dimanche, février 22, 2026

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Revue de presse du 12 novembre: Solidarité arabe et ambiguïté américaine

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La situation au Liban et dans la région est dominée par une escalade sans précédent des tensions entre le Hezbollah et Israël, exacerbée par la crise humanitaire en Palestine. Le sommet islamique arabe, tenu récemment à Riyad, a été le point culminant des réactions internationales. Selon Al-Akhbar, les leaders de la région, dont le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, ont fermement condamné les actions israéliennes, qualifiant les frappes sur Gaza et le Liban de « crimes de guerre » qui nécessitent une réponse internationale forte. Lors de ce sommet, les pays participants ont unanimement appelé à une pression accrue sur Israël pour un cessez-le-feu immédiat et ont réitéré leur soutien à la création d’un État palestinien, solution perçue comme indispensable pour garantir une paix durable dans la région. En effet, la situation à Gaza et au Liban est devenue un catalyseur de mobilisation régionale, poussant les pays arabes à adopter une position plus concertée et à intensifier les pressions diplomatiques. Les divergences stratégiques entre les pays arabes n’ont toutefois pas été absentes de ces discussions. Si certains gouvernements prônent une mobilisation militaire contre Israël, d’autres, comme le Liban représenté par le Premier ministre Najib Mikati, prônent une approche diplomatique axée sur le respect des résolutions de l’ONU, notamment la résolution 1701. Mikati a d’ailleurs insisté sur la nécessité pour Israël de respecter cette résolution, garantissant ainsi la souveraineté libanaise, tout en appelant à un soutien international renforcé pour aider le Liban à faire face aux pressions continues.

Actualité locale et front en particulier

Sur le terrain, la situation se détériore chaque jour davantage. Les bombardements israéliens dans le sud du Liban causent des pertes humaines massives et détruisent des infrastructures vitales. Selon Al Joumhouria, les frappes israéliennes se concentrent sur des zones résidentielles, des routes et des infrastructures essentielles, forçant des milliers de civils à se déplacer pour fuir les combats et exacerbant ainsi une crise humanitaire déjà sévère. Les zones frontalières comme Nabatieh et le Liban-Sud deviennent des théâtres d’affrontements intenses où les populations se retrouvent prises au piège entre les tirs croisés. Cette intensification des hostilités a poussé les agences de secours libanaises et internationales à lancer des appels à l’aide pour soutenir les populations vulnérables. Cependant, en raison de la gravité de la situation sécuritaire, l’accès aux zones les plus touchées reste difficile, et les interventions d’urgence peinent à suivre le rythme de l’escalade des violences. De son côté, le Hezbollah riposte avec des tirs de roquettes ciblés, cherchant à affaiblir les positions stratégiques israéliennes dans le nord du pays, en particulier autour de Haïfa et de Safed. Le mouvement, dont les ressources militaires demeurent robustes malgré la pression israélienne, a affirmé être prêt à continuer sa résistance face aux incursions israéliennes. Al-Akhbar rapporte que le Hezbollah, soutenu par une partie de la population libanaise, voit dans cette résistance un moyen de protéger la souveraineté du Liban contre une agression qu’il qualifie d’injustifiée. Cette escalade soulève de vives inquiétudes quant à une possible extension des combats dans d’autres régions du Liban, alors que les populations locales, durement affectées par les déplacements forcés, craignent de perdre leurs maisons, leurs terres et leurs moyens de subsistance.

Politique locale

Au sein du gouvernement libanais, la crise renforce les divisions, exacerbant les tensions entre les différents partis politiques et les factions. Le Premier ministre par intérim, Najib Mikati, a saisi l’occasion du sommet à Riyad pour solliciter un soutien immédiat des pays arabes face aux agressions israéliennes. Selon An-Nahar, Mikati a souligné l’importance pour le Liban de se conformer à la résolution 1701, adoptée par l’ONU, qui garantit la souveraineté du Liban et appelle au retrait des troupes israéliennes des territoires libanais. Cette résolution reste, selon lui, un pilier fondamental pour garantir la stabilité du pays et prévenir une expansion du conflit. Cependant, au sein de la scène politique libanaise, des divisions profondes persistent quant aux réponses à adopter. Certains partis politiques, particulièrement ceux proches du Hezbollah, soutiennent une résistance armée face à Israël, voyant dans cette position un moyen de protéger la dignité et l’intégrité territoriale du pays. À l’inverse, d’autres leaders politiques, tels que le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, estiment qu’il est impératif de privilégier les voies diplomatiques et d’éviter une confrontation armée directe qui pourrait entraîner le Liban dans une guerre destructrice. Al Joumhouria met en avant l’urgence d’une cohésion nationale dans ce contexte de crise, mais la complexité des alliances internes et externes du Liban continue de compliquer l’adoption d’une position unanime au sein du gouvernement.

Politique internationale

Le sommet de Riyad a mis en évidence la solidarité des pays arabes avec le Liban et la Palestine, mais la position des États-Unis reste ambivalente. Al-Akhbar rapporte que, bien que Washington réaffirme son soutien à Israël, l’administration Biden subit des pressions de la part de la communauté internationale et de ses propres alliés pour modérer ses actions dans la région et encourager un cessez-le-feu immédiat. La complexité des alliances stratégiques et des intérêts géopolitiques en jeu freine cependant la prise de décision. La montée en puissance de Donald Trump, en vue de sa potentielle réélection, pourrait également influer sur la politique américaine au Moyen-Orient, avec un soutien plus affirmé à Israël et une marginalisation accrue de la question palestinienne. An-Nahar souligne que des acteurs internationaux comme la Chine et la Russie observent de près l’évolution de la situation et proposent des médiations, mais leurs efforts sont limités par la prédominance de l’influence américaine et la résistance d’Israël à toute intervention extérieure. Au niveau régional, le sommet a permis de renforcer les liens entre les pays arabes en vue d’une réponse collective. Toutefois, les répercussions concrètes de cette mobilisation sont encore incertaines, dans un contexte où les rivalités persistantes et les pressions internes aux pays arabes compliquent la mise en place d’actions concertées et d’une stratégie régionale cohérente face aux provocations israéliennes.

Économie

La crise économique libanaise, déjà profonde et structurelle, est aujourd’hui exacerbée par l’impact direct de cette escalade militaire. Selon Al Joumhouria, les dommages causés par les frappes israéliennes sur les infrastructures vitales nécessiteront plusieurs milliards de dollars pour la reconstruction, un montant insoutenable pour un Liban en faillite. Les destructions affectent des secteurs clés, comme les réseaux d’eau et d’électricité, les routes et les ponts, paralysant les services de base et limitant l’accès aux soins médicaux pour les civils. En parallèle, la livre libanaise continue de se dévaluer face au dollar, provoquant une inflation qui réduit le pouvoir d’achat des ménages libanais et alourdit encore les difficultés de la population. Al-Akhbar souligne que le Liban tente d’obtenir des soutiens financiers de la part de ses partenaires arabes, en particulier les pays du Golfe, mais les perspectives d’aide sont entravées par les préoccupations sécuritaires. Le pays dépend aussi des contributions d’organisations internationales, bien que l’ampleur des besoins dépasse largement les financements disponibles. La situation économique devient un enjeu majeur de survie pour le Liban, avec un risque accru de désordres sociaux liés à la dégradation des conditions de vie et à l’incapacité des pouvoirs publics à fournir des solutions à la crise.

Justice

Face aux violations des droits humains causées par les frappes israéliennes, le Liban a déposé une plainte officielle auprès des Nations Unies, accusant Israël de crimes de guerre. Al-Akhbar rapporte que cette plainte vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur les attaques israéliennes qui touchent des civils et des infrastructures essentielles, en violation flagrante du droit international humanitaire. Cette démarche cherche à mobiliser les institutions internationales et à accroître la pression sur Israël pour obtenir un arrêt des hostilités. Le recours à des voies judiciaires internationales permet au Liban de renforcer sa position morale et de documenter les exactions subies par sa population. Al Joumhouria évoque les faibles chances de voir ces démarches se traduire par des sanctions concrètes, étant donné la position de soutien qu’entretiennent les États-Unis et leurs alliés envers Israël. La plainte libanaise sert donc avant tout de levier symbolique pour alerter l’opinion publique mondiale et renforcer la légitimité du Liban dans sa lutte pour la protection de ses citoyens.

Société

La société libanaise est confrontée à une crise humanitaire sans précédent. Al-Akhbar décrit une situation de déplacement massif, avec des milliers de civils contraints de fuir leurs foyers pour se réfugier dans des régions moins exposées aux frappes israéliennes. Les besoins en soins médicaux, en nourriture et en abris augmentent de manière alarmante. Les enfants, les personnes âgées et les familles démunies sont particulièrement vulnérables face à cette escalade de la violence. Al Joumhouria souligne que les organisations humanitaires, telles que l’UNICEF, peinent à répondre aux besoins croissants, d’autant plus que l’accès aux zones les plus touchées est souvent restreint par la situation sécuritaire. Les infrastructures éducatives et de santé, souvent ciblées par les bombardements, sont gravement endommagées, et les écoles et hôpitaux peinent à fonctionner. Ce climat de peur et d’incertitude affecte profondément la société libanaise, avec des répercussions psychologiques importantes pour les populations exposées aux traumatismes de la guerre.

International

Sur la scène internationale, le Liban reçoit un soutien considérable de la part des pays arabes et musulmans, mais les gouvernements occidentaux adoptent une position plus réservée. Al-Akhbar rapporte que le sommet de Riyad a permis de manifester une solidarité renforcée envers le Liban et la Palestine, mais les États-Unis continuent de soutenir Israël malgré les appels mondiaux pour un cessez-le-feu. En Europe, des manifestations en faveur du Liban et de la Palestine illustrent la pression croissante de la société civile sur les gouvernements pour qu’ils agissent concrètement en faveur d’une solution pacifique. Cependant, l’influence diplomatique d’Israël auprès des pays occidentaux rend difficile l’adoption de sanctions ou de mesures coercitives. Cette indécision alimente la frustration dans les pays arabes, qui voient leurs efforts de médiation et de soutien freinés par l’absence de consensus international.

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Newsdesk Libnanews
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