoir et scepticisme

Sur le plan intérieur, les réactions à l’élection de Joseph Aoun ont été contrastées. Dans son village natal d’Aichiyé, les habitants ont célébré cette victoire comme un symbole de stabilité et de renouveau. Cependant, certains partis, notamment le Courant patriotique libre, ont exprimé leur mécontentement, dénonçant une élection influencée par des pressions extérieures. Al Liwa’ (10 janvier 2025) rapporte que ces partis ont voté avec des bulletins marqués « souveraineté et constitution » pour protester contre le processus.

Malgré ces critiques, une majorité de citoyens semble voir en Joseph Aoun une figure capable de rassembler les différentes factions du pays. Son expérience en tant que commandant de l’armée, une institution largement respectée, est perçue comme un gage de crédibilité.

Un discours d’investiture ambitieux

Lors de son discours d’investiture, Joseph Aoun a fixé des priorités claires. Il s’est engagé à garantir le monopole des armes par l’État, à réformer le système judiciaire et à renforcer les capacités de l’armée. Ad Diyar (10 janvier 2025) rapporte que ces promesses visent à restaurer la confiance de la population dans les institutions publiques, largement érodée par des années de mauvaise gestion.

Le président a également souligné la nécessité d’un dialogue constructif avec la Syrie pour résoudre les questions des réfugiés et des disparus. Cette orientation, bien qu’ambitieuse, pourrait se heurter à des résistances internes et externes, notamment de la part des partis politiques alliés au Hezbollah.

Vers une nouvelle ère pour le Liban ?

L’élection de Joseph Aoun ouvre une fenêtre d’opportunité pour le Liban. Cependant, comme le souligne Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), cette opportunité reste fragile et dépend de la capacité du président à rassembler les forces politiques autour d’un projet commun. Les attentes de la population et des partenaires internationaux sont élevées, et le succès de son mandat dépendra de sa capacité à concrétiser les réformes promises.

Focus sur les défis à venir pour le général Joseph Aoun

Un président face à un pays en crise

L’élection de Joseph Aoun à la présidence libanaise marque la fin d’un vide institutionnel de plus de deux ans, mais elle ouvre également la voie à une série de défis colossaux. Le nouveau président hérite d’un pays en proie à une crise économique sans précédent, des tensions sociales croissantes et une instabilité politique persistante. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), la principale priorité de son mandat sera de restaurer la confiance dans les institutions publiques tout en répondant aux attentes de la population et des partenaires internationaux.

La formation d’un gouvernement fonctionnel

L’un des premiers défis de Joseph Aoun sera de former un gouvernement capable de travailler efficacement. Le paysage politique libanais, fragmenté et polarisé, complique cette tâche. Les alliances nécessaires pour garantir une majorité parlementaire risquent de ralentir le processus. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que cette étape cruciale déterminera la capacité du président à mettre en œuvre les réformes promises.

En outre, les relations entre le président et le Parlement seront déterminantes. Nabih Berri, président du Parlement et allié stratégique, jouera un rôle clé dans la facilitation ou l’entrave des initiatives présidentielles. Cette collaboration devra être soigneusement gérée pour éviter les blocages institutionnels.

La relance économique

Le Liban fait face à une dette publique colossale, une inflation galopante et un chômage élevé. Pour relancer l’économie, Joseph Aoun devra s’attaquer à des problèmes structurels tels que la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que le président a identifié la réforme économique comme une priorité de son mandat.

Une partie importante de cette relance dépendra de l’aide internationale. Cependant, les donateurs étrangers, notamment le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne, conditionnent leur soutien à des réformes structurelles. Le président devra naviguer entre les attentes internationales et les résistances internes pour débloquer ces fonds essentiels.

Le monopole des armes par l’État

Une autre priorité clé de Joseph Aoun est de garantir le monopole des armes par l’État. Cette promesse, réitérée dans son discours d’investiture, est perçue comme un engagement ambitieux mais risqué. Le Hezbollah, qui maintient une influence militaire et politique significative, représente un obstacle majeur à la réalisation de cet objectif. Al Bina’ (10 janvier 2025) note que toute tentative de désarmement devra être soigneusement négociée pour éviter des tensions internes.

Le président devra également renforcer les capacités de l’armée libanaise pour assurer la sécurité des frontières et protéger le pays contre les menaces externes. Cette stratégie nécessite des investissements massifs, qui devront être soutenus par des partenariats internationaux.

Réformer la justice et lutter contre la corruption

La réforme du système judiciaire est un autre défi majeur pour Joseph Aoun. L’indépendance de la justice est cruciale pour rétablir la confiance des citoyens dans l’État. Cependant, cette réforme se heurte à des réseaux de corruption profondément enracinés. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte que le président a promis de lutter contre l’impunité et de mettre fin aux pratiques mafieuses.

Pour ce faire, il devra mobiliser un soutien parlementaire et institutionnel. Cela inclut l’adoption de lois renforçant la transparence et la responsabilité des fonctionnaires, ainsi que la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces.

La gestion de la crise des réfugiés

Le Liban accueille près d’un million de réfugiés syriens, ce qui représente un fardeau économique et social important. Joseph Aoun a souligné la nécessité d’un dialogue constructif avec la Syrie pour résoudre cette question. Cependant, comme le souligne Al Sharq (10 janvier 2025), cette démarche est politiquement sensible et pourrait diviser davantage les factions internes.

La communauté internationale, notamment l’Union européenne, pourrait jouer un rôle clé en apportant un soutien financier et logistique pour gérer cette crise. Cependant, le président devra veiller à ce que ces initiatives soient alignées sur les intérêts nationaux.

Une politique étrangère de neutralité positive

Joseph Aoun a également promis d’adopter une politique de « neutralité positive », visant à éloigner le Liban des rivalités régionales. Cette approche, bien qu’ambitieuse, sera difficile à mettre en œuvre dans un contexte où le pays est influencé par des acteurs régionaux tels que l’Iran et l’Arabie saoudite. Nahar (10 janvier 2025) rapporte que cette stratégie nécessitera une diplomatie habile et une coordination étroite avec les partenaires internationaux.

Le président devra également maintenir de bonnes relations avec les institutions internationales, notamment l’ONU, pour garantir le respect des résolutions liées à la sécurité et à la stabilité du Liban.

Restaurer la confiance de la population

Au-delà des réformes institutionnelles, Joseph Aoun devra répondre aux attentes d’une population exaspérée par des années de crises successives. Les manifestations de 2019 ont montré l’étendue du mécontentement populaire face à la classe politique. Pour regagner la confiance des citoyens, le président devra prouver que son mandat est marqué par des actions concrètes et non par des promesses non tenues.

Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025) souligne que des initiatives telles que la création d’emplois, la réduction des inégalités et l’amélioration des services publics seront essentielles pour répondre aux besoins immédiats de la population.

Politique locale

Crise énergétique persistante et mécontentement populaire

La crise énergétique au Liban continue de paralyser les activités quotidiennes de millions de citoyens. Les pénuries d’électricité, exacerbées par le manque de carburant et la mauvaise gestion des infrastructures, affectent gravement les ménages et les entreprises. Selon Ad Diyar (10 janvier 2025), les habitants ne reçoivent en moyenne que 3 à 4 heures d’électricité par jour, ce qui oblige de nombreuses familles à dépendre de générateurs privés coûteux.

Le gouvernement en place, bien qu’intérimaire, tente de négocier des accords avec des fournisseurs internationaux pour stabiliser l’approvisionnement en carburant. Cependant, comme le souligne Al Joumhouriyat (10 janvier 2025), ces efforts sont entravés par un manque de financement et des divisions internes au sein des ministères concernés. Cette situation alimente un mécontentement croissant, qui se traduit par des manifestations régulières dans plusieurs régions du pays.

Tensions autour de la gestion des déchets

En parallèle, la gestion des déchets reste un problème majeur dans de nombreuses municipalités. Des montagnes de déchets non collectés s’accumulent, posant des risques sanitaires et environnementaux graves. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que plusieurs maires ont dénoncé le manque de coordination entre les autorités locales et le gouvernement central, aggravant ainsi la crise.

À Beyrouth, les habitants des quartiers touchés par cette crise ont organisé des sit-in pour exiger des solutions immédiates. La municipalité, débordée par l’ampleur du problème, appelle à une intervention internationale pour réhabiliter les infrastructures de gestion des déchets. Les ONG locales, citées par Al Liwa’ (10 janvier 2025), mettent en garde contre une aggravation des maladies liées à cette situation.

Recrudescence des tensions sécuritaires dans certaines régions

Certaines régions du Liban connaissent une recrudescence des tensions sécuritaires, notamment dans le nord du pays. Selon Al Sharq (10 janvier 2025), des affrontements sporadiques entre clans rivaux et incidents liés à la contrebande de carburant ont été signalés. L’armée libanaise a renforcé sa présence dans ces zones pour tenter de restaurer le calme.

Ces tensions révèlent également les failles du système judiciaire. Les retards dans le traitement des affaires judiciaires et l’impunité accordée à certains groupes alimentent un climat de frustration chez les habitants. Nahar (10 janvier 2025) indique que plusieurs avocats ont appelé à une réforme urgente du système judiciaire pour résoudre ces problèmes à la source.

Initiatives locales pour répondre aux crises

Malgré les défis, certaines municipalités et organisations locales s’efforcent de trouver des solutions aux crises. À Saïda, une initiative pilote visant à installer des panneaux solaires dans les bâtiments publics a été saluée comme un modèle potentiel pour d’autres régions. Al Bina’ (10 janvier 2025) rapporte que ce projet, soutenu par des fonds internationaux, pourrait réduire la dépendance aux générateurs privés.

De même, des coopératives agricoles dans la vallée de la Bekaa ont lancé des programmes pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire. Ces initiatives, bien qu’encourageantes, nécessitent un soutien accru du gouvernement pour être durables à long terme.

Appels à une réforme locale globale

La crise multiforme au niveau local met en évidence la nécessité de réformes structurelles. Les experts cités par Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025) appellent à une décentralisation accrue des pouvoirs pour permettre aux municipalités de mieux répondre aux besoins de leurs citoyens. Cependant, cette décentralisation devra s’accompagner de mécanismes de contrôle pour éviter les abus.

Diplomatie

Une élection présidentielle sous le regard de la communauté internationale

L’élection de Joseph Aoun à la présidence libanaise a attiré une attention diplomatique significative. Après deux ans de vacance présidentielle, les puissances régionales et internationales ont vu dans cet événement une opportunité de stabiliser le Liban, un pays clé dans l’équilibre du Moyen-Orient. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), des émissaires saoudiens, français et américains ont joué un rôle crucial dans les négociations ayant permis ce consensus politique.

Le président français Emmanuel Macron a qualifié cette élection de « moment historique pour le Liban », tandis que les représentants américains, comme Amos Hochstein, ont salué une étape vers la stabilité régionale. Ces réactions, rapportées par Al Joumhouriyat (10 janvier 2025), reflètent une convergence d’intérêts visant à empêcher un effondrement complet du Liban.

Le rôle des acteurs régionaux : Iran et Arabie saoudite

La diplomatie régionale a également été fortement impliquée dans le processus. L’Arabie saoudite, représentée par l’émissaire Yazid Ben Farhan, a joué un rôle actif en soutenant un compromis qui privilégie un président capable de renforcer l’autorité de l’État. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que ce soutien a marqué un changement dans la politique saoudienne, qui a longtemps été critique à l’égard des dynamiques internes libanaises.

L’Iran, principal soutien du Hezbollah, s’est montré plus discret mais a surveillé de près les discussions. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que la République islamique voit l’élection d’Aoun comme une opportunité de maintenir l’influence de ses alliés tout en évitant une confrontation directe avec l’Occident. Cette prudence reflète une volonté d’équilibrer les intérêts stratégiques dans une région déjà marquée par de nombreuses tensions.

Les attentes de la communauté internationale

La communauté internationale espère que l’élection de Joseph Aoun permettra de relancer les réformes économiques et politiques nécessaires pour débloquer l’aide étrangère. Selon Al Bina’ (10 janvier 2025), des partenaires comme le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne conditionnent leur soutien à des mesures concrètes contre la corruption et à la mise en œuvre de réformes structurelles.

Le secrétaire général des Nations unies, cité par Nahar (10 janvier 2025), a exprimé son optimisme quant à la capacité du Liban à sortir de la crise, tout en rappelant l’importance du respect des résolutions internationales, notamment celles liées au désarmement des milices.

Les défis de la neutralité positive

Joseph Aoun a annoncé son intention de promouvoir une politique de « neutralité positive », visant à éloigner le Liban des rivalités régionales. Cependant, cette position, bien que saluée par plusieurs pays européens, reste controversée. Al Sharq (10 janvier 2025) note que cette approche pourrait être perçue comme une tentative de marginaliser des acteurs influents comme le Hezbollah, risquant ainsi d’exacerber les divisions internes.

D’autres observateurs, comme ceux cités par Al Liwa’ (10 janvier 2025), estiment que cette stratégie pourrait repositionner le Liban comme un acteur médiateur dans les conflits régionaux, en capitalisant sur ses liens historiques avec l’Est et l’Ouest.

L’impact sur les relations bilatérales

L’élection de Joseph Aoun offre également une opportunité de renforcer les relations bilatérales avec plusieurs partenaires clés. La France, principal allié européen du Liban, a déjà annoncé son intention de soutenir les réformes nécessaires, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la gouvernance. Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025) rapporte que cette coopération pourrait inclure des investissements dans les infrastructures publiques.

Les relations avec les pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, devraient également s’améliorer. Ces pays ont exprimé leur volonté de contribuer à la stabilisation économique du Liban, à condition que les réformes promises soient mises en œuvre rapidement. Cependant, comme le souligne Al Joumhouriyat (10 janvier 2025), cette aide pourrait être conditionnée à un alignement géopolitique plus clair.

Vers une diplomatie active ?

Joseph Aoun devra relever le défi de repositionner le Liban sur la scène internationale. Cela inclut la gestion des relations tendues avec Israël, les négociations sur la démarcation des frontières maritimes et le rôle du Liban dans les forums régionaux. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que ces enjeux nécessitent une diplomatie active et des alliances stratégiques.

En parallèle, le président devra rassurer ses partenaires occidentaux tout en maintenant un équilibre avec les intérêts régionaux. Cette tâche sera délicate dans un contexte où le Liban est à la fois un terrain d’affrontement et un point de convergence pour les grandes puissances.

Politique internationale

L’Union européenne face aux tensions migratoires

En 2025, les tensions migratoires continuent de représenter un défi majeur pour l’Union européenne (UE). Avec une augmentation des arrivées de migrants en provenance d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, les États membres peinent à s’accorder sur une réponse commune. Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025) rapporte que l’Italie et la Grèce, principaux points d’entrée, demandent une répartition plus équitable des responsabilités entre les pays européens.

Lors d’un sommet à Bruxelles, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a réaffirmé l’importance de la solidarité entre les États membres. Cependant, des pays comme la Pologne et la Hongrie ont exprimé leur réticence à accepter de nouveaux quotas de migrants, citant des préoccupations sécuritaires et économiques.

Les États-Unis et la compétition avec la Chine

Sur la scène mondiale, les États-Unis intensifient leur stratégie de containment face à la Chine. En réponse à l’initiative « Belt and Road » (la Nouvelle route de la soie), Washington a renforcé ses alliances dans l’Indo-Pacifique. Selon Al Bina’ (10 janvier 2025), les récentes manœuvres militaires conjointes entre les États-Unis, le Japon et l’Australie témoignent de cette volonté de contrer l’expansion chinoise.

De son côté, Pékin accuse Washington de « militariser » la région et de provoquer des tensions inutiles. Al Quds (10 janvier 2025) souligne que la Chine continue de renforcer ses relations économiques avec l’Afrique et l’Amérique latine, deux régions où elle cherche à étendre son influence.

La Russie face à l’isolement international

La Russie, toujours sous le coup de sanctions internationales pour son invasion de l’Ukraine, multiplie les efforts pour contourner cet isolement. En Asie, Moscou a renforcé ses partenariats avec l’Inde et la Chine, bien que cette dernière reste prudente face à un rapprochement trop étroit. Ad Diyar (10 janvier 2025) rapporte que Vladimir Poutine a récemment annoncé des accords énergétiques majeurs avec plusieurs pays africains, soulignant l’importance stratégique du continent pour la Russie.

Cependant, l’Europe maintient la pression, notamment par de nouvelles sanctions visant le secteur énergétique russe. Al Sharq (10 janvier 2025) précise que les pays de l’UE cherchent à diversifier leurs approvisionnements en gaz, en se tournant notamment vers la Norvège et l’Algérie.

Tensions au Moyen-Orient : le dossier israélo-palestinien

Le conflit israélo-palestinien connaît une nouvelle escalade après des affrontements à Gaza. Selon Al Joumhouriyat(10 janvier 2025), des négociations pour une trêve, menées par des médiateurs égyptiens et qatariens, progressent lentement. Israël exige des garanties de sécurité, tandis que le Hamas réclame la levée du blocus.

L’administration américaine, sous la présidence de Joe Biden, a appelé à la retenue, tout en réitérant son soutien à une solution à deux États. Cependant, Al Liwa’ (10 janvier 2025) note que cette position reste largement critiquée par les deux camps, qui accusent Washington d’un manque d’impartialité.

Les efforts climatiques : un bilan mitigé

La lutte contre le changement climatique reste au cœur des préoccupations internationales. Lors de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP30), tenue à Nairobi, les discussions se sont concentrées sur le financement des pays en développement. Nahar (10 janvier 2025) rapporte que ces nations exigent des compensations pour les pertes et dommages causés par les catastrophes climatiques.

Cependant, les engagements financiers des grandes puissances restent insuffisants. Les États-Unis et l’Union européenne ont promis d’augmenter leurs contributions, mais des divergences persistent quant aux mécanismes de distribution des fonds. La Chine, pour sa part, a annoncé un plan d’investissement massif dans les énergies renouvelables, tout en évitant de s’engager sur des objectifs contraignants.

Économie

Le spectre de la récession mondiale

En 2025, l’économie mondiale reste sous la menace d’une récession, alimentée par les conséquences de la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, et les tensions commerciales entre les grandes puissances. Selon Al Sharq Al Awsat(10 janvier 2025), la croissance économique mondiale devrait ralentir à 2,5 %, un niveau jugé préoccupant par le Fonds monétaire international (FMI). Les secteurs les plus touchés incluent l’industrie manufacturière, affectée par les perturbations des chaînes d’approvisionnement, et les services, qui peinent à retrouver leur dynamisme pré-pandémique.

L’inflation toujours préoccupante

L’inflation reste un défi majeur pour de nombreux pays, notamment dans les économies émergentes. En Amérique latine, des taux atteignant jusqu’à 25 % en Argentine continuent d’éroder le pouvoir d’achat des ménages. Al Bina’ (10 janvier 2025) rapporte que plusieurs gouvernements, dont celui du Brésil, ont adopté des mesures d’austérité pour stabiliser leurs monnaies, mais ces politiques ont déclenché des vagues de manifestations sociales.

Dans les économies avancées, l’inflation a commencé à ralentir grâce aux politiques monétaires restrictives. Cependant, Al Quds (10 janvier 2025) souligne que cette approche, bien qu’efficace, pourrait freiner davantage la croissance, notamment dans l’Union européenne, où les taux directeurs restent élevés.

Les tensions énergétiques persistent

Le secteur énergétique reste au centre des préoccupations économiques mondiales. La guerre en Ukraine a exacerbé la dépendance de l’Europe aux importations de gaz. Malgré des efforts pour diversifier ses sources, notamment en se tournant vers la Norvège et l’Algérie, l’Union européenne fait face à des coûts énergétiques élevés. Al Joumhouriyat(10 janvier 2025) rapporte que ces hausses de prix ont un impact direct sur les industries européennes, en particulier celles de l’acier et de la chimie.

En Asie, la Chine continue de renforcer ses investissements dans les énergies renouvelables, espérant réduire sa dépendance au charbon. Cependant, Nahar (10 janvier 2025) indique que Pékin peine à équilibrer ses ambitions environnementales avec la nécessité de soutenir sa croissance économique.

La montée en puissance des technologies vertes

Les technologies vertes émergent comme un moteur clé de la croissance économique mondiale. Les investissements dans l’éolien, le solaire et les batteries de stockage atteignent des niveaux records, selon Ad Diyar (10 janvier 2025). Les États-Unis, sous l’administration Biden, ont lancé un plan d’investissement massif pour accélérer la transition énergétique, avec des subventions pour les entreprises innovantes et des incitations fiscales pour les consommateurs.

De leur côté, les pays européens s’efforcent de rattraper leur retard. La France et l’Allemagne, en particulier, ont annoncé des partenariats pour développer des réseaux de recharge pour véhicules électriques. Cependant, Al Sharq (10 janvier 2025) note que ces projets sont freinés par des contraintes budgétaires et une bureaucratie souvent lourde.

Les inégalités économiques exacerbées

Malgré ces avancées, les inégalités économiques continuent de se creuser. Les pays les plus pauvres, souvent exclus des grands investissements, peinent à suivre le rythme des transitions technologiques. En Afrique, où l’accès à l’électricité reste limité dans de nombreuses régions, les initiatives en faveur des énergies renouvelables progressent lentement. Al Liwa’ (10 janvier 2025) rapporte que l’aide internationale, bien qu’importante, ne suffit pas à combler le fossé entre les nations riches et les pays en développement.

En parallèle, la concentration des richesses dans les mains d’une minorité alimente les tensions sociales. Des mouvements de protestation émergent dans des pays comme le Chili et l’Afrique du Sud, où les citoyens réclament une répartition plus équitable des ressources.

Les défis du commerce mondial

Le commerce mondial continue de faire face à des défis structurels. Les tensions entre les États-Unis et la Chine ont perturbé les flux commerciaux, tandis que les accords régionaux, comme le Partenariat transpacifique, peinent à compenser ces pertes. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que ces tensions ont également incité plusieurs pays à renforcer leurs politiques protectionnistes, ralentissant encore davantage les échanges.

Justice

Réformes judiciaires et lutte contre la corruption : un défi global

En 2025, la réforme judiciaire reste au cœur des préoccupations dans de nombreuses régions du monde. Les efforts pour renforcer l’indépendance des tribunaux et lutter contre la corruption sont perçus comme des priorités pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), plusieurs pays, notamment au Moyen-Orient et en Afrique, ont lancé des initiatives pour moderniser leurs systèmes judiciaires.

L’indépendance de la justice sous pression

Dans plusieurs pays, l’indépendance du système judiciaire est menacée par des ingérences politiques. En Turquie, par exemple, Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte que des purges répétées au sein du corps judiciaire ont suscité des critiques internationales. Les opposants accusent le gouvernement d’instrumentaliser la justice pour réprimer les voix dissidentes.

En Europe, la Pologne et la Hongrie continuent de faire face à des tensions avec l’Union européenne concernant l’état de droit. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que la Commission européenne envisage de nouvelles sanctions financières si ces pays ne respectent pas les normes judiciaires européennes.

Lutte contre la corruption : un défi mondial

La corruption reste un problème majeur, notamment dans les économies émergentes. En Amérique latine, des scandales impliquant des hauts responsables politiques continuent de secouer la région. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que le Brésil a récemment intensifié ses efforts pour enquêter sur des détournements de fonds publics liés à des projets d’infrastructure.

En Afrique, des initiatives prometteuses émergent pour lutter contre ce fléau. Au Kenya, une nouvelle plateforme numérique a été mise en place pour surveiller les dépenses publiques en temps réel. Selon Al Liwa’ (10 janvier 2025), ce projet pourrait servir de modèle pour d’autres pays de la région.

Les tribunaux internationaux et la justice globale

La Cour pénale internationale (CPI) reste un acteur clé dans la lutte contre l’impunité pour les crimes graves. En 2025, la CPI se concentre sur des enquêtes concernant des conflits en Syrie, en Ukraine et au Yémen. Al Sharq (10 janvier 2025) rapporte que ces investigations visent à responsabiliser les auteurs de crimes de guerre, malgré les défis liés à la collecte de preuves et à la coopération des États concernés.

Dans un autre registre, les efforts pour établir un tribunal climatique international progressent lentement. Nahar (10 janvier 2025) rapporte que cette initiative, soutenue par plusieurs pays insulaires, vise à tenir les grandes entreprises responsables de leurs actions ayant contribué aux changements climatiques.

Technologie et modernisation des systèmes judiciaires

La technologie joue un rôle croissant dans la modernisation des systèmes judiciaires. Des pays comme l’Estonie et Singapour ont adopté des plateformes numériques pour accélérer le traitement des affaires et réduire les coûts administratifs. Al Bina’ (10 janvier 2025) rapporte que ces innovations incluent l’utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser les dossiers et recommander des solutions.

Cependant, l’adoption de ces technologies soulève des préoccupations en matière de confidentialité et de biais algorithmique. Des ONG, citées par Al Quds (10 janvier 2025), appellent à une réglementation stricte pour garantir l’équité et la transparence des décisions assistées par l’IA.

La justice au service des droits de l’Homme

Dans plusieurs pays, les tribunaux jouent un rôle croissant dans la défense des droits de l’Homme. En Inde, par exemple, la Cour suprême a récemment rendu un verdict historique en faveur de l’égalité de genre dans les lieux de culte, comme le rapporte Al Joumhouriyat (10 janvier 2025). Ce jugement a été salué comme une avancée majeure pour les droits des femmes.

Dans le même esprit, des initiatives pour protéger les droits des minorités ethniques et religieuses progressent en Amérique du Nord et en Europe. Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025) souligne que ces efforts visent à combler les lacunes des systèmes existants et à prévenir les discriminations systémiques.

Société

Les inégalités sociales en pleine croissance

En 2025, les inégalités sociales continuent de s’aggraver dans de nombreuses régions du monde. Les effets combinés de la pandémie, des crises économiques et des conflits armés ont exacerbé les disparités entre les plus riches et les plus pauvres. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), les 1 % les plus riches détiennent désormais près de 50 % des richesses mondiales, tandis que des millions de personnes luttent pour accéder à des services de base comme l’éducation et la santé.

En Afrique, les programmes de protection sociale peinent à répondre à la demande croissante. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte que plusieurs gouvernements envisagent des réformes pour élargir la couverture sociale, mais ces efforts sont souvent limités par des ressources financières insuffisantes.

Les défis de l’éducation dans un monde post-pandémique

La pandémie de COVID-19 a laissé des séquelles durables dans le secteur de l’éducation. Dans les pays en développement, des millions d’enfants ont été déscolarisés, et beaucoup n’ont pas pu reprendre leurs études. Selon Ad Diyar (10 janvier 2025), des initiatives locales, telles que l’introduction de cours en ligne, se sont révélées inefficaces en raison du manque d’accès à l’internet et aux équipements nécessaires.

En revanche, certains pays, comme l’Estonie, ont utilisé cette crise comme une opportunité pour moderniser leurs systèmes éducatifs. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que des investissements dans la technologie et la formation des enseignants ont permis d’améliorer les résultats scolaires, réduisant ainsi les écarts éducatifs.

La santé mentale : une crise silencieuse

La santé mentale émerge comme une priorité mondiale en 2025, alors que les taux de dépression et d’anxiété atteignent des niveaux records. La pandémie, suivie par des crises économiques et sociales, a laissé des millions de personnes confrontées à des problèmes de santé mentale non traités. Nahar (10 janvier 2025) rapporte que les systèmes de santé publique peinent à répondre à cette demande croissante.

Des campagnes de sensibilisation et des initiatives communautaires voient le jour dans plusieurs pays pour combler cette lacune. Aux États-Unis, par exemple, des programmes d’intervention en milieu scolaire ont été lancés pour détecter les troubles mentaux dès le plus jeune âge. Cependant, Al Liwa’ (10 janvier 2025) souligne que dans de nombreux pays en développement, la stigmatisation et le manque de ressources freinent les avancées.

Les nouvelles formes de solidarité sociale

Face à ces défis, des mouvements citoyens et des initiatives communautaires émergent pour répondre aux besoins non satisfaits par les gouvernements. En Amérique latine, des réseaux de solidarité se forment pour fournir de la nourriture, des vêtements et des services éducatifs aux populations vulnérables. Al Bina’ (10 janvier 2025) rapporte que ces actions, bien qu’isolées, contribuent à atténuer les effets de la pauvreté dans certaines régions.

En Europe, la montée de l’économie solidaire témoigne également d’un changement dans les mentalités. Selon Al Sharq (10 janvier 2025), des entreprises sociales et des coopératives s’efforcent de combiner viabilité économique et impact social positif, offrant une alternative aux modèles économiques traditionnels.

Les luttes pour les droits sociaux

Les revendications sociales continuent de se multiplier dans de nombreux pays. En Inde, des mouvements pour l’égalité des genres ont obtenu des victoires significatives, notamment l’adoption de lois renforçant les droits des femmes. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte également que des mobilisations en Afrique du Sud ont conduit à l’élargissement des programmes de soutien aux minorités ethniques.

Dans les pays occidentaux, les débats sur la réduction de la semaine de travail à quatre jours gagnent en popularité. Selon Al Quds (10 janvier 2025), cette proposition vise à améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée tout en augmentant la productivité. Cependant, les syndicats et les employeurs restent divisés sur la faisabilité de cette réforme.

Culture

Un retour en force des arts après la pandémie

En 2025, le monde de la culture se redresse après les perturbations causées par la pandémie de COVID-19. Les musées, théâtres et cinémas connaissent une augmentation de la fréquentation, portée par des campagnes de relance et des initiatives pour attirer un public diversifié. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), les grandes expositions internationales, comme celle consacrée à Frida Kahlo à Paris, ont battu des records d’affluence, témoignant d’un engouement renouvelé pour l’art.

En Asie, les festivals de cinéma, tels que le Festival international de Busan, ont retrouvé leur éclat d’avant la pandémie. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte que ces événements, en plus de promouvoir la créativité locale, contribuent à la relance économique des secteurs touchés par les restrictions sanitaires.

La numérisation de la culture : un virage durable

La pandémie a accéléré la numérisation de la culture, un mouvement qui se poursuit en 2025. Des plateformes en ligne proposent désormais des visites virtuelles, des concerts en direct et des cours interactifs. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que cette transition numérique a permis de toucher un public mondial, mais a également creusé un fossé entre les institutions bien financées et celles qui manquent de ressources.

Dans le domaine de la musique, les concerts en streaming continuent de séduire, bien que les artistes privilégient de nouveau les performances en direct. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que cette hybridation des modèles physiques et numériques pourrait redéfinir l’avenir de l’industrie musicale.

La diversité culturelle mise en avant

La diversité culturelle est devenue un enjeu central pour de nombreuses institutions artistiques. En Europe, des initiatives visant à promouvoir les artistes issus de minorités ethniques et les voix sous-représentées se multiplient. Al Liwa’ (10 janvier 2025) rapporte qu’à Londres, des galeries consacrées à l’art africain et caribéen attirent de plus en plus d’attention.

En Amérique du Nord, la représentation autochtone prend de l’ampleur. Le Smithsonian Museum, à Washington, a inauguré une exposition dédiée aux cultures indigènes, célébrant leur résilience et leur contribution à l’histoire des États-Unis.

Les festivals comme moteurs culturels

Les festivals reprennent leur rôle de carrefour des échanges artistiques et culturels. En Afrique, des événements comme le Festival panafricain d’Alger ou le FESPACO au Burkina Faso attirent des créateurs et des spectateurs du monde entier. Al Bina’ (10 janvier 2025) souligne que ces rassemblements, au-delà de leur impact artistique, jouent un rôle crucial dans la diplomatie culturelle.

En Asie, le Festival de Jaipur en Inde s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de littérature, tandis que le Festival de Gion Matsuri, au Japon, continue de mettre en valeur les traditions locales.

Les défis du financement culturel

Malgré ces succès, de nombreuses institutions culturelles peinent à se remettre des pertes financières subies pendant la pandémie. Nahar (10 janvier 2025) rapporte que les subventions publiques ont diminué dans plusieurs pays, poussant les artistes et les organisations à rechercher des partenariats privés.

Aux États-Unis, par exemple, le mécénat d’entreprise a permis de financer des projets majeurs, mais il soulève des questions sur l’indépendance artistique. En Afrique et en Amérique latine, les appels à une meilleure répartition des fonds internationaux se multiplient, comme l’indique Al Sharq (10 janvier 2025).

La culture comme outil de résilience

Face aux crises économiques et sociales, la culture s’impose comme un outil de résilience. Des initiatives communautaires, telles que des ateliers d’art-thérapie et des programmes éducatifs, offrent des espaces d’expression et de guérison pour les populations vulnérables. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que ces projets, bien qu’à petite échelle, contribuent à renforcer les liens sociaux et à restaurer l’espoir dans des contextes difficiles.

Sport

Une année marquée par les grands événements sportifs

En 2025, le monde du sport est rythmé par des événements majeurs, notamment la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et les Jeux Olympiques d’hiver. Ces compétitions, qui attirent des millions de spectateurs à travers le monde, jouent un rôle clé dans la relance de l’économie sportive post-pandémie. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), ces événements contribuent également à renforcer la diplomatie sportive, en créant des espaces d’échanges entre nations.

La Coupe d’Afrique des Nations : un terrain de passion

La CAN 2025, organisée en Côte d’Ivoire, connaît un engouement sans précédent. Les stades rénovés et l’ambiance festive témoignent de l’importance du football pour le continent. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte que l’équipe hôte figure parmi les favorites, aux côtés du Sénégal, de l’Algérie et du Maroc.

Cette compétition met également en lumière des talents émergents, qui attirent déjà l’attention des clubs européens. Cependant, des défis persistent, notamment en matière de logistique et de sécurité. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que ces enjeux, bien que maîtrisés, rappellent les défis organisationnels auxquels sont confrontés les grands événements sportifs en Afrique.

Les Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina

Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2025 représentent un moment phare pour les sports de glace. La compétition, qui met en vedette des disciplines telles que le ski alpin, le patinage artistique et le bobsleigh, est marquée par une forte participation de pays asiatiques, signe de l’expansion de ces sports au-delà de leurs bastions traditionnels.

Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que ces Jeux sont également un exemple d’organisation durable, avec des infrastructures réutilisables et une empreinte carbone réduite. Cependant, la flambée des prix des billets et des hébergements a suscité des critiques, certains observateurs estimant que ces Jeux restent inaccessibles pour de nombreux spectateurs.

Les compétitions nationales et régionales en pleine croissance

Au-delà des événements internationaux, les compétitions nationales et régionales gagnent en popularité. En Amérique latine, la Copa Libertadores continue d’attirer l’attention, avec des clubs brésiliens et argentins dominant la scène. Nahar (10 janvier 2025) souligne que ces tournois jouent un rôle clé dans le développement du football local, en offrant des plateformes pour les jeunes talents.

En Asie, la montée des ligues professionnelles, notamment en Chine et en Inde, témoigne d’un intérêt croissant pour des sports tels que le cricket et le basketball. Ces développements, selon Al Bina’ (10 janvier 2025), reflètent une volonté de diversifier les sports pratiqués dans ces régions.

La montée en puissance des femmes dans le sport

Le sport féminin connaît une dynamique positive en 2025, avec des records de participation et d’audience. La Ligue des Champions féminine, par exemple, a enregistré des chiffres d’audience inégalés, selon Al Liwa’ (10 janvier 2025). Les joueuses de football, de tennis et d’athlétisme deviennent des modèles pour les jeunes générations, contribuant à briser les stéréotypes de genre.

Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de salaires et d’opportunités médiatiques. Al Sharq (10 janvier 2025) rapporte que des initiatives visant à réduire ces écarts gagnent du terrain, bien que les progrès soient encore lents dans certaines régions.

Le rôle de la technologie dans l’évolution du sport

La technologie continue de transformer le monde du sport, avec des innovations allant de l’analyse des performances des athlètes à l’amélioration de l’expérience des spectateurs. Les outils de réalité virtuelle et augmentée, par exemple, permettent aux fans de vivre les compétitions comme s’ils étaient sur place. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que ces technologies, bien qu’onéreuses, révolutionnent la manière dont les événements sportifs sont consommés.

Dans le domaine de la santé, les capteurs portables et les logiciels d’analyse contribuent à améliorer la prévention des blessures et à optimiser les performances des athlètes. Cependant, Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) souligne que l’utilisation de ces technologies soulève des questions éthiques, notamment en matière de confidentialité des données.

International

La montée des tensions dans l’Indo-Pacifique

En 2025, la région de l’Indo-Pacifique est le théâtre d’une intensification des rivalités géopolitiques. Les États-Unis renforcent leur présence militaire aux côtés de leurs alliés, notamment le Japon, l’Australie et l’Inde, pour contrer l’influence croissante de la Chine. Selon Al Sharq Al Awsat (10 janvier 2025), ces manœuvres s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à contenir Pékin, qui poursuit son expansion économique et militaire dans la région.

La Chine, de son côté, critique ce qu’elle considère comme une politique de provocation. Al Joumhouriyat (10 janvier 2025) rapporte que Pékin continue de militariser les îles disputées en mer de Chine méridionale, tout en multipliant les accords économiques avec des partenaires asiatiques et africains pour affirmer son influence.

L’Europe et les défis migratoires

L’Union européenne reste confrontée à une crise migratoire persistante. Avec une augmentation des flux migratoires en provenance d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, des tensions émergent entre les États membres. L’Italie et la Grèce, principaux points d’entrée, appellent à une répartition équitable des responsabilités, tandis que des pays comme la Pologne et la Hongrie refusent d’accepter de nouveaux quotas. Ad Diyar (10 janvier 2025) souligne que cette division compromet les efforts pour trouver une solution commune.

Pour faire face à cette crise, Bruxelles propose un nouveau pacte migratoire, axé sur le renforcement des frontières extérieures et le financement de programmes humanitaires dans les pays d’origine des migrants. Cependant, comme le note Al Quds (10 janvier 2025), cette approche suscite des critiques de la part des organisations de défense des droits de l’Homme, qui la jugent insuffisante et répressive.

La guerre en Ukraine : une impasse prolongée

Le conflit en Ukraine, qui entre dans sa deuxième année, continue de polariser la scène internationale. Al Bina’ (10 janvier 2025) rapporte que les pourparlers de paix entre Kiev et Moscou, médiatisés par la Turquie, ont échoué à produire des résultats concrets. L’OTAN maintient son soutien à l’Ukraine en fournissant des armes et des formations militaires, tandis que la Russie intensifie ses offensives dans l’est du pays.

Les sanctions économiques contre Moscou restent en vigueur, mais leur impact sur le Kremlin semble limité. Nahar(10 janvier 2025) souligne que la Russie a diversifié ses alliances, notamment avec la Chine, l’Inde et plusieurs pays africains, pour atténuer les effets des restrictions économiques imposées par l’Occident.

Le Moyen-Orient : vers une nouvelle donne géopolitique

Au Moyen-Orient, les accords d’Abraham continuent de transformer les relations entre Israël et plusieurs pays arabes, notamment les Émirats arabes unis et le Bahreïn. Al Sharq (10 janvier 2025) rapporte que ces partenariats économiques et sécuritaires se renforcent, malgré des tensions persistantes sur le dossier palestinien.

Dans le même temps, l’Arabie saoudite et l’Iran, après avoir renoué leurs relations diplomatiques, explorent des moyens de réduire les tensions régionales. Selon Al Liwa’ (10 janvier 2025), des discussions sont en cours sur des accords de coopération économique et énergétique, bien que les divergences idéologiques restent un obstacle majeur.

Les ambitions climatiques mondiales

La lutte contre le changement climatique est un autre sujet central sur la scène internationale. La Conférence des Nations unies sur le climat (COP30), tenue à Nairobi, s’est concentrée sur le financement des pertes et dommages subis par les pays vulnérables. Al Quds (10 janvier 2025) rapporte que les nations insulaires ont plaidé pour des mécanismes de compensation, accusant les grandes puissances de ne pas en faire assez.

Les États-Unis et l’Union européenne ont promis d’augmenter leurs contributions financières, tandis que la Chine a annoncé un plan d’investissement massif dans les énergies renouvelables. Cependant, comme le souligne Al Joumhouriyat (10 janvier 2025), les désaccords sur la répartition des fonds et les engagements contraignants ont freiné les progrès.

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