La chute du régime syrien de Bachar al-Assad, survenue après une série d’attaques militaires menées en seulement 12 jours, est décrite comme un « séisme politique » par Al-Sharq (14 décembre 2024). Le quotidien souligne l’importance de cet événement pour redessiner les équilibres du Moyen-Orient. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) précise que l’effondrement rapide du régime syrien, marqué par la fuite de Bachar al-Assad, a provoqué des bouleversements en Syrie et au-delà, affectant directement les puissances régionales, notamment l’Iran, Israël et la Turquie. Al-Akhbar (14 décembre 2024) analyse que cette situation pourrait entraîner une redistribution des rôles stratégiques, particulièrement pour Israël, qui entend renforcer sa position dans le Golan, et pour la Turquie, désireuse de gérer le retour des réfugiés syriens présents sur son territoire.
Conséquences régionales et internationales
Ad-Diyar (14 décembre 2024) met l’accent sur l’impact direct de cette chute sur l’axe de la Résistance, en particulier le Hezbollah, qui se retrouve affaibli après des années de soutien au régime syrien. Le journal évoque également les pertes stratégiques pour l’Iran, qui voit son influence diminuer en Syrie, fragilisant son « croissant chiite ». Al-Araby Al-Jadid(14 décembre 2024) ajoute que ce bouleversement a suscité des réactions contradictoires au sein des États du Golfe : un « mélange de soulagement et de crainte ». Les pays du Conseil de coopération du Golfe saluent la chute d’un régime accusé de faciliter la contrebande de drogue à destination de la région, tout en redoutant une instabilité accrue et une montée en puissance de la Turquie.
Vers une nouvelle Syrie
Selon Al-Liwaa (14 décembre 2024), les discussions entre les puissances internationales pour une transition politique en Syrie s’intensifient, avec l’implication des États-Unis, de la Turquie et du Qatar. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) rapporte que les États-Unis envisagent une période de transition visant à reconstruire les institutions syriennes sur une base inclusive, tout en excluant les groupes affiliés à l’extrémisme. En parallèle, la Turquie, par la voix du président Recep Tayyip Erdogan, exprime son optimisme sur l’après-Assad, espérant renforcer son rôle dans la reconstruction syrienne et le retour des réfugiés.
Israël et ses ambitions géopolitiques
Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) insiste sur la stratégie d’Israël, qui entend profiter du vide laissé par le régime syrien pour sécuriser davantage ses frontières au Golan et au-delà. Le journal mentionne également les discussions en cours à Tel-Aviv concernant des frappes préventives contre les installations nucléaires iraniennes, perçues comme une menace stratégique accrue depuis la chute du régime syrien.
Le Liban face aux répercussions syriennes
La presse libanaise analyse également les retombées pour le Liban, déjà confronté à une crise institutionnelle et économique. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) relève que le vide présidentiel, qui dure depuis 781 jours, complique davantage la gestion des défis posés par l’instabilité régionale. Al-Akhbar (14 décembre 2024) met en garde contre une augmentation des tensions sécuritaires dans le sud du Liban, où des violations israéliennes de l’accord de cessez-le-feu continuent de se produire.
L’application de l’accord de cessez-le-feu
La mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban suscite des réactions mitigées. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que l’armée libanaise a entamé son déploiement progressif dans les zones frontalières, en coordination avec la FINUL. Cependant, Ad-Diyar (14 décembre 2024) souligne les défis posés par les violations israéliennes continues et les pressions internationales pour garantir la pleine application des termes de l’accord.
L’économie libanaise à rude épreuve
Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) évoque les répercussions économiques de la crise syrienne sur le Liban. Le quotidien met en lumière l’effondrement du taux de change, avec un dollar atteignant 89 000 livres libanaises, et les pertes importantes dans le secteur touristique. Al-Akhbar (14 décembre 2024) rappelle que la fermeture de la frontière syrienne complique les échanges commerciaux, isolant davantage l’économie libanaise déjà fragile.
Les enjeux politiques libanais
Face à ces défis, la classe politique libanaise tente de relancer les négociations sur l’élection présidentielle. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) rapporte qu’une réunion parlementaire est prévue le 9 janvier pour tenter de parvenir à un consensus autour d’un candidat. En parallèle, Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) souligne les tensions croissantes entre les différents blocs politiques, rendant improbable un accord rapide.
Les perspectives internationales
Enfin, la presse libanaise accorde une attention particulière aux réactions des grandes puissances. Al-Quds Al-Arabi(14 décembre 2024) et Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) notent que les États-Unis cherchent à renforcer leur influence dans la région via des alliances stratégiques avec la Turquie et le Qatar. Par ailleurs, la Russie, fragilisée par son soutien prolongé au régime syrien, pourrait revoir ses priorités dans le contexte d’un Moyen-Orient en mutation rapide.
Politique locale : La crise présidentielle libanaise au cœur des tensions internes
Une élection présidentielle paralysée par les divisions politiques
Le Liban est plongé dans un vide présidentiel depuis 781 jours, une période marquée par des tensions croissantes entre les blocs parlementaires. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que la prochaine session parlementaire prévue le 9 janvier pourrait être un tournant, mais les divisions profondes rendent improbable un déblocage rapide. Les principales formations politiques demeurent en désaccord sur le choix d’un candidat consensuel. Al-Sharq Al-Awsat(14 décembre 2024) souligne que Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise, est de plus en plus perçu comme un candidat de compromis capable de rallier les partis adverses. Cependant, les alliances locales et régionales compliquent encore les perspectives d’un accord.
Berri intensifie ses efforts pour un consensus
Selon Al-Akhbar (14 décembre 2024), Nabih Berri, président du Parlement, redouble d’efforts pour convaincre les partis politiques de trouver une entente sur un président qui puisse satisfaire toutes les factions. Cette quête du compromis est jugée cruciale, d’autant que le vide institutionnel mine les capacités de l’État à répondre aux défis économiques et sécuritaires. Dans ce contexte, certains partis d’opposition, comme les Forces libanaises et le Courant patriotique libre, hésitent encore à adopter une position unifiée. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que ces hésitations risquent d’allonger encore la période de paralysie.
Des appels à l’unité nationale et des initiatives internationales
Face à cette impasse, plusieurs voix appellent au compromis. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rapporte que lors d’une rencontre au Vatican, Najib Mikati, Premier ministre par intérim, a plaidé pour un retour à l’unité nationale. S’adressant au pape François, Mikati a souligné que l’élection présidentielle doit permettre au Liban de retrouver sa stabilité et sa souveraineté. Sur le plan international, Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) met en lumière les efforts de la commission des cinq (États-Unis, France, Arabie saoudite, Qatar, Égypte), qui maintient une pression diplomatique sur les acteurs libanais pour accélérer l’élection.
L’ombre de la chute du régime syrien
Les récentes évolutions en Syrie, notamment la chute de Bachar al-Assad, redessinent les rapports de force régionaux et influencent directement le paysage politique libanais. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) analyse que cette situation affaiblit considérablement le Hezbollah, longtemps allié stratégique du régime syrien. Ce changement pourrait pousser le parti à adopter une position plus conciliante dans les négociations présidentielles. Cependant, Al-Sharq (14 décembre 2024) avertit que cette fragilité est aussi une opportunité pour certains blocs d’opposition, qui pourraient exploiter la situation pour retarder encore l’élection, cherchant à rééquilibrer les forces au Parlement.
Les conséquences économiques du blocage institutionnel
L’absence de président impacte gravement l’économie du pays. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) souligne que le vide présidentiel empêche toute prise de décision stratégique, en particulier pour répondre aux exigences des bailleurs de fonds internationaux. La mise en œuvre des réformes économiques nécessaires, condition sine qua non pour débloquer des aides internationales, est au point mort. Al-Akhbar (14 décembre 2024) ajoute que cette paralysie nuit également à la crédibilité de l’État auprès des investisseurs locaux et étrangers. Le secteur financier, déjà affaibli par des années de mauvaise gestion, voit sa situation se détériorer davantage, alors que le dollar américain atteint des niveaux records face à la livre libanaise.
Un contexte sécuritaire fragile
Dans ce climat de crise, les tensions sécuritaires restent vives, notamment dans le sud du Liban. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) rapporte que les violations israéliennes de l’accord de cessez-le-feu continuent, alimentant les inquiétudes sur une possible escalade. L’armée libanaise, en coordination avec la FINUL, a entamé un déploiement dans les zones frontalières, mais ces efforts sont freinés par l’absence de leadership politique capable de soutenir pleinement les opérations. Al-Liwaa (14 décembre 2024) évoque également la pression croissante exercée par la communauté internationale pour une application stricte des termes de l’accord, y compris le désarmement des groupes armés non étatiques, une condition difficile à remplir sans un consensus politique clair.
L’influence des puissances régionales
La dynamique régionale joue un rôle clé dans la crise présidentielle libanaise. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) met en avant l’importance de l’Arabie saoudite et de l’Iran dans les négociations, les deux pays étant perçus comme des soutiens indirects des principaux blocs politiques au Liban. La chute du régime syrien a renforcé les ambitions turques, qui cherchent à élargir leur influence régionale, notamment en Syrie et au Liban. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) souligne que la Turquie pourrait devenir un acteur clé dans les discussions diplomatiques, tout en cherchant à gérer la crise des réfugiés syriens.
Une présidence attendue pour relancer les institutions
Le rôle du futur président est perçu comme crucial pour relancer les institutions de l’État. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rappelle que le chef de l’État devra non seulement rassembler les factions libanaises, mais également inspirer la confiance des partenaires internationaux. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) note que cette tâche sera d’autant plus ardue que le Liban doit simultanément gérer les retombées de la crise syrienne, renforcer ses institutions militaires et résoudre des problèmes sociaux majeurs, notamment la crise des réfugiés.
Les espoirs d’un compromis en janvier
La session parlementaire prévue en janvier représente, selon Al-Sharq (14 décembre 2024), une opportunité décisive pour briser l’impasse. Cependant, les conditions d’un compromis restent floues, et les observateurs restent sceptiques quant à la capacité des blocs politiques à trouver un accord rapide. Les candidats, y compris ceux perçus comme neutres, devront naviguer dans un environnement complexe, marqué par des intérêts locaux et régionaux divergents.
Diplomatie : Les pressions internationales pour stabiliser la région
Les enjeux internationaux autour de la chute de Bachar al-Assad
La chute de Bachar al-Assad redéfinit les priorités diplomatiques des puissances internationales. Al-Sharq Al-Awsat(14 décembre 2024) analyse que cette transition historique en Syrie incite les États-Unis, la Turquie et le Qatar à s’investir davantage pour structurer une transition politique viable. Ces pays coordonnent leurs efforts pour soutenir la reconstruction syrienne tout en écartant les acteurs affiliés à l’extrémisme. Par ailleurs, Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) souligne que la Russie, après des années de soutien au régime syrien, se retrouve affaiblie et pourrait chercher à repositionner ses alliances au Moyen-Orient.
La position ambiguë de l’Iran
Selon Al-Akhbar (14 décembre 2024), l’Iran, principal allié du régime syrien, fait face à un affaiblissement de son influence régionale après la chute d’Assad. Cette situation remet en cause sa stratégie d’expansion dans le cadre du « croissant chiite ». Toutefois, Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) indique que Téhéran pourrait réorienter ses efforts vers d’autres fronts, notamment le Liban et l’Irak, pour compenser ses pertes stratégiques en Syrie.
Israël renforce sa présence au Golan
Profitant du chaos en Syrie, Israël consolide son contrôle sur le Golan. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rapporte que les autorités israéliennes ont accéléré la construction de nouvelles infrastructures militaires dans cette région stratégique. En parallèle, Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) évoque les tensions croissantes autour des ambitions israéliennes, notamment ses menaces contre les infrastructures nucléaires iraniennes.
Le rôle clé de la Turquie
La Turquie voit dans ces bouleversements une opportunité pour renforcer son influence régionale. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que le président Recep Tayyip Erdogan multiplie les initiatives diplomatiques en vue de gérer la transition syrienne et le retour des réfugiés. La Turquie cherche également à établir des partenariats économiques avec les nouveaux acteurs syriens, espérant consolider sa position en tant que médiateur incontournable.
L’implication des États-Unis dans la région
Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) met en lumière les efforts américains pour stabiliser le Moyen-Orient dans ce contexte post-Assad. Les États-Unis, qui ont longtemps plaidé pour un changement de régime en Syrie, tentent désormais d’éviter un vide de pouvoir susceptible de favoriser les groupes extrémistes. Les discussions en cours incluent également des propositions pour renforcer la sécurité dans les zones frontalières entre la Syrie, le Liban et Israël.
La médiation du Qatar et de l’Arabie saoudite
Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) note que le Qatar joue un rôle actif dans les négociations pour un cessez-le-feu durable en Syrie. De son côté, l’Arabie saoudite, bien qu’en retrait sur le dossier syrien ces dernières années, s’emploie à renforcer ses relations avec le Liban. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que Riyad pousse également pour l’élection rapide d’un président au Liban afin de stabiliser ce pays clé dans l’équilibre régional.
L’impact sur la diplomatie libanaise
Les bouleversements régionaux obligent le Liban à ajuster sa stratégie diplomatique. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rapporte que les responsables libanais intensifient leurs contacts avec les partenaires internationaux pour attirer davantage d’aides économiques et renforcer leur soutien politique. Par ailleurs, Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) souligne que l’absence de leadership politique au Liban affaiblit la capacité du pays à peser dans les discussions régionales, notamment sur la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu avec Israël.
Politique internationale : Les répercussions globales de la crise syrienne
La Russie affaiblie sur le front syrien
Après des années d’investissement militaire et diplomatique pour soutenir le régime syrien, la Russie subit un revers majeur avec la chute de Bachar al-Assad. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) rapporte que Moscou revoit ses priorités au Moyen-Orient, avec une perte de crédibilité auprès de ses alliés régionaux. La Russie pourrait redéployer ses efforts sur d’autres théâtres géopolitiques, mais cette défaite marque une érosion de son influence stratégique dans la région. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) souligne que ce bouleversement met également en lumière les limites de l’engagement russe, notamment face à des adversaires soutenus par des coalitions internationales.
Les États-Unis renforcent leur présence stratégique
Les États-Unis, bien que concentrés sur leurs intérêts en Asie, intensifient leur implication au Moyen-Orient. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) souligne que Washington cherche à combler le vide laissé par la Russie en Syrie, en collaborant étroitement avec la Turquie et le Qatar pour stabiliser la région. De plus, l’administration Biden soutient activement la reconstruction syrienne et les efforts pour une transition politique inclusive, tout en veillant à contrer l’influence iranienne.
L’Iran sous pression après la chute d’Assad
La perte de Bachar al-Assad représente une défaite stratégique majeure pour l’Iran, affaiblissant son influence dans le « croissant chiite ». Al-Akhbar (14 décembre 2024) souligne que Téhéran doit désormais concentrer ses efforts pour consolider ses positions en Irak et au Liban. Toutefois, Ad-Diyar (14 décembre 2024) note que l’Iran pourrait être contraint de revoir sa stratégie régionale en raison de pressions économiques croissantes et d’un isolement diplomatique accru.
L’Europe et la gestion de la crise des réfugiés
La chute du régime syrien a également des répercussions majeures sur l’Europe, notamment en matière de gestion des flux migratoires. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que l’Union européenne, déjà confrontée à des tensions internes sur la question des réfugiés, cherche à renforcer ses partenariats avec la Turquie pour limiter les arrivées sur ses frontières. De plus, des initiatives diplomatiques européennes visent à soutenir la reconstruction syrienne pour encourager le retour des déplacés dans leur pays d’origine.
La Turquie se positionne comme acteur incontournable
La Turquie, selon Al-Liwaa (14 décembre 2024), émerge comme un acteur central dans la gestion de l’après-Assad. Le président Recep Tayyip Erdogan, en bonne position pour collaborer avec les nouvelles autorités syriennes, exploite cette dynamique pour renforcer le rôle de la Turquie dans les négociations régionales. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) rapporte également que la Turquie utilise cette influence pour gérer le retour des réfugiés syriens tout en développant des accords économiques avec ses nouveaux partenaires.
Les Nations unies et la reconstruction syrienne
Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) rapporte que l’ONU redouble d’efforts pour coordonner l’aide humanitaire en Syrie et planifie des programmes de reconstruction. Toutefois, ces initiatives se heurtent à des obstacles, notamment l’instabilité persistante dans certaines régions et la concurrence entre puissances pour diriger ces projets. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) souligne que l’ONU appelle à des engagements financiers accrus de la part des pays donateurs pour répondre aux besoins croissants.
Les tensions autour d’Israël et de l’Iran
Dans ce contexte de recomposition régionale, Israël intensifie ses préparatifs pour contrer l’Iran. Al-Sharq (14 décembre 2024) indique que Tel-Aviv envisage des frappes préventives contre des sites nucléaires iraniens, profitant de l’instabilité créée par la chute d’Assad. Ad-Diyar (14 décembre 2024) ajoute qu’Israël consolide également sa position au Golan, où il renforce ses infrastructures militaires pour sécuriser cette zone stratégique.
Une nouvelle ère pour la région ?
L’évolution rapide du contexte syrien, combinée aux repositionnements des puissances internationales, marque une période de transformation pour le Moyen-Orient. La politique internationale, selon Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024), est désormais dominée par des calculs stratégiques visant à maximiser les avantages dans une région en mutation. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) estime que ces bouleversements pourraient ouvrir la voie à des opportunités de paix, mais seulement si les acteurs régionaux et internationaux parviennent à un consensus.
Économie : Les répercussions de la crise régionale sur le Liban
L’effondrement économique et monétaire
La situation économique du Liban reste dramatique, aggravée par les répercussions de la chute du régime syrien. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) souligne que la livre libanaise atteint un nouveau record de dévaluation face au dollar, avec un taux dépassant 89 000 L.L. pour un dollar américain. Cette instabilité monétaire, amplifiée par le vide présidentiel, continue de miner la confiance des investisseurs et des citoyens. Al-Akhbar (14 décembre 2024) rapporte que cette crise monétaire s’accompagne d’une inflation galopante, rendant les biens essentiels inaccessibles pour une large partie de la population.
Un secteur touristique en crise
Ad-Diyar (14 décembre 2024) met en lumière l’impact négatif sur le secteur touristique, autrefois une bouée de sauvetage pour l’économie libanaise. Les tensions sécuritaires et les incertitudes politiques ont dissuadé les touristes, notamment ceux venant des pays du Golfe. De plus, les pertes accumulées par les entreprises du secteur, combinées à l’instabilité régionale, compromettent les perspectives de relance.
Des frontières fermées avec la Syrie
La fermeture partielle de la frontière avec la Syrie perturbe fortement les échanges commerciaux. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que les exportations agricoles et industrielles libanaises sont bloquées dans plusieurs régions, notamment à Deraa, où 70 camions libanais restent immobilisés. Cette paralysie affecte gravement les agriculteurs et les petites entreprises, déjà fragilisés par la crise économique. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) ajoute que cette situation met également à mal l’approvisionnement du Liban en produits syriens, essentiels pour l’agriculture et l’industrie locale.
Les retombées sur le marché de l’emploi
La crise économique a également des conséquences dramatiques sur l’emploi. Selon Al-Akhbar (14 décembre 2024), le taux de chômage atteint des sommets historiques, en particulier parmi les jeunes et les travailleurs des secteurs agricoles et industriels. Les entreprises locales, confrontées à une demande intérieure en baisse et à une hausse des coûts d’exploitation, sont contraintes de réduire leurs effectifs ou de fermer leurs portes. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) met en garde contre une « catastrophe sociale » si des solutions concrètes ne sont pas rapidement mises en place.
Les initiatives de soutien agricole
Dans un effort pour atténuer les effets de la crise, le ministère de l’Agriculture a lancé des initiatives de soutien aux agriculteurs. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rapporte que des semences de blé ont été distribuées dans plusieurs régions, avec l’appui de partenaires internationaux comme le PNUD et des ONG locales. L’objectif est de renforcer la production locale pour limiter la dépendance aux importations, mais les résultats restent incertains face à l’instabilité politique et économique.
Le blocage des réformes économiques
La crise présidentielle bloque l’adoption de réformes vitales pour relancer l’économie. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) note que les réformes demandées par le FMI, notamment celles relatives à la restructuration du secteur bancaire et au contrôle des capitaux, sont au point mort. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) souligne que l’incapacité à mettre en œuvre ces mesures empêche le déblocage des aides internationales, cruciales pour stabiliser l’économie libanaise.
Le rôle de la diaspora libanaise
La diaspora libanaise continue de jouer un rôle clé pour soutenir l’économie locale. Selon Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024), les envois de fonds des expatriés représentent une source vitale de devises étrangères, permettant à de nombreuses familles de survivre. Cependant, Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) avertit que cette dépendance aux envois de fonds n’est pas une solution durable et souligne la nécessité de réformes structurelles pour redynamiser l’économie.
Les pressions internationales sur l’économie libanaise
Les partenaires internationaux continuent de faire pression pour des réformes structurelles. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que l’Arabie saoudite, la France et les États-Unis insistent sur la nécessité d’adopter des mesures concrètes pour restaurer la confiance et attirer les investissements étrangers. Cependant, Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) note que ces pressions risquent d’accentuer les tensions politiques internes, les différents partis accusant les puissances étrangères d’ingérence dans les affaires libanaises.
Une économie au bord du gouffre
Face à ces défis, Ad-Diyar (14 décembre 2024) qualifie la situation économique du Liban de « précipice ». Sans président, sans réformes et sans soutien financier extérieur immédiat, le pays risque de sombrer davantage dans la crise. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) conclut que seul un leadership fort et des réformes rapides pourraient sauver l’économie libanaise de l’effondrement total.
Société : Entre crise humanitaire et initiatives de solidarité
La crise des réfugiés syriens au Liban
La situation des réfugiés syriens reste au centre des préoccupations sociales. Al-Akhbar (14 décembre 2024) rapporte que la chute de Bachar al-Assad a suscité des espoirs de retour pour certains réfugiés, mais les obstacles logistiques et politiques rendent cette perspective incertaine. Ad-Diyar (14 décembre 2024) indique que plusieurs municipalités libanaises demandent des plans d’évacuation accélérés, invoquant une surcharge des infrastructures locales. Cependant, Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) avertit que la précipitation dans ces retours pourrait conduire à des violations des droits humains, en raison de l’instabilité persistante en Syrie.
L’impact social de la crise économique
La crise économique libanaise continue de creuser les inégalités. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que de plus en plus de familles libanaises tombent dans la pauvreté, avec une incapacité croissante à accéder aux biens essentiels comme l’électricité, l’eau potable et les soins de santé. Al-Liwaa (14 décembre 2024) souligne que les écoles publiques et les hôpitaux sont confrontés à des pénuries critiques de financement, exacerbant les disparités sociales.
Les initiatives pour les fêtes de fin d’année
Malgré la crise, des initiatives locales visent à insuffler un esprit de solidarité. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) met en avant des campagnes de distribution de nourriture et de cadeaux organisées par des associations, notamment dans les régions les plus touchées par la pauvreté. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) rapporte que certaines municipalités collaborent avec des ONG pour offrir des décorations et des événements festifs, notamment dans la région de Jounieh et les quartiers populaires de Beyrouth. Ces efforts, bien que modestes, cherchent à renforcer le moral des communautés en difficulté.
Les tensions communautaires alimentées par la crise
Les tensions entre communautés locales et réfugiés syriens s’intensifient. Al-Akhbar (14 décembre 2024) rapporte des incidents isolés de violence, notamment dans les régions rurales où les ressources sont particulièrement limitées. Ad-Diyar (14 décembre 2024) met en garde contre l’instrumentalisation de ces tensions par certains partis politiques pour détourner l’attention des défis économiques et institutionnels.
La résilience des jeunes face à la crise
Malgré les difficultés, la jeunesse libanaise fait preuve de résilience. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que des collectifs d’étudiants et de jeunes professionnels organisent des ateliers de formation et des campagnes de sensibilisation sur des sujets tels que l’entrepreneuriat social et l’écologie. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) souligne que ces initiatives, bien qu’isolées, montrent une volonté de prendre en main l’avenir du pays malgré un environnement socio-économique difficile.
Le rôle de la diaspora dans le soutien social
La diaspora libanaise continue d’apporter un soutien crucial aux familles restées au pays. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que les associations d’expatriés ont intensifié leurs efforts pour envoyer des fonds, des médicaments et des fournitures essentielles. Cependant, Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) met en garde contre une dépendance excessive à ces soutiens, qui ne peuvent remplacer des solutions structurelles à la crise.
La section société met en lumière les multiples défis auxquels font face les communautés libanaises, aggravés par la crise économique et les tensions régionales. En parallèle, des initiatives de solidarité locale et internationale offrent un certain espoir, bien que limité, dans un contexte de précarité croissante.
Culture : La résilience artistique face à la crise
Les festivals culturels reprennent malgré les défis
Dans un contexte de crise économique et sociale, le secteur culturel libanais tente de se réinventer. Al-Quds Al-Arabi(14 décembre 2024) rapporte que plusieurs festivals, notamment le Festival international de Beyrouth et celui de Baalbek, ont repris cette année avec des éditions limitées, marquées par une réduction des budgets et une moindre participation internationale. Ad-Diyar (14 décembre 2024) met en avant les efforts des organisateurs pour maintenir ces événements, qui restent des symboles importants de résilience culturelle au Liban.
La scène artistique comme vecteur de résistance
Malgré les difficultés, la scène artistique libanaise continue de prospérer. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) évoque une augmentation des initiatives artistiques indépendantes, notamment dans les domaines de la peinture et de la photographie, qui reflètent les réalités sociales et politiques du pays. Ces œuvres abordent des thématiques telles que l’exil, la pauvreté et les mouvements de protestation. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte également que de jeunes artistes libanais exposent à l’étranger, portant un regard critique sur la situation du pays tout en cherchant à sensibiliser le public international.
La musique et le théâtre comme exutoires
Les concerts et les pièces de théâtre connaissent également un regain d’intérêt, malgré des moyens financiers limités. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) met en lumière la popularité croissante des spectacles organisés dans des lieux alternatifs, comme des cafés ou des espaces communautaires. Al-Akhbar (14 décembre 2024) souligne que ces initiatives permettent à des artistes émergents de toucher un public plus large, tout en offrant un moment de répit face aux défis quotidiens.
Les musées et bibliothèques face au manque de financement
Les institutions culturelles telles que les musées et les bibliothèques souffrent particulièrement du manque de financement. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) rapporte que plusieurs établissements, notamment dans le sud et la Bekaa, ont dû réduire leurs heures d’ouverture ou suspendre leurs activités en raison de la crise économique. Cependant, des initiatives locales, comme la collecte de fonds via la diaspora ou des événements caritatifs, permettent de maintenir certaines infrastructures ouvertes.
L’importance des plateformes numériques
Les plateformes numériques jouent un rôle croissant dans la diffusion de la culture libanaise. Selon Ad-Diyar (14 décembre 2024), des artistes utilisent les réseaux sociaux pour vendre leurs œuvres ou organiser des expositions virtuelles. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) note également que ces initiatives numériques permettent de toucher un public international, offrant ainsi de nouvelles perspectives économiques aux créateurs.
L’influence de la diaspora dans la promotion culturelle
La diaspora libanaise continue d’être un pilier pour la promotion de la culture nationale. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) rapporte que des associations d’expatriés organisent régulièrement des événements artistiques à l’étranger pour collecter des fonds en faveur des artistes locaux. Par ailleurs, Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) souligne que plusieurs galeries et maisons de production basées en Europe ou aux États-Unis se tournent vers des talents libanais pour soutenir leur visibilité internationale.
Les défis structurels du secteur culturel
Malgré ces initiatives, les défis structurels persistent. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rappelle que le budget alloué à la culture par l’État reste dérisoire, limitant les opportunités de développement à long terme. De plus, Al-Akhbar (14 décembre 2024) met en garde contre l’exode massif des talents, qui prive le pays de sa richesse culturelle et menace la pérennité de l’industrie artistique.
Sport : Une dynamique sportive ralentie par la crise
Le championnat libanais de football en difficulté
La crise économique libanaise a eu un impact direct sur le championnat national de football. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rapporte que plusieurs clubs peinent à couvrir les frais d’organisation des matchs, incluant les déplacements et les salaires des joueurs. En conséquence, certaines équipes ont réduit leur participation ou opté pour des stratégies de financement communautaire. Malgré ces difficultés, Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) souligne que le championnat continue d’attirer des supporters locaux, témoignant de l’attachement populaire au sport en tant que source d’évasion face aux tensions sociales.
Les athlètes libanais brillent à l’étranger
Dans un contexte où les infrastructures locales sont limitées, plusieurs athlètes libanais se démarquent sur la scène internationale. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) met en avant les performances de sportifs dans des disciplines comme l’athlétisme et les sports de combat. Ces succès sont souvent rendus possibles grâce au soutien de la diaspora libanaise, qui finance des stages d’entraînement et des compétitions à l’étranger. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) souligne que ces réussites offrent une visibilité internationale au Liban, même si les opportunités restent limitées pour de nombreux athlètes locaux.
Des initiatives locales pour relancer le sport
Malgré la crise, des initiatives locales cherchent à promouvoir le sport comme outil de cohésion sociale. Al-Liwaa (14 décembre 2024) rapporte que des programmes pour les jeunes, notamment dans le football et le basketball, sont organisés dans des zones rurales et urbaines. Ces projets, souvent soutenus par des ONG, visent à offrir un exutoire aux jeunes et à encourager la coopération entre communautés dans un contexte de tensions sociales.
Un financement en berne
Le financement du sport au Liban traverse une crise majeure. Al-Akhbar (14 décembre 2024) souligne que plusieurs stades et complexes sportifs sont en mauvais état en raison du manque d’entretien et de fonds. Par ailleurs, les sponsors privés, qui constituaient autrefois une source importante de financement, ont réduit leur participation à cause de la situation économique globale. Ad-Diyar (14 décembre 2024) rappelle que le ministère des Sports ne dispose que d’un budget limité, insuffisant pour soutenir le développement des infrastructures sportives.
Le rôle essentiel de la diaspora
La diaspora libanaise continue d’être un soutien crucial pour le sport local. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) rapporte que des tournois organisés par les expatriés à l’étranger permettent de collecter des fonds pour soutenir les clubs et les jeunes athlètes. Cependant, Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) met en garde contre une dépendance excessive à cette aide extérieure, qui reste insuffisante pour pallier les défis structurels du secteur sportif libanais.
Le sport comme espoir pour la jeunesse
Malgré un contexte difficile, le sport demeure un espace d’espoir pour la jeunesse libanaise. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) rapporte que plusieurs écoles et universités ont relancé des activités sportives pour encourager les jeunes à poursuivre leurs rêves malgré les obstacles. Ces initiatives visent à leur offrir un cadre structurant et à renforcer leur résilience dans un environnement marqué par l’incertitude.
International : Un Moyen-Orient en recomposition
Israël et la barrière de sécurité en Jordanie
Israël envisage la construction d’une barrière de sécurité le long de sa frontière avec la Jordanie. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) explique que cet ouvrage vise à contrer les flux d’armes et de migrants, une préoccupation croissante pour Tel-Aviv après la chute de Bachar al-Assad en Syrie. Cependant, cette initiative suscite des critiques du côté jordanien, où le gouvernement craint que ce projet ne mette en péril les relations bilatérales. Ad-Diyar (14 décembre 2024) ajoute que cette barrière pourrait également compliquer les flux commerciaux et humanitaires dans cette région déjà instable.
La Turquie et ses ambitions régionales
La Turquie, selon Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024), intensifie ses efforts pour consolider son rôle au Moyen-Orient après la chute d’Assad. Ankara cherche à devenir un acteur clé de la transition syrienne, collaborant avec des partenaires tels que le Qatar et les États-Unis. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) souligne que la Turquie utilise également ce contexte pour renforcer son influence économique et sécuritaire dans le nord de la Syrie, où elle espère stabiliser la situation pour faciliter le retour des réfugiés.
L’Iran sous pression
L’Iran subit une pression croissante après la perte de son allié syrien. Al-Akhbar (14 décembre 2024) rapporte que Téhéran cherche à consolider ses positions en Irak et au Liban, où il continue de soutenir des groupes armés alliés. Cependant, Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) note que les sanctions économiques et l’isolement diplomatique réduisent sa marge de manœuvre, compliquant ses ambitions régionales.
Les tensions persistantes en Palestine
En Palestine, les affrontements entre Israël et les factions armées palestiniennes se poursuivent. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) rapporte que des bombardements israéliens ont frappé Gaza, aggravant la crise humanitaire dans la région. Malgré les efforts internationaux pour négocier un cessez-le-feu durable, Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) note que les parties restent éloignées, ce qui fait craindre une nouvelle escalade dans les semaines à venir.
Les recompositions géopolitiques post-Assad
La chute de Bachar al-Assad a accéléré les recompositions géopolitiques au Moyen-Orient. Al-Sharq (14 décembre 2024) analyse que ces bouleversements modifient les priorités des grandes puissances, avec les États-Unis qui cherchent à consolider leur influence en collaboration avec leurs alliés régionaux. En parallèle, Ad-Diyar (14 décembre 2024) souligne que la Russie, affaiblie par la perte de son allié syrien, pourrait se recentrer sur d’autres régions stratégiques, notamment en Asie centrale et en Afrique.
L’avenir incertain de la Syrie
L’après-Assad reste marqué par l’incertitude. Al-Araby Al-Jadid (14 décembre 2024) rapporte que la transition politique est au centre des discussions entre la Turquie, les États-Unis et le Qatar, avec des propositions pour inclure toutes les factions syriennes non extrémistes. Cependant, les rivalités internes et l’absence de consensus international rendent ces efforts difficiles à concrétiser. Al-Liwaa (14 décembre 2024) met en garde contre le risque de voir la Syrie sombrer dans une fragmentation durable, alimentée par des intérêts divergents des puissances régionales.
Un Moyen-Orient en mutation
La chute du régime syrien marque un tournant pour le Moyen-Orient. Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024) conclut que ces bouleversements reflètent une transition vers un nouvel ordre régional, où les alliances sont redéfinies à mesure que les acteurs locaux et internationaux réévaluent leurs priorités. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) estime que cette situation, bien qu’instable, pourrait offrir des opportunités pour repenser les équilibres de pouvoir dans la région.



