Un Parlement cerné par la rue, un budget devenu test politique
Selon Annahar du 28 janvier 2026, l’ouverture du débat sur la loi de finances 2026 s’est faite sous l’œil de manifestants, avec des militaires retraités rassemblés place Riyad el-Solh avant l’entrée des députés. La scène illustre une séance qui commence sous contrainte, et pas seulement institutionnelle. Dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, un retraité, Salman Salman, accuse la loi de finances de prolonger une politique d’« humiliation » et décrit une descente dans la rue pour « faire entendre la voix » d’un corps qui dit être arrivé au stade de l’asphyxie. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 présente la même séquence comme un enchaînement direct entre l’examen du budget, les grèves et les manifestations, avec des slogans sur la « dignité fonctionnelle » et l’amélioration des salaires.
Dans ces récits, la loi de finances n’est plus un outil technique. Elle devient un révélateur de crise. Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, le texte est décrit comme un budget « sans vision », discuté dans un climat d’échéance électorale et de fracture politique, où l’affrontement dépasse les lignes budgétaires. Ad Diyar du 28 janvier 2026 insiste sur le même déplacement, en décrivant une séance où les « chiffres » se heurtent à une légitimité qui s’érode dans la rue, tandis que les cris et les discussions se répondent.
La tonalité des débats est aussi un sujet en soi. Dans Annahar du 28 janvier 2026, la séance est décrite comme tendue dès les premières minutes, avec des joutes qui font glisser le débat du cadre financier vers une confrontation sur le concept d’État, la souveraineté et le rôle du gouvernement, sous la présidence de Nabih Berri. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 évoque explicitement une discussion « au-dessus des cendres », marquée par des tentatives de repositionnement avant les législatives, et par un conflit de récits sur la place de l’État et la question des armes.
Grèves, fonction publique, retraités: la pression sociale au cœur du moment budgétaire
La crise sociale n’est pas cantonnée aux abords du Parlement. Elle s’organise. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 décrit une « feuille de route » de mobilisation, avec des grèves annoncées dans l’enseignement officiel, des manifestations devant le Parlement, et des mouvements coordonnés de plusieurs composantes du secteur public, dont des employés de l’administration, des assistants judiciaires, des retraités militaires et des personnels de l’université publique. Cette dynamique place l’exécutif et les députés face à un dilemme simple. Ils doivent arbitrer des revendications salariales, alors que la base fiscale reste fragile et que la confiance est basse.
Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, la menace d’un blocage est formulée de façon plus frontale, avec des liens du secteur public qui agitent l’hypothèse d’une grève ouverte. La même édition relie ce climat social à une économie qui reste dominée par l’importation, donc vulnérable au moindre renchérissement de coûts, notamment ceux liés à des frais et droits. Cette lecture donne du poids à l’idée que les tensions salariales et la hausse de certains prélèvements finissent par se répercuter sur les prix, donc sur la colère sociale.
Dans ce contexte, plusieurs journaux décrivent une séance qui cherche aussi à se protéger de la rue. Annahar du 28 janvier 2026 rapporte que des députés ont dû promettre directement aux retraités pour pouvoir accéder au Parlement. Le geste compte politiquement. Il donne l’image d’un pouvoir qui négocie l’accès à ses institutions au cas par cas, dans un pays où l’autorité de l’État ne se traduit plus automatiquement par l’obéissance.
Un budget “de gestion de crise”, sans cap de redressement
Sur le fond, les critiques convergent. Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, le budget 2026 est présenté comme un budget d’« administration de crise », adopté sans vision économique globale, sans réponse sérieuse à des dossiers structurants comme l’électricité, la maîtrise des dépenses, la réforme administrative ou l’équité fiscale. Le journal rappelle aussi un problème récurrent, celui de l’absence de clôture des comptes, et donc d’un contrôle réel sur l’exécution budgétaire.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte des critiques de députés qui qualifient le projet de « budget opérationnel », et pointe des débats sur la légalité de certains impôts et taxes, ainsi que sur l’ajout de matières pendant l’examen en commission. Dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, la question se décline autrement, à travers une chronique qui se moque d’évaluations administratives jugées figées, et d’un budget transformé en espace de dépenses « discrétionnaires » plutôt qu’en outil d’ordre public financier.
La critique porte aussi sur la tonalité politique. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 insiste sur le caractère « populiste » de nombreuses interventions, dominées par des comptes électoraux et des demandes locales, plutôt que par un plan cohérent. Le tableau dessiné par ces articles est celui d’un budget voté pour éviter le vide, pas pour définir un modèle de sortie de crise.
Le dossier sécuritaire s’invite dans la séance: Sud, cessez-le-feu et “mécanisme” contesté
La singularité de cette journée tient au chevauchement entre le budgétaire et le sécuritaire. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 souligne que l’examen de la loi de finances se déroule alors que se poursuivent des développements régionaux liés à un déploiement militaire et diplomatique américain contre l’Iran, et alors que des violations israéliennes du cessez-le-feu continuent, avec des victimes signalées au Sud. Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 rapporte aussi des frappes israéliennes sur le Sud-Liban, avec des morts, et cite des versions divergentes sur les cibles et les identités.
Dans Ad Diyar du 28 janvier 2026, un point prend une place centrale, celui du “mécanisme”, décrit comme partiellement suspendu, ce qui ouvrirait la voie à une nouvelle phase de hausse des tensions sur le terrain, au nord et au sud du Litani, sur fond de fragilité intérieure et de divisions. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 ajoute que la question de la continuité de ce “mécanisme” serait l’un des défis les plus dangereux à court terme, avec des craintes de tentative israélienne de le neutraliser.
Dans ce climat, le débat sur le budget prend une dimension de souveraineté. Il ne s’agit plus seulement de financer des politiques publiques. Il s’agit de savoir si l’État conserve encore des leviers, alors que la sécurité et la diplomatie pèsent sur chaque dossier interne.
Qatar, reconstruction et conditionnalité: l’aide sous conditions, la souveraineté en question
La question de l’aide extérieure apparaît comme un autre fil majeur de la une. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 met en avant un soutien du Qatar, présenté comme un appui “ouvert” dans un cadre arabe plus large. Mais Al Akhbar du 28 janvier 2026 raconte une histoire inverse, en affirmant que des pressions américaines ont conduit à retirer l’aide à la reconstruction des villages du Sud d’un paquet annoncé, avec une logique résumée en une formule, pas de reconstruction avant un règlement de la question des armes.
Le contraste entre ces deux cadrages est significatif. D’un côté, l’idée d’un filet arabe. De l’autre, l’idée d’une conditionnalité stratégique. Dans les deux cas, le débat renvoie à la même réalité, la marge de manœuvre libanaise reste liée à des arbitrages extérieurs, surtout sur les dossiers qui touchent au Sud, à la sécurité et à l’équilibre interne.
Le Hezbollah et l’Iran: un sujet intérieur, un risque d’embrasement régional
La question iranienne s’insère aussi dans la politique libanaise. Dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026, le débat parlementaire sur le budget est décrit comme dominé par des interventions politiques plus que financières, et le journal rapporte que des propos attribués à Naim Kassem sur une éventuelle intervention en cas d’attaque américaine contre l’Iran ont alimenté des tensions verbales sous la coupole, sans dérapage hors contrôle. Annahar du 28 janvier 2026 annonce, à sa une, un article qui présente la “défense de l’Iran” comme un facteur d’aggravation de l’isolement du Hezbollah, ce qui met la question de l’alignement régional au centre de la discussion intérieure.
Cette porosité entre front externe et scène interne est renforcée par l’actualité régionale du jour. Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 parle d’efforts diplomatiques intenses entre Téhéran et Washington, mais “sans percée”, et évoque des conditions américaines qualifiées de bloquantes par des sources iraniennes. La même édition mentionne un contexte de déploiement et de préparation militaire, citant l’arrivée d’avions supplémentaires et des scénarios d’action rapide en cas d’ordre de la Maison Blanche.
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 décrit une posture américaine qui tient “les deux fils”, l’accumulation de pression militaire, tout en laissant ouverte la voie de la négociation, avec l’objectif affiché de rester sous un seuil de confrontation totale. Dans Al Bina’ du 28 janvier 2026, le même dossier est lu à travers un registre politique, avec la mise en avant d’appels au dialogue et d’une ligne saoudienne qui se dit opposée à toute attaque contre l’Iran, tout en insistant sur des solutions régionales.
La scène libanaise devient alors un réceptacle. Elle absorbe les effets des tensions américano-iraniennes, au moment même où elle discute d’un budget de survie. Cette superposition fragilise toute tentative de débat “normal” sur les finances publiques.
Fractures politiques internes: recompositions et messages à la veille des législatives
Au-delà des blocs traditionnels, des signaux de recomposition apparaissent dans les journaux panarabes. Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 note que Gebran Bassil a annoncé la fin de l’entente avec le Hezbollah, et lie ce message à une critique des choix régionaux et de leurs effets sur le Liban. Cette séquence, rapportée dans le même flux d’actualité que le débat budgétaire et les tensions régionales, renforce l’idée que la loi de finances sert aussi de théâtre, où chaque camp prépare déjà l’élection.
Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, cette dimension électorale est explicitée. Le journal décrit une séance où les discours cherchent à repositionner des acteurs et à consolider des clientèles, plus qu’à construire une architecture de réforme. Ad Diyar du 28 janvier 2026 parle d’un pays “laissé à son sort”, suspendu entre compromis différés et explosions possibles, et replacé au centre d’un affrontement indirect régional, ce qui accentue la fragilité des équilibres internes.
Justice et port: le temps judiciaire, autre mesure de l’impuissance publique
Dans cet empilement de crises, une autre actualité revient en première page, comme rappel d’une impunité perçue. Annahar du 28 janvier 2026 signale un nouveau report dans le dossier de l’explosion du port, avec une procédure qui reste bloquée entre obstacles internes et pressions, selon la lecture du journal. Même sans entrer dans le détail de l’instruction, le simple retour récurrent de cette affaire en une nourrit un sentiment de stagnation institutionnelle.
Ce sentiment se reflète dans la manière dont plusieurs journaux décrivent l’État. Un État qui promet pour passer les barrages sociaux. Un État qui vote un budget sans cap. Un État qui dépend d’aides discutées à l’extérieur. Et un État dont les grands dossiers judiciaires restent prisonniers d’un temps interminable.
Entre assistance internationale et survie sociale: les fragiles filets de soutien
Enfin, Al Joumhouria du 28 janvier 2026 mentionne un financement annoncé par la Banque mondiale, d’un montant de 350 millions de dollars, destiné à aider le Liban à répondre aux besoins de base des plus pauvres pendant la phase de reprise et à améliorer les services publics. Cette annonce apporte un contrepoint. Elle suggère un soutien ciblé, mais elle souligne aussi la dépendance à des financements externes pour assurer le minimum social.
Dans ce cadre, la loi de finances 2026 apparaît moins comme une feuille de route que comme un exercice d’équilibre. Elle doit contenir la rue, préserver un fonctionnement institutionnel, et composer avec des contraintes sécuritaires et régionales. Les unes du 28 janvier 2026 décrivent ainsi un Liban où les crises s’additionnent, et où chaque débat interne est traversé par des lignes de force qui le dépassent.
Politique locale: budget 2026, recompositions électorales et dossiers de gouvernance sous tension
Une séance budgétaire transformée en scène politique
Dans Annahar du 28 janvier 2026, l’ouverture de la discussion de la loi de finances se fait sous pression. Les députés arrivent au Parlement au milieu des protestations des militaires retraités. Le journal rapporte qu’ils ont dû donner des promesses directes pour accéder à la place de l’Étoile. Annahar du 28 janvier 2026 décrit ensuite une séance tendue dès ses premiers instants. Le débat quitte vite le terrain financier. Il bascule vers une confrontation sur la notion d’État, la souveraineté et le rôle du gouvernement. La séance est présidée par Nabih Berri.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 dresse un tableau proche. Le journal parle d’un Liban pris dans une « tempête » régionale. Il insiste sur une légitimité qui s’érode dans la rue. Il décrit une séance budgétaire tenue au milieu d’un brouhaha populaire, avec des slogans qui répondent aux discours sous la coupole. Dans Ad Diyar du 28 janvier 2026, l’examen du budget est présenté comme une décision de survie institutionnelle. Il s’agit de « faire fonctionner ce qui reste des institutions ». Cette lecture place le budget dans une logique de gestion du minimum, et non de réforme.
Al Joumhouria du 28 janvier 2026 pousse la critique plus loin. Le journal décrit un budget discuté « sans politiques ». Il évoque des dépenses votées « sans vision ». Il souligne des interventions qui visent davantage les électeurs que « la conscience de l’État ». Al Joumhouria du 28 janvier 2026 relie aussi cette séance à l’échéance des législatives à venir. Il parle d’un moment où les récits politiques prennent le dessus sur les chiffres. Il évoque un clivage profond autour de l’État et de la question des armes.
Cette tension interne apparaît aussi dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026. Le journal rapporte que les interventions sous la coupole ont porté surtout sur la politique, plus que sur le texte budgétaire. Il mentionne des joutes autour des positions de Naim Kassem, dans un climat resté « maîtrisé ».
Le gouvernement pris entre revendications salariales et obligations de réforme
La crise salariale est au cœur des débats. Dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, le journal rapporte une intervention d’Alain Aoun lors de la séance du soir. Il demande au Premier ministre Nawaf Salam comment le gouvernement compte concilier l’augmentation des salaires du secteur public et les exigences de réforme dans ce même secteur. La même prise de parole insiste sur le refus d’un « vide législatif ». Elle met en avant la question des dépôts bancaires. Elle évoque l’usage possible de l’or, au moins en partie, dans des projets jugés vitaux et productifs.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte une séquence voisine. Le journal cite Taha Naji, qui aborde la situation de Tripoli et la question des bâtiments menacés d’effondrement. Il appelle aussi à juger les détenus dans les prisons. Il demande d’« انصاف » pour les enseignants, les employés et les retraités. Dans le même passage, Ad Diyar du 28 janvier 2026 décrit une interaction entre Alain Aoun et Nawaf Salam. Le Premier ministre intervient pour critiquer le refus d’un projet de loi. Alain Aoun répond qu’il veut l’adoption d’une loi sur la « فجوة مالية », mais avec des améliorations et des mesures qui garantissent la restitution des dépôts.
Al Joumhouria du 28 janvier 2026 évoque aussi, dans ses pages locales, des éléments sur la mécanique budgétaire et sur des décisions fiscales contestées. Le journal parle de matières retirées du budget sous pression politique. Il évoque aussi un traitement particulier de certaines recettes et une controverse sur les taux appliqués. Cette dimension technique se heurte, dans les récits, à une réalité simple. La rue attend des résultats rapides. Le Parlement produit des discours. L’exécutif doit promettre et arbitrer.
La présidence de Joseph Aoun et le dossier du « mécanisme »
La présidence apparaît dans plusieurs titres comme un point d’ancrage institutionnel. Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, le journal rapporte que Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, est reçue et discute de la situation du pays et des préparatifs d’une conférence de soutien à l’armée. Le journal indique aussi qu’elle a visité Baabda et rencontré le président Joseph Aoun.
Dans Annahar du 28 janvier 2026, la présidence est décrite à travers un sujet central, celui du « mécanisme » lié à la stabilité. Le journal rapporte que des visiteurs de Baabda disent percevoir l’étonnement de Joseph Aoun face aux rumeurs sur une annulation ou un gel du mécanisme. Selon ces informations rapportées par Annahar du 28 janvier 2026, il affirme que le travail public du mécanisme se poursuit, sous leadership américain. Le même article attribué à Annahar du 28 janvier 2026 indique que Joseph Aoun insiste sur la tenue des élections législatives à la date prévue. Il mentionne toutefois un point de droit électoral, lié aux six députés de la diaspora, et l’idée qu’un ajustement pourrait décaler le scrutin vers juin ou juillet au lieu de mai.
Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, un autre élément apparaît en une, sous forme d’angle politique. Le journal évoque des « سجالات » au Parlement, et cite un contexte où l’Iran s’invite dans la séance budgétaire. Il mentionne aussi une rencontre d’un conseiller de la présidence avec le président du comité du mécanisme, ainsi qu’une délégation militaire à Washington.
L’élection législative comme moteur de recomposition locale
La perspective des législatives chauffe déjà le terrain. Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, un article décrit le cercle du Békaa-Ouest et Rachaya « sur le feu ». Le journal parle de deux listes qui s’affrontent historiquement. Il cite une liste présidée par le député Hassan Murad. Il décrit en face une liste portée par une alliance entre les Forces libanaises et le Parti socialiste progressiste. Le même article explique que plus les indicateurs d’un scrutin à l’heure augmentent, plus la compétition se durcit.
Ce type de reportage met en lumière une politique locale fondée sur des équilibres de zones. Les alliances se négocient à l’échelle des circonscriptions. Elles s’adossent à des réseaux. Elles exploitent aussi la colère sociale. Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, la séance budgétaire est décrite comme un espace de repositionnement avant l’échéance électorale. Le journal insiste sur une parole politique tournée vers les clientèles.
Dans Annahar du 28 janvier 2026, l’insistance sur le calendrier électoral et la question de la diaspora montre aussi un enjeu local. La règle électorale devient un objet de bataille. Elle touche à la représentation. Elle touche aussi à la confiance dans la tenue du scrutin.
Les dossiers de sécurité urbaine: Tripoli et la menace des bâtiments à risque
Au-delà du Parlement, la politique locale se joue sur des crises concrètes. Ad Diyar du 28 janvier 2026 consacre un sujet aux « répercussions » d’une catastrophe à Tripoli. Le journal évoque des bâtiments menacés d’effondrement et une ville jugée négligée depuis l’accord de Taëf. Il mentionne des discussions à la Sérail pour traiter ce dossier, et interroge l’efficacité des mesures.
Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, un autre passage revient sur un drame à Tripoli. Le journal rapporte qu’après plus de 72 heures, le sort d’une jeune femme, Elissar, reste inconnu après l’effondrement d’un immeuble dans le quartier de Qobbeh. Il décrit les efforts continus de la défense civile et des équipes de secours, et l’absence de résultat définitif à ce stade.
Ces récits transforment un fait divers en enjeu politique. Le thème devient celui de la prévention, de l’urbanisme et de la responsabilité publique. Il s’agit aussi de la capacité de l’État à contrôler un parc immobilier fragile. Il s’agit enfin d’une question sociale, car les quartiers mentionnés concentrent souvent des ménages précaires, exposés à des risques plus élevés.
Dora, risques industriels et contrôle parlementaire
La politique locale se nourrit aussi de conflits autour de projets jugés dangereux. Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, un article signé par Aouni Kaaki évoque des installations de réservoirs de gaz dans la zone de Dora et Bourj Hammoud. Le texte décrit un risque majeur dans une zone dense. Il évoque une analogie avec une catastrophe de type Tchernobyl, pour dénoncer le danger.
Al Sharq du 28 janvier 2026 rapporte que cinq députés demandent la fermeture de ces installations. Le journal évoque aussi une question adressée au gouvernement, via le président du Parlement, sur la base légale de ces constructions, et cite un numéro cadastral lié à Bourj Hammoud. Le sujet touche à la sécurité civile. Il touche aussi au pouvoir municipal, aux autorisations, et à la manière dont l’État arbitre entre intérêts économiques et protection des habitants.
Dans ce type de dossier, l’argumentaire local est direct. Il s’appuie sur la densité de population. Il s’appuie sur l’historique d’accidents. Il vise aussi une émotion collective liée à l’explosion du port et à la peur d’une nouvelle catastrophe. Al Sharq du 28 janvier 2026 relie d’ailleurs cette angoisse à des références de mémoire, en évoquant des destructions et des morts, pour insister sur l’urgence de prévenir.
Administration, nominations et « tests » de crédibilité
La gouvernance locale se mesure aussi dans les administrations. Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, un article évoque les douanes comme une institution « devant son premier test ». Le journal relie cet enjeu à la crédibilité d’un appareil d’État censé contrôler des frontières, des recettes et des circuits commerciaux. Le même ensemble d’articles mentionne aussi des postes vacants et des noms qui circulent de manière informelle, dans un contexte où la répartition confessionnelle reste un critère de sélection.
Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, la critique de la loi de finances inclut une dimension de gouvernance. Le journal évoque des procédés jugés contestables. Il parle de pressions politiques. Il fait le lien avec une fragilité de la décision publique, et avec une difficulté à imposer des règles stables.
Dans Annahar du 28 janvier 2026, le récit de la séance montre une autre facette. La gouvernance est décrite comme une capacité à organiser le débat sans perdre le contrôle. Le journal insiste sur une atmosphère de tensions et de « سجالات ». Il présente un Parlement divisé verticalement. Cette description renvoie à une question plus large. La décision publique dépend de rapports de force. Elle dépend aussi de la possibilité de maintenir un minimum de fonctionnement institutionnel.
Entre calendrier électoral et fragilité sociale, une politique locale sous contrainte permanente
Dans les articles du 28 janvier 2026, la politique locale apparaît comme une succession d’épreuves immédiates. Il y a la séance budgétaire et ses affrontements. Il y a la pression des retraités et des salariés. Il y a la question de la restitution des dépôts, avec des propositions et des débats sur les outils possibles. Il y a aussi la préparation des législatives, avec des circonscriptions déjà en campagne et des alliances qui se testent.
À côté, les crises locales continuent. Tripoli affronte l’urgence des bâtiments à risque et le traumatisme d’un effondrement. Dora cristallise une bataille sur les risques industriels et le contrôle parlementaire. Dans ce cadre, la présidence de Joseph Aoun est présentée, selon Annahar du 28 janvier 2026 et Al Sharq du 28 janvier 2026, comme un acteur qui cherche à maintenir des mécanismes de stabilité, et à sécuriser le calendrier électoral, tout en gérant un agenda diplomatique et militaire sensible.
Citation et discours des personnalités politiques: la loi de finances comme tribune, entre souveraineté, dépôts et colère sociale
Naim Kassem place l’Iran au cœur du discours de dissuasion
Dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026, Naim Kassem intervient lors d’un événement de soutien à l’Iran tenu dans la banlieue de Beyrouth. Le journal rapporte qu’il a dit que le Hezbollah n’était pas neutre face à une attaque contre l’Iran et qu’au moment venu, le mouvement déciderait s’il intervient ou non. Il a aussi averti qu’une guerre de ce type embraserait toute la région.
Dans Annahar du 28 janvier 2026, la même séquence est lue sous un autre angle. Le journal présente ce discours comme un signe que le Hezbollah conserve, selon cette analyse, la capacité de décider de la guerre et de la paix au Liban, au moins sur le plan politique. L’article insiste sur l’idée que la référence à l’Iran renforce l’isolement du mouvement, car elle déplace la discussion de la défense du Liban vers un alignement régional.
Ces deux mises en récit convergent sur un point. La parole de Naim Kassem n’est pas présentée comme un commentaire lointain. Elle est présentée comme un facteur direct de tension interne, parce qu’elle interfère avec le débat sur l’État et sur le monopole de la décision militaire.
Gebran Bassil attaque le budget et ouvre un conflit sous la coupole
Dans Ad Diyar du 28 janvier 2026, Gebran Bassil prononce une intervention très offensive sur la loi de finances 2026. Le journal le cite disant que le texte est un budget de « gestion de l’effondrement » et non de sortie de crise, sans réforme financière et sans vision économique. Il affirme aussi que le projet reporte la crise du secteur public et fait porter le coût de la stagnation sur l’employé.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte que Bassil décrit également un budget qui attend des règlements externes et internes, et qui conditionne implicitement la réforme à la question du contrôle des armes. Il pose une question qui déclenche une réaction immédiate du président de la Chambre, Nabih Berri, en liant le débat budgétaire au coût d’une posture régionale. Le journal rapporte que Berri lui a demandé de ne pas aborder un État en le nommant. Bassil répond qu’il n’a pas abordé l’Iran et qu’il ne se le permettrait pas.
La scène est importante sur le plan du discours. Elle montre une séance budgétaire qui se transforme en duel sur les lignes rouges. Elle montre aussi que la présidence de la Chambre cherche à limiter les dérapages nominaux, alors même que les allusions politiques structurent le débat.
Nabih Berri encadre la séance et renvoie les conflits à la procédure
Dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, la séance est décrite comme très longue, ouverte sous la présidence de Nabih Berri, en présence du Premier ministre Nawaf Salam et de plusieurs ministres. Le journal rapporte que Berri a demandé une minute de silence en hommage à un ancien député, puis qu’il a géré l’ordre du jour et les dispositions du règlement intérieur liées à la discussion budgétaire.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 met aussi en avant le rôle d’arbitre de Berri, mais dans un registre plus politique. Le journal estime qu’il a cherché à empêcher que la séance devienne une explosion verbale, en coupant la route à une dérive totale vers le pur discours politique.
Dans le passage consacré à l’intervention de Bassil, Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte un autre moment révélateur. Berri rappelle que la Chambre ne peut ouvrir une séance d’interpellations et de questions qu’après réception des réponses du gouvernement. Il inscrit ainsi l’affrontement dans un cadre procédural, au moment même où les députés cherchent à faire de la séance un procès politique.
Ibrahim Kanaan présente le budget comme “opérationnel” et dénonce des failles de méthode
Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte que le président de la commission des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan, lit le rapport de la commission en séance. Le journal le cite sur plusieurs points. Il décrit la loi de finances comme une loi de fonctionnement, avec un déficit de vision sociale. Il souligne aussi une faiblesse des crédits alloués aux organes de contrôle.
Toujours selon Ad Diyar du 28 janvier 2026, Kanaan pointe une question de méthode. Il note que de nouveaux droits et frais sont introduits d’une manière qui pose un problème constitutionnel, car l’instauration d’impôts doit, selon cette critique, relever d’un cadre légal clair. Le journal rapporte aussi des critiques de députés sur l’ajout d’au moins treize articles par le gouvernement pendant l’examen en commission.
Ce type de discours donne au débat une colonne vertébrale institutionnelle. Il ne s’agit plus seulement d’être pour ou contre le budget. Il s’agit de contester la manière de fabriquer la norme fiscale, et donc la crédibilité même de l’État percepteur.
Alain Aoun interpelle Nawaf Salam sur les salaires, les réformes et l’or
Dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, Alain Aoun intervient lors de la séance du soir. Le journal rapporte qu’il demande au Premier ministre Nawaf Salam comment le gouvernement peut augmenter les salaires du secteur public tout en réalisant les réformes nécessaires dans ce même secteur. Il décrit la situation comme un “dialogue de sourds” sur la question des armes, qu’il présente comme une cause d’impasse face à Israël et, plus largement, dans l’organisation de l’État.
Sur le dossier financier, Al Liwa’ du 28 janvier 2026 attribue à Alain Aoun deux angles précis. D’abord, le refus d’un vide législatif, présenté comme un danger pour les déposants. Ensuite, l’idée que l’or peut être mobilisé, au moins partiellement, pour soutenir des projets vitaux et productifs, dans une logique d’investissement et de rendement, plutôt que de simple liquidation.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte une séquence proche, mais plus conflictuelle. Le journal écrit que Nawaf Salam intervient pour critiquer le rejet d’un projet de loi lié à l’écart financier. Alain Aoun répond qu’il veut l’adoption d’une loi sur l’écart financier, mais sous une forme améliorée, avec des mesures qui garantissent la restitution des dépôts, via une contribution de toutes les parties à la reconstitution des avoirs. Il revient aussi sur l’idée d’utiliser une part de l’or, limitée, dans des projets capables de générer des profits.
Cette confrontation éclaire un point clé du discours politique du jour. La question des dépôts n’est pas traitée comme un dossier technique. Elle est présentée comme une bataille de justice économique, où chaque camp cherche à apparaître comme le défenseur des déposants, tout en évitant d’assumer le coût politique d’une répartition des pertes.
Nawaf Salam s’exprime par l’intervention de séance, plus que par un discours programmatique
Dans les sources du 28 janvier 2026, Nawaf Salam apparaît surtout à travers des interactions de séance. Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte qu’il critique le refus d’un projet de loi et qu’il entre en échange avec Alain Aoun. Dans Annahar du 28 janvier 2026, il est aussi mentionné comme arrivant au Parlement pendant que les protestations se poursuivent, ce qui place son rôle dans un contexte de pression sociale immédiate.
Ce positionnement est en lui-même un message. Le Premier ministre n’est pas mis en scène comme un orateur d’une grande annonce. Il est décrit comme un acteur de gestion, obligé de répondre, de recadrer et de tenir la séance au milieu des crises.
Taha Naji relie Tripoli, la justice pénale et les droits sociaux
Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte une intervention du député Taha Naji centrée sur Tripoli. Il évoque les immeubles menacés d’effondrement et demande des mesures pratiques. Il appelle aussi à juger les détenus dans les prisons. Il réclame l’équité pour les enseignants, les employés et les retraités.
Le discours de Taha Naji est significatif, car il concentre plusieurs fronts. Il traite du risque urbain et de la sécurité publique. Il traite de la justice, via la question des détenus. Il traite enfin du social, via les droits des catégories qui manifestent. Dans une séance budgétaire, cette triple articulation transforme la parole locale en accusation de négligence étatique.
Bilal Abdallah défend un secteur public “organisé” et remet le médicament à l’agenda
Al Liwa’ du 28 janvier 2026 rapporte une intervention du député Bilal Abdallah. Il affirme que la relation entre l’État et les citoyens ne peut se redresser sans un secteur public organisé. Il avertit qu’une atteinte aux droits des retraités aura des effets négatifs. Il appelle à sortir le dossier du médicament des débats stériles et à le traiter de manière pratique à travers une autorité nationale du médicament.
Ce type de discours construit une défense de l’administration. Il répond indirectement à une critique fréquente, celle d’un secteur public inefficace. Bilal Abdallah renverse l’argument. Il présente l’État social comme une condition de stabilité, et pas comme un luxe.
Edgar Traboulsi et César Abi Khalil attaquent la méthode budgétaire, chacun avec son angle
Ad Diyar du 28 janvier 2026 cite Edgar Traboulsi sur l’état des enseignants et des retraités dans le secteur éducatif privé. Il demande des droits via les mécanismes de protection sociale. Il réclame des droits pour les enseignants des écoles officielles et des écoles professionnelles publiques, ainsi que pour les retraités et les contractuels. Il critique aussi certaines nominations au ministère de l’Éducation et évoque le dossier du plein-temps à l’université publique. Il va jusqu’à demander la suppression de l’examen du brevet.
Dans le même ensemble, Ad Diyar du 28 janvier 2026 cite César Abi Khalil, qui qualifie la loi de finances de budget de boutiquiers, et critique l’ajout de matières et d’articles au texte, en le présentant comme une pratique contraire aux règles. Il s’en prend aussi à la question des autorités de régulation, en expliquant qu’elles ont besoin d’amendements légaux pour fonctionner.
Ces interventions montrent une pluralité de registres. Certains députés parlent au nom d’un secteur social précis, comme l’éducation. D’autres attaquent la méthode, la légalité et les organes de contrôle. Dans les deux cas, la parole cherche à se transformer en preuve d’utilité publique, à quelques mois d’un scrutin.
Joseph Aoun met en scène un appel à la citoyenneté constitutionnelle
Al Sharq du 28 janvier 2026 rapporte un message de Joseph Aoun à l’occasion du centenaire de la Constitution libanaise, adoptée en 1926. Le journal écrit qu’il félicite les Libanais et appelle les institutions, les universités, les écoles et les syndicats à célébrer cette date par des conférences, des séminaires et des activités pédagogiques qui rappellent les principes constitutionnels et les cadres du système démocratique parlementaire.
Ce discours tranche avec la brutalité du débat budgétaire. Il propose un récit de continuité institutionnelle. Il renvoie à l’idée que la Constitution n’est pas une référence symbolique, mais une base de culture civique. En pleine crise, ce type de message fonctionne aussi comme une tentative de réinstaller un langage commun, alors que la séance au Parlement multiplie les clivages.
Une parole politique dominée par la collision des priorités
À travers les interventions rapportées le 28 janvier 2026, la parole politique se distribue autour de quelques pôles. Le premier est la souveraineté, avec une parole qui lie le budget à la question des armes et à l’orientation régionale, qu’elle vienne de Naim Kassem dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 ou des échanges sous la coupole rapportés par Ad Diyar du 28 janvier 2026.
Le second pôle est la justice économique, centrée sur les dépôts bancaires, l’écart financier et l’idée d’utiliser une part de l’or, avec des divergences sur la manière de protéger les déposants, visibles dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026 et Ad Diyar du 28 janvier 2026.
Le troisième pôle est la survie sociale, portée par les interventions sur les retraites, les salaires, la fonction publique, l’éducation, le médicament et les prisons, telles que rapportées par Al Liwa’ du 28 janvier 2026 et Ad Diyar du 28 janvier 2026.
Enfin, le quatrième pôle est l’encadrement institutionnel. Il est incarné par la gestion de séance de Nabih Berri dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, et par le rapport d’Ibrahim Kanaan dans Ad Diyar du 28 janvier 2026, qui ramènent la bataille à des règles, des procédures et des critiques constitutionnelles.
Ce faisceau de discours dessine une séance où chaque prise de parole cherche à prouver deux choses à la fois. D’un côté, une capacité à parler “au nom de l’État”. De l’autre, une capacité à parler “au nom des gens”. Entre les deux, le budget sert de tribune, et la crise sert de décor permanent.
Diplomatie: soutiens arabes, Nations unies et pressions internationales autour du Sud et de la stabilité
Le Qatar mis en avant comme relais arabe, entre soutien politique et attente de résultats
Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, le dossier qatari est présenté comme un signal politique autant qu’un appui matériel. Le journal insiste sur un « parapluie arabe » et sur un soutien qui s’inscrit dans une logique de stabilisation, au moment où les institutions libanaises sont sous tension à cause du budget et des mouvements sociaux. Cette mise en avant souligne une réalité diplomatique classique à Beyrouth. Les aides ne sont pas seulement financières. Elles fonctionnent aussi comme des garanties implicites, ou comme des messages adressés à d’autres capitales.
Le même numéro d’Al Joumhouria du 28 janvier 2026 relie cette dynamique à une équation intérieure. Le pays discute d’un budget contesté, alors que l’État cherche à limiter la colère sociale. Dans ce contexte, toute annonce de soutien arabe est utilisée comme argument politique. Elle sert à montrer qu’un horizon d’assistance existe encore.
Cependant, Al Akhbar du 28 janvier 2026 propose une lecture plus dure du même moment. Le journal affirme que la reconstruction, en particulier dans les villages du Sud, est désormais encadrée par des conditions. Il présente des pressions américaines comme ayant joué un rôle dans le retrait de l’aide à la reconstruction d’un paquet annoncé. Il résume ce cadre par une logique de conditionnalité liée à la question des armes. Cette divergence de cadrage révèle une tension centrale. Le Liban reçoit des signaux d’ouverture, mais il reçoit aussi des signaux de verrouillage.
La diplomatie onusienne, entre suivi politique et soutien à l’armée
Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, est citée à travers ses contacts politiques. Le journal rapporte une rencontre à Baabda avec le président Joseph Aoun. Il mentionne aussi des discussions sur la situation générale et sur les préparatifs d’une conférence de soutien à l’armée. Ce type de séquence rappelle le rôle des Nations unies comme plateforme de médiation et de coordination, surtout quand les institutions locales peinent à absorber les crises.
Dans la même logique, Annahar du 28 janvier 2026 place Baabda au centre d’un échange sur la stabilité, en rapportant des propos attribués à des visiteurs du palais présidentiel. Ils disent percevoir l’étonnement de Joseph Aoun face à des rumeurs sur un gel ou une annulation d’un « mécanisme » lié au suivi de la stabilité. Le journal rapporte qu’il affirme que le travail du mécanisme se poursuit, sous leadership américain. Cette mention souligne une architecture diplomatique et sécuritaire hybride. Elle combine acteurs internationaux, coordination politique et suivi opérationnel.
Le débat diplomatique se double d’une question de crédibilité intérieure. Annahar du 28 janvier 2026 attribue aussi à Joseph Aoun une insistance sur la tenue des élections législatives à la date prévue, tout en évoquant une discussion sur le dossier des six députés de la diaspora et sur un possible ajustement du calendrier. Là encore, la diplomatie ne se limite pas aux visites. Elle se nourrit d’un récit de stabilité institutionnelle destiné autant au public interne qu’aux partenaires externes.
Washington en arrière-plan: leadership, délégations et diplomatie de la condition
Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, plusieurs indices pointent vers une relation structurante avec Washington. Le journal évoque des contacts autour du comité du « mécanisme ». Il mentionne aussi une délégation militaire à Washington, ce qui suggère une coordination qui dépasse la simple relation bilatérale classique. Cette orientation s’explique par un facteur direct. La stabilité au Sud et les cadres de suivi sont liés à des arbitrages américains, qu’ils soient politiques ou sécuritaires.
Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, la lecture est plus conflictuelle. Le journal relie la question de la reconstruction au Sud à une conditionnalité américaine, et affirme que l’aide peut être suspendue ou redirigée selon l’évolution des dossiers sécuritaires. Cette approche met en avant une diplomatie de levier, où l’assistance devient un outil pour obtenir des choix politiques précis.
Al Joumhouria du 28 janvier 2026 rapporte aussi des éléments de contexte où l’américain est omniprésent, notamment à travers la tension régionale autour de l’Iran et les effets possibles sur le Liban. Dans ce tableau, la diplomatie libanaise se retrouve contrainte. Elle doit rassurer des partenaires arabes. Elle doit éviter la rupture avec des partenaires occidentaux. Et elle doit gérer l’impact des crises régionales sur son territoire.
Sud-Liban: le cessez-le-feu comme dossier diplomatique permanent
Plusieurs sources du 28 janvier 2026 présentent la situation au Sud comme un dossier diplomatique autant que militaire. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 mentionne des violations israéliennes du cessez-le-feu et des victimes, tout en reliant le contexte à une incertitude sur la continuité d’un mécanisme de suivi. Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 rapporte également des frappes israéliennes au Sud, avec des morts, et décrit des versions divergentes sur les cibles.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 évoque une fragilité de ce « mécanisme », en parlant d’une suspension partielle ou d’un blocage, ce qui ouvrirait la voie à une hausse des tensions sur le terrain. Ce type de formulation place le Liban dans une position difficile. Le pays doit défendre sa souveraineté. Il doit aussi conserver un minimum de coordination internationale pour éviter une escalade.
Le dossier du Sud devient ainsi un langage diplomatique en soi. Chaque incident se transforme en message. Chaque mort devient un argument. Chaque discussion sur un mécanisme devient un test de capacité à imposer un cadre.
Le Hezbollah et l’axe iranien: un discours qui pèse sur la marge diplomatique libanaise
Dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026, Naim Kassem est cité lors d’un événement de soutien à l’Iran dans la banlieue de Beyrouth. Le journal rapporte qu’il affirme que le Hezbollah n’est pas neutre face à une attaque contre l’Iran, et qu’au moment venu, le mouvement déciderait de son attitude. Il avertit aussi qu’une guerre embraserait la région. Cette parole est diplomatiquement lourde, car elle associe la scène libanaise à une confrontation régionale potentielle.
Annahar du 28 janvier 2026 propose une lecture politique de ce discours, en le présentant comme un facteur d’isolement accru du Hezbollah. Le journal lie la « défense de l’Iran » à un coût politique, car elle déplace la discussion du Liban vers un alignement externe. Dans le même temps, Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 rapporte que les propos de Naim Kassem ont alimenté des tensions verbales au Parlement, ce qui illustre une collision directe entre discours régional et scène institutionnelle.
Sur le plan diplomatique, cette collision a un effet mécanique. Elle complique la capacité du Liban à présenter un discours unifié à l’extérieur. Elle renforce la perception d’un État qui ne contrôle pas entièrement ses orientations stratégiques.
Iran–États-Unis: un bras de fer régional qui structure l’environnement diplomatique de Beyrouth
Les journaux panarabes du 28 janvier 2026 décrivent un climat tendu entre Téhéran et Washington. Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 parle d’efforts diplomatiques intenses, mais sans percée, et évoque des conditions américaines jugées bloquantes par des sources iraniennes. La même édition mentionne un contexte de préparation militaire et d’arrivées d’appareils supplémentaires, sur fond de scénarios d’action rapide.
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 évoque une posture américaine qui combine pression et ouverture au dialogue, en cherchant à rester sous un seuil de confrontation totale. Al Bina’ du 28 janvier 2026 présente aussi une lecture régionale, en mettant en avant des positions qui se disent opposées à une attaque contre l’Iran et qui appellent à des solutions politiques.
Dans cet environnement, la diplomatie libanaise subit un effet de halo. Même lorsqu’elle ne participe pas directement aux négociations, elle en paie le prix en termes de tensions internes, d’incertitude sécuritaire au Sud et d’ambiguïté sur les aides et les conditionnalités.
Gaza et Rafah: un dossier régional qui influence les équilibres arabes et les priorités diplomatiques
Les dossiers palestiniens occupent un espace visible dans la presse du 28 janvier 2026. Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 évoque la perspective d’une réouverture contrôlée du point de passage de Rafah, dans un dispositif où interviennent plusieurs parties et une supervision. Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 met en avant un discours américain sur un « nouveau départ » au Moyen-Orient, dans la séquence liée à Gaza et à d’autres dossiers régionaux.
Pour le Liban, ces dossiers agissent par ricochet. Ils influencent les priorités des capitales arabes. Ils influencent aussi la manière dont l’opinion publique régionale lit les conflits, donc les marges des gouvernements. Dans les journaux du 28 janvier 2026, la région apparaît comme un système de vases communicants, où le dossier iranien, le dossier de Gaza et le dossier du Sud-Liban se nourrissent mutuellement.
L’armée comme pivot: soutien international et logique de stabilisation
La mention, dans Al Sharq du 28 janvier 2026, de préparatifs d’une conférence de soutien à l’armée s’inscrit dans une tendance récurrente. L’armée est présentée comme une institution clé pour la stabilité. Elle sert de point de convergence pour des partenaires internationaux qui veulent éviter un vide sécuritaire.
Ce cadre offre un avantage diplomatique. Il permet au Liban de parler un langage commun avec ses partenaires, celui de la stabilité et de la prévention. Toutefois, il expose aussi une fragilité. Lorsque l’État apparaît faible, l’armée devient la principale vitrine. Cela peut réduire la diplomatie à une logique de maintien, plutôt qu’à une logique de projection économique ou de réforme.
Diplomatie et politique intérieure: l’externe utilisé comme argument dans la bataille domestique
La journée du 28 janvier 2026 montre une diplomatie constamment tirée vers l’intérieur. Les soutiens arabes deviennent des arguments dans le débat sur la survie économique. Les mécanismes de suivi deviennent des objets de controverse politique. Les discours régionaux deviennent des munitions dans les joutes parlementaires.
Même la question des dépôts et de la réforme financière se connecte à l’extérieur, par l’idée d’un État obligé de rassurer des bailleurs, tout en répondant à une rue en colère. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 mentionne par exemple un financement annoncé par la Banque mondiale, présenté comme destiné à répondre à des besoins de base des plus pauvres et à améliorer des services publics. Dans le langage diplomatique, ce type de financement est aussi un signal de confiance conditionnelle.
Une diplomatie prise entre ouverture, conditionnalité et risque de dérapage régional
Les sources du 28 janvier 2026 dessinent une diplomatie libanaise coincée entre trois forces. La première est l’ouverture arabe mise en avant, notamment via le Qatar dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026. La deuxième est la conditionnalité décrite par Al Akhbar du 28 janvier 2026 sur la reconstruction au Sud. La troisième est le risque de dérapage régional, alimenté par les tensions Iran–États-Unis décrites par Al Arabi Al Jadid et Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026.
Dans ce triangle, chaque geste diplomatique a un coût. Un soutien annoncé peut être lu comme un alignement. Une condition posée peut être lue comme une atteinte à la souveraineté. Un discours régional peut se transformer en crise interne. C’est cette superposition, très présente dans les journaux du 28 janvier 2026, qui fait de la diplomatie un champ instable, et pourtant central, pour la survie politique et sécuritaire du Liban.
Politique internationale: l’effet Trump, le bras de fer Iran–États-Unis et les fronts de Gaza et d’Ukraine
Iran–États-Unis, une crise “à double voie” entre menaces et négociations
Dans la presse panarabe du 28 janvier 2026, le dossier iranien sert de baromètre global. Il combine posture militaire, messages diplomatiques et calculs intérieurs. Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 rapporte que Donald Trump affirme que l’Iran veut dialoguer, dans un contexte où une présence navale américaine dans la région est aussi mise en avant, tandis que Téhéran alerte sur des démarches américaines liées à une éventuelle désignation des Gardiens de la Révolution. Le même ensemble d’articles insiste sur l’ambivalence américaine. Le discours dit laisser une porte ouverte. Dans le même temps, il signale une montée de la pression.
Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 décrit, pour sa part, des efforts de discussion intenses entre Washington et Téhéran, sans percée visible. Le journal met l’accent sur des conditions américaines jugées bloquantes par des sources iraniennes. Il évoque aussi une séquence de préparation militaire, avec une logique d’options prêtes, si un ordre politique devait tomber. Cette combinaison nourrit une perception de “diplomatie sous menace”. Elle permet de tester l’adversaire. Elle sert aussi à parler à son opinion.
Dans Al Bina’ du 28 janvier 2026, le contexte international est lu à travers une idée plus large. Les guerres modernes ne se jouent plus seulement sur le terrain. Elles passent par l’économie, la diplomatie et l’information. Cette grille de lecture s’applique bien au dossier iranien. Les sanctions, la pression financière et la communication publique y comptent autant que les mouvements de forces.
Gaza et Rafah, l’humanitaire encadré par la sécurité et la politique
Le front de Gaza reste un point de fixation majeur. Les journaux décrivent une tension permanente entre la demande humanitaire et les objectifs sécuritaires. Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 affirme que les préparatifs d’une “mise en service” expérimentale du point de passage de Rafah sont en cours. Le journal évoque un dispositif multilatéral, avec participation égyptienne, palestinienne, européenne, israélienne, ainsi qu’une surveillance internationale par des médiateurs. Le message est clair. La circulation ne dépend pas seulement d’une décision technique. Elle dépend d’une architecture de contrôle.
Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 décrit aussi des préparatifs pour l’ouverture de Rafah “dans les prochains jours”, tout en exprimant des doutes sur les intentions israéliennes et sur la possibilité d’entraves. Le journal insiste sur des procédures plus complexes que lors d’épisodes précédents, ce qui renvoie à une normalisation du filtrage. Dans le même temps, l’actualité en Cisjordanie continue, avec incursions, arrestations et restrictions, selon Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026, qui décrit une pression sécuritaire constante.
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 ajoute un autre angle, plus politique. Le journal rapporte que les États-Unis apparaissent plus confiants que d’autres acteurs sur l’idée d’un désarmement progressif du Hamas. Il évoque un travail des médiateurs, des plans discutés, ainsi que le lien établi par le gouvernement israélien entre la reconstruction et ce dossier. Le sujet se transforme ainsi en “condition préalable”. Il dépasse la trêve. Il structure l’après-guerre, y compris l’aide et les travaux.
Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 mentionne enfin, via une reprise de presse internationale, l’idée que l’administration Trump pousserait vers une acceptation du désarmement, tout en laissant planer la possibilité d’outils coercitifs. Cette logique accentue un point. La politique internationale autour de Gaza bascule vers la gestion d’un ordre futur, plus que vers la seule cessation des combats.
Ukraine, garanties américaines et hypothèse d’un compromis territorial
Le conflit en Ukraine apparaît dans les journaux comme un test de la stratégie américaine, et un révélateur des limites européennes. Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 évoque des “rapports” liant les garanties sécuritaires américaines à une acceptation ukrainienne d’un compromis sur le Donbass, sous réserve d’un accord de paix accepté par les parties. Le journal décrit aussi une situation énergétique critique, avec une crise d’électricité, ce qui met en lumière la pression sur les infrastructures civiles.
Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 relie le dossier ukrainien à la dynamique sino-russe. Le journal rappelle que Pékin n’a pas condamné l’invasion et mentionne des accusations occidentales sur un soutien économique, et sur des apports de matériels à l’industrie de défense russe. Même sans entrer dans le détail, ce cadrage souligne une guerre devenue système. Elle engage les chaînes industrielles. Elle engage les circuits financiers. Elle engage aussi les alliances.
Un autre volet apparaît dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 avec la question du “flotte fantôme” russe. Le journal cite le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à combattre ce réseau de navires utilisé pour exporter du pétrole en contournant les sanctions. Il plaide pour réduire les revenus pétroliers qui financent l’effort de guerre. Cette séquence met en relief un levier central. L’Europe cherche à agir par la contrainte économique, faute d’un levier militaire direct.
Groenland, Atlantique Nord et retour des rivalités territoriales
Un sujet symbolique illustre le retour des logiques de puissance. Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 rapporte une visite à Paris de la Première ministre danoise, accompagnée du chef du gouvernement du Groenland, pour chercher un soutien européen. Le journal rappelle que Donald Trump a exprimé des ambitions sur cette île arctique, et décrit un rôle d’Emmanuel Macron dans la mobilisation de dirigeants européens contre ces “convoitises”.
Le même article évoque aussi une dimension très concrète, avec l’annonce que la France ouvrira un consulat à Nuuk et organisera un exercice naval d’ampleur dans l’Atlantique Nord. L’ensemble donne une lecture nette. L’Arctique n’est plus périphérique. Il devient un espace de projection, de symboles et de routes stratégiques. Les gestes diplomatiques, comme un consulat, prennent alors un sens géopolitique.
L’Union européenne entre diversification commerciale et inquiétude sur la compétition mondiale
Dans Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026, un autre dossier met en scène une stratégie de “rééquilibrage” économique. Le journal indique que l’Inde et l’Union européenne se sont mises d’accord sur la création d’une zone de libre-échange présentée comme couvrant deux milliards de personnes, dans un contexte de crainte d’une guerre commerciale américaine et de concurrence chinoise. Cette dynamique souligne un mouvement de fond. Les blocs cherchent des marchés. Ils cherchent aussi des chaînes d’approvisionnement moins vulnérables.
Dans Al Bina’ du 28 janvier 2026, cette logique est prolongée par un récit centré sur les technologies critiques. Le journal explique qu’après une stratégie américaine de sécurité nationale annoncée début décembre, Washington a lancé, le 12 décembre 2025, un nouveau cadre d’alliance sous un nom spécifique, présenté non comme un traité militaire, mais comme un réseau de coordination autour des technologies sensibles. Sont citées des priorités comme les puces avancées, l’intelligence artificielle, les algorithmes, les centres de données et les chaînes d’approvisionnement numériques.
Ce prisme éclaire une réalité politique internationale. L’économie devient un champ de sécurité. La technologie devient un outil d’influence. Et l’alliance devient une gestion de dépendances, plutôt qu’un pacte militaire classique.
Afrique du Nord, révisions institutionnelles et calendrier électoral
La politique internationale ne se limite pas aux zones de guerre. Elle se lit aussi dans les ajustements institutionnels. Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 rapporte que les partis algériens étudient des propositions liées à une modification technique de la Constitution et à un projet de loi électorale, dans la perspective d’échéances prévues dans les mois à venir. Le journal met en avant une méthode: consultation, délais, et cadrage par l’État.
Même dans un format bref, cette actualité dit quelque chose de la région. Les systèmes politiques cherchent à encadrer la compétition. Ils cherchent aussi à sécuriser la transition d’une séquence à l’autre, souvent en jouant sur les règles électorales et sur le calibrage constitutionnel.
Yémen, gestion urbaine et reconstruction d’une “normalité” à Aden
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 consacre un développement à Aden, décrite comme avançant vers un retour à un caractère civil, via des campagnes de sécurité, de nettoyage, d’organisation urbaine, de circulation et de transport, tout en lançant des dossiers économiques et culturels. Le journal présente ces actions comme une vision intégrée visant à améliorer les services et renforcer la stabilité.
Cette approche met l’accent sur un point souvent oublié dans les relations internationales. La stabilité n’est pas seulement une question de frontières. Elle dépend aussi de la capacité d’une autorité à produire des services, à sécuriser l’espace public et à donner une routine collective. Dans des pays fracturés, cette “normalité” devient un enjeu stratégique.
Synthèse des lignes de force vues le 28 janvier 2026
Les journaux du 28 janvier 2026 dessinent une scène internationale structurée par trois tendances. D’abord, une montée de la coercition hybride, où sanctions, contrôle des flux et pression militaire se combinent, comme dans le dossier Iran–États-Unis. Ensuite, une transformation des dossiers humanitaires en dispositifs de sécurité, visible à Gaza et autour de Rafah, où l’ouverture dépend d’une architecture de supervision. Enfin, un retour affirmé des rivalités de puissance sur des espaces stratégiques, comme l’Arctique, avec des signaux diplomatiques et militaires autour du Groenland et de l’Atlantique Nord.
À ce triptyque s’ajoute un fil commun. Les alliances se redéfinissent par l’économie et la technologie. Les accords commerciaux deviennent des réponses politiques. Les réseaux de technologies critiques deviennent des instruments de souveraineté. Le monde décrit par ces sources est donc moins celui d’une détente. Il ressemble plutôt à une reconfiguration permanente, où chaque dossier local devient une pièce d’un rapport de force plus large.
Économie: budget 2026, fiscalité “de survie” et signaux contrastés sur commerce extérieur et aide internationale
Budget 2026, une logique de recettes immédiates plutôt qu’un cap économique
Plusieurs journaux décrivent une loi de finances pensée d’abord comme un outil de fonctionnement. Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, le budget est présenté comme une « mوازنة إدارة أزمة », sans vision économique globale, sans lien clair avec un plan de redressement, et sans traitement sérieux de dossiers structurants comme l’électricité, l’administration publique ou le système fiscal. Le journal rappelle aussi un problème de gouvernance budgétaire, avec l’absence de clôture régulière des comptes et donc une capacité de contrôle limitée.
Cette critique n’est pas seulement institutionnelle. Elle touche aussi la structure des recettes. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 évoque des estimations de recettes jugées modestes, face à un discours social qui n’est pas adossé à des financements durables. Le journal insiste sur une fiscalité qui s’ajoute à une économie déjà “épuisée”, sans orientation claire pour stimuler la production ou restaurer la confiance.
Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, la critique se fait plus concrète. Le journal décrit des hausses de taxes ciblant des activités de consommation, avec une logique d’augmentation rapide des recettes. Il présente ces choix comme des mesures qui touchent des catégories larges, sans mécanisme fin d’équité sociale, dans un contexte où la capacité de paiement est déjà fragilisée.
Une pression fiscale qui descend vers les usages du quotidien
Al Akhbar du 28 janvier 2026 prend l’exemple des activités de loisirs. Le journal explique que le projet de budget 2026 relève le taux de ce qu’il appelle la « taxe des boîtes de nuit » à 10 %, contre 5 % auparavant. Il insiste sur le fait que le texte ne distingue pas entre types d’activités ni entre catégories sociales. Il ajoute que certaines formes de divertissement sont devenues, dans le contexte de crise, un exutoire social plus qu’un luxe.
Le même journal met en avant d’autres prélèvements, comme un droit sur l’entrée des camions étrangers. Ce type de mesure vise une recette facile à collecter, car elle s’applique à un passage contrôlable. Cependant, elle renvoie aussi à une question de coût logistique, donc de prix.
Cette logique de prélèvement se retrouve aussi dans la chaîne maritime. Al Akhbar du 28 janvier 2026 détaille une hausse des droits de navigation et des droits de phares, appliqués aux navires commerciaux. Le journal rappelle les valeurs de référence de 2022 et souligne une augmentation dans le projet 2026, avec un mécanisme de calcul lié au tonnage.
Transport maritime, importations et inflation importée
Al Akhbar du 28 janvier 2026 insiste sur un point mécanique. Les hausses de frais portuaires ne restent pas confinées au secteur maritime. Elles passent dans les factures de fret. Ensuite, elles se répercutent dans le coût des importations. Enfin, elles finissent dans les prix locaux, car l’économie libanaise dépend largement des importations pour les biens de base.
Le journal précise aussi que ces frais sont intégrés à la facture d’expédition payée par les importateurs, puis comptabilisés dans le coût par tonne. Il s’agit donc d’une hausse qui se diffuse automatiquement, même si la valeur unitaire semble faible.
Cette lecture met en lumière une fragilité structurelle. Quand la fiscalité touche le commerce extérieur, elle touche la formation des prix. Or, en période de pouvoir d’achat réduit, une hausse de coût de transport devient un multiplicateur social. Elle frappe l’alimentation, les médicaments et les produits de consommation courante, même si elle part d’une “ligne” technique dans un tableau de budget.
Commerce extérieur, hausse des flux mais déficit qui se creuse
Ad Diyar du 28 janvier 2026 publie des chiffres détaillés sur le commerce extérieur, à partir d’indicateurs des douanes et d’une lecture d’Elie Zakhour. Le journal indique que la facture d’importation a atteint 19,377 milliards de dollars via les points d’entrée maritimes, aériens et terrestres, contre 15,717 milliards de dollars, soit une hausse de 3,660 milliards et un rythme de 23,29 %.
Sur le même périmètre, Ad Diyar du 28 janvier 2026 indique que les exportations ont atteint 3,211 milliards de dollars, contre 2,495 milliards, soit une hausse de 716 millions et un rythme de 28,70 %.
Pourtant, malgré cette progression des exportations, le déficit commercial s’aggrave. Ad Diyar du 28 janvier 2026 chiffre le déficit à 16,166 milliards de dollars, contre 13,222 milliards, soit une hausse de 2,944 milliards et un rythme de 22,27 %.
Le journal ajoute une projection de contexte. Elie Zakhour y affirme que le commerce extérieur libanais aurait dépassé 24 milliards de dollars en 2025, un niveau qui n’aurait pas été atteint depuis plus de dix ans.
Quels biens dominent les importations et les exportations
Ad Diyar du 28 janvier 2026 détaille aussi la composition. Le journal cite la place élevée des pierres précieuses, perles, métaux précieux et bijoux dans les importations, avec une valeur de 3,771 milliards de dollars, soit 19,46 % de la facture d’importation. Il mentionne ensuite les produits des industries chimiques, à 1,557 milliard, soit 8,04 %.
Côté exportations, Ad Diyar du 28 janvier 2026 indique que les pierres précieuses, perles, métaux précieux et bijoux arrivent en tête, avec 1,063 milliard de dollars, soit 33,10 % de la facture d’exportation. Puis viennent les métaux communs et leurs ouvrages, à 482 millions, soit 15,01 %. Ensuite, les produits alimentaires, boissons et tabac, à 399 millions, soit 12,43 %.
Ces données soulignent une économie où les flux de valeur sont en partie concentrés dans des catégories à forte volatilité. Elles soulignent aussi une structure exportatrice encore limitée. Elle dépend de segments précis. Elle reste loin d’une diversification industrielle large, du moins dans les catégories mises en avant par ces chiffres.
Ports et aéroport, les portes d’entrée et de sortie de l’économie
Ad Diyar du 28 janvier 2026 insiste sur la centralité du port de Beyrouth. Il indique que les importations via ce port atteignent 11,516 milliards de dollars, soit 59,43 % de la facture d’importation totale de 19,377 milliards.
Le journal place ensuite l’aéroport Rafic Hariri au second rang pour les importations, avec 5,710 milliards de dollars, soit 29,47 %. Puis vient le port de Tripoli, avec 1,510 milliard, soit 7,79 %.
Sur les exportations, Ad Diyar du 28 janvier 2026 indique que le port de Beyrouth reste aussi premier, avec 1,342 milliard de dollars, soit 41,79 % de la facture d’exportation. L’aéroport arrive ensuite avec 1,277 milliard, soit 39,77 %. Le port de Tripoli suit avec 254 millions, soit 7,91 %.
Ces chiffres donnent une lecture simple. Quand les règles de frais portuaires changent, ou quand les infrastructures sont sous contrainte, l’économie entière bouge. Les ports et l’aéroport ne sont pas seulement des équipements. Ils deviennent des variables macroéconomiques.
Partenaires commerciaux, une hiérarchie qui éclaire les dépendances
Ad Diyar du 28 janvier 2026 cite aussi la hiérarchie des pays d’origine des importations. Le journal indique que la Chine arrive en tête, avec 2,221 milliards de dollars, soit 11,46 % de la facture d’importation. Il place ensuite la Suisse, avec 1,860 milliard, soit 9,60 %. Il cite enfin les Émirats arabes unis, avec 1,632 milliard, soit 8,42 %.
Cette structure n’est pas neutre. Elle renvoie à des types de biens importés, à des circuits de paiement, et à des vulnérabilités de change. Elle renvoie aussi à la manière dont une économie dollarise ses échanges, tout en débattant localement de tarification et de “double affichage”.
Dollarisation de fait et controverse sur les prix en livres
Annahar du 28 janvier 2026 met en avant un conflit autour de la tarification en livres libanaises, dans le secteur de la restauration. Le journal rapporte que le débat s’intensifie après un contexte où l’affichage en dollars est devenu courant. Il rapporte aussi la position du ministère du Tourisme, qui affirme ne pas interdire l’annonce en dollars, mais imposer la validation des listes de prix de base en livres et l’information du ministère sur tout prix parallèle en dollars.
Annahar du 28 janvier 2026 explique que cette clarification n’a pas dissipé les craintes. Au contraire, elle aurait renforcé l’impression que la décision ajoute des charges administratives et des coûts à des entreprises, dans une économie déjà dollarisée “par la force des choses”.
Ce débat touche à un point central de l’économie quotidienne. L’affichage n’est pas seulement un sujet de consommation. Il reflète l’instabilité monétaire. Il reflète aussi une relation compliquée entre régulation et réalité. Quand l’État tente de réintroduire une norme, il se heurte au fait que les transactions se font déjà autrement.
Banque mondiale, 350 millions de dollars et une priorité sociale assumée
Au milieu du débat sur la loi de finances, plusieurs journaux mettent en avant une annonce de financement. Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte l’approbation d’un financement de 350 millions de dollars par la Banque mondiale, destiné à aider le Liban à répondre aux besoins essentiels des plus pauvres, et à améliorer des services publics à fort impact via la transformation numérique du secteur public.
Al Joumhouria du 28 janvier 2026 reproduit les éléments centraux de cette annonce. Le journal cite aussi le directeur régional Jean-Christophe Carret, qui décrit une reprise “fragile” et présente la nouvelle enveloppe comme un levier pour renforcer la protection sociale, l’inclusion économique et la transformation numérique, avec un effet attendu sur la reprise et l’emploi.
Annahar du 28 janvier 2026 place cette annonce dans une séquence plus large. Le journal la relie à une dynamique internationale où le Qatar est aussi présenté comme un acteur d’aide, ce qui donne une “double” couverture extérieure, au moins symbolique, pendant la discussion de la loi de finances.
Deux projets, transferts monétaires et transformation numérique
Les journaux détaillent la structure du financement. Al Joumhouria du 28 janvier 2026 indique que le premier projet, à 200 millions de dollars, vise à renforcer les filets de sécurité sociale et les systèmes associés. Il prévoit des transferts monétaires aux familles les plus pauvres, et un meilleur accès aux opportunités économiques et aux services sociaux, en particulier pour les femmes, les jeunes et les plus vulnérables.
Annahar du 28 janvier 2026 précise un volet opérationnel. Il évoque le développement de la plateforme “Daem”, liée au programme “Aman” de transferts, afin qu’elle puisse fonctionner comme registre social national au service d’autres programmes publics.
Le second projet, à 150 millions de dollars, est consacré à la transformation numérique. Annahar du 28 janvier 2026 indique qu’il vise à améliorer l’accès des citoyens aux services essentiels et aux opportunités économiques, et à soutenir les entreprises et les entrepreneurs via un environnement numérique plus sûr et un meilleur accès aux marchés. Le journal mentionne aussi des composantes comme l’hébergement sécurisé des données publiques et un investissement dans la cybersécurité au niveau national.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 reprend la même architecture, en mettant l’accent sur le renforcement des cadres légaux et institutionnels, sur les capacités humaines, et sur des projets pilotes de numérisation de services publics, avec un objectif de transparence et d’efficacité.
Une économie qui cherche des filets, mais dont la base productive reste fragile
L’ensemble de ces éléments dessine un contraste. D’un côté, un budget 2026 décrit comme une “gestion de crise”, avec une fiscalité qui se diffuse jusqu’aux usages du quotidien, et avec des coûts logistiques susceptibles de se répercuter sur les prix.
De l’autre, des chiffres de commerce extérieur qui montrent une hausse des flux, mais aussi un déficit qui s’élargit, ce qui traduit une dépendance persistante à l’importation.
Enfin, les annonces de la Banque mondiale donnent une priorité claire. Il s’agit de protéger les plus vulnérables et de moderniser l’administration via le numérique. Cela peut améliorer l’efficacité et réduire certaines fuites. Toutefois, cela ne remplace pas une politique industrielle ou énergétique. Or, précisément, Al Joumhouria du 28 janvier 2026 souligne l’absence de réponses budgétaires structurées sur l’électricité, l’administration et la réforme fiscale.
Justice: enquête du port au point mort, violences du quotidien et signaux d’un appareil judiciaire sous pression
Explosion du port de Beyrouth, l’acte d’accusation encore repoussé
Annahar du 28 janvier 2026 affirme que l’enquête sur l’explosion du port reste bloquée et qu’aucun acte d’accusation n’est attendu à court terme. Le journal explique que le juge d’instruction chargé du dossier, Tarek Bitar, attend l’issue d’une procédure intentée contre lui pour « usurpation de pouvoir ». Annahar précise qu’un juge saisi de cette procédure a rendu une décision de non-lieu en faveur de Tarek Bitar, mais que l’ancien ministre Ali Hassan Khalil a fait appel, ce qui a entraîné un transfert du dossier vers l’instance compétente pour trancher l’appel et, de fait, un gel de toute étape décisive vers l’acte d’accusation.
Dans la même analyse, Annahar du 28 janvier 2026 décrit un dossier « coincé dans une zone grise ». Le journal insiste sur une dynamique paradoxale. L’enquête ne serait pas officiellement arrêtée, mais elle ne progresserait pas non plus. Il souligne aussi l’impact moral et politique de cette situation, en posant la question de la possibilité même de parvenir à un acte d’accusation, alors que l’attente s’étire depuis 2020.
Le volet international, l’échec de la coopération avec la Bulgarie selon Annahar
Toujours selon Annahar du 28 janvier 2026, la dimension internationale du dossier a subi un coup dur après un épisode lié à la Bulgarie. Le journal relate l’arrestation, en septembre 2025, d’un suspect visé par un mandat libanais, et décrit cette arrestation comme une occasion rare de renouer la chaîne des responsabilités sur le trajet du navire, sa cargaison, et les acteurs informés de sa destination. Annahar ajoute que la Bulgarie a refusé l’extradition en invoquant la crainte d’une peine de mort, malgré des garanties écrites du Liban indiquant que ce type de sanction ne serait pas appliqué.
Annahar du 28 janvier 2026 précise qu’une alternative a été ouverte, avec l’autorisation donnée au juge Tarek Bitar de se rendre en Bulgarie pour interroger le suspect sur place, après levée d’une interdiction de voyager. Mais le journal indique que l’audition attendue n’a pas produit de résultats, le suspect ayant refusé de répondre aux questions, avant d’être libéré par les autorités bulgares. Annahar en conclut que ce chemin international n’a pas servi l’enquête et a renforcé l’impression que la « boucle » extérieure est, au mieux, difficilement accessible au juge libanais.
Ce récit met en lumière un point central pour la justice libanaise. L’efficacité d’une instruction d’ampleur dépend souvent de la coopération internationale. Lorsque cette coopération échoue, l’enquête perd des pièces, et le doute public augmente. Annahar du 28 janvier 2026 relie explicitement ce blocage international à une fragilisation du processus d’accusation, déjà ralenti par les batailles procédurales internes.
Les obstacles procéduraux comme stratégie de défense et comme symptôme institutionnel
La description de l’enquête par Annahar du 28 janvier 2026 ne se limite pas à un incident extérieur. Elle s’attarde sur un mécanisme plus large, celui de la judiciarisation du conflit autour du juge instructeur. Le journal souligne que l’appel intenté par Ali Hassan Khalil contre une décision favorable à Tarek Bitar entraîne un effet immédiat, la suspension de la capacité du juge à finaliser l’acte d’accusation.
Dans cette logique, le droit de recours est un droit. Mais son usage répété devient aussi un outil de ralentissement. Annahar du 28 janvier 2026 décrit un sentiment d’impasse où la justice paraît enfermée dans ses propres règles, au point que la procédure devient l’événement principal, et non la recherche des responsabilités.
Détention, prisons et demande de juger: la justice pénale sous l’angle de l’attente
Le thème de la détention et du jugement apparaît aussi dans la vie politique du jour. Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte qu’un député, Taha Naji, a évoqué la nécessité de juger les détenus dans les prisons, en liant ce sujet aux tensions sociales et à la situation de Tripoli. Cette mention place la justice pénale au cœur d’une critique récurrente, celle des détentions prolongées et du ralentissement des procédures, avec des conséquences humaines et sécuritaires.
Même si Ad Diyar du 28 janvier 2026 rapporte cette prise de parole dans un contexte politique, l’enjeu est judiciaire. La justice, lorsqu’elle tarde, alimente la défiance. Elle nourrit aussi le sentiment d’inégalité, car le délai devient un châtiment avant jugement pour certains, et un écran de protection pour d’autres.
Crimes et faits divers, une violence qui se traite par l’enquête et par l’arrestation immédiate
Les pages locales montrent également une justice confrontée à des crimes du quotidien. Al Sharq du 28 janvier 2026 rapporte un homicide dans la zone de Mreijeh, où un homme a abattu ses deux frères dans un commerce, à la suite d’un conflit lié au partage d’un héritage. Le journal indique que l’auteur s’est rendu aux forces de sécurité venues sur place.
Al Liwa’ du 28 janvier 2026 reprend le même fait dans sa rubrique “faits judiciaires”, en précisant le lieu et la nature du différend familial, et en confirmant que l’auteur s’est livré aux forces de l’ordre. La mention de la reddition immédiate est un détail important, car elle suggère une affaire où l’enquête se déploie à partir d’un suspect identifié, dans un cadre qui peut aller vite sur le plan procédural, au moins au début.
Ces récits mettent en évidence deux aspects de la justice. D’un côté, la capacité de l’appareil sécuritaire à intervenir rapidement sur une scène de crime. De l’autre, la difficulté plus large du pays à réduire les facteurs qui déclenchent des violences extrêmes, souvent familiales, économiques ou liées à la propriété, ce qui renvoie à des conflits de droits et à un tissu social sous tension.
Camps et sécurité: blessés à Baddawi, enquête de terrain et gestion du risque
Al Sharq du 28 janvier 2026 mentionne un autre épisode de violence, cette fois dans le camp de Baddawi. Le journal rapporte qu’une grenade a explosé près d’un ancien bâtiment hospitalier, faisant trois blessés, dont une enfant, et causant des dégâts matériels à des commerces. Il indique qu’après l’incident, des tirs en l’air ont renforcé un climat de peur, et que la force de sécurité conjointe dans le camp s’est mobilisée pour établir les circonstances et traiter l’affaire.
Dans ce type d’événement, la justice s’inscrit dans une chaîne qui commence par l’enquête sécuritaire. Les faits rapportés par Al Sharq du 28 janvier 2026 renvoient à une difficulté classique, la capacité de l’État à faire appliquer ses normes dans des espaces où les mécanismes de sécurité sont en partie autonomes. L’enjeu, pour le judiciaire, est ensuite de transformer des indices et des témoignages en procédure, ce qui suppose coopération, compétence territoriale et protection des témoins.
Effondrement d’immeuble à Tripoli: responsabilité, enquêtes attendues et pression sur les institutions
La catastrophe de Tripoli, déjà décrite comme une crise urbaine et sociale, a aussi une dimension judiciaire. Al Sharq du 28 janvier 2026 rapporte qu’après plus de soixante-douze heures, le sort d’une jeune femme, Elissar, reste inconnu sous les décombres d’un immeuble effondré dans le quartier de Qobbeh. Le journal décrit la poursuite des opérations de levage des gravats et l’absence de conclusion définitive sur son sort.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 traite la question à travers la réponse institutionnelle. Le journal évoque des discussions à la Sérail sur les bâtiments menaçant ruine à Tripoli et s’interroge sur l’efficacité des mesures envisagées. Même si l’article est centré sur la prévention et l’action municipale, il ouvre une question judiciaire implicite, celle des responsabilités. Un immeuble ne s’effondre pas seulement par fatalité. Il s’effondre souvent après des alertes, des négligences, des travaux irréguliers ou une absence de contrôle.
Sur le terrain du droit, de tels drames alimentent généralement des enquêtes sur la conformité, les permis, l’entretien, et la chaîne des responsabilités, depuis les propriétaires jusqu’aux autorités de contrôle. Les sources du 28 janvier 2026 mettent surtout en lumière l’urgence et la lenteur de la réponse, ce qui prépare, dans l’opinion, une attente de justice et de sanctions, même si les procédures prennent du temps.
Sécurité industrielle à Dora: le recours au droit comme moyen de blocage
La justice apparaît aussi à travers des conflits de sécurité publique liés à des projets industriels. Al Sharq du 28 janvier 2026 publie un texte sur l’installation de réservoirs de gaz et de carburants à Dora et Bourj Hammoud. L’article évoque l’existence d’une démarche parlementaire sous forme de question adressée au gouvernement via le président de la Chambre, demandant la base légale d’installations attribuées à une entreprise et situées sur un numéro cadastral précis.
Dans ce dossier, le recours au droit fonctionne comme levier. Le débat ne se limite pas à une dénonciation. Il se structure autour d’un argument de légalité, du régime des autorisations, et du respect des normes dans une zone dense. La mise en avant d’un acte formel, une question écrite aux autorités, place l’affaire dans une trajectoire où l’administration doit répondre, et où le contentieux devient possible si la réponse est jugée insuffisante.
Ce type de conflit illustre une pression croissante sur la justice administrative et sur les régulateurs. Dans un pays marqué par le traumatisme de l’explosion du port, la moindre infrastructure à risque devient un objet de débat public, et la question de la responsabilité pénale future, en cas d’accident, pèse déjà dans les arguments.
Registres fonciers et avis officiels: un quotidien judiciaire souvent invisible
Une autre facette de la justice se lit dans les pages d’annonces officielles, moins visibles, mais constantes. Ad Diyar du 28 janvier 2026 publie des avis liés au registre foncier et des convocations ou notifications en matière immobilière, avec des délais d’opposition précisés. Ces avis rappellent l’existence d’une justice du quotidien, celle des titres de propriété, des actes perdus, des contestations et des notifications.
Al Sharq du 28 janvier 2026 publie également des annonces du registre foncier, avec des demandes de duplicata de titres et des mentions de délais pour les oppositions. La répétition de ces avis montre une réalité administrative. Malgré les crises, la machine foncière continue, car elle touche à des droits patrimoniaux et à des transactions. Mais ces avis révèlent aussi la fragilité documentaire, la perte de titres, la multiplication de procédures de remplacement, et la nécessité d’un système d’archives robuste.
Entre affaires d’État et justice de proximité, un contraste qui nourrit la perception publique
Les sources du 28 janvier 2026 construisent un contraste net. D’un côté, les crimes de proximité, comme l’homicide de Mreijeh ou l’explosion dans le camp de Baddawi, où les faits sont immédiats, où l’intervention sécuritaire est décrite rapidement, et où l’enquête se construit sur un terrain concret. De l’autre, les grandes affaires d’État, au premier rang l’explosion du port, où la procédure prend le dessus, où la coopération internationale échoue selon Annahar, et où le calendrier se dilue dans une succession de recours et d’appels.
Cette tension explique en partie la crise de confiance. Quand une justice parvient à traiter un fait divers, mais peine à produire un acte d’accusation dans un dossier national, la perception d’inégalité s’installe. Les journaux ne disent pas que la justice est absente. Ils décrivent plutôt une justice qui fonctionne par à-coups, efficace sur certains segments, paralysée sur d’autres.
La justice comme enjeu politique indirect dans le débat public
Même lorsqu’elle n’est pas le sujet principal, la justice traverse les autres dossiers. Le drame de Tripoli interroge la responsabilité des autorités, donc l’éventualité de poursuites ou d’enquêtes. Le dossier de Dora place la légalité des autorisations au centre, donc la capacité de l’État à contrôler, à sanctionner et à prévenir. La question des détenus à juger, citée dans Ad Diyar du 28 janvier 2026, renvoie à la lenteur judiciaire et à l’urgence sociale.
Et l’enquête du port, telle que décrite par Annahar du 28 janvier 2026, reste le marqueur le plus symbolique. Elle concentre la question de l’indépendance du juge, la bataille des procédures, la force des protections politiques, et la difficulté de coopération internationale.
Dans ces conditions, la justice apparaît, au 28 janvier 2026, comme un front permanent, sans être toujours une rubrique autonome. Elle se lit dans les recours, dans les annonces foncières, dans les crimes, dans les catastrophes urbaines, et dans un grand dossier national toujours suspendu à une décision qui ne vient pas.
Société: grèves du secteur public, sécurité alimentaire, angoisses urbaines et violences du quotidien
La rue du secteur public revient, avec l’école et les retraites au premier plan
Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, les mobilisations sociales s’imposent dès l’ouverture de la discussion de la loi de finances. Le journal décrit une série de mouvements coordonnés dans plusieurs secteurs, avec des employés de l’administration, des militaires retraités, des enseignants, des juges et des assistants judiciaires. Il évoque un calendrier de trois jours fait de grèves, de rassemblements et de sit-in devant des institutions officielles à Beyrouth et en régions.
Al Joumhouria du 28 janvier 2026 insiste sur l’idée de « dignité fonctionnelle » mise en avant par les manifestants. Le journal relate une manifestation de centaines d’employés du secteur public et de représentants de l’enseignement officiel devant le Parlement, en dénonçant la faiblesse des salaires et l’érosion du pouvoir d’achat. Il rapporte aussi des slogans d’enseignants qui lient le salaire à la qualité de l’éducation, et des menaces de montée en puissance, jusqu’à un arrêt total du travail.
Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, la journée est décrite comme un tournant. Le journal souligne que des administrations réputées peu enclines à la contestation se sont arrêtées, y compris dans des services publics de référence. Il évoque la perspective d’un « mouvement ouvert » si la loi de finances ne corrige pas la trajectoire des revenus. Il lie la colère à une mécanique simple: la rémunération officielle ne suit plus le coût de la vie, et les mesures temporaires ne suffisent pas.
Al Akhbar du 28 janvier 2026 donne des repères chiffrés qui éclairent le choc social. Le journal écrit qu’un militaire retraité touche environ 200 dollars par mois, tandis qu’un employé ou enseignant retraité ayant au moins trente ans de service tourne autour de 350 dollars, et qu’un salaire moyen d’enseignant du secondaire est de l’ordre de 850 dollars. Il décrit ces montants comme incapables d’assurer une vie décente. Il insiste sur un phénomène nouveau: des syndicats de l’enseignement, présentés comme longtemps prudents, menacent désormais d’actions radicales, comme la fin de l’année scolaire ou la non-participation à l’organisation des législatives.
Cette pression sociale remonte aussi dans les pages politiques, mais avec un lexique qui reste celui du quotidien. Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, la séance parlementaire est rapportée en mentionnant des interventions centrées sur le soutien à l’enseignement officiel, sur la question des contractuels, et sur l’idée que l’État ne peut pas abandonner son rôle social, quelles que soient les contraintes.
Une grève qui dépasse la paye, et vise les services rendus aux citoyens
Derrière le salaire, c’est l’accès aux services publics qui devient le vrai sujet. Quand des grèves touchent l’administration, les citoyens perdent des jours, puis des semaines, pour des papiers de base. Les retards se traduisent en frais supplémentaires. Ils se traduisent aussi en insécurité juridique, surtout pour les familles et les petites entreprises.
Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, le « Club des juges du Liban » est cité appelant à un arrêt d’avertissement du travail dans les tribunaux et les bureaux judiciaires, pour dénoncer les conditions de vie et l’absence de moyens logistiques. Le journal rapporte aussi l’idée d’une poursuite de l’escalade si le budget n’est pas corrigé. Cette dimension touche directement la société. La justice n’est pas un service lointain. Elle intervient dans les litiges de travail, les baux, les dettes, les conflits familiaux et les urgences pénales.
Dans Al Joumhouria du 28 janvier 2026, les enseignants de l’enseignement officiel annoncent aussi des modes de pression qui visent la mécanique scolaire elle-même, comme la menace de boycott d’examens officiels ou la réduction des jours d’enseignement. Le message est social. Il dit que l’école est prise en otage par une équation salariale non résolue, et que les familles vont en payer le prix.
Dans Al Akhbar du 28 janvier 2026, cette logique est décrite sans détour. Le journal souligne que l’idée d’un arrêt prolongé est utilisée comme levier, car elle touche l’économie administrative du pays. Il rappelle que les grèves de 2022 ont paralysé l’État pendant des mois, et que la mémoire de cette paralysie nourrit la crainte d’un retour à la case départ.
La sécurité alimentaire devient une alerte nationale, entre produits trompeurs et contrôles
Dans Annahar du 28 janvier 2026, la rubrique de la vie publique met l’accent sur des enquêtes et avertissements récents autour de produits alimentaires et de pratiques de fabrication. Le journal évoque des entreprises accusées de ne pas respecter des critères minimaux de sécurité sanitaire, avec un usage large de substances industrielles et de conservateurs présentés comme dangereux, ainsi que l’utilisation de matières premières périmées.
Annahar du 28 janvier 2026 relaye ensuite une mise en garde du ministère de l’Agriculture, dans un communiqué intitulé « La santé du consommateur d’abord ». Le journal parle de produits « ressemblant aux produits laitiers » mais fabriqués à base d’huiles végétales. Il cite le ministre Nizar Hani, qui explique que le problème n’est pas propre au Liban, mais que l’État doit aider les consommateurs à distinguer ces produits de vrais dérivés du lait, qui apportent vitamines et calcium.
Dans le même article, Annahar du 28 janvier 2026 précise un point clé pour la société. La fabrication de ces produits n’est pas forcément interdite, selon les informations rapportées, mais l’étiquetage doit être explicite et la surveillance doit être renforcée. Le journal rapporte aussi que le secteur des préparations alimentaires, avec l’usage de lait en poudre, d’amidon et d’huiles hydrogénées, a besoin d’une organisation et d’un contrôle plus strict, car des questions persistent sur les matières utilisées.
Al Akhbar du 28 janvier 2026 ajoute une couche plus brutale. Le journal décrit des descentes et inspections ayant révélé, selon son récit, des scènes choquantes dans des lieux de préparation, avec insectes et rongeurs, moisissures, produits périmés, tromperie sur les ingrédients, et utilisation d’huiles polluées vendues comme huile d’olive. Il évoque même des pratiques de falsification, comme le mélange de sciure avec du thym, et une dégradation générale des conditions d’hygiène, jusqu’à des objets inappropriés près des aliments.
Ce dossier a un effet immédiat sur la société. Il touche la confiance. Il touche aussi l’inégalité. Les ménages modestes achètent souvent des produits moins chers, parfois moins traçables. Ils sont donc plus exposés aux dérives. Ensuite, la peur s’étend à tous. Elle atteint les restaurants, les petits ateliers, et les productions artisanales.
Entre réglementation et survie, les consommateurs pris dans une zone grise
Les alertes sur la nourriture s’inscrivent dans une crise plus large. La société libanaise vit sur des compromis de survie. Le contrôle public est irrégulier. Les coûts augmentent. Les producteurs cherchent à réduire leurs dépenses. Dans ce contexte, l’étiquette devient un champ de bataille. Le consommateur doit lire, comparer, douter, et parfois renoncer.
Annahar du 28 janvier 2026 souligne que l’État, à travers l’Agriculture, dit coopérer avec l’Industrie, la Santé et l’Économie pour organiser les ateliers et vérifier qu’ils respectent une qualité sanitaire et une valeur nutritionnelle correcte. Le journal rapporte aussi une difficulté très concrète: recenser les ateliers est compliqué, car ils sont nombreux et parfois installés dans des zones éloignées.
Dans les faits, ce n’est pas seulement un problème de réglementation. C’est un problème de capacité de l’État. Pour contrôler, il faut des inspecteurs, du carburant, des laboratoires, des procédures et des sanctions applicables. Or, la même journée est dominée par des grèves qui menacent justement les administrations. La société observe donc une contradiction. Elle exige un État contrôleur, mais cet État est épuisé, et ses agents disent ne plus pouvoir vivre.
Tripoli, la peur de l’effondrement et le sentiment d’abandon
La société libanaise est aussi traversée par une angoisse urbaine très concrète. À Tripoli, l’effondrement d’un immeuble devient un symbole. Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, le journal rapporte qu’après plus de soixante-douze heures, le sort d’une jeune femme, Elissar, reste inconnu sous les décombres d’un immeuble effondré dans la zone de Qobbeh. Il mentionne des informations sur une localisation supposée de la victime sous les gravats, et décrit la poursuite des opérations de levage.
Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, un autre texte aborde Tripoli par l’angle de la responsabilité publique. Il affirme que la question ne commence pas avec un immeuble qui tombe, et ne se termine pas avec une fissure dans un mur. Il présente la situation comme un risque structurel, lié à l’entretien, aux normes, et à l’absence de projet de sauvetage urbain.
Ad Diyar du 28 janvier 2026, dans une page dédiée à l’environnement et à la santé, évoque les retombées de la catastrophe et la tenue de discussions au Grand Sérail sur le dossier des bâtiments menacés d’effondrement. Le journal pose une question centrale: les mesures annoncées suffisent-elles à affronter l’ampleur du problème.
Dans ce climat, la société vit avec une idée simple. Un immeuble peut tomber sans prévenir. Les quartiers anciens inquiètent. Les familles se demandent si elles doivent partir, et si elles peuvent payer un autre logement. La peur devient quotidienne, surtout quand les institutions semblent répondre lentement.
Camps et quartiers populaires, une sécurité fragile qui nourrit l’inquiétude
À l’autre bout du spectre social, des incidents dans des zones déjà vulnérables renforcent le sentiment d’insécurité. Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, une grenade explose près de l’ancien bâtiment de l’hôpital du Croissant-Rouge dans le camp de Baddawi. Le journal rapporte trois blessés, dont une enfant, et des dégâts matériels dans des commerces, avec du verre brisé. Il mentionne aussi des tirs en l’air après l’explosion, et un climat de panique.
Le même article d’Al Sharq du 28 janvier 2026 indique que la force de sécurité conjointe dans le camp s’est mobilisée pour établir les circonstances et traiter l’affaire. Là encore, la société se heurte à une réalité connue. La sécurité dépend souvent d’arrangements locaux. Quand un incident arrive, la réaction peut être rapide, mais la prévention reste incertaine.
Ces épisodes pèsent sur la vie des habitants. Ils affectent le commerce. Ils affectent la scolarité. Ils affectent aussi la santé mentale, car l’exposition répétée au bruit, au danger et à l’instabilité finit par normaliser la peur.
Violences familiales et conflits de propriété, des drames qui remontent à la surface
Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, un autre fait divers illustre une violence plus intime. Le journal rapporte qu’un homme a tué ses deux frères par armes à feu dans un commerce à Mreijeh, près d’une banque, à la suite d’un conflit sur le partage d’un héritage, puis qu’il s’est rendu aux forces de sécurité.
Ce type d’affaire renvoie à des tensions sociales lourdes. Dans une économie en crise, les conflits patrimoniaux prennent une valeur accrue. Le logement et le commerce deviennent des enjeux vitaux. Les familles se déchirent sur des droits, parfois anciens, qui ressurgissent quand la pauvreté et la dette montent.
La fatigue sociale devient un thème transversal, jusque dans la parole publique
Dans Annahar du 28 janvier 2026, une citation de Salman Rushdie est reprise dans la rubrique « Radar », liant violence et attaque contre la culture, et disant que l’idée du danger est devenue proche de tous. Dans ce contexte, l’expression fonctionne comme miroir. La violence n’est pas seulement politique. Elle est aussi diffuse, sociale, économique, et parfois symbolique.
Dans les débats au Parlement rapportés par plusieurs titres, la société apparaît aussi comme argument. Dans Al Sharq du 28 janvier 2026, des interventions demandent un soutien clair à l’enseignement officiel, dénoncent la précarité des contractuels, et avertissent que toute atteinte aux droits des retraités aura des effets négatifs. Dans Ad Diyar du 28 janvier 2026, une intervention citée insiste sur l’urgence d’appliquer une loi de sécurité alimentaire, tout en posant une question sur la politique du logement et sur le dossier des loyers.
On voit alors une société prise en tenaille. D’un côté, elle réclame protection, contrôle et justice. De l’autre, elle observe un État qui peine à payer ses agents et à maintenir ses services. La journée du 28 janvier 2026, telle que racontée par ces journaux, ne résume pas seulement une crise budgétaire. Elle décrit une crise de vie quotidienne, où les grèves, la peur de la nourriture, les immeubles qui tombent et les violences ponctuelles composent un même tableau.
Culture: cinéma libanais, héritage musical et agenda d’événements entre Beyrouth et le monde arabe
Le cinéma comme vitrine de Beyrouth dans un film lié à la maison Elie Saab
Annahar du 28 janvier 2026 consacre un entretien au réalisateur libanais Jad Rahmé autour d’un film court conçu pour accompagner une collection d’Elie Saab. Le journal décrit une œuvre tournée dans les rues de Beyrouth, pensée comme un retour symbolique de la maison à son lieu d’origine après des années de circulation internationale.
Le propos de Jad Rahmé, tel que rapporté par Annahar du 28 janvier 2026, insiste sur une idée de racines vécues au présent. Il dit que l’impulsion vient d’Elie Saab lui-même, avec la volonté de « ramener la maison à son berceau ». Il présente ce retour non comme nostalgie, mais comme un geste assumé, porté par une vision et par une fidélité aux origines.
Le journal insiste aussi sur la manière dont la ville est racontée. Annahar du 28 janvier 2026 évoque une Beyrouth faite de contrastes, entre lumière et ombre, douceur et dureté, et une figure féminine qui incarne cette tension. L’identité de cette femme reste volontairement ouverte, ce qui permet une lecture multiple, selon les spectateurs.
La construction du film repose sur un principe clair, selon l’entretien. Annahar du 28 janvier 2026 rapporte que Jad Rahmé a voulu laisser une marge d’interprétation, sans imposer un sens unique. Il explique que chaque personne peut y projeter sa propre expérience de Beyrouth, comme une ville qui ne se laisse pas réduire à une seule définition.
Même le choix musical est décrit comme un élément de récit. Annahar du 28 janvier 2026 rapporte que la chanson « Tango al Amal » de Nour al Hoda a été retenue, car son registre émotionnel accompagne l’image sans la dominer. Le réalisateur y voit une matière « durable », capable de se fondre dans le rythme visuel.
La musique libanaise entre orchestre, répertoire classique et transmission aux enfants
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 met en avant le chef d’orchestre libanais André Haj et son concert « Toulifat Watar », donné récemment à Qantari, à Beyrouth. Le journal décrit un programme qui assemble chants connus et pièces instrumentales, avec un fil rouge: remettre le patrimoine au centre, sans le figer.
Le détail du répertoire est révélateur. Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 cite des titres et des références, dont « Ala Hess Wadak » d’Abdel Halim Hafez, la musique d’une série signée Elias Rahbani, et des extraits liés à Ziad Rahbani, notamment autour de « Film Amriki Tawil ». Le journal mentionne aussi une pièce de Walid Gholmieh, composée dans les années soixante, ainsi que des œuvres attribuées à Ahmad Kaabour et Charbel Rouhana.
Le discours d’André Haj, toujours selon Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026, n’est pas seulement artistique. Il est aussi social. Il dit vouloir réduire la distance entre l’orchestre et le public, en choisissant des programmes qui s’accordent au lieu et à l’humeur des gens. Il présente le patrimoine comme un bien commun, qu’il juge « honteux » de négliger, au lieu de le diffuser au meilleur niveau.
Cette approche inclut aussi la transmission. Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 rapporte qu’André Haj évoque des expériences avec des enfants, notamment dans une institution à Beyrouth, où des jeunes ont interprété des chansons associées à Elie Choueiry et aux frères Rahbani, ainsi qu’à Ahmad Kaabour. Le journal présente cela comme une preuve que l’apprentissage d’un répertoire exigeant n’est pas réservé à une élite, si l’enseignement est sérieux.
Le texte ouvre enfin sur un agenda musical en préparation. Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 indique que d’autres concerts sont en cours de préparation, dont une soirée annoncée avec Nadine, autour d’œuvres de Mohamed Abdel Wahab. Le journal précise que cette artiste est présentée comme issue d’une « maison artistique » et rappelle que son père, Fouad Awwad, est mentionné comme musicien.
Aida Shahloub, mémoire d’une génération et passage par Casino du Liban
Al Bina’ du 28 janvier 2026 annonce une émission culturelle centrée sur la chanteuse Aida Shahloub, invitée par l’animateur Robert Freneji dans un épisode d’« Album al Asala ». Le journal précise que l’épisode a été enregistré sur la scène de Casino du Liban et qu’il doit être diffusé le samedi suivant, à 21h30, pour une durée annoncée d’environ une heure et demie.
Al Bina’ du 28 janvier 2026 présente cette rencontre comme un récit de parcours, depuis une enfance marquée par une apparition précoce, jusqu’aux collaborations avec de grandes figures. Le journal cite la place de Georges Jardaq, des frères Assi et Mansour Rahbani, de Zaki Nassif, de Toufic el Bacha, de Walid Gholmieh et de Kamal el Helou dans ce récit.
Le même article insiste sur l’ancrage de cette trajectoire dans une histoire musicale nationale. Al Bina’ du 28 janvier 2026 évoque un duo sur scène avec Wadih el Safi et des collaborations avec Ziad Rahbani et Elias Rahbani. Il mentionne aussi Elias Nasser et Azar Habib. Le texte aborde enfin une dimension plus intime, comme une période d’éloignement, la vie de famille, puis un retour à travers l’enseignement de la musique, le conservatoire et le chant liturgique au Liban et à l’étranger.
La culture populaire, entre réseaux sociaux, annulations et consécrations
Al Sharq du 28 janvier 2026 traite l’actualité culturelle au rythme des annonces publiques et des plateformes. Le journal rapporte une annulation de concert du chanteur Moïn Charif à Montréal, attribuée à l’absence de visa, malgré des démarches et un report antérieur destiné à laisser le temps aux autorités de répondre. L’article souligne que la billetterie était épuisée, selon le communiqué du bureau de presse.
Dans le même espace, Al Sharq du 28 janvier 2026 rapporte un échange de messages entre Elissa et Fares Karam à l’occasion de l’anniversaire de ce dernier, avec une mise en scène d’affection et de complicité. Le journal relie ces séquences à une culture de l’instant, où la visibilité se fabrique par des phrases courtes et des réponses rapides, souvent reprises par plusieurs médias.
Le journal mentionne aussi une reconnaissance accordée à Fadl Shaker lors d’une cérémonie tenue en Arabie saoudite, avec une récompense d’artiste et une récompense liée à une chanson, ainsi qu’un prix attribué à son fils dans une catégorie de nouveau visage. Ces éléments témoignent d’une circulation régionale de la célébrité, où les marchés culturels du Golfe deviennent des lieux de consécration.
Al Sharq du 28 janvier 2026 évoque enfin des nouvelles plus sombres, comme le décès d’un proche de l’actrice égyptienne Shérine, avec des détails sur des funérailles au Caire. La culture populaire se montre ici dans toute son amplitude, capable de passer en quelques lignes de la fête à l’annonce funèbre, puis de revenir au divertissement.
Littérature et critique, quand le roman observe la famille et l’autorité
Al Liwa’ du 28 janvier 2026 publie une lecture critique d’un roman présenté comme une exploration des relations familiales dans un cadre patriarcal, avec une attention à des questions liées aux femmes et à leur place dans la structure domestique. Le journal insiste sur une écriture jugée profonde et sur une construction narrative pensée pour dévoiler les tensions internes, plus que pour produire un simple drame.
Le texte, tel qu’il apparaît dans Al Liwa’ du 28 janvier 2026, donne aussi une indication matérielle, en situant l’ouvrage à 176 pages. Dans un paysage culturel souvent dominé par la musique et la télévision, cette présence du roman rappelle que la critique littéraire continue d’occuper une place, même discrète, dans la presse quotidienne.
Le regard panarabe sur le cinéma, la Nakba et la bataille des récits
Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 propose une réflexion sur le cinéma historique palestinien, en affirmant que la production a longtemps été en retard sur le poids de l’histoire dans la vie des Palestiniens. Le journal défend l’idée qu’un film centré entièrement sur la Nakba reste rare, et que les tentatives sont freinées par des logiques de production et de diffusion, notamment dans les circuits occidentaux.
L’article cite des œuvres et des repères récents. Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 rappelle « Farha » de Darin Sallam, sorti en 2021, présenté comme un film qui ose placer la Nakba au cœur du récit. Il évoque aussi deux films datés de 2025, dont « Palestine 36 » d’Ann Marie Jacir, décrit comme un film historique au sens strict, capable de traduire une séquence fondatrice liée à la révolte et à la grève de 1936.
Le propos dépasse la critique de cinéma. Il touche à la question de l’archive et de la mémoire. Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 suggère que l’histoire palestinienne est présente dans les romans, les livres et l’art, mais que le passage au grand récit filmique complet reste entravé. Cette analyse fait écho, par contraste, au film lié à Elie Saab raconté par Annahar du 28 janvier 2026, où Beyrouth est mise en scène comme personnage et comme mémoire vivante.
Objets, musées et circulation du patrimoine
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 consacre aussi une page à une pièce omeyyade conservée à Berlin, décrite comme une grande peinture murale représentant une femme et provenant de Qusayr Amra, en Jordanie. Le journal explique que l’ensemble des fresques du site forme une sorte de musée vivant de la peinture civile omeyyade, et rappelle le parcours de la pièce jusqu’au musée.
Ce type d’article souligne une tension fréquente dans la vie culturelle arabe. Le patrimoine circule, parfois depuis plus d’un siècle, et se trouve conservé loin de ses lieux d’origine. Le récit journalistique, ici, ne porte pas seulement sur une œuvre. Il porte aussi sur la question de la conservation, de l’accès du public et de la mémoire partagée.
Agenda culturel tel qu’il ressort des journaux du 28 janvier 2026
Samedi 31 janvier 2026, 21h30, Casino du Liban: émission avec Aida Shahloub
Al Bina’ du 28 janvier 2026 annonce la diffusion, le samedi suivant à 21h30, d’un épisode d’« Album al Asala » consacré à Aida Shahloub, enregistré sur la scène de Casino du Liban.
Beyrouth, Qantari: concert “Toulifat Watar” et continuité de programmation
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 revient sur le concert récent d’André Haj à Qantari et annonce des concerts en préparation, dont une soirée portée par Nadine autour d’œuvres de Mohamed Abdel Wahab, sans date précisée dans l’article.
Mercredi 28 janvier 2026, 19h30, Damas: soirée “L’Espagne en musique”
Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 annonce une soirée musicale à l’opéra de Damas, à 19h30, avec l’orchestre symphonique national et le musicien Ghazwan Zarkali, autour de pièces relevant du répertoire classique espagnol.
Jeudi 29 janvier 2026, Casablanca: rencontre littéraire autour de Tahar Ben Jelloun
Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 annonce, pour le jeudi suivant, une rencontre littéraire dans un hôtel à Casablanca autour d’un livre de Tahar Ben Jelloun consacré à son expérience de journaliste et à la relation entre littérature, presse et responsabilité de la parole.
Du 3 au 5 février 2026, Koweït: prix et rencontres autour de la nouvelle arabe
Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 indique que la Bibliothèque nationale du Koweït accueillera, du 3 au 5 février, la huitième édition d’un prix consacré à la nouvelle arabe, avec annonce de lauréats et table ronde réunissant des auteurs.
Sport: basket libanais en vitrine, débuts difficiles d’une sélection au tournoi asiatique et football mondial sous tension politique
Le basket libanais au centre, entre domination sportive et débats d’arbitrage
Dans Annahar du 28 janvier 2026, le championnat du Liban de basket est présenté comme une scène structurante de l’actualité sportive locale. Le journal indique que le club Al Riyadi Beyrouth occupe la tête du classement sans la moindre défaite, avec quinze victoires consécutives, et devance son rival traditionnel, Al Hikma Beyrouth, de trois succès. Cette photographie du classement sert de décor à un entretien centré sur les dynamiques internes du champion, sur l’équilibre financier de la saison et sur la gestion d’un effectif exposé aux blessures et aux compétitions régionales.
Toujours selon Annahar du 28 janvier 2026, le président d’Al Riyadi Beyrouth, Mazen Tabbara, explique que la réaction de son équipe après une défaite contre Al Hikma a été « excellente », en soulignant la performance suivante contre Homenetmen ou Hops selon la translittération du journal, et en rappelant que l’adversaire cherchait à se racheter dans une compétition régionale de type ligue. Le propos insiste sur une idée simple: une défaite n’est pas seulement un faux pas sportif, elle devient un test de cohésion, surtout dans un championnat dominé par deux ou trois clubs capables d’aspirer au titre.
L’entretien aborde aussi un facteur récurrent du basket libanais, l’arbitrage. Annahar du 28 janvier 2026 rapporte que Mazen Tabbara défend l’idée qu’un arbitre doit être « responsabilisé » mais sans être exposé à une pression médiatique excessive. Il dit être fier de l’arbitrage libanais, des entraîneurs et des joueurs, et rejette l’idée d’un ciblage volontaire d’un club par les officiels. Dans le contexte libanais, ce type de prise de parole vise autant à calmer un climat qu’à préserver la légitimité du championnat. Quand l’arbitrage est contesté, la rivalité sportive se transforme vite en conflit d’interprétation, amplifié par les réseaux sociaux.
L’affaire Ahmad Faran, la sanction comme enjeu d’image pour la fédération
Un passage de l’entretien, relayé par Annahar du 28 janvier 2026, revient sur la situation de l’entraîneur Ahmad Faran. Mazen Tabbara estime que la décision prise à son encontre est « injuste », tout en expliquant que le club ne cherche pas à politiser l’affaire sur les plateformes. Il insiste sur la qualité de la relation avec la fédération et sur le fait que les démarches suivent une voie « légale ».
Ce débat dépasse le cas individuel. Il touche au rapport entre l’institution et les clubs, et à la manière dont une fédération protège l’autorité des arbitres sans donner l’impression d’écraser les entraîneurs. Annahar du 28 janvier 2026 souligne aussi que Mazen Tabbara loue le président de la fédération libanaise de basket, Akram Halabi, qu’il qualifie de « personne intègre ». Dans un sport très suivi, la crédibilité de la fédération est une partie du spectacle, car elle conditionne la confiance du public et des sponsors.
Effectif, blessures et logique de marché: l’équation sportive sous contraintes
Le basket local vit aussi au rythme des blessures et des choix d’effectif. Annahar du 28 janvier 2026 mentionne la blessure de Karim Zeinoun, décrite comme « gênante » car le joueur était en progression. Le journal indique une indisponibilité d’environ un mois à cause d’une déchirure difficile à la jambe. Dans un championnat resserré, une absence peut faire basculer des matches, surtout quand la rotation est déjà calibrée pour des objectifs multiples, championnat local et compétitions régionales.
Le même entretien, dans Annahar du 28 janvier 2026, évoque le dossier des joueurs étrangers et la nécessité d’un temps d’adaptation. Mazen Tabbara explique que le maillot du club est « lourd » et que l’étranger doit assimiler un style de jeu particulier. Il ajoute qu’un renfort reste possible au moment de la phase décisive. Cette logique reflète un modèle fréquent: recruter pour répondre à un besoin immédiat, tout en gardant une marge pour ajuster quand la saison entre dans sa zone la plus risquée.
Waël Arakji, la figure nationale et le lien avec l’extérieur
Au Liban, le sport est aussi une question de symboles. Annahar du 28 janvier 2026 traite la situation de Waël Arakji, star libanaise, en soulignant que son « siège » serait gardé au club s’il peut rejoindre l’équipe, tout en rappelant qu’il est engagé ailleurs et que le club évite de contacter un joueur sous contrat. Le journal mentionne le club saoudien avec lequel il évolue et l’objectif de titre poursuivi là-bas, ce qui place Arakji au croisement de deux dynamiques, l’essor des championnats du Golfe et l’attachement du public libanais à ses figures.
Annahar du 28 janvier 2026 évoque aussi, dans la même séquence, la question d’un coéquipier d’Arakji, présenté comme une option possible, tout en notant que sa capacité à aider l’équipe dans une compétition régionale reste discutée. Là encore, l’enjeu n’est pas seulement technique. Il touche à l’attractivité du championnat libanais, capable de garder une place pour une vedette, mais exposé à une concurrence financière extérieure de plus en plus forte.
Budgets, rivalités et hiérarchie des moyens: un championnat qui se professionnalise par à-coups
Un autre élément important, rapporté par Annahar du 28 janvier 2026, concerne le budget. Mazen Tabbara affirme que son club se situe cette saison au deuxième rang derrière Al Hikma Beyrouth en termes de budget d’équipe, tout en précisant que la masse budgétaire du club est la plus élevée pour lui depuis des années. Cette phrase dit beaucoup sur l’économie du sport au Liban. Les clubs cherchent à se professionnaliser, mais le cadre général reste fragile, avec une dépendance aux soutiens privés et une exposition à l’instabilité économique.
Dans la rivalité Al Riyadi–Al Hikma, le budget devient un indicateur de puissance, mais aussi une source de pression. Plus l’investissement monte, plus la marge d’erreur diminue. Le public attend des titres. Les sponsors attendent de la visibilité. Les dirigeants doivent justifier les choix, y compris ceux concernant les étrangers, les prolongations et la gestion des blessures.
Sélections libanaises: débuts au tournoi asiatique des moins de 18 ans et apprentissage face à des références
En parallèle du basket, Al Liwa’ du 28 janvier 2026 suit le parcours d’une sélection libanaise engagée dans un tournoi asiatique des moins de 18 ans disputé à Jakarta. Le journal indique que le Liban débute par une défaite 0–2 contre la Thaïlande, finaliste de l’édition précédente, dans le groupe B. Le cadre présenté est celui d’un projet naissant, confronté d’emblée à un adversaire d’un niveau supérieur.
Al Liwa’ du 28 janvier 2026 cite l’entraîneur espagnol Ricardo Iniguez, qui se dit globalement satisfait de l’impression laissée par son équipe, en soulignant que le projet est à ses débuts et que l’adversaire appartenait à une catégorie de niveau plus élevé. Il insiste sur une organisation et sur un travail défensif “propre”, avec peu d’occasions franches concédées malgré l’écart d’expérience. Le journal rapporte aussi que le sélectionneur compte corriger des détails et poursuivre la progression du groupe avant un match matinal contre le Vietnam.
Cette séquence est révélatrice d’un enjeu constant pour le sport libanais. Les sélections de jeunes sont souvent en phase de construction, avec des moyens limités, mais elles offrent un espace de formation et de visibilité. Le discours du coach, tel que rapporté par Al Liwa’ du 28 janvier 2026, valorise l’apprentissage et la discipline, plus que le résultat brut.
Football mondial 2026: la Coupe du monde comme test de valeurs et de rapports de force
Le sport libanais se raconte aussi par son lien avec le monde. Annahar du 28 janvier 2026 publie un article consacré à la Coupe du monde 2026, décrite comme un terrain où le football n’est plus seulement un jeu, mais un outil symbolique qui teste les valeurs, les principes et la capacité à affronter une influence politique directe. Le journal présente l’Europe face à un choix difficile, entre participer au tournoi et protéger ses valeurs, ou soutenir des peuples menacés au risque d’un affrontement avec Donald Trump et la direction du football mondial.
Dans le même passage, Annahar du 28 janvier 2026 évoque une préparation au niveau de l’Union européenne des associations de football. Le journal indique qu’une réflexion collective existe, et que l’option d’un boycott est discutée comme ultime recours, sur fond de contestation de la proximité entre Gianni Infantino et Donald Trump. Ce type de débat montre une politisation croissante des compétitions. Les fédérations ne discutent pas seulement de stades et de calendriers. Elles discutent d’images, d’alignements et de messages.
Une actualité sportive régionale qui pèse sur les imaginaires
Les journaux panarabes du 28 janvier 2026 alimentent aussi l’arrière-plan. Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 suit le championnat saoudien, en évoquant des résultats qui modifient l’écart au sommet et en soulignant le poids de cette ligue dans l’écosystème sportif arabe. Cette dynamique compte pour le Liban, car elle attire des joueurs, structure des carrières et crée un horizon financier que les clubs libanais ne peuvent pas égaler.
Parallèlement, Al Quds Al Arabi du 28 janvier 2026 couvre la Ligue des champions européenne, en présentant un rendez-vous à enjeu élevé et en soulignant l’attrait narratif de certains duels d’entraîneurs. Même si ce contenu n’est pas libanais, il éclaire une réalité: l’attention du public reste partagée entre le local, qui fournit l’identité, et le global, qui fournit le spectacle permanent.
Sport libanais, une recherche d’équilibre entre fierté, institutions et stabilité financière
À travers les sources du 28 janvier 2026, deux fils se croisent. Le premier est celui de la performance et de l’identité. Al Riyadi domine le championnat selon Annahar du 28 janvier 2026, et ses dirigeants cherchent à préserver l’image d’un club structuré, capable de se projeter régionalement, tout en gardant un lien avec des vedettes comme Waël Arakji. Le second fil est celui de la formation et du temps long, illustré par la sélection des moins de 18 ans suivie par Al Liwa’ du 28 janvier 2026, qui assume l’écart de niveau mais met en avant une progression méthodique.
Entre les deux, le sport reste aussi un champ institutionnel. Les débats d’arbitrage, les sanctions d’entraîneurs et la confiance dans les fédérations comptent autant que les résultats. Annahar du 28 janvier 2026 le montre en traitant l’affaire Ahmad Faran comme un sujet d’équité et de procédure, pas seulement comme une querelle de terrain.
Enfin, l’actualité internationale rappelle que le sport est désormais un langage politique global. Le récit d’Annahar du 28 janvier 2026 sur la Coupe du monde 2026 souligne cette mutation, où la compétition devient aussi un test de cohérence pour des institutions sportives prises entre intérêts, valeurs et alliances.
Technologie: transformation numérique au Liban, intelligence artificielle sous examen et guerre mondiale des données
La transformation numérique financée, mais sous condition de crédibilité publique
Annahar du 28 janvier 2026 met en avant un volet technologique dans le financement approuvé par la Banque mondiale, avec un projet de 150 millions de dollars dédié à l’accélération du numérique au Liban. Le journal décrit un objectif clair, améliorer l’accès des citoyens aux services essentiels et aux opportunités économiques, tout en aidant les entreprises et les entrepreneurs via une « environnement numérique plus sûr » et un accès élargi aux marchés.
Dans Annahar du 28 janvier 2026, l’architecture technique est explicitée. Le projet inclut des infrastructures numériques « sûres et efficaces » pour héberger les données gouvernementales. Il prévoit aussi un investissement dans un dispositif national de cybersécurité. Cette combinaison renvoie à une priorité: sécuriser la donnée publique avant de multiplier les services en ligne.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 détaille la même enveloppe. Le journal insiste sur l’amélioration des plateformes numériques, sur les capacités de gestion des données, et sur l’augmentation de l’efficacité opérationnelle de l’État grâce au numérique. Il mentionne aussi la construction de capacités humaines et des cadres légaux et institutionnels, afin de viser un basculement « fiable » et « inclusif ».
Al Joumhouria du 28 janvier 2026 reprend ces lignes directrices en les reliant à un enjeu social et économique. Le journal décrit un numérique conçu comme levier de services, mais aussi comme outil de fonctionnement, dans un État dont les administrations sont fragilisées par la crise salariale et la baisse des moyens.
Al Liwa’ du 28 janvier 2026 insiste sur la dimension cybersécurité et sur l’hébergement des données gouvernementales. Le journal présente ces éléments comme des piliers, au même titre que la numérisation de certains services publics jugés à fort potentiel.
Cette convergence dit une chose. Le numérique n’est plus décrit comme un luxe. Il est décrit comme un outil de continuité de l’État. Toutefois, ce choix est exposé à une condition implicite. Il faut de la confiance. Or, le même jour, une grève touche l’administration et menace les services. La technologie se retrouve donc liée au social. Sans fonction publique capable d’exécuter, la plateforme la mieux conçue reste une vitrine.
L’intelligence artificielle entre promesse éducative et inquiétude sur la pensée
Annahar du 28 janvier 2026 publie une analyse sur l’entrée rapide des outils d’intelligence artificielle générative dans les systèmes éducatifs à l’échelle mondiale. Le journal attribue ce mouvement à des partenariats en croissance entre gouvernements et grandes entreprises technologiques, présentés comme un investissement dans l’économie de la connaissance. Il souligne cependant un débat pédagogique majeur sur les limites de cette transformation, sur son effet sur l’apprentissage, et sur la place du professeur et de l’élève.
Dans Annahar du 28 janvier 2026, la question centrale est formulée de manière directe. Que veut-on réellement de l’intelligence artificielle en classe. Le journal évoque le risque d’un apprentissage réduit à une production de réponses. Il met aussi en avant un enjeu plus profond, la capacité à penser, à argumenter et à comprendre au-delà du résultat immédiat.
Al Liwa’ du 28 janvier 2026 renforce ce débat par un angle plus normatif. Le journal appelle à un usage sélectif et ciblé des applications d’intelligence artificielle à l’école, pour enrichir l’apprentissage et non pour remplacer l’effort intellectuel. Il insiste sur l’importance des relations humaines, présentées comme le cœur de l’enseignement.
Le même numéro d’Al Liwa’ du 28 janvier 2026 cite des avertissements sur ce que le journal appelle une « paresse cognitive ». Le texte explique que confier des tâches intellectuelles à des outils de conversation automatisée peut exposer les élèves à un retrait de l’effort, donc à une baisse d’engagement, ce qui risque d’entraver l’acquisition de compétences sur le long terme. Il attribue aussi à une organisation basée à Paris une position prudente sur l’équilibre entre performance d’exécution et apprentissage réel.
Cette discussion dépasse la technique. Elle touche au modèle éducatif. Si l’élève obtient une réponse parfaite, mais ne sait pas construire le raisonnement, le gain est trompeur. Les journaux décrivent alors une tension. D’un côté, l’intelligence artificielle promet d’ouvrir l’accès au savoir. De l’autre, elle peut réduire la pratique de l’erreur et de la correction, qui fait pourtant partie de l’apprentissage.
Au bureau, la révolution annoncée ralentit face au désordre réel du travail
Ad Diyar du 28 janvier 2026 publie un dossier affirmant que l’intelligence artificielle n’est pas encore prête pour le travail de bureau. Le journal part d’une prédiction attribuée au dirigeant de Microsoft, Satya Nadella, sur une prise de contrôle de l’intelligence artificielle générative sur les « métiers de la connaissance ». Il explique qu’au quotidien, dans les cabinets d’avocats et les banques d’investissement, l’écart reste grand. Les humains conservent, selon ce récit, le rôle central.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 illustre ce retard par une idée simple. L’intelligence artificielle échoue surtout quand le travail devient chaotique. Elle peut traiter une tâche isolée. Elle a plus de mal à gérer un flux qui change, des consignes partielles, et des sources dispersées.
Le journal s’appuie aussi sur un test appelé APEX Agents, présenté comme construit à partir de demandes réalistes de professionnels. Il s’agit de tâches longues, en plusieurs étapes, qui obligent à passer d’un format de données à un autre. Ad Diyar du 28 janvier 2026 affirme que même des modèles de pointe ont plafonné à des niveaux faibles de précision, autour d’un quart de réponses correctes.
Ad Diyar du 28 janvier 2026 décrit un exemple précis de ce qui coince. Un juriste doit parfois consulter une conversation interne, lire une politique dans un fichier, analyser un tableau, puis relier ces éléments à une question de conformité. Le journal affirme que ce type de navigation entre contextes est naturel pour un humain, mais difficile pour un système automatisé, qui se perd, s’arrête, ou répond à côté.
Dans ce cadre, la critique n’est pas un rejet de la technologie. Elle ressemble plutôt à un rappel. Les outils progressent vite, mais la réalité professionnelle est faite d’exceptions, de zones grises et de décisions qui demandent de comprendre les intentions, pas seulement les mots.
Numérique libanais: la donnée publique comme enjeu de souveraineté et de sécurité
Les journaux qui évoquent le projet de 150 millions de dollars convergent sur un point sensible. L’État doit héberger ses données de façon sécurisée et durable. Annahar du 28 janvier 2026 parle d’infrastructures pour l’hébergement des données gouvernementales et d’un investissement national dans la cybersécurité. Ad Diyar du 28 janvier 2026 insiste sur l’amélioration des plateformes et sur la gouvernance des données.
Cette orientation répond à une vulnérabilité connue. Quand les données sont dispersées, non protégées, ou dépendantes d’arrangements ponctuels, la continuité des services devient fragile. L’État devient aussi plus exposé aux fuites, aux manipulations et aux interruptions. Un registre social, une base d’état civil ou une plateforme de service ne sont pas seulement des outils administratifs. Ce sont des infrastructures de pouvoir, au sens technique du terme.
La difficulté apparaît dans le même temps. Le succès d’un tel chantier suppose un cadre légal clair et une capacité de recrutement. Or, la crise salariale pousse des profils qualifiés vers le privé ou l’étranger. Le projet décrit donc une course contre la montre. Il faut moderniser avant de perdre la compétence.
La guerre mondiale des technologies critiques: puces, centres de données et chaînes d’approvisionnement
Al Bina’ du 28 janvier 2026 place la technologie au cœur d’une recomposition géopolitique. Le journal affirme que Washington a annoncé, le 12 décembre 2025, un nouveau cadre d’alliance axé sur les technologies critiques, sans le présenter comme un pacte militaire classique. Il cite des axes précis, les puces avancées, l’intelligence artificielle, les algorithmes, les centres de données et les chaînes d’approvisionnement numériques.
Dans Al Bina’ du 28 janvier 2026, cette architecture est décrite comme un outil de coordination « souveraine », qui vise à contrôler des nœuds technologiques. Le message implicite est que la puissance passe désormais par la maîtrise des infrastructures invisibles, plus que par les symboles. Un centre de données pèse autant qu’un port. Un contrôle sur les puces pèse autant qu’un contrôle sur une route commerciale.
Ce cadrage résonne avec la réalité libanaise. Le Liban n’est pas un acteur de ces alliances. Mais il subit leurs conséquences. Les coûts de technologie, la disponibilité de certains équipements, et les standards de cybersécurité peuvent être influencés par ces rivalités. Même la numérisation de l’État peut se heurter à des contraintes d’accès à des matériels, à des logiciels, ou à des services externes, si l’environnement mondial se durcit.
Terres rares et aimants: la transition énergétique dépend aussi d’un minerai stratégique
Al Sharq du 28 janvier 2026 aborde un autre pilier technologique, les terres rares. Le journal rappelle que ces éléments, au nombre de 17, sont utilisés dans une large gamme d’industries. Il cite des exemples, téléphones, machines à laver, avions de combat, véhicules électriques, équipements médicaux et systèmes militaires.
Le même article d’Al Sharq du 28 janvier 2026 décrit une hausse des actions de sociétés minières, en 2025, liée à la baisse de l’offre mondiale et à une compétition accrue pour sécuriser cette ressource. Il présente l’objectif comme une réduction de la dépendance à la Chine.
Al Sharq du 28 janvier 2026 ajoute des détails financiers. Il évoque une proposition de financement de 1,6 milliard de dollars par le département du commerce américain pour une entreprise du secteur, et une possible prise de participation. Il mentionne aussi un projet de mine au Texas et une usine de production d’aimants dans l’Oklahoma, avec des horizons de mise en service.
Ce dossier montre une chose. La technologie dite « propre » dépend d’une chaîne extractive et industrielle lourde. La voiture électrique et l’éolienne ne sont pas seulement des produits de design. Elles sont aussi des produits de mine. Le débat sur la souveraineté technologique se joue donc en amont, dans le sous-sol, autant que dans les laboratoires.
Le futur du travail: l’intelligence artificielle, la donnée et la décision
Asharq Al Awsat du 28 janvier 2026 décrit une discussion sur le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans la transformation du travail, avec des thèmes comme les modèles de main-d’œuvre, la gouvernance, la gestion des risques et la prise de décision. Le journal évoque aussi un enjeu technique, la réduction des écarts entre politiques de données et systèmes de protection sociale, ainsi que l’importance de données à haute fréquence et en temps réel pour permettre des interventions rapides sur les marchés du travail.
Cette perspective éclaire indirectement le Liban. Si l’État numérise ses services, il produit aussi de la donnée. Cette donnée peut servir à cibler les aides, à mesurer des besoins, et à corriger des politiques. Mais cela suppose une gouvernance. Il faut décider qui collecte, qui accède, et qui contrôle. Il faut surtout éviter que la donnée ne devienne un outil de clientélisme.
Les monnaies numériques stables, une dollarisation technologique dans les économies fragiles
Al Arabi Al Jadid du 28 janvier 2026 décrit une montée de l’usage des monnaies numériques stables indexées sur le dollar dans plusieurs économies émergentes. Le journal présente ce phénomène comme une voie d’épargne parallèle, dans un contexte de pression sur les monnaies locales et de volatilité des flux de capitaux. Il relie aussi cette tendance à une incertitude mondiale alimentée par les tensions commerciales et les menaces de droits de douane associées à Donald Trump.
Ce sujet a une résonance évidente au Liban, même si le journal parle d’un cadre plus large. La crise monétaire a déjà entraîné une dollarisation de fait. La technologie peut accélérer cette dynamique, en donnant des outils de transfert et d’épargne plus simples. Elle pose aussi des questions de régulation, de risques de fraude, et de protection du consommateur. Dans un pays où la confiance bancaire a été brisée, l’innovation financière peut attirer. Elle peut aussi exposer.
Espace, santé et limites biologiques: la technologie confrontée au corps
Annahar du 28 janvier 2026 ouvre enfin une fenêtre sur la recherche spatiale. Le journal rapporte une étude publiée en janvier 2026 dans la revue des Procédures de l’Académie nationale des sciences, portant sur des changements possibles dans la forme du cerveau d’astronautes après de longues missions. Il cite une équipe associant plusieurs institutions, dont l’Université de Floride, un centre spatial allemand et le centre Johnson de la Nasa.
Ce type d’information rappelle un point souvent oublié dans les récits technologiques. La conquête spatiale n’est pas seulement une affaire de fusées et de calcul. Elle est aussi une affaire de limites physiologiques. La technologie doit donc s’adapter au corps humain. Elle doit le protéger. Elle doit aussi intégrer des contraintes qui ne se résolvent pas par un logiciel.
Une journée qui résume la technologie comme question politique
Le 28 janvier 2026, tel qu’il apparaît dans les journaux, la technologie se présente comme une chaîne continue, du service public libanais à la rivalité mondiale. Au Liban, le numérique est décrit comme une tentative de stabilisation de l’État, via des plateformes, des données hébergées et une cybersécurité renforcée. Au niveau mondial, la technologie est décrite comme une arme de souveraineté, à travers les puces, les centres de données et les alliances de contrôle.
Entre les deux, l’intelligence artificielle est racontée avec prudence. Elle avance à l’école, mais soulève des inquiétudes sur la pensée. Elle promet au bureau, mais trébuche sur le désordre du réel. Elle redessine le travail, mais exige une gouvernance de la donnée. Et elle s’inscrit dans un monde où la matière première, comme les terres rares, redevient le nerf caché de l’innovation.



