Tag: Pauvreté
Le coût du chaos : crise économique et effondrement social au Liban
Le Liban s’enfonce dans un chaos total. Inflation galopante, institutions paralysées et pauvreté généralisée ont redéfini la société autour de la survie. Entre exode massif, économie informelle et désintégration sociale, le pays vit une crise systémique où l’État, réduit à la gestion du désastre, ne gouverne plus réellement.
Faim, fioul et survie : le Liban piégé entre insécurité alimentaire et crise énergétique
Entre faim et pénurie de fioul, le Liban s’enfonce dans une double crise alimentaire et énergétique. Près de la moitié des ménages ne couvrent plus leurs besoins essentiels, tandis que les coupures d’électricité paralysent la production. L’aide humanitaire devient structurelle, symbole d’un pays vivant au rythme de la survie quotidienne.
Inflation et survie : le quotidien des ménages libanais face à l’économie effondrée
Au Liban, l’inflation dévore le quotidien : les prix explosent, les salaires s’effondrent et la classe moyenne disparaît mais les députés doublent leurs salaires. Entre fioul hors de prix, loyers en dollars et paniers alimentaires inaccessibles, les ménages survivent dans une économie fragmentée, marquée par la dévaluation et l’absence totale de protection sociale.
Les députés libanais doublent leur salaire pour maintenir la dignité de l’institution et oublient...
Le 21 octobre 2025, le Parlement libanais a doublé la rémunération des députés, de 1 500 à 3 000 $ nets, plus indemnités, tandis que chômage, inflation et blocage de la restructuration bancaire perdurent. Défendu au nom de la “dignité” institutionnelle, ce vote éclair révèle une priorité donnée aux privilèges politiques plutôt qu’aux réformes attendues.
Économie : négociations avec le FMI, rigueur monétaire et vulnérabilité sociale
Les pourparlers Liban–FMI restent gelés : le Fonds réclame gouvernance, supervision bancaire indépendante et transparence budgétaire. La BDL maintient une rigueur monétaire stabilisant temporairement la livre, au prix d’une demande atone et d’une vulnérabilité sociale accrue. Entre aide conditionnelle arabe (Qatar) et pression des bailleurs, l’économie demeure en mode survie.
L’insécurité alimentaire au Liban, des indicateurs qui restent élevés malgré un léger mieux
Malgré un léger mieux, l’insécurité alimentaire reste alarmante au Liban, touchant plus d’un million de personnes. Entre revenus en berne, coûts logistiques, crise agricole et filets sociaux insuffisants, la sécurité alimentaire dépend désormais de la coordination, de l’eau et d’une production locale mieux soutenue. La résilience reste fragile et inégale.
Travail et salaires : le pouvoir d’achat s’effondre malgré la stabilisation de la livre...
Malgré la stabilisation du taux de change, le pouvoir d’achat des Libanais continue de chuter. Les prix alimentaires, les loyers et les coûts des services explosent, tandis que les salaires stagnent. Les écarts régionaux se creusent et les transferts de la diaspora masquent difficilement la paupérisation croissante. L’économie s’installe dans une stagnation sociale et salariale durable.
Revue de presse du 1/10/25: L’offensive israélienne sur Gaza et les répercussions au Liban
L’actualité libanaise du 1er octobre 2025 est dominée par le renforcement de la présence militaire américaine dans le ciel libanais, les tensions politiques internes, les efforts diplomatiques régionaux autour de Gaza, et l’aggravation de la situation économique et sociale. L’appareil judiciaire reste entravé par les blocages politiques. Sur le plan international, un réalignement stratégique global redessine les rapports de force. Les médias révèlent un Liban confronté à des défis multiformes sans réponse institutionnelle solide.
UNESCO : l’analphabétisme coûte des milliards au Liban
Un rapport de l’UNESCO révèle que l’analphabétisme coûte au Liban plusieurs milliards de dollars par an, freinant sa croissance économique. Avec 15 % d’adultes analphabètes et un système éducatif en crise, l’organisation plaide pour considérer l’éducation comme un investissement stratégique essentiel pour l’avenir du pays.
La livre libanaise sous tension à l’approche de la rentrée
À l’approche de la rentrée 2025, la livre libanaise vacille malgré un taux stabilisé autour de 89 500 LBP/USD. Réserves en baisse, inflation persistante et financement indirect de l’État fragilisent la BDL. Sans réformes, risques de dévaluation, blocage avec le FMI et pression sociale croissante menacent l’économie. Les banques restent paralysées.
Liban : une opportunité économique avec le Golfe sous haute tension?
Un État du CCG envisage de renouer avec le Liban, offrant une opportunité de relance économique conditionnée à la réduction de l’influence militaire non étatique, notamment du Hezbollah. Entre pressions internationales, réformes exigées et contexte régional volatil, cette ouverture pourrait mobiliser investissements, énergie et infrastructures, si Beyrouth stabilise sa gouvernance.
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui
Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...
La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.
Le MoSA mobilise des bailleurs pour étendre le programme AMAN d’assistance sociale en 2025
#SOCIETE: Le ministère des Affaires sociales sollicite de nouveaux financements pour élargir le programme AMAN à 80 000 ménages supplémentaires. Avec un budget prévisionnel de 112 millions USD, cette extension viserait à couvrir 238 000 foyers en 2025. Les transferts mensuels plafonnés à 125 USD par famille sont conditionnés à l’identification via une plateforme numérique. La Banque mondiale, l’ONU et des partenaires bilatéraux sont engagés dans les discussions pour prolonger l’appui à ce dispositif de protection sociale.















