Le Liban reste en pleine crise politique alors que les négociations pour la formation d’un gouvernement piétinent. Ad Diyar (5 février 2025) rapporte que le Premier ministre désigné, Nawar Salam, peine à former son cabinet en raison de divergences majeures entre les blocs politiques. Le tandem chiite (Hezbollah et Amal) refuse certaines propositions, tandis que le Courant Patriotique Libre insiste pour conserver des ministères clés.
D’après Al Joumhouriyat (5 février 2025), des discussions intensives ont eu lieu ces dernières heures, mais aucun compromis n’a été trouvé. Al Akhbar (5 février 2025) indique que Salam pourrait être contraint de renoncer à son mandat si l’impasse persiste, ouvrant la voie à une nouvelle crise politique.
Dans ce contexte tendu, la visite du Premier ministre qatari Mohammed bin Abdulrahman Al Thani à Beyrouth a relancé la question du soutien financier du Qatar au Liban. Selon Al Quds (5 février 2025), Doha est prêt à investir dans des infrastructures libanaises, mais exige des garanties de stabilité politique et de réformes économiques.
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Trump et Netanyahou main dans la main sur le dossier palestinien et l’Iran
Le président américain Donald Trump a accueilli le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Washington pour discuter des tensions au Moyen-Orient. Selon Al Bina’ (5 février 2025), cette rencontre a renforcé l’axe Washington-Tel-Aviv avec un soutien militaire et financier accru pour Israël.
Al Sharq Al Awsat (5 février 2025) rapporte que Trump a validé un nouvel accord d’aide militaire à Israël d’une valeur d’1,2 milliard de dollars, incluant des armes de pointe et des munitions stratégiques. Cette annonce intervient alors que Netanyahou a déclaré que « 2025 sera une année de combat », laissant entendre une potentielle intensification des opérations militaires contre le Hamas et l’Iran.
Par ailleurs, Trump a affirmé vouloir relancer la stratégie des « pressions maximales » contre l’Iran, suspendue sous l’administration Biden. Al Bina’ (5 février 2025) souligne que Washington envisage d’étendre les sanctions économiques et de renforcer sa présence militaire au Moyen-Orient pour contrer l’influence de Téhéran.
Gaza : tensions autour d’un cessez-le-feu fragile
Sur le terrain, la situation en Cisjordanie reste tendue après une attaque à Tiassir ayant causé la mort de deux soldats israéliens et blessé sept autres (Al 3arabi Al Jadid, 5 février 2025). L’armée israélienne a immédiatement réagi en renforçant ses positions, tandis que le Hamas revendique l’attaque comme une riposte aux « crimes de l’occupation ».
Parallèlement, les négociations sur la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza sont bloquées. Selon Al Bina’(5 février 2025), le Qatar et l’Égypte tentent de sauver l’accord, mais l’absence de progrès pourrait relancer les hostilités.
Trump et Netanyahou envisagent le transfert des Palestiniens de Gaza
Une déclaration de Trump a soulevé une vague d’indignation dans le monde arabe. Selon Al Bina’ (5 février 2025), il a évoqué l’idée d’un « transfert volontaire et durable » des Palestiniens de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie. Cette suggestion, faite en présence de Netanyahou, a été perçue comme une tentative de nettoyage ethnique déguisé.
Le Caire et Amman ont immédiatement rejeté cette idée, affirmant qu’ils ne permettraient pas une nouvelle vague de déplacement forcé des Palestiniens. Al Liwa’ (5 février 2025) précise que cette proposition a suscité de vives critiques au sein de la Ligue arabe et a renforcé l’isolement diplomatique de l’administration Trump au Moyen-Orient.
Tensions commerciales entre Washington et Pékin : la guerre économique s’intensifie
La Chine a annoncé de nouvelles restrictions sur les exportations de terres rares vers les États-Unis, en représailles aux dernières sanctions américaines. Al Sharq (5 février 2025) indique que cette décision risque de perturber les industries technologiques américaines et d’aggraver le conflit commercial entre les deux pays.
Face à cela, Trump envisage d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les importations chinoises, en renforçant sa stratégie de confrontation économique avec Pékin.
Politique locale: Impasse gouvernementale et tensions politiques croissantes
Un gouvernement en suspens et des négociations interminables
La formation du nouveau gouvernement libanais reste bloquée, alors que les tractations politiques entre les principaux partis n’aboutissent toujours pas à une entente. Après des semaines de négociations, les tensions entre le président, le Premier ministre désigné et les principaux blocs parlementaires s’intensifient, rendant toute percée politique difficile, selon Ad Diyar du 5 février 2025.
L’un des principaux points de blocage concerne la répartition des portefeuilles ministériels, en particulier les ministères régaliens, qui restent au cœur des rivalités entre les formations politiques traditionnelles. Alors que certaines parties réclament un gouvernement technocratique et apolitique, d’autres insistent pour un partage du pouvoir basé sur l’équilibre confessionnel, rapporte Ad Diyar du 5 février 2025.
L’impasse actuelle met également en lumière le rôle des influences étrangères dans la politique libanaise. Les alliances régionales et internationales de chaque parti ralentissent encore plus le processus de formation du gouvernement, certains acteurs externes exerçant des pressions pour garantir leurs intérêts au Liban, selon Ad Diyar du 5 février 2025.
Les gouverneurs locaux face à un État paralysé
Face à cette instabilité politique, les gouverneurs régionaux et les administrations locales peinent à gérer les crises multiples qui affectent la population. L’effondrement économique, la détérioration des services publics et l’exode massif des jeunes pèsent sur la gouvernance locale, accentuant la méfiance des citoyens envers les institutions, selon Ad Diyar du 5 février 2025.
Plusieurs gouverneurs ont tenté d’adopter des politiques locales plus autonomes, notamment en cherchant des partenariats directs avec des ONG internationales pour pallier les lacunes du gouvernement central. Cependant, ces initiatives restent limitées en raison du manque de moyens et de la bureaucratie pesante, rapporte Ad Diyar du 5 février 2025.
Le mécontentement de la population se fait de plus en plus entendre, avec une multiplication des mouvements de protestation dans différentes villes. Les revendications portent principalement sur la lutte contre la corruption, l’amélioration des services essentiels et la réforme du système politique, selon Ad Diyar du 5 février 2025.
Une polarisation politique croissante entre factions rivales
Le climat politique reste extrêmement tendu, avec des divisions profondes entre les partis politiques. Les affrontements entre les forces pro-gouvernementales et l’opposition s’intensifient, chaque camp accusant l’autre d’être responsable de l’effondrement du pays, rapporte Al Akhbar du 5 février 2025.
Les partis d’opposition dénoncent une tentative de consolidation du pouvoir par les élites politiques en place, tandis que les forces au pouvoir justifient le retard dans les réformes par la complexité des négociations et les tensions régionales, selon Al Akhbar du 5 février 2025.
Dans ce contexte, la polarisation politique s’accentue à tous les niveaux de la société, rendant toute initiative de dialogue difficile. La défiance envers la classe politique atteint un niveau critique, certains analystes redoutant une montée de l’instabilité sociale et sécuritaire dans les mois à venir, rapporte Al Akhbar du 5 février 2025.
Un système politique bloqué et en perte de légitimité
L’échec de la formation du gouvernement reflète un problème structurel plus profond : le système politique libanais, basé sur le partage du pouvoir confessionnel, ne semble plus répondre aux attentes de la population. De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une refonte totale du modèle de gouvernance, accusé de favoriser la corruption et l’inefficacité institutionnelle, selon Al Akhbar du 5 février 2025.
Cependant, toute réforme semble quasi impossible à court terme, en raison de la résistance des partis traditionnels, qui bénéficient du statu quo. Les initiatives pour une transition vers un modèle plus transparent et fonctionnel se heurtent aux intérêts des élites politiques et économiques, qui refusent de perdre leurs privilèges, rapporte Al Akhbar du 5 février 2025.
L’impasse politique actuelle illustre ainsi les limites du système libanais, où chaque crise devient un prétexte pour renforcer les clivages existants plutôt que pour engager de véritables réformes. Cette situation inquiète la communauté internationale, qui craint que le Liban ne plonge dans une nouvelle phase de chaos et d’instabilité prolongée, selon Al Akhbar du 5 février 2025.
Diplomatie : Manœuvres stratégiques et tensions régionales
Washington-Israël : Une coopération militaire renforcée
Les développements diplomatiques dans la région ont été marqués par une intense activité politique, notamment en ce qui concerne les relations entre Israël, les États-Unis et les acteurs régionaux. Ad Diyar (05/02/2025) rapporte que la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Washington s’est concentrée sur des discussions avec l’administration américaine, notamment avec l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Wietkoff. Lors de cette rencontre, plusieurs dossiers ont été abordés, dont la situation à Gaza, le dossier iranien et le rôle du Liban dans les équilibres régionaux. Selon des sources citées par le journal, Washington a réaffirmé son soutien militaire à Israël en approuvant une nouvelle aide de plusieurs milliards de dollars, incluant des milliers de bombes de grande capacité, signe d’une possible escalade militaire.
Le Qatar s’implique dans la stabilité libanaise
Dans ce contexte, Al Joumhouriyat (05/02/2025) met en lumière les déclarations du Qatar concernant son engagement dans la reconstruction du Liban. Lors de sa rencontre avec le président libanais, le Premier ministre qatari, Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a souligné l’importance de stabiliser la situation politique et d’assurer une transition fluide pour permettre la formation d’un gouvernement viable. Il a également insisté sur la nécessité d’appliquer l’accord de retrait des forces israéliennes du sud du Liban, mettant en avant l’engagement de Doha dans le soutien aux infrastructures locales.
Gaza au cœur des tractations internationales
Sur un autre front, Al Quds (05/02/2025) revient sur la situation à Gaza et les négociations internationales en cours. Le journal cite le conseiller spécial américain Steve Wietkoff, qui a indiqué que la troisième phase de l’accord de cessez-le-feu nécessiterait des ajustements, notamment concernant la reconstruction de l’enclave palestinienne. Selon des déclarations rapportées par Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025), Washington continue de faire pression sur ses alliés pour obtenir un engagement durable à Gaza, tout en évitant tout accord qui pourrait renforcer le Hamas. De son côté, Israël semble privilégier une approche plus coercitive, avec une politique de sanctions et de restrictions économiques accrues.
Tensions irano-turques et recomposition des alliances
Par ailleurs, Al Sharq Al Awsat (05/02/2025) met en avant une nouvelle dynamique diplomatique entre l’Iran et la Turquie. Le président iranien a rencontré son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, afin d’évoquer les tensions croissantes liées à la présence militaire turque en Syrie. Selon des sources diplomatiques citées par le journal, Ankara chercherait à renforcer ses positions dans le nord de la Syrie pour y établir des bases militaires permanentes, ce qui inquiète Téhéran. Al Bina’ (05/02/2025) souligne que cette situation pourrait conduire à une montée des tensions dans la région, notamment en raison de la rivalité entre les deux puissances pour l’influence en Syrie et en Irak.
Le Liban sous pression internationale
Enfin, Nida’ Al Watan (05/02/2025) évoque les efforts internationaux pour assurer la stabilité du Liban, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Washington aurait averti Beyrouth qu’une non-application stricte de cette résolution pourrait entraîner une réduction des aides financières et militaires accordées au pays. Al Akhbar (05/02/2025) indique que plusieurs responsables américains doivent prochainement se rendre à Beyrouth pour transmettre un message clair aux autorités libanaises sur la nécessité de respecter leurs engagements internationaux et d’empêcher toute escalade militaire dans le sud du pays.
Politique internationale : Washington et Pékin, entre escalade commerciale et rivalité stratégique
Les tensions entre les États-Unis et la Chine ont connu une nouvelle intensification avec l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions commerciales américaines contre Pékin. Al Sharq Al Awsat (05/02/2025) rapporte que l’administration américaine a imposé une série de restrictions visant les exportations de technologies sensibles vers la Chine, notamment dans le secteur des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle. Washington justifie ces mesures par la nécessité de protéger sa sécurité nationale face à ce qu’elle considère comme une « menace technologique croissante » de la Chine.
En réponse, Pékin a annoncé des représailles économiques, incluant des restrictions sur l’exportation de métaux rares utilisés dans l’industrie électronique américaine. Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025) indique que cette décision chinoise pourrait perturber l’approvisionnement mondial, aggravant la crise des chaînes logistiques qui affecte déjà plusieurs secteurs industriels. La rivalité entre les deux puissances s’étend également au domaine militaire, avec un renforcement des exercices navals américains en mer de Chine méridionale, perçus par Pékin comme une provocation.
Conflit en Ukraine : L’implication croissante des États-Unis et de l’Europe
Sur un autre front, le conflit en Ukraine continue d’occuper le devant de la scène internationale. Al Quds (05/02/2025)rapporte que Washington a approuvé un nouveau paquet d’aide militaire à Kiev, comprenant des systèmes de défense aérienne avancés et des véhicules blindés. Cette assistance intervient alors que l’armée ukrainienne fait face à une offensive russe intensifiée dans la région de Donetsk.
Par ailleurs, l’Union européenne a annoncé une nouvelle série de sanctions contre Moscou, visant le secteur énergétique et les exportations technologiques. Al Bina’ (05/02/2025) souligne que ces mesures pourraient accentuer la pression sur l’économie russe, mais risquent également d’avoir des répercussions sur les économies européennes, déjà fragilisées par la hausse des prix de l’énergie. En réponse, la Russie a menacé de restreindre ses livraisons de gaz à plusieurs pays européens, ce qui pourrait relancer la crise énergétique de l’hiver dernier.
Le Proche-Orient entre tensions diplomatiques et recompositions géopolitiques
Au Proche-Orient, les évolutions diplomatiques récentes traduisent une recomposition des alliances. Al Sharq (05/02/2025) met en avant le rapprochement entre la Turquie et la Syrie, marqué par une visite officielle du président syrien par intérim, Ahmed Shar’, à Ankara. Cette rencontre, la première du genre depuis des années, a permis d’ouvrir des discussions sur la coopération sécuritaire et la reconstruction de la Syrie.
De son côté, Al Joumhouriyat (05/02/2025) rapporte que Washington suit avec attention cette évolution, considérant qu’un alignement stratégique entre Ankara et Damas pourrait remettre en question les équilibres en Syrie et affaiblir la position des États-Unis et de leurs alliés kurdes dans la région.
Parallèlement, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont intensifié leurs efforts diplomatiques pour consolider leur influence au sein du Golfe. Nida’ Al Watan (05/02/2025) souligne que Riyad et Abou Dhabi cherchent à renforcer leurs liens avec l’Inde et la Chine pour diversifier leurs partenariats économiques, dans un contexte où les relations avec Washington restent fluctuantes.
Le Sahel en proie à l’instabilité : Les enjeux de la présence militaire internationale
En Afrique, la situation au Sahel continue de se détériorer, avec une recrudescence des attaques terroristes au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Al Akhbar (05/02/2025) rapporte que ces pays, confrontés à une insécurité croissante, envisagent de renforcer leur coopération militaire avec la Russie et la Chine, en raison du retrait progressif des forces occidentales.
Dans ce contexte, la France, qui a réduit sa présence militaire dans la région après le départ de ses troupes du Mali, tente de repositionner son influence via une coopération accrue avec le Tchad et la Côte d’Ivoire. Al Liwa’ (05/02/2025) note que Paris cherche également à jouer un rôle diplomatique en encourageant un dialogue entre les gouvernements locaux et les groupes armés, bien que les résultats restent incertains.
L’Amérique latine face à une vague de contestations sociales
Enfin, en Amérique latine, plusieurs pays connaissent une montée des tensions sociales. Ad Diyar (05/02/2025) évoque des manifestations massives en Argentine contre les politiques d’austérité du gouvernement. La crise économique persistante, marquée par une inflation galopante et une dette croissante, alimente un mécontentement populaire qui pourrait fragiliser le pouvoir en place.
De même, Al Bina’ (05/02/2025) indique que le Brésil est confronté à une vague de protestations contre les réformes du président en matière de retraites et de sécurité sociale. Ces mouvements s’inscrivent dans un climat politique déjà polarisé, avec une opposition qui tente de capitaliser sur la colère sociale pour affaiblir le gouvernement en place.
Économie : Fluctuations des marchés et recomposition des alliances économiques
Les marchés financiers sous pression face aux incertitudes géopolitiques
Les marchés financiers mondiaux ont enregistré des variations notables au cours des derniers jours, reflétant les tensions géopolitiques et les ajustements monétaires opérés par les grandes puissances. Al Joumhouriyat (05/02/2025)rapporte que les principales places boursières, notamment à New York et à Londres, ont subi une volatilité accrue en raison des incertitudes liées à la politique monétaire américaine et aux sanctions économiques imposées à la Russie.
Le prix du pétrole a poursuivi sa tendance haussière, atteignant son plus haut niveau depuis six mois, en raison des perturbations dans l’approvisionnement mondial et des décisions de l’OPEP+. Al Bina’ (05/02/2025) souligne que les tensions en mer Rouge, provoquées par les attaques de groupes armés contre des navires commerciaux, ont contribué à l’augmentation des coûts du fret maritime, ce qui pourrait alimenter une inflation persistante dans plusieurs économies dépendantes des importations.
Les grandes puissances redéfinissent leurs alliances économiques
La compétition entre les États-Unis et la Chine continue de remodeler les alliances économiques mondiales. Al Sharq Al Awsat (05/02/2025) met en avant les nouvelles restrictions commerciales imposées par Washington sur les exportations de semi-conducteurs à destination de Pékin. En réponse, la Chine a annoncé une série de mesures pour renforcer son autonomie technologique, notamment en développant ses propres filières de production.
Dans le Golfe, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis poursuivent leur diversification économique en investissant massivement dans les énergies renouvelables et l’intelligence artificielle. Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025) souligne que ces deux pays ont renforcé leur coopération avec l’Inde et l’Asie du Sud-Est, cherchant à réduire leur dépendance aux hydrocarbures et à l’Occident.
L’économie libanaise : défis persistants et résilience du secteur privé
Malgré une situation économique toujours précaire, certaines entreprises libanaises parviennent à tirer leur épingle du jeu. Al Akhbar (05/02/2025) indique que certaines sociétés du secteur agroalimentaire ont enregistré une croissance notable de leurs exportations vers l’Europe et les pays du Golfe, en raison de la compétitivité des prix et de la demande accrue pour des produits de qualité.
Dans le secteur bancaire, les incertitudes persistent quant à l’application des réformes attendues par la communauté internationale. Al Liwa’ (05/02/2025) rapporte que plusieurs institutions financières libanaises peinent encore à se conformer aux nouvelles exigences de transparence imposées par le FMI, ce qui freine la conclusion d’un éventuel accord financier avec l’institution.
Par ailleurs, les récents chiffres publiés par la Banque du Liban montrent une légère amélioration des réserves en devises étrangères, bien que ces dernières restent insuffisantes pour stabiliser durablement le marché du change. Nida’ Al Watan (05/02/2025) souligne que le taux de change de la livre libanaise oscille toujours, impactant directement le pouvoir d’achat des citoyens et la dynamique des investissements locaux.
Classements économiques et performances des entreprises libanaises
Dans les classements internationaux, le Liban continue d’occuper une position fragile en raison de l’instabilité économique et politique. Al Quds (05/02/2025) indique que le pays a perdu plusieurs places dans l’indice de compétitivité mondiale, principalement en raison des faibles investissements dans les infrastructures et de l’absence de réformes structurelles.
Toutefois, certaines entreprises libanaises se démarquent. Ad Diyar (05/02/2025) met en avant la réussite de plusieurs startups technologiques libanaises qui ont attiré des investisseurs étrangers, notamment dans les secteurs de la fintech et des énergies renouvelables. Cette dynamique montre que, malgré les défis économiques, l’entrepreneuriat libanais demeure actif et capable d’innover.
L’impact des nouvelles tendances monétaires sur le Liban
Les politiques monétaires adoptées à l’échelle mondiale ont un impact direct sur l’économie libanaise. Al Sharq (05/02/2025) souligne que la hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne entraîne une fuite des capitaux des marchés émergents, y compris du Liban, ce qui complique davantage la reprise économique locale.
L’inflation reste un problème majeur, notamment avec la hausse continue des prix des biens importés. Al Bina’ (05/02/2025) indique que le Liban fait face à une augmentation significative du coût des produits alimentaires et des carburants, ce qui accentue la pression sur les ménages déjà affectés par la crise économique.
Quelles perspectives pour l’économie libanaise ?
L’avenir économique du Liban dépendra largement des décisions politiques prises dans les prochains mois. Al Joumhouriyat (05/02/2025) estime que la mise en place de réformes structurelles, notamment dans le secteur bancaire et énergétique, sera essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs et stabiliser le marché financier.
Cependant, la situation reste incertaine, avec des tensions politiques qui entravent les efforts de relance économique. Nida’ Al Watan (05/02/2025) rapporte que les négociations avec le FMI restent bloquées en raison des désaccords internes sur la gestion des pertes bancaires et la restructuration de la dette publique.
En attendant, les entreprises libanaises cherchent à s’adapter à un environnement économique difficile, misant sur l’exportation et l’innovation pour maintenir leur activité. Si la situation monétaire mondiale venait à se stabiliser, cela pourrait offrir une opportunité de reprise pour l’économie libanaise, à condition que les réformes nécessaires soient enfin mises en place.
Justice : Enquêtes judiciaires et bras de fer politique
L’enquête sur la corruption bancaire : un dossier explosif qui divise
L’affaire de la corruption bancaire au Liban continue d’alimenter un conflit entre le pouvoir judiciaire et les élites financières et politiques. Selon Al Akhbar (05/02/2025), plusieurs hauts responsables bancaires sont dans le viseur de la justice, accusés d’avoir orchestré le transfert illégal de milliards de dollars à l’étranger au début de la crise financière en 2019. Ces transactions, réalisées alors que les comptes des petits déposants étaient gelés, ont bénéficié à des hommes d’affaires influents et à des personnalités politiques.
Le procureur financier a convoqué cinq anciens directeurs de grandes banques, dont certains sont soupçonnés d’avoir utilisé leur influence pour contourner les restrictions imposées sur les retraits et transferts en devises. Selon Al Joumhouriyat (05/02/2025), les banques concernées auraient transféré plus de 5 milliards de dollars vers des comptes à l’étranger en seulement quelques mois, alors que la Banque du Liban interdisait aux citoyens de retirer leurs économies en devises étrangères.
Riad Salamé sous pression : vers un procès pour détournement de fonds ?
L’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, est au centre d’une enquête judiciaire sur des transactions suspectes de plusieurs centaines de millions de dollars. Selon Al Bina’ (05/02/2025), des documents fournis par des institutions financières européennes révèlent que Salamé et son entourage auraient utilisé des sociétés offshore pour détourner une partie des fonds publics et des réserves en devises du Liban.
L’Union européenne et plusieurs pays, dont la France et la Suisse, ont gelé plus de 130 millions de dollars d’avoirs appartenant à Salamé et à ses proches. Toutefois, l’enquête au Liban avance lentement, en raison de pressions politiques et d’un manque de coopération entre la justice et les institutions gouvernementales. Selon Nida’ Al Watan (05/02/2025), Salamé aurait toujours des soutiens puissants dans la sphère politique, ce qui explique pourquoi aucun mandat d’arrêt n’a encore été exécuté contre lui.
Le blocage de l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth : une impasse judiciaire ?
L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en août 2020, qui a causé la mort de plus de 220 personnes et blessé plus de 6 000 autres, est toujours bloquée. Selon Al Sharq Al Awsat (05/02/2025), les magistrats en charge du dossier font face à des obstructions politiques et à des recours judiciaires incessants, qui empêchent toute avancée significative.
Le juge Tarek Bitar, chargé du dossier, a tenté de relancer les investigations en convoquant plusieurs ministres et hauts responsables de la sécurité, mais ces derniers refusent de comparaître en s’appuyant sur leur immunité. Al Quds (05/02/2025) rapporte que certains partis politiques voient dans cette enquête une manœuvre politique, alors que d’autres estiment que les pressions exercées sur la justice empêchent toute vérité d’émerger.
Justice et politique : un bras de fer permanent
La relation entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif reste extrêmement tendue. Selon Ad Diyar (05/02/2025), plusieurs juges dénoncent des pressions et menaces directes exercées par des responsables politiques pour ralentir ou enterrer certaines affaires sensibles. Le ministre de la Justice a récemment proposé une réforme de l’indépendance du pouvoir judiciaire, mais cette initiative a été immédiatement rejetée par certains partis, qui y voient une tentative de contrôle supplémentaire de l’appareil judiciaire.
Les tensions sont particulièrement visibles dans les affaires de corruption impliquant des figures du pouvoir. Al Liwa’ (05/02/2025) indique que plusieurs dossiers restent bloqués en raison d’un manque de coopération entre la justice et les services de l’État, empêchant toute réforme en profondeur du système judiciaire.
Les tribunaux internationaux et la pression extérieure
Face à l’inefficacité de la justice libanaise dans plusieurs affaires majeures, certains appels se multiplient pour une intervention des tribunaux internationaux. Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025) souligne que la communauté internationale, notamment l’Union européenne et les États-Unis, fait pression pour que des mécanismes de justice internationale soient mis en place, notamment pour les affaires liées à la corruption financière et à l’explosion du port de Beyrouth.
Cependant, cette option est fermement rejetée par plusieurs responsables politiques, qui y voient une atteinte à la souveraineté nationale. Selon Al Sharq (05/02/2025), une intervention de la Cour pénale internationale pourrait être envisagée si les blocages persistent, mais cela nécessiterait une coopération de l’État libanais, qui reste très incertaine.
Société : L’impact de la crise économique et bancaire sur la population libanaise
Un quotidien marqué par l’effondrement du pouvoir d’achat
Depuis l’aggravation de la crise économique en 2019, la situation sociale au Liban s’est considérablement détériorée. La dévaluation de la livre libanaise, qui a dépassé 90 000 LBP/USD en février 2025, a provoqué une inflation galopante affectant l’ensemble des secteurs de la vie quotidienne, selon Al Akhbar (05/02/2025).
Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de plus de 200 % en un an, rendant de nombreux produits inaccessibles pour une grande partie de la population, d’après Al Joumhouriyat (05/02/2025). Les loyers et charges ont explosé, notamment dans les grandes villes comme Beyrouth, où les propriétaires exigent des paiements en dollars, alors que la majorité des Libanais perçoivent des salaires en monnaie locale, selon Al Quds (05/02/2025).
Les salaires sont largement insuffisants : un fonctionnaire moyen perçoit aujourd’hui moins de 100 USD par mois, contre 1 000 USD avant la crise, indique Al Bina’ (05/02/2025). Cette situation a fait basculer plus de 75 % de la population sous le seuil de pauvreté, selon les derniers chiffres publiés par Al Liwa’ (05/02/2025).
Le secteur médical en péril : Soins de santé devenus un luxe
L’effondrement de l’économie a eu un impact direct sur le système de santé libanais, autrefois considéré comme l’un des meilleurs de la région, d’après Al Sharq Al Awsat (05/02/2025).
Les hôpitaux peinent à fonctionner en raison du manque de médicaments et de matériel médical, aggravé par l’incapacité des importateurs à payer en devises étrangères, selon Nida’ Al Watan (05/02/2025). Les frais médicaux ont explosé : une simple consultation peut coûter l’équivalent d’un mois de salaire moyen, rendant l’accès aux soins quasiment impossible pour les classes populaires, rapporte Al Sharq (05/02/2025).
L’exode des médecins et infirmiers s’accentue : plus de 40 % des professionnels de santé ont quitté le Liban depuis le début de la crise, cherchant de meilleures opportunités à l’étranger, d’après Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025).
L’éducation en crise : Un secteur sinistré
Les établissements scolaires et universitaires souffrent de graves difficultés financières, menaçant l’avenir de milliers d’étudiants, selon Al Akhbar (05/02/2025).
Les écoles privées augmentent leurs frais de scolarité en exigeant des paiements en dollars, tandis que les écoles publiques manquent de moyens pour assurer un enseignement de qualité, d’après Ad Diyar (05/02/2025). Les enseignants, payés en livres libanaises, peinent à survivre et multiplient les grèves et protestations pour réclamer des salaires plus décents, selon Al Liwa’ (05/02/2025).
L’exode des étudiants se poursuit : de plus en plus de jeunes Libanais tentent de poursuivre leurs études à l’étranger, notamment en Europe et dans les pays du Golfe, rapporte Al Bina’ (05/02/2025).
La montée de la criminalité et de l’économie parallèle
Face à l’effondrement des conditions de vie, de nouvelles formes de criminalité émergent et menacent la sécurité de la population, selon Al Quds (05/02/2025).
Les vols et cambriolages ont augmenté de 300 % en quatre ans, d’après les statistiques des forces de sécurité relayées par Al Joumhouriyat (05/02/2025). L’économie parallèle et le marché noir prospèrent, avec une recrudescence des réseaux de trafic de devises, de carburant et de médicaments, selon Al Sharq Al Awsat (05/02/2025).
Les enlèvements contre rançon ciblent de plus en plus les membres de la diaspora libanaise revenant au pays ou les familles aisées, alimentant un climat de peur généralisé, rapporte Nida’ Al Watan (05/02/2025).
Un exode massif et une fuite des compétences
Le Liban connaît une vague migratoire sans précédent, où les jeunes diplômés, les entrepreneurs et les professionnels qualifiés quittent le pays en masse, selon Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025).
La baisse des perspectives économiques et l’absence de réformes poussent de nombreux Libanais à s’installer dans les pays du Golfe, en Europe ou au Canada, d’après Al Sharq (05/02/2025). Cet exode des talents risque d’aggraver encore plus la crise économique, en privant le pays de ses ressources humaines les plus qualifiées, rapporte Ad Diyar (05/02/2025).
Culture : L’impact de la crise sur la scène culturelle libanaise
Un secteur culturel en crise, pris en étau entre l’effondrement économique et la censure
La crise économique et bancaire qui frappe le Liban depuis 2019 a eu des répercussions désastreuses sur le secteur culturel. Selon Al Akhbar (05/02/2025), de nombreux théâtres, galeries et institutions artistiques ont été contraints de fermer leurs portes, incapables de faire face à l’augmentation des coûts et au manque de financements.
Le secteur culturel, historiquement dynamique au Liban, souffre aujourd’hui d’un manque de subventions publiques, aggravé par la quasi-disparition des financements étrangers en raison de la crise de confiance envers l’État libanais. Selon Al Joumhouriyat (05/02/2025), la culture libanaise se trouve à un tournant critique, où l’art devient un luxe inaccessible pour la majorité de la population.
Cinéma et théâtre : une industrie en danger
Le cinéma libanais, reconnu pour ses films indépendants et engagés, fait face à une crise sans précédent. Selon Al Bina’ (05/02/2025), le nombre de productions locales a chuté de 60 % en cinq ans, faute de moyens pour financer les tournages et la distribution.
- Les salles de cinéma ferment en cascade, notamment en raison de la hausse des loyers et des frais d’importation des films étrangers, d’après Al Quds (05/02/2025).
- Les productions libanaises peinent à voir le jour, les producteurs ayant de plus en plus de mal à attirer des investisseurs et des sponsors.
- Les festivals internationaux hésitent à accueillir des œuvres libanaises, redoutant les problèmes logistiques et financiers liés à la crise, selon Al Sharq Al Awsat (05/02/2025).
Le théâtre n’échappe pas à cette descente aux enfers. Al Liwa’ (05/02/2025) rapporte que plusieurs troupes ont été contraintes de suspendre leurs activités, faute de fonds pour couvrir les coûts de production et de mise en scène. Le célèbre théâtre Al Madina à Beyrouth a lancé une campagne de financement participatif, une initiative qui illustre l’ampleur des difficultés du secteur.
Littérature et édition : entre effondrement et résilience
L’industrie du livre est également touchée de plein fouet. Selon Al Sharq (05/02/2025), le coût du papier et des matériaux d’impression a triplé en l’espace de quatre ans, rendant l’édition de nouveaux ouvrages de plus en plus difficile.
- Les librairies ferment leurs portes ou réduisent considérablement leurs stocks, d’après Nida’ Al Watan (05/02/2025).
- Les éditeurs privilégient les publications numériques, un virage qui exclut une grande partie de la population n’ayant pas accès aux technologies numériques avancées, selon Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025).
- Les écrivains peinent à être rémunérés, les maisons d’édition ayant de plus en plus de mal à rentabiliser leurs publications, rapporte Ad Diyar (05/02/2025).
Musique et arts visuels : luttant pour survivre
Le secteur musical, autrefois florissant, souffre d’une chute drastique des financements et de l’absence de concerts rémunérateurs. Selon Al Akhbar (05/02/2025), plusieurs festivals emblématiques, comme le Festival international de Baalbeck, ont vu leurs budgets réduits de plus de moitié.
Les galeries d’art, autrefois attractives pour les collectionneurs internationaux, se retrouvent en grande difficulté, selon Al Joumhouriyat (05/02/2025). Beaucoup d’artistes se tournent vers l’étranger pour exposer, abandonnant peu à peu la scène artistique locale.
Un secteur sous pression politique et sociale
En plus des difficultés économiques, la censure pèse lourdement sur la scène culturelle. Selon Al Bina’ (05/02/2025), plusieurs films et œuvres artistiques ont été interdits ou restreints, en raison de leur contenu jugé trop critique à l’égard du pouvoir ou des sensibilités religieuses.
Cette pression politique et sociale contribue à la marginalisation des artistes engagés, beaucoup préférant s’auto-censurer ou s’exiler plutôt que de risquer des sanctions, rapporte Al Quds (05/02/2025).
Les solutions et alternatives pour sauver la culture libanaise
Face à cette situation, plusieurs initiatives tentent de relancer l’activité culturelle et de préserver le patrimoine artistique du pays, selon Al Sharq Al Awsat (05/02/2025).
- Le recours au financement participatif : De nombreuses institutions culturelles lancent des campagnes de dons pour maintenir leurs activités.
- La digitalisation des œuvres : Les éditeurs et cinéastes libanais explorent les plateformes numériques pour diffuser leurs créations à moindre coût.
- Le soutien de la diaspora : Plusieurs artistes libanais de l’étranger tentent de mobiliser des financements internationaux pour relancer le secteur, rapporte Al Liwa’ (05/02/2025).
Malgré ces efforts, l’avenir du secteur culturel libanais reste incertain, tant que le pays ne trouvera pas une issue à sa crise économique et politique.
Exposition « All Shades of Colors » : une célébration de la diversité artistique
L’association Artists of Beirut organise du 12 au 22 février 2025 l’exposition « All Shades of Colors » à Rebirth Beirut, à Gemmayze, selon Al Akhbar (05/02/2025). L’événement réunit des artistes libanais et internationaux, mettant en avant la richesse et la diversité des styles et influences qui traversent la scène artistique libanaise.
Les organisateurs expliquent que cette exposition vise à offrir une plateforme aux jeunes talents, souvent impactés par la crise économique qui réduit les opportunités d’exposition. Al Joumhouriyat (05/02/2025) rapporte que plusieurs œuvres abordent des thèmes liés à l’identité, la résilience et la mémoire collective, reflétant les bouleversements sociaux du Liban.
« From Heartland to Homeland » : Ghada Jamal explore l’exil et l’identité
À la galerie Art on 56th, l’artiste Ghada Jamal présente son exposition « From Heartland to Homeland » du 13 février au 8 mars 2025, selon Al Sharq Al Awsat (05/02/2025). Cette exposition explore les thèmes de l’exil, du foyer et de la mémoire, à travers des peintures qui mêlent nostalgie et confrontation avec le présent.
L’artiste, qui a passé plusieurs années aux États-Unis avant de revenir au Liban, interroge le lien entre l’identité et le territoire, une problématique qui touche de nombreux Libanais de la diaspora, selon Al Quds (05/02/2025).
« Océans et mers plastifiés » : une sensibilisation artistique à la pollution
À partir du 18 février 2025, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, sur le Campus de l’Innovation et du Sport, accueille l’exposition « Océans et mers plastifiés », selon Al Bina’ (05/02/2025).
Cet événement vise à alerter sur la pollution des océans, mêlant installations artistiques et données scientifiquespour illustrer l’impact du plastique sur l’environnement. L’exposition inclut des œuvres réalisées à partir de déchets marins, offrant une réflexion visuelle et sensorielle sur les effets de la consommation excessive de plastique, rapporte Al Liwa’ (05/02/2025).
Le Festival du Film Italien : une première édition à Beyrouth
Le Festival du Film Italien inaugure sa première édition en février 2025, selon Nida’ Al Watan (05/02/2025). Les projections auront lieu dans plusieurs cinémas de la capitale, offrant une sélection de films italiens contemporains, allant de la comédie aux drames sociaux.
Cet événement vise à renforcer les liens culturels entre le Liban et l’Italie, tout en offrant au public une alternative à la production cinématographique locale en crise, d’après Al 3arabi Al Jadid (05/02/2025).
Sport : Résultats et performances des athlètes libanais
Performances notables des sportifs libanais
Les athlètes libanais ont connu une semaine de performances variées sur la scène sportive internationale et locale. Plusieurs compétitions ont mis en avant les talents du pays, notamment dans les disciplines du football, du basketball et des sports individuels.
Résultats du championnat de football libanais
Le championnat libanais de football a poursuivi son cours avec plusieurs rencontres clés qui ont influencé le classement général. L’équipe d’Al Ahed a consolidé sa première place après une victoire de 2-0 contre Nejmeh SC, tandis que Ansar a arraché un nul 1-1 face à Safa SC. Cette dernière rencontre a été marquée par un but dans les arrêts de jeu, offrant un point crucial à Ansar dans la course au titre.
Basket-ball : la domination des clubs libanais
En basket-ball, la ligue libanaise continue d’être dominée par Riyadi Beyrouth, qui a remporté son duel face à Sagesse Club sur le score de 85-78. Ce match a été marqué par la performance de Wael Arakji, auteur de 24 points et 7 passes décisives. De son côté, Champville a battu Hoops Club 92-84, renforçant ainsi sa position dans le classement général.
Athlétisme : un record national battu
Lors du dernier meeting régional d’athlétisme, Ahmed Haidar, spécialiste du 400 mètres haies, a établi un nouveau record national avec un chrono de 49,85 secondes, améliorant ainsi son précédent temps de 0,3 secondes. Ce record le qualifie potentiellement pour les prochaines compétitions internationales.
Tennis de table : un exploit à l’international
Le joueur de tennis de table Marwan Tannous a atteint la finale du tournoi international d’Amman, une performance notable face à des adversaires redoutables. Bien qu’il ait perdu en finale contre un adversaire égyptien, il a marqué des points précieux pour son classement international.
Sports mécaniques : podium pour un pilote libanais
Dans la catégorie rallye, le pilote libanais Roger Feghali a terminé en deuxième position du Rallye du Moyen-Orient après une course disputée au Qatar. Il a manqué la première place pour seulement 4 secondes, un résultat qui le place néanmoins en bonne position pour la suite de la saison.
Avec ces résultats, les sportifs libanais continuent de se démarquer sur la scène nationale et internationale, malgré les défis économiques et logistiques auxquels le pays fait face.



